Dimanche 25 novembre 2007
Lorsqu'il ne fait pas de rockabilly avec The Alley Dukes ou des reprises des Misfits avec The Moribunds, Zak empoigne une de ses innombrables guitares acoustiques vintage et joue le blues. Le vrai, le pur, l'authentique, celui pratiqué il y a plus de cinquante ans dans le delta du Mississipi par des vieux noirs qui taillaient leurs instruments dans des boites de cigares et mangent tous depuis longtemps les pissenlits par la racine. Pour les néophytes dans mon genre, l'illusion est parfaite. Comment imaginer en effet que cette musique venue du fond des âges est l'oeuvre d'un blanc-bec de Montréal tout juste agé de 35 ans. Malgré ses évidents talents de guitariste et de chanteur, Zak ne cherche pas une seule seconde à rivaliser avec ses maîtres. Il se considère plutôt comme un simple passeur: "Si j'arrive à donner l'envie de découvrir Charley Patton, Fred Mc Dowell ou Bukka White à des gens qui ne les connaissaient pas, alors je suis heureux" affime ce vrai modeste. On s'empressera de suivre ses conseils. Et comme on n'est pas aussi puriste que lui, on est même prêt à lui accorder un strapontin auprès de ses héros.
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ZAK & HIS UNHAPPY GUITAR : "Special rider blues" (Thanks to The Hippodrome)
Visitez la page MySpace de Zak & His Unhappy Guitar.
Lorsque j'ai vu Silence Is Sexy pour la première fois sur scène il y a une paire d'années à Noorderslag (la soirée 100 % néerlandaise qui referme le festival Eurosonic), je n'en ai retenu qu'une seule chose: leur bassiste tête-à-claques et ses énervantes envolées de mêche brune genre "Moi aussi, je le vaux bien". Pour le reste, aucun souvenir, mais il faut dire que les conditions étaient loin d'être idéales: une cave minuscule, bondée, surchauffée, et la fatigue qui commencait sérieusement à se faire sentir après trois jours de concerts non-stop. Du coup, je n'ai pas particulièrement sauté de joie lorsqu'est arrivé dans ma boite aux lettres leur premier album "Everything you should know". J'avais tort, j'aurais dù, car c'est sans doute l'un des disques qui est revenu le plus souvent dans mon lecteur CD ces derniers mois. Non pas que Silence Is Sexy invente quoi que ce soit - Ils annoncent d'ailleurs clairement la couleur avec leurs influences: Interpol, Joy D., Sonic Youth, Radiohead, M.B.V - mais ce qu'ils font, ils le font bien: chansons solides, cohésion jamais prise en défaut, production irréprochable (l'album "sonne" formidablement), le tout enveloppé dans un classieux digipack, c'est ce qu'on appelle un sans faute. Sans compter qu'avec l'album, on ne voit pas le bassiste, et ça, c'est quand même une sacrée bonne nouvelle.
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(photo: Heidi de Gier)
SILENCE IS SEXY : "This is our start" (extrait de "Everything you should know, 2007)
SILENCE IS SEXY : "Hurt" (idem)
SILENCE IS SEXY : "Reptiles" (idem)
D'autres titres sont à télécharger sur le site du groupe.
Visitez aussi leur page MySpace.
Achetez l'album de Silence Is Sexy.
On m'a demandé plusieurs fois pourquoi je ne mettais plus en ligne les playlists de l'émission. En fait, celles-ci continuent bien à être publiées, mais vous les trouverez à présent sur la page MySpace de Rockomondo. Celle de l'émission d'aujourd'hui est - Miracle ! - disponible AVANT sa diffusion à l'antenne et ça se passe ici: www.myspace.com/rockomondo .
Voyez aussi www.euradio.fr (rubrique "Webradio") pour écouter et podcaster les anciennes émissions. Commentaires, critiques, louanges, bienvenus.
N'attendez pas de The Third Try Club qu'ils révolutionnent l'histoire du rock, mais si vous êtes partants pour de bonnes chansons pop teintées d'électronica avec des mélodies soignées, des guitares carillonnantes, de jolies harmonies vocales, d'évidentes influences britanniques et le label de qualité "Suède" pour couronner le tout, alors vous avez tiré le bon numéro. Après deux disques de démos déjà très abouties, le trio a sorti l'année passée son premier E.P. "Social" avant d'enregistrer un album qui paraîtra début 2008. Les curieux et les impatients peuvent d'ores et déjà en découvrir deux extraits réunis sous le titre de "Business", et disponibles sur les sites Klicktrack et Nimson: c'est gratuit et c'est légal, donc pas de raison de s'en priver.
THE THIRD TRY CLUB : "The wooden witch and the man behind" (démo, 2005)
THE THIRD TRY CLUB : "No computer" ("Social E.P", 2006)
THE THIRD TRY CLUB : "Business" (via Klicktrack)
THE THIRD TRY CLUB : "Looted but refuted" (vidéo-clip)
Visitez aussi la page MySpace de The Third Try Club.
On peut acheter "Social E.P." en format digital ici et là.
Voiture en panne dans la forêt à la sortie d'Ystad. Il fait beau, la fenêtre du véhicule est ouverte et on entend les oiseaux chanter. Au volant, Christian Kjellvander (en marcel !) décide de passer le temps en attendant l'arrivée de la dépanneuse. Il coince sur le tableau de bord son nouveau téléphone portable en fonction vidéo, prend le banjo qui était posé sur le siège passager, et joue "When the mourning comes", une nouvelle chanson qu'il devait enregistrer le jour même. Le résultat se passe de commentaires.
Le nouvel album de Christian Kjellvander "I saw her from here, I saw here from her" est sorti le 7 novembre en Suède (Startracks). Une parution française est prévue pour bientôt.
Visitez aussi la page MySpace de Christien Kjellvander.
Achetez "I saw her from here, I saw here from her".
Mercredi 14 novembre 2007
Juste un petit mot pour vous signaler que les liens permettant d'accéder au podcast de Rockomondo (voir post du 24 octobre et module "Rockomondo" sur la gauche de cette page) sont de nouveau valides. Au moment où j'écris ces lignes, trois émissions sont d'ores et déjà disponibles.
Si vous avez une page MySpace, vous avez pu constater à quel point on reçoit n'importe quoi dans les demandes d'"amis". A se demander si les gens qui les envoient ont vraiment pris la peine de lire ce que vous avez écrit sur vos goûts ! On en remarque d'autant plus ceux qui échappent à cette rêgle. Exemple récent avec First Aid Kit, LA bonne surprise de ces derniers jours. Soit deux soeurs suédoises, Klara (qui compose et qui chante) et Johanna (qui fait les choeurs) Söderberg. La musique ? Un folk tout simple sur un jeu de guitare basique, mais de très bonnes chansons et surtout une voix comme on en entend peu actuellement. Pour l'instant, First Aid Kit n'en n'est qu'aux stade des démos, mais il serait bien étonnant qu'on en reste là tant il semble évident qu'un véritable talent est en train d'émerger ici. Mais... Attendez, qu'est ce que je lis dans la bio du duo ? Klara Söderberg n'aurait que... quatorze ans !! Et sa soeur dix-sept ! Aïe Aîe Aîe ! Si les hommes en bleu se pointent bientôt chez moi pour m'embarquer avec l'unité centrale de mon ordinateur, vous saurez pourquoi....
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(photo: Josefin Klavus)
Pour l'instant, il est impossible de télécharger les chansons de First Aid Kit, et même, semble-t-il de se procurer leur démo (ce qui semble bien indiquer que les deux gamines ne comptent pas en rester là). Mais on peut les écouter sur leur page MySpace, ce que je vous conseille vivement:
www.myspace.com/thisisfirstaidkit
Dimanche 11 novembre 2007
Avez déjà imaginé comment aurait sonné "I'm so bored with the USA" interprété par le Velvet plutôt que par Clash ? Non ? Eh bien le groupe amstellodamois Pondertone l'a fait pour vous sur le troisième épisode de la série "Coverclub". Après celle consacrée aux chansons de Noël et celle qui rendait hommage à Neil Young, cette nouvelle livraison - qui revisite cette fois-ci quelques classiques du punk - est de loin la moins convaincante. On somnole - un comble ! - sur la reprise pantouflarde de "Orgasm addict" par les Gasoline Brothers, les instigateurs du projet. Moss ne s'en sort pas mieux en abandonnant sa country-rock habituelle pour une électro-pop grossière sur "Ever fallen in love" (toujours des Buzzcocks: pas de chance !). Et le "Holiday in Cambodia" de John Coffey est bien trop proche de la version originale pour que la comparaison puisse inciter à l'indulgence. Seuls restent donc ce divertissant "I'm so bored..." revu à la sauce Factory par Pondertone, et un assez convaincant "Shot by both sides" par les petits nouveaux de Huron: ça commence bien, sur une base électro gothique surmontée de guitares en écho façon John Barry et des vocaux chuchotés, le tout créant un climat mystérieux qui ne résiste malheureusement pas au crescendo final. Comme les précédentes parutions de "Coverclub", ce troisième E.P. est disponible en téléchargement gratuit sur le site du projet.
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PONDERTONE : "I'm so bored with the U.S.A."
HURON : "Shot by both sides"
Téléchargez l'intégralité de l'E.P.
Le nom du groupe annonçait la couleur: chez David & The Citizens, le personnage important, c'était David. Du coup on a peut être un peu trop oublié de s'intéresser aussi à ses compagons. Prenez par exemple le batteur, Mikael Carlsson. Le fait de jouer avec les Citizens l'a obligé à mettre en sourdine son projet solo Homeland, démarré en 1999 avec l'album "Songs about living" suivi deux ans plus tard par l'EP "Autumn leaves". La séparation du groupe lui permet aujourd'hui de revenir avec un album 12 titres aux tonalités folk ("Love your homeland"), disponible en téléchargement gratuit sur son site internet. Bien sûr, la tentation est grande de faire la comparaison avec les chansons de David Fridlund. Mais les deux artistes ne jouent définitivement pas dans la même catégorie. A la blessure profonde qui sous-tend la musique de David Fridlund et la rend si poignante et fiévreuse, Mikael Carlsson oppose une mélancolie diffuse, de doux entrelacs de guitare acoustique, des mélodies soignées qui puisent leur inspiration au meilleur du folk anglais des sixties. Présentées ici comme de simples démos, il est possible que ces chansons, une fois ré-enregistrées façon électro pour leur sortie officielle, ne retrouvent jamais l'état de grâce de ces versions "près de l'os". Une bonne raison pour ne pas les laisser passer.
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HOMELAND : "Love your homeland" (tout l'album en fichier zippé)
HOMELAND : "All nights are good when they end"
HOMELAND : "Song for M (demo)"
Visitez aussi la page MySpace de Homeland.
Le label suédois Friendly Noise a pris la très bonne habitude de sortir - outre ses productions "officielles" - un single gratuit à télécharger sur son site chaque mois. Ce mois-ci, c'est Robotboy qui est à l'honneur, le projet électro lo-fi d'un garçon du nom de Petter Strömberg. Robotboy n'a pas de site internet, pas de label, pas de disque à vendre. Sa seule existence sur la toile se résume à une page MySpace peu visitée où l'on peut (quand même !) télécharger quatre morceaux, et à ce single Friendly Noise à propos duquel il fait ces quelques commentaires: "Lorsque j'ai commencé à faire de la musique, j'ai été énormément influencé par les cassettes de compilation que m'envoyaient mes amis. La plupart de mes chansons sont écrites tard la nuit, enregistrées sans répétition ni la moindre idée de comment m'y prendre pour les faire sonner... normalement. Mais souvent j'aime ce que je découvre le matin après ces sessions d'enregistrement, et certaines de ces chansons grésillantes ont fini sur des cassettes et des CD-R's envoyés à ceux là-même qui m'avaient inspiré au départ. Et puis rien ne se passe. Se montrer spontané peut parfois demander beaucoup de préparation. Voici deux nouvelles chansons venues de cet endroit d'où, je l'espère, la naïveté sortira un jour gagnante".
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ROBOTBOY : "Les enfants terribles"
ROBOTBOY : "September"
Téléchargez les autres singles Friendly Noise.
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