Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée chaque jeudi soir de 21h00 à 23h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et en version courte de 22h00 à 23h00 sur Euradio (101.3, Nantes). La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page MySpace, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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ROCKOMONDO

19 rue de Courcelles

51100 Reims

France

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Samedi 13 mai 2006

Mais qu'est donc devenue Amanda Langlet, la jeune actrice incarnant "Pauline à la plage" dans le film d'Eric Rohmer ? On la revit quelques années plus tard dans très réussi "Conte d'été", du même auteur, et puis plus rien. Reviens Amanda, on t'aime ! Le film, en tout cas, aura donné son nom à l'un des groupes espagnols les plus délicieux du moment. Au départ, Pauline En La Playa n'était qu'un projet parallèle des deux soeurs Alvarez, Alicia et Mar. En marge de leur groupe de rock Undershakers, il leur était venu l'envie de faire une musique plus chaude et plus latine, teintée de pop, de jazz, de soul et de bossa-nova. La formule a tellement bien fonctionné qu'on n'a plus jamais entendu parler des Undershakers, tandis que Pauline En La Playa en sont aujourd'hui à leur quatrième album "Silbario" (Subterfuge). Et à l'écoute de ces chansons au doux balancement et au charme prégnant, on se dit que Rohmer n'a pas à rougir de l'hommage musical que lui rendent ces sensibles héritères pop de Jeanette ("porque te vas").

PAULINE EN LA PLAYA : "Lo que mejor se me da" (extrait de "Silbario", 2006)

PAULINE EN LA PLAYA : "Titubeas" (extrait 1'15, de "Nada como el hogar", 1999)

PAULINE EN LA PLAYA : "Pasos de raton" (extrait 1'30, de "Termitas y otras cosas, 2003)

Pauline En La Playa joueront au Primavera Sound festival le 2 juin prochain.

Pauline En La Playa sont aussi sur MySpace (écoutez-y notamment "Tan Tranquila")

Achetez les disques de Pauline En La Playa (les trois premiers sont à prix très doux).

 

par J.P. Moya publié dans : Espagne
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Jeudi 4 mai 2006

Si le rock espagnol est aussi dynamique aujourd'hui, c'est sans doute qu'Ana Béjar et Alfonso Pozo y sont pour quelque chose. Au sein d' Usura, ils firent partie des quelques noms - Penelope Trip, Manta Ray, Australian Blonde, El Inquilino Comunista - qui réveillèrent à coup d'électrochocs la péninsule ibérique au début des années 90. A cette époque, les groupes de la movida étaient sur le point de disparaître ou de rentrer dans le rang, et voici que surgissaient - notamment à Gijon et à Madrid - tous ces jeunes musiciens très différents de leurs ainés, influencés par la musique anglo-saxonne (Sonic Youth, Pavement) et chantant pour la plupart en anglais. Le seul et unique album d'Usura, "Hake romana" (Elefant, 1993) est devenu depuis un jalon dans l'histoire du rock espagnol, un de ces disques "séminaux" aussi importants par eux-mêmes que par ce qu'ils ont engendré. Mais Usura n'en aura pas profité: le groupe s'était séparé deux mois après sa sortie, la moitié des musiciens s'en allant former les éphémères (et plutôt doués) Venas Pluton, l'autre moitié - avec Ana Béjar et Alfonso Pozo - disparaissant de la circulation.

 
 (photo: Aingeru Zorita)

On ne retrouva leur trace qu'au seuil des années 2000 avec leur nouveau projet Orlando. Plus question alors de faire du bruit pour le simple plaisir:  les temps avaient changé et les musiciens mûri. En trois albums, Orlando est passé du son encore très rock de "Twilight Star" (Everlasting, 2000) à celui bien plus calme et chaleureux de "Songs before sunrise"  (Astro 2005). En cinq ans le rythme s'est ralenti, les instruments acoustiques ont fait leur apparition, la voix d'Ana Béjar s'est faite plus souple sans rien perdre du léger voile qui fait son charme, et tous les éléments sont à présent réunis pour rendre à Ana Béjar et Alfonso Pozo la place qui leur revient de droit. Orlando ne révolutionnera sans doute pas la musique espagnole comme l'avait fait Usura autrefois. Mais leurs chansons continueront à distiller longtemps leur envoûtante petite musique.

ORLANDO : "Something's in your mind"

ORLANDO : "Sweet time"

Achetez les albums d'Orlando. Astro Discos fait actuellement une promotion: trois albums de leur catalogue pour 18 € ! Outre le dernier Orlando, on trouve aussi dans cette promotion les excellents Mist et Holywater, tous deux déjà évoqués ici, et - tout aussi bons - El Columpio Asesino et Lansbury: on n'a que l'embarras du choix.

par J.P. Moya publié dans : Espagne
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Dimanche 16 avril 2006

Lorsque j'ai reçu le premier album de Holywater "Handle with care" (Astro Discos) en 2000, mon opinion a été vite faite: encore des sous produits de Radiohead et de Jeff Buckley - on n'en manquait pas à l'époque - et hop, au placard ! Du coup, lorsque leur second album est paru quatre ans plus tard, j'ai bien failli le ranger sans même l'écouter. J'aurais eu tort, car si leurs influences n'avaient pas changé, les quatre de Lugo, eux, avaient fait d'incroyables progrès. La vision de quelques vidéos de concert particulièrement ébouriffantes achevèrent de me faire basculer du coté des fans. Si le groupe poursuit ses activités au même rythme, le prochain album d'Holywater (un nom prédestiné en ce dimanche de Pâques) devrait sortir normalement dans une paire d'années. En admettant que leur marge de progression soit la même que celle qui séparait le premier et le second album, ce troisième opus risque d'être GEANT ! !

 (photo: desConcierto)

HOLYWATER : "Cloudy Sky" (une mise en bouche un peu atypique en fausse lo-fi, extrait de "Sides", 2004)

HOLYWATER : "Six-string throat" (extrait de "Sides, 2004)

HOLYWATER : "Six-string throat" (vidéo avec extraits de concerts qui donnent envie)

HOLYWATER : "Reach you" (extrait de "Handle with care", 2000)

HOLYWATER : "Pools of mud" (idem)

Achetez les disques de Holywater.

par J.P. Moya publié dans : Espagne
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Samedi 8 avril 2006

En fouinant cet après-midi dans les rayons d'un disquaire, j'ai eu la bonne surprise d'y découvrir l'album de Sibyl Vane " Mermelade de tomate + 3", enfin distribué en France via Overcome. A ne pas confondre avec le groupe palois qui porte le même nom, Sibyl Vane est un trio féminin barcelonais composé de Rocio, Padi et Luciana. Leur spécialité: des chansons courtes et sans fioritures qui conjuguent l'énergie du punk à l'efficacité de la pop et qui mettent de bonne humeur. Leur très court premier album sorti en 2004 avait été réédité l'année suivante augmenté de trois nouveaux morceaux (ce qui explique son titre). C'est cette version que vous pouvez trouver à présent dans les bacs français.

SIBYL VANE : "Yo disparo tu"

Achetez l'album de Sibyl Vane.

par J.P. Moya publié dans : Espagne
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Mardi 22 novembre 2005

Le label Espagnol Astro vous offre un joli plateau dans la capitale ( enfin, pas loin) le vendredi 9 décembre à 20h30. Ca se passe dans une salle qu'on aime bien, Mains d'Oeuvres à Saint-Ouen, et c'est au prix ridicule de 7 euros.

Au programme des festivités, les espagnols de Camping, qui ont évolué d'un post-rock plutôt classique vers une musique nettement moins formatée sur leur second album " Dancing Days". Tout n'est sans doute pas réussi sur ce nouveau disque, mais au moins Camping est un groupe qui expérimente, qui ose des nouvelles formules et des combinaisons inédites. Les outsiders de la soirée, mais une bonne surprise est certainement possible.

Je vous avais déjà conseillé dans ces mêmes pages leurs compatriotes de Schwarz, et si leurs prestations scéniques sont au diapason de leurs excellents albums, leur présence devrait à elle seule justifier le déplacement. Psychédélisme et Krautrock seront au rendez-vous : préparez-vous à décoller très haut.

Mais ce n'est pas tout, car en plus viendra s'ajouter encore la pop racée et mélancolique des Néerlandais Mist. Leur chanteur Rick Treffers était passé il y a quelque temps de cela à Rockomondo pour une session acoustique qu'on est pas près d'oublier. Je vous avais promis qu'on reparlerai d'eux dans ces pages, ce sera chose faite dès demain.

En attendant, vous pouvez consulter le site de Mains d'Oeuvres pour plus d'informations. Et faire circuler le flyer du concert :

 

 

par J.P. Moya publié dans : Espagne
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Jeudi 10 novembre 2005

Remate est né à Madrid en 1974 et a toujours baigné dans le monde de la musique. Dés l'âge de 8 ans, il suit des études musicales approfondies qu'il poursuit un peu plus tard au Pays de Galles, reçevant au passage des cours magistraux de professeurs du calibre d' Elvis Costello ( on imagine que ça doit être plus motivant qu'avec Matthieu Gonet).

C'est seulement en 2003 qu'il se décide à enregistrer en autoproduction son premier disque "Deconstruction Mood". Repèré dès lors par le label Madrilène Limbo Starr ( Nacho Vegas, Maga), il sort l'année suivante le très prometteur " Ballad don't change things", un disque qui portait déjà en germe la perfection de son troisième album " On junk". C'est bien de folk qu'il s'agit ici, mais d'un folk qui n'a rien de puriste. Remate s'autorise toutes les libertés, un pont qui évoque plus David Bowie ( et Mike Garson) que, au hasard, Will Oldham, sur " Don't you want to live a minute long", un batteur qui pête les plombs en arrière plan sur l'étonnant " Junkies to Faith" ( Smog vs Keith Moon ?), de curieuses voix en écho sur la mélodie parfaite de " Talk to me when I'm dying". Pour être parfaitement honnête, toute la première partie de l'album est absolument époustouflante alors que la seconde n'est que très bonne, avançant sur des terrains plus connus. Tel quel, " On junk" méritait  quand même - haut la main ! - sa place actuelle de " Disque du mois" dans Rockomondo.

 

" On junk" est un album qui s'écoute en préférence dans son intégralité, et que le seul single "Born with a stranger inside" ( proposé ici en version vidéo), ne saurait résumer. Mais bon... achetez le disque !

REMATE : "  Born with a stranger inside  " (vidéo, extrait de " On junk)

REMATE : " Farewell" ( extrait de " Ballads don't change things")

REMATE : " Walkwoman" (extrait de " Deconstructin' mood")

Achetez les disques de Remate.

par J.P. Moya publié dans : Espagne
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Mercredi 19 octobre 2005

Le Petit Ramon est toujours tiré à quatre épingles. C'est normal, car Le Petit Ramon est un proche de la tribu Mod de Barcelone où l'on ne plaisante pas question élégance. Malgré cela, Le Petit Ramon préfère écouter Les Beatles, Kraftwerk, Devo, Les Sex Pistols et Jacques Dutronc que The Jam et Les Small Faces. Le Petit Ramon n'en fait qu'à sa tête. Le Petit Ramon est assez aimable pour proposer son site internet en quatre langues. Seulement, on a beau cliquer n'importe où, le texte s'affiche toujours obstinément en Catalan. Chez Le Petit Ramon, c'est l'intention qui compte. Le Petit Ramon tourne des vidéo-clips plutôt rigolos, dans lesquels il fait preuve d'une belle énergie. On ne doit pas s'ennuyer aux concerts du Petit Ramon. Le Petit Ramon a un groupe qui s'appelle " Les Filles Del Panic", et ensemble ils viennent d'enregistrer un deuxième album intitulé " Luxuria" ( Discmedi).

 

Le Petit Ramon n'est peut-être pas le meilleur groupe à être apparu récemment sur la scène rock Espagnole, mais c'est le plus malin: Il a mis des MP3 sur son site internet, lui !

LE PETIT RAMON : " Angoixa" ( zip)

LE PETIT RAMON : " Catalepsia" ( zip)

LE PETIT RAMON : " El Greix" ( zip)

LE PETIT RAMON : " Totes les novies hooligans" ( zip)

VIDEO: LE PETIT RAMON : " Gelosia"

ACHETEZ les disques du Petit Ramon

par J.P. Moya publié dans : Espagne
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Mardi 27 septembre 2005

" Erik Satie, Bartok, Kurt Weill, you made a fool out of me (...) The sound of the 50's, be-bop jazz, country and western made a fool out of me (...) Nat King Cole, Cole Porter, Ray Davies, This is my hall of fame.."... Voilà ce que chantait en 1994 Malcolm Scarpa sur une mélodie belle à pleurer. Mais il aurait pu aussi bien ajouter Elvis, les Beatles, Brian Wilson, Django Reinhardt ou Nino Rota, tous ces musiciens qui figurent en bonne place dans son panthéon personnel, inspirant comme des anges bienveillants la musique de cet inclassable madrilène.

C'est dans les couloirs du métro de la capitale espagnole que Malcolm Scarpa fait ses premières armes, et par le blues qu'il commence à faire parler de lui dès les années 80 avec l'harmoniciste Naco Goni. Mais il faut attendre la décennie suivante pour que son talent s'épanouisse véritablement. De 93 à 96, Malcolm Scarpa est pris d'une véritable frénésie créatrice, sortant quatre albums à raison d'un par année. Les trois premiers, composés chacun de vingt-six morceaux (!), sont un enchainement ( j'ai failli écrire " enchantement" ...) ininterrompu de joyaux mélodiques, qui mèlent psychédélisme, chanson, ragtime, jazz, torch songs, avec une grâce infinie. Sans moyen mais avec des idées, Malcolm Scarpa bricole ses petites fusées pop, vise les étoiles, et - Miracle !  - les atteint souvent. Sur le meilleur d'entre eux, " My devotion" (1994), il fait même mouche à ( presque) tous les coups.

Parlez pourtant de Malcolm Scarpa en Espagne, pratiquement personne ne le connait. Adoré des critiques mais inconnu du public, c'est un franc-tireur définitif, impossible à ranger dans un quelconque tiroir, apparaissant rarement sur les photos, et donnant peu de concerts. Ces dernières années, il s'est fait encore plus rare. Une tentative de groupe ( " The Jacquelines") ne rencontrant aucun succés. Puis la maladie pendant plusieurs années. Malcolm Scarpa en est revenu triste et amer. Dernièrement, à un journaliste qui l'interrogeait à propos de son recueil de chroniques et nouvelles " Qué te debo, José ?" ( parce qu'il écrit aussi)  et s'étonnait  qu'il ait presque totalement disparu de la scène musicale, Scarpa répondait " Je suis désenchanté, pas particulièrement par la littérature ou la musique, mais par le monde tel qu'il est"

Ecoutez Malcolm Scarpa avant qu'il ne se taise.

Fichiers WMA:

MALCOLM SCARPA : " A Fallen Angel"

MALCOLM SCARPA : " You might get better"

MALCOLM SCARPA : " Instant soup"

MALCOLM SCARPA : " Salle d'attente"

Achetez les disques de Malcolm Scarpa ICI et LA.

par Jean-Pierre Moya publié dans : Espagne
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Lundi 19 septembre 2005

Pour trouver des disques à Barcelone, mieux vaut savoir où porter ses pas car la majorité des disquaires se trouve en fait concentrée sur une seule et unique rue, Calle Tallers, Carrer dels Tallers en Catalan, première à droite en descendant les Ramblas. Là, vous n'aurez que l'embarras du choix, une petite visite à " Disco Castello" ( Tallers 9) peut se révéler intéressante par exemple, mais laissez moi quand même vous conseiller l'incontournable magasin " Revolver" ( Tallers 11). L'entrée dans l'échoppe est un peu refroidissante, toute la première pièce étant réservée au métal et à ses dérivés, mais dès qu'on aborde le petit couloir qui mène aux pièces arrières, on peut y découvrir de jolis rayons pop/rock, indé ou électro. Il n'est pas interdit de faire une petite halte au casier " Indie nacional", histoire de rendre honneur aux productions locales, ceci avant d'arriver tout au fond du magasin à un rayon d'occasions vraiment bon marché où l'on peut parfois dénicher la perle rare. Classement souvent, euh... un peu particulier. Prévoyez d'y passer du temps. Petit détail qui a son importance: " Revolver" reste ouvert à l'heure de la sieste !

Adjacente à la Calle Tallers, l'étroite Calle Sitjas mérite également un détour pour les amateurs de Punk, garage et rock n'roll.

En arrivant à l'endroit où la Calle Tallers s'élargit, ne rebroussez pas chemin, mais tournez plutôt à gauche dans la Calle Valldoncella. Là, au numéro 3, vous trouverez mon disquaire préféré à Barcelone, CD-Drome. Pour moi, c'est un sanctuaire : c'est là que j'ai serré la main de John Peel ! Mais c'est aussi un excellent magasin plutôt spécialisé dans la pop et l'électro. Certains vendeurs parlent le Français et près de la sortie un généreux assortiment de Flyers vous offrira de quoi vous occuper pendant votre séjour.

Plus bas, dans l'ancien Barrio Chino, et donnant sur la Calle de l'Hospital, il est indispensable de faire un petit tour dans la Calle Riera Baija ( Carrer Riera Baixa). Dans cette courte rue sont venus s'installer depuis quelques années boutiques de fringues branchées et disquaires spécialisés dans le vinyl, les oldies, collectors et rééditions. Au moins trois magasins de disques à visiter dans cette rue. Peut être vous arrêterez vous comme moi dans l'un d'entre eux pendant 20 minutes pour écouter une face entière de " Funhouse" à fond les gamelles, un plaisir dont je m'étais privé bien trop longtemps. A ne surtout pas manquer l'extraordinaire " Wah Wah" ( Riere Baixa 14) et ses rayons 100 % vinyl bourrés à ras bord de pop, soul, musique psychédélique, krautrock, garage 60's, surf, easy listening, exotica et j'en passe... Accueil extrèmement désagréable : un bon disque, ça se mérite.

Le mieux est bien sûr de programmer sa visite pendant un festivaL Il en existe trois à conseiller tout particulièrement : le Primavera Sound Festival qui a lieu au printemps comme son nom l'indique et dont le programme est presque toujours à tomber par terre. Le mondialement célèbre " Sonar" en juin reste LE festival de référence pour les musiques électroniques, dans le cadre exceptionnel du Musée d'Art Contemporain ( MACBA). Et enfin le moins connu "BAM" ( Barcelona Accio Musical) fin septembre, vitrine d'une convention internationale de labels indépendants. Entièrement gratuit et dispersé sur plusieurs scènes du centre Barcelonais, le BAM ne manque pourtant pas d'attraits. Cette année, par exemple, il proposera au public des groupes tels que - entre autres - les Raveonettes, Smog, Ben Lee, Tahiti 80, Donna Regina, Orange Blossom, Vive la Fête, Rinoçèrôse, ainsi que les espagnols Sidonie, Sunday Drivers, Delorean, Mishima, 12Twelve ou It's Not Not.  Pas mal pour un festival gratuit. Démarrage le 22 septembre pour trois jours. Vous avez tout juste le temps de boucler vos valises.

 
 It's Not Not.

MP3 // IT'S NOT NOT : " Ups and downs"

Achetez les albums de It's Not Not.

 

par Jean-Pierre Moya publié dans : Espagne
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Jeudi 15 septembre 2005

Nombreux sont les groupes en Espagne à s'être aventurés sur le terrain des guitares tintinnabulantes et des chanteuses mutines, mais bien peu l'ont fait avec autant de grâce et de légèreté que les cinq filles de Nosoträsh.

Issu de la prolifique scène de Gijon au milieu des années 90,  le groupe vient de sortir récemment son quatrième album "Cierra la puerta al salir" ( Elefant). Une bonne l'occasion de découvrir ce que sont devenues ces petites cousines alternatives de Jeannette ( la créatrice de l'immortel " Porque te vas") à l'aube de leur dixième anniversaire, et si elles ont continué dans la veine acoustique et mélancolique de leur précédent album "Popemas". Réponse à mon retour d'Espagne.

 
 ( photographie: Francis Tsang)

MP3 // NOSOTRÄSH : " Dando vueltas"

MP3 // NOSOTRÄSH : " Corazon colilla"

MP3 // NOSOTRÄSH : " Gloria"

MP3 // NOSOTRÄSH : " Caperucita"

Achetez les disques de Nosoträsh.

 
par Jean-Pierre Moya publié dans : Espagne
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