Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée chaque jeudi soir de 21h00 à 23h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et en version courte de 22h00 à 23h00 sur Euradio (101.3, Nantes). La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page MySpace, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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ROCKOMONDO

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Lundi 16 novembre 2009
Ca vous intéresse un petit cousin ibérique de Jens Lenkman et des Kings Of Convenience ? Bougez pas, on a ça en rayon. Wild Honey, ça s'appelle. Du beau produit. De la qualité. Pas un simple ersatz ou de la vulgaire copie. Le madrilène Guillermo Farré (Wild Honey, c'est lui) était jusqu'ici bassiste du groupe Mittens - inconnu sur nos tablettes mais on va se renseigner - avant de transformer son appart' en studio et d'y enregistrer ce petit miracle d'album. Dés les premières notes, tout y est: voix mezzo, choeurs qui font ouh-ouh, claquements de mains, vite rejoints par un ukulélé, une trompette, un mélodica, quelques sifflottements, sans oublier les cristallins ting-tings d'un glockenspiel. En gros tous les ingrédients indispensables à la première leçon du manuel "Twee-pop pour débutants". Sauf que ces débutants-là n'ont à l'évidence aucun besoin de recette pour réussir leur petite cuisine à la fois légère et savoureuse. En douze morceaux dont pas un ne dépasse les 180 secondes, Wild Honey alterne douce mélancolie ("1918-1920"), pop aérienne ("To steal a piece of Art"), valses rêveuses ("The big parade" au rythme samplé sur un grincement de rockin' chair), bossa mutines ("Gold leaf"), douceurs façon Fab' four ("Hal Blaine's beat", le single), tubes en or massif ("Isabella"), le tout sans le moindre faux pas et en 28 minutes 38 secondes chrono, pesé, emballé. Autant dire la bonne affaire du moment d'autant plus que tout l'album est disponible en téléchargement gratuit (et en 320 kbps, s'il vous plaît !) sur la page Bandcamp de l'artiste. Ceux qui veulent profiter pleinement de la belle pochette signée Grande Graphix seront bien inspirés d'acheter la version en vinyle rouge, vendue avec le CD pour le coté commode (mais on ne peut pas se procurer ce dernier séparément: on a des principes chez Wild Honey...). Futur disque du mois dans Rockomondo (l'émission), haut la main !


WILD HONEY : "Hal Blaine's beat" (merci à playgroundmag.net)

WILD HONEY : "Whistling rivalry" (merci à restlessthings.net)

WILD HONEY : "1918-1920" (idem)

WILD HONEY : "To steal a piece of Art"

Téléchargez gratuitement tout l'album en fichier zip.

Visitez la page MySpace de Wild Honey.

Achetez "Epic handshakes and a bear hug".
Par J.P. Moya - Publié dans : Espagne
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Mardi 10 novembre 2009
Pedro Almodovar dit de lui qu'il est l'un des artistes les plus talentueux du moment, tous pays confondus. Rodrigo Leāo n'est pas à proprement parler un nouveau venu sur la scène musicale portugaise. C'est au début des années 80, en pleine mouvance new-wave, qu'il apparaît avec Setima Legiāo, groupe devenu culte aujourd'hui en compagnie duquel il grave quelques précieux albums (s'il ne faut en citer qu'un, l'excellent "A um deus desconhecido" en 1984). Puis il s'associe à Pedro Ayres Magalhāes d'Herois Do Mar - autre groupe culte et controversé de cette époque - pour fonder Madredeus. Ensemble, il vont dépoussiérer le fado et bénéficier d'une reconnaissance internationale jusqu'en 1993, date à laquelle Rodrigo Leāo commence à enregistrer sous son propre nom avant d'abandonner définitivement Madredeus l'année suivante. Aujourd'hui associé au Cinema Ensemble, il nous livre avec "A māe" son disque le plus ambitieux et le plus abouti. D'une durée de près de soixante-cinq minutes, "A māe" alterne pièces instrumentales d'inspiration classique - pas toujours dénuées, malheureusement, d'une certaine miévrerie - et chansons inspirées du fado, du tango et de la pop, le tout saupoudré d'ambiances sonores collectées autour du monde par cet éternel voyageur. Sur son album "Cinéma" de 2004, Rodrigo Leāo avait attiré à lui des pointures telles que Beth Gibbons (Portishead) ou Ryuichi Sakamoto. Ici c'est Stuart Staples (Tindersticks) et Neil Hannon (The Divine Comedy) qui s'y collent en offrant à l'album deux sommets inégalables ("The lights hold so many colours" et "Cathy"). Rien que pour ces précieuses pépites, l'album mériterait l'acquisition, mais ce serait oublier tout le reste: les accordéons chavirants de "Canciones negras", les croassements de grand fumeur de Daniel Melingo (l'argentin qui fait rocker le tango) sur "No sé nada", les notes bleues lusitaniennes de "Vida tāo estranha"...
Sur la pochette, on croirait voir un soleil surgir d'une nuit noire. C'est effectivement ce à quoi fait penser, la plupart du temps, "A māe".

 

RODRIGO LEÃO & CINEMA ENSEMBLE (feat. Neil Hannon) : "Cathy" (extrait de "A māe", 2009)

RODRIGO LEÃO & CINEMA ENSEMBLE (feat. Ana Carolina) : "A corda" (extrait de "A māe", 2009)

Visitez la page MySpace de Rodrigo Leāo.

Achetez "A māe".

(Music files are for promotion purpose only. If you have rights on them and want them to be removed, just ask to rockomondo(at)hotmail.com and it will be done immediatly)
Par J.P. Moya - Publié dans : Portugal
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Vendredi 23 octobre 2009

Au rayon des (très) bonnes surprises, ma découverte toute récente de l'existence d'un troisième album des italiens Yuppie Flu. C'est en 2003 que j'avais découvert ce quatuor d'Ancône avec leur premier album "Days before the day" et j'étais tombé instantanément amoureux de leur pop élégante aux forts parfums psychédéliques, synthèse improbable et pourtant parfaitement maîtrisée de The Notwist, Mercury Rev et des Moonbabies. Deux ans après ces débuts remarqués, l'attachant "Toast Masters" remettait le couvert dans une version moins sophistiquée, dénuée cette fois-ci de toute électronique. Et voici donc à présent le troisième opus du groupe de Matteo Agostinelli, que je découvre avec plus d'un an de retard puisqu'il est sorti en fait au printemps 2008. Mais quelle importance quand on met la main sur un album de ce niveau ? Si "Fragile forest" est sans doute le disque le plus diversifié de Yuppie Flu, il n'en garde pas moins une totale cohérence qui lui permet de passer sans faillir d'une pépite shoegazer comme la chanson qui lui donne son titre à une petite merveille de composition à tiroirs ("Eyes": banjo, choeurs à tomber, solo de guitare tout en retenue). Ailleurs, on passe d'une ballade héritée des Beatles ( "The night and I": on pense à "Julia", pour vous situer le niveau !) à une douceur lysergique livrée avec tabla et sitar ("Cold device"), ceci avant de renouer avec l'électronique sur le très Lennonien "Make it happen". Ce parcours parfait se referme avec le captivant crescendo de "Summer afternoon" et l'apaisé "Blue Plot", pour le coup très Mercury Rev /  Flaming Lips avec son piano et ses vocaux haut-perchés.

Aucune excuse pour se défiler: on peut télécharger cet album pour le prix qu'on veut sur le site du groupe. C'est vous qui choisissez ce que vous désirez verser. Mais peut-être serait-il plus malin de profiter des soldes de leur label Homesleep (jusqu'au 31 octobre) pour se procurer à prix très doux ( moins de 5 euros) la version physique de l'album en livret deluxe (mais avec un hideux artwork: dommage !). Ce sera l'occasion de commander également les deux premiers albums si vous ne les possédez pas déjà, mais aussi ceux de leurs compagnons de label Giardini di Miro, Julie's Haircut, et surtout, surtout, l'indispensable second album de Midwest "Whatever you bring we sing", conseillé déjà à plein d'amis dont aucun ne s'est plaint.

YUPPIE FLU : "Sensitive kingdom" ("Sensitive" single, face A, février 2009)

YUPPIE FLU : "She's lost it all" ("Sensitive" single, face B)

Téléchargez "Fragile forest" pour le prix que vous voulez.

Achetez "Fragile forest" (4,99 €) et les autres disques du label Homesleep (3,99 €) sur le site du label (prix valables jusqu'au 31 octobre, port: 2 €)

Visitez aussi la page MySpace de Yuppie Flu.

Par J.P. Moya - Publié dans : Italie
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Mardi 13 octobre 2009
L'arrivée de l'automne vous déprime ? Vous seriez partants pour un peu de rab' de soleil et d'insouciance ? Ca tombe bien: Bodebrixen est de retour avec un abum intitulé "Whatsinsidewhatsoutside". Un nouvel album, vraiment ? En fait, pas tout à fait puisque la majorité des titres de ce second opus figuraient déjà sur le disque précédent. On les retrouve ici remixés, nettoyés, avec un son plus brillant, un track-listing plus judicieux, et deux inédits ("Suit your needs" et "Traditional jazz") pour pleinement justifier cette opération de recyclage bien menée. Mélodies futées, rythmes enlevés, trompettes clinquantes et vocaux enjoués: le plus suédois des groupes danois - appellation approuvée par le groupe - apparaît ici sous son meilleur jour. Une belle tranche de "sunshine pop" telle que vous l'aviez rêvée, en téléchargement gratuit sur le site du groupe.

 

BODEBRIXEN : "Whatsinsidewhatsoutside" (l'album en format zippé)

Visitez aussi la page MySpace de Bodebrixen.

Achetez "Whatsinsidewhatsoutside" : ce sera sympa pour le groupe et le son sera meilleur.

Par J.P. Moya - Publié dans : Danemark
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Mercredi 9 septembre 2009

Pendant que leurs grands frères vibraient au décibels grunge, les pré-ados du début des années 90 s'éclataient au Club Dorothée en regardant les aventures sentimentalo-loufoques de Parker Lewis (celui qui ne perd jamais). Si le collégien au brushing acrobatique et aux chemises bariolées prète aujourd'hui son nom aux activités musicales d'Emil Johansson, ce n'est pas tout à fait un hasard: Le suédois avait en tête de retrouver la fraîcheur, l'innocence, la débrouillardise du héros de son enfance. Un pari plus que gagné sur son premier album sorti l'année dernière, goûteuse collection de chansons pop aux arrangements léchés et au charme surrané façon Jens Lekman. Pour sortir ce disque et les quelques E.P's qui l'ont précédé, Johansson a crée sa propre structure, Mad For It, un label internet qui met ses chansons à la libre disposition du public. "Le fait de gagner si peu d'argent avec ma musique ne me gène pas, explique le chanteur, les gens viennent me congratuler après les concerts, discutent le coup avec moi, me paient des bières, que pourrais-je demander de plus ?". Sur scène, Parker Lewis décline d'ailleurs sa musique en version alternative, plus spontanée et brute de décoffrage dans la lignée d'artistes aussi peu à la mode actuellement que Nick Lowe, Nine Below Zero ou The Style Council. Les italiens en font régulièrement l'expérience mais pour la France, il faudra patienter encore un peu. En attendant, il est plus que conseillé de télécharger l'album et les E.P.'s de Parker Lewis. En prime et pour pas plus cher, vous aurez droit à de jolies pochettes - un classieux portrait N&B de Gene Kelly pour l'album - au cas où l'envie vous prendrait de les matérialiser.

 

PARKER LEWIS : "Via Emila" (extrait du mini-album "Parker Lewis", 2008)

PARKER LEWIS : "Wasting time" (2006)

PARKER LEWIS : "X-mas carol, NYC" (2007)

Téléchargez gratuitement le mini-album de Parker Lewis.

Téléchargez la discographie complète de Parker Lewis;

Par J.P. Moya - Publié dans : Suède
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Dimanche 6 septembre 2009
Vieux coup de nostalgie ce soir, je me suis visionné à la queue-leu-leu toutes les vidéos de Julie Driscoll présentes sur TouTube. La plupart des chansons présentées y sont en play-back (on y trouve notamment de nombreux extraits du légendaire "Idea" de Jean-Christophe Averty), mais pas cette version particulièrement ébouriffante et 100 % live de "Save Me". Jools n'avait déjà plus sa fameuse afro, mais pendant le solo de Brian Auger - et bien que le morceau plutôt rapide ne s'y prête pas particulièrement - elle nous gratifie quand même de ses caractéristiques ondulations de danseuse balinaise. Trop fort !
Et, non, ceci n'a rien à voir avec le reste de ce blog, mais c'est tellement bon !

Par J.P. Moya - Publié dans : Grande-Bretagne
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Jeudi 27 août 2009
Terminé les premiers de la classe version coincée avec raie sur le coté. La promotion du troisième millénaire s'affiche en chic négligé avec l'assurance et la décontraction de ceux qui se savent meilleurs mais n'en font pas des tonnes pour autant. Prenez Sondre Lerche par exemple. Lorsque je l'ai vu pour la première fois, il n'avait même pas vingt ans et mettait dans sa poche en trois accords de guitare une salle de 3000 spectateurs même pas venus pour lui. Ce qu'on appelle familièrement "se balader". Depuis ce jour, on a toujours gardé un oeil sur le petit gars Lerche. On l'a vu grandir, on a assisté via son blog à l'édification de sa culture musicale. Je me souviens encore de son enthousiasme le jour où il a découvert la musique de Prefab Sprout: C'était à la fois drôle et touchant de le voir s'enflammer ainsi pour des disques sortis des années plus tôt, .

 

Aujourd'hui, Sondre Lerche se balade toujours autant, et ça commence à se savoir. C'est d'ailleurs sur le label américain Rounder - Lerche vit aujourd'hui à Brooklyn - que sort son impeccable "Heartbeat Radio". On y retrouve le goût immodéré du norvégien pour les "musicals" et toute la musique populaire américaine des années trente à cinquante. Mais aussi ce que ses récentes découvertes musicales lui ont inspiré. Sur l'album précédent, c'était Costello, ici on est plus du coté de Scritti Politti et d'Aztec Camera (et pour Prefab Sprout, essayez donc "I cannot let you go" !). Les mélodies sont toutes craquantes, les arrangements inspirés et délicieusement rétros (c'est Sean O'Hagan qui s'y colle dans le rôle de Van Dyke Parks), et le tout dégage une désarmante impression de facilité. Pas la moindre trace d'effort. Tout coule de source. On dirait que Sondre Lerche n'a eu qu'à s'asseoir pour que ces chansons épatantes lui arrivent miraculeusement et qu'il n'ait plus qu'à les chanter, avec le même détachement amusé qu'il semble avoir en toute chose. De quoi pourrir la vie à tous les laborieux, c'est sûr. Mais on n'y peut rien: la vie est injuste. Et ce serait quand même bête qu'un vieux remugle de jalousie malvenue vous fasse passer à coté de ce petit joyau.

SONDRE LERCHE : "Good luck" (extrait de "Heartbeat radio", 2009)

Ecoutez "Heartbeat radio" (la chanson) sur Stereogum.com

Visitez la page MySpace de Sondre Lercle.

Achetez "Heartbeat Radio".

Par J.P. Moya - Publié dans : Norvège
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Mercredi 19 août 2009

Elle est l'un des membres essentiels du groupe finlandais Treeball - à la fois chanteuse, auteur(e), compositrice, clavièriste - mais c'est surtout sous son nom qu'Astrid Swan fait parler d'elle depuis quelques années. Avec le recul, son premier album "Poverina" (Delphic, 2005) apparaît aujourd'hui comme le tribut obligatoire qu'Astrid Swan se devait de payer à ses modèles (Laura Nyro en tête), comme pour mieux pouvoir s'en affranchir ensuite. Ni ce rôle convenu de fille-qui-chante-en-s'accompagnant-au-piano, ni ce répertoire lyrique ne semblaient vraiment convenir à la finlandaise qu'on sentait ronger son frein, constamment en deçà de ses possibilités.
Lorsqu'elle est revenue tros ans plus tard, on a tout d'abord eu très peur: la blonde romantique en robe vaporeuse s'était transformée en amazone à crinière brune tout droit sortie de "Zardoz". On avait tort de s'inquiéter: l'album ("Spartan Picnic", Pyramid), plus rythmé, moins sophistiqué que son prédécesseur, balayait tous les doutes. Astrid Swan avait trouvé sa voie et, forte d'un répertoire irréprochable, délivrait l'air de rien l'un des meilleurs disques finlandais de l'année 2008.


Avec "Better than Wages" (Pyramid, sortie le 2 septembre), c'est de nouveau une Astrid Swan blonde qu'on retrouve, mais qui n'a rien perdu de sa combativité. Sur le recto de la pochette, elle semble se protéger de l'objectif d'un paparazzi. Au verso elle lui savate la tronche d'une svelte envolée de chaussure à talon ! La musique est au diapason de cette assurance et de cette belle détermination. Les morceaux sont courts, rythmés, immédiatement accrocheurs. Jamais sans doute les mélodies d'Astrid Swan n'avaient été plus évidentes et les douze titres de l'album apparaissent comme autant de hits potentiels. Trois décennies de rock n'roll s'y conjuguent: le début des sixties, lorsque les albums n'étaient pas encore conçus comme tels mais plutôt comme des compilations de singles, les seventies pour le coté glam-rock irrésistiible et flamboyant de mélodies comme "Your bitches" ou "Goodbye/Goodnight", et enfin les années quatre-vingts pour la tonalité générale à forte dominante synthétique (un courant très présent dans les pays scandinaves actuellement). Au delà de l'emballage musical, il reste au bout du compte l'étonnante facilité d'Astrid Swan à composer des chansons instantanément attrayantes et mémorables. Reste à vérifier si elles tiendront aussi bien sur la durée que celles de "Spartan Picnic".  

En guise de mise en bouche, ce "Unrelated" livré complet avec solo de gamelles et bidons façon "Masters & Servants"

ASTRID SWAN & THE DRUNK LOVERS : "Unrelated" (extrait de "Better than wages", 2009)

La page d'Allscandinavian.com qui propose ce titre.

Visitez le site d'Astrid Swan.

Et son blog.

Et aussi sa page MySpace

Astrid Swan est aussi sur Wikipedia.

Achetez "Better than wages".

Par J.P. Moya - Publié dans : Finlande
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Vendredi 14 août 2009
Originaire de Porto, Manuel Gomes Coehlo Pinho da Cruz (on va l'appeler Manel Cruz comme tout le monde) est un musicien à la réputation bien établie dans son pays. Depuis le début des années 90, il a fait partie de nombreux groupes comme Ornetos Violeta, Pluto ou Supernada, tous inconnus - à juste titre pour ce que j'ai pu en écouter sur MySpace - sur nos tablettes.
Avec Foge Foge Bandido, c'est une toute autre histoire. Il y a plus de dix ans que Manel Cruz travaille sur ce projet solo hors du commun qui a trouvé son aboutissement en octobre 2008 avec la parution du double-album  "O Amor, dá-me tesāo / Nāo fui en que estraguei". Un double-album ? Oui, mais pas seulement, car les deux CDs sont encartés dans un luxueux livre d'art: 140 pages reliées de toile rouge et protégées par une épaisse couverture cartonnée. On y trouve la totalité des textes des chansons illustrés par les dessins et collages de Manel Cruz (car notre homme touche aussi aux arts graphiques), mais aussi un inventaire photographique exhaustif de tout le matériel utilisé pour la réalisation des albums: cassettes et minidiscs par dizaines, cahiers couverts d'accords, de textes, de croquis et d'idées les plus diverses, sans oublier la photo des différents participants et de tous les instruments. Une plongée passionnante dans le bouillonnement d'un cerveau créatif.

 

 (Foge Foge Bandido, 1ere édition dite " à la reliure noire")


Alors bon, tout ça c'est bien beau, me direz-vous, mais la musique ? C'est ici que la tâche se complique sensiblement car la musique de Manel Cruz est tout ce qu'on veut sauf facile à décrire. Sachez quand même que chaque CD rassemble quarante pièces sonores allant d'une durée de trois secondes (!) à cinq minutes trente, musicales ou non, toutes enchainées les unes aux autres en un flux continu. On y trouve des chansons bien sûr, mais aussi beaucoup de sons collectés (bruits de la rue, de radio, de conversations, extraits d'archives sonores) et des pièces plus expérimentales, collages de sons ou interludes musicaux. Imaginez le "Number 9" des Beatles entrecoupé de chansons d'Os Mutantes, le tout agrémenté par quelques touches de Kevin Ayers, de Tom Waits, de Cornélius, de Zita Swoon, voire de..., euh... Lo'Jo (?)... et vous aurez une petiite idée - quoique très approximative - de quoi il retourne. En fait la musique de Foge Foge Bandido ne ressemble à rien, ou bien à tellement de choses que cela en revient au même. Elle offre en tout cas une sacrée bouffée d'air frais dans le paysage musical actuel, souvent navrant de conformisme. Sorti à 1100 exemplaires l'automne dernier, le premier tirage de "O Amor, dá-me tesāo / Nāo fui en que estraguei" a été épuisé en quelques mois. Un second tirage est aujourd'hui disponible. Ca coûte bonbon (d'autant plus que les frais d'envoi pour expédier ce pavé ne sont pas donnés), mais on en a pour son argent. Promis.

 

FOGE FOGE BANDIDO :"Diz-me se aprovas" (extrait de "O Amor, dá-me tesāo")

FOGE FOGE BANDIDO : "Insónia" (extrait de "O Amor, dá-me tesāo")

FOGE FOGE BANDIDO : "Fechado para obras / Dans une autre vie misérable" (extrait de "O Amor, dá-me tesāo")

Visitez la page MySpace (non-officielle) de Foge foge Bandido

Voir aussi la page Wikipedia qui lui est consacrée (en portugais)

Achetez "O Amor, dá-me tesāo / Nāo fui en que estraguei"


Par J.P. Moya - Publié dans : Portugal
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Jeudi 6 août 2009
Mais quelle idée a eu Ida Maria de retoucher son idéal premier album ? La demoiselle a beau arguer qu'elle désirait nous montrer une autre facette de sa personnalité, est-ce que ça n'aurait pas pu attendre une prochaine fois ? Parce que moi, je l'aimais bien tel qu'il était, son "Fortress round my heart": concis, nerveux, péchu, près de l'os. Alors c'est vrai, on gagne dans l'opération un bon quart d'heure de musique supplémentaire, mais adieu par contre à l'irrésistible dynamique qui boostait  la version originale. Dommage...
De toute façon, ce n'est pas de cette réédition dont je voulais vous parler, mais de la session ébouriffante que la suédoise vient d'enregistrer pour Daytrotter. On a déjà évoqué ici ce webzine qui est un peu à l'ère numérique ce qu'étaient  les sessions de John Peel à l'ère radiophonique. Les concerts proposés y sont souvent d'excellente qualité, mais celui d'Ida Maria est plusieurs crans au dessus encore. Toute l'énergie qu'on ne faisait que deviner dans les enregistrements studio explose ici en salves électriques et libératrices. Un condensé vital de tout ce qu'est - ou devrait être - le rock n'roll: arrogant, débraillé, pas poli, mal dégrossi et surtout incroyablement vivant ! Dans ce contexte, même les chansons plus lentes impressionnent: Ida Maria y rugit à la limite du pétage de cable et c'est tout juste si ça ne file pas la pétoche.. Du coup, on guette avec avidité les dates de concerts pour être sûr de ne pas la louper si elle passe un jour dans le coin. Et on est bien emmerdé: le disque de l'année n'est pas un disque !

 

Il y a peu de temps encore, on pouvait télécharger directement et sans autre formalité les sessions Daytrotter depuis leur site. A présent, il faut s'inscrire auparavant (ce qui reste un désagément bien mineur en regard de toutes les jolies choses qu'on y trouve).

IDA MARIA : "Daytrotter session" (5 chansons: "Oh My God" "I like you so much better when you're naked" "Morning light" "We are all going to hell" "Everybody's always alone")

Visitez la page MySpace d'Ida Maria.

Achetez "Fortress round my heart".

Par J.P. Moya - Publié dans : Suède
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