Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée chaque jeudi soir de 21h00 à 23h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et en version courte de 22h00 à 23h00 sur Euradio (101.3, Nantes). La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page MySpace, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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ROCKOMONDO

19 rue de Courcelles

51100 Reims

France

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Mardi 24 janvier 2006

Après l'envoûtement d'At The Close Of Everyday, que faire ? Essayer peut-être d'aller voir Racoon qui vont occuper dans quelques minutes la plus grande salle de l'Oosterpoort ? J'avais découvert Racoon il y a près de dix ans sur une compilation intitulée " Characters: singers and songs", destinée à promouvoir de jeunes artistes néerlandais débutants dans la veine " singer-songwriter". Racoon y contribuait avec deux jolis morceaux proches de REM dans leur veine la plus acoustique. En fait, leur participation à cette opération visait surtout à bénéficier des subsides du ministère de la culture et de l'effet promotionnel qui allaient avec. Dès la fin de la tournée accompagnant la sortie du disque, ils laissaient définitivement tomber leurs déguisements de folksingers et redevenaient ce qu'ils avaient toujours été: un groupe de rock. Cette petite supercherie leur a été bénéfique, semble-t-il, car aujourd'hui, la plupart des artistes présents sur "Characters" ont plus ou moins disparu, tandis que Racoon sont devenus de véritable stars locales. J'en ai la preuve lors de ce concert: alors que la salle semble déjà pleine à craquer, le public - de plus en plus chaud à cette heure avancée - continue à entrer et tangue en vagues incontrôlables. Je me fais joyeusement bousculer, piétiner, asperger de bière, et tandis que sur scène Racoon déroulent un rock plutôt banal avec leur chanteur fier-à-bras qui roule des mécaniques, je me dis qu'aller voir ailleurs serait peut-être une bonne idée.

 ( Racoon, 14.01.06, photo: www.eurosonic.nl )

Au moins je serai à l'heure pour ce qui sera - retour le lendemain oblige - mon dernier concert du festival, The Suicidal Birds. Soit deux filles, Jessie ( chant et guitare) et Chay ( basse), originaires de la Frise, la région la plus rurale et la moins peuplée des Pays-Bas où elles vivent dans une maison solitaire, au milieu de nulle-part. Leur nom leur a d'ailleurs été inspiré par les oiseaux qui viennent régulièrement se fracasser sur leurs fenêtres. A part ça, The Suicidal Birds jouent du rock n'roll. Du vrai. Du cru. Du saignant. Jessie a l'air de n'avoir pas mangé à sa faim depuis des lustres et de n'avoir pas aperçu le soleil depuis bien plus longtemps encore. Au jeu du portrait chinois, si c'était un animal, ce serait un chat de gouttière. Et sa musique lui ressemble. Elle vient des caves, des arrière-cours et des caniveaux: primitive, violente, décharnée, pas aimable. Jessie la défend comme si elle défendait son territoire. Elle crache, elle siffle, elle griffe, elle mord. Planquez vos abattis, The Suicidal Birds ne plaisantent pas !

Leur album " Z-list" ( Transformed Dreams), enregistré par Jessie toute seule en super lo-fi avec les potars dans le rouge du début jusqu'à la fin remettait déjà sérieusement les choses à leur place, mais c'est évidemment sur scène que la musique des Suicidal Birds prend tout son sens. Aprés une demi-heure à nous balancer pied au plancher ses courts morceaux comme autant de gifles cinglantes en pleine figure, Jessie un peu hébétée quitte la scène en titubant dans le public qui l'entoure, la congratule, veut la toucher, la serrer dans ses bras, l'embrasser. C'était mon dernier concert du festival. Je n'étais pas venu pour rien.

THE SUICIDAL BIRDS : " Summersetsun"

THE SUICIDAL BIRDS : " One music session " ( super session de quatre morceaux enregistrée pour la BBC, fichier zip, cliquer une fois à gauche, puis choisir " Free", le téléchargement commencera après une trentaine de secondes)

THE SUICIDAL BIRDS : " Another day" ( en écoute, avec un son gravement pourri)

THE SUICIDAL BIRDS : " Me animal" ( idem que le précédent)

Achetez l'album de The Suicidal Birds.

Merci à http://theperfumedgarden.blogspot.com pour la session radio.

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Lundi 23 janvier 2006

Après les deux soirées internationales d'Eurosonic, c'est une programmation cent pour cent  Néerlandaise qui nous attend le samedi soir à Noorderslag. Contrairement aux journées précédentes, les concerts ne sont plus disséminés dans tout le centre-ville de Groningen, mais réunis en un seul et unique endroit, l'Oosterpoort, un grand bâtiment comprenant d'innombrables salles de concert, de conférence et de réunion ( c'est là notamment qu'ont lieu les séminaires attachés au festival). Noorderslag, c'est le grand raout rock n'roll annuel des habitants de Groningen. Toute la ville est là ou presque, se bousculant dans une ambiance à mi-chemin entre le festival de rock et la fête de la bière, de plus en plus débridée au fur et à mesure que la soirée avance et que les fûts se vident. Aucune idée de qui sont les groupes qui jouent en début de soirée, je tente donc le coup avec Taxi To The Ocean, en me fiant au programme qui annonce un groupe dans la lignée de dEUS, Motorpsycho, Sebadoh, et...AC/DC. Pas de chance, ce doit être justement leur coté AC/DC qui s'exprime lorsque j'arrive devant la scène, et c'est tellement mauvais que je fais aussitôt demi-tour. Direction le sous-sol où se produisent les heureux gagnants du " Grote Prijs van Nederland", en l'occurence Silence Is Sexy. Au bout de quatre morceaux, j'essaie toujours très fort de m'intéresser à la musique, mais rien à faire, je ne peux m'empècher de penser à autre chose. Par exemple, au nombre de secondes qui sépare deux envolées de mèche brune de leur bassiste tête-à-claques. Bon, retour à la salle 3FM-MTV ( merci les sponsors) pour le concert de Spinvis.

 ( Spinvis. 14.01.06, photo: www.eurosonic.nl )

Spinvis est un quadragénaire frisé et encore fringant, qui pratique une variété rock de qualité, style Maisons de la Culture, et rencontre un succès certain dans son pays. C'est loin d'être désagréable, son groupe - avec violoncelle et vibraphone - est excellent, mais j'imagine que la compréhension des paroles est un élément essentiel à l'appréciation de Spinvis, et il chante en Néerlandais. C'est également le cas d'Amigos Electricos que je retrouve en fin de set au sous-sol pour deux morceaux enlevés façon Joe Jackson première période. C'est gai, entrainant, et - comme dirait l'autre - ça ne mange pas de pain. J'avais espéré revoir zZz que j'avais bien aimé il y a deux ans, mais la salle où ils se produisent est pleine à craquer. En trois jours de festival, j'ai pourtant acquis une certaine aisance dans le maniement des coudes, mais là c'est niet, impossible de passer et encore moins de voir quelque chose derrière tous ces hollandais au gabarit de basketteur. Du coup, je retourne au sous-sol pour The Heights, première vraie bonne surprise de la soirée. Un groupe mené par une ancienne Seesaw ( Naomi van der Ven) et qui donne dans le power-pop. Bien que n'ayant plus beaucoup d'adeptes en Europe ( mis à part peut-être en Espagne), le power-pop est un genre moins facile qu'il n'y parait et The Heights satisfait pleinement aux deux exigences que requiert l'exercice: mélodies accroche-coeur et rythmes pugnaces. Ceux qui cherchent du nouveau iront voir ailleurs, mais taper du pied avec le sourire, hé, c'est pas mal non plus de temps en temps.... J'enchaine avec les excellents At The Close Of Everyday, l'un des très rares groupes vraiment calmes que j'aurais eu l'occasion de voir dans ce festival. Quoique... At The Close Of Everyday surprend en livrant un set beaucoup moins éthéré que ce que leurs deux premiers albums pouvaient laisser attendre. Il semblerait que ce nouveau style soit celui de leur tout nouveau disque " De geluiden van weleer", chanté pour la premère fois entièrement en Néerlandais. Le premier moment de surprise passé, le duo ( en fait ici un trio) impose très vite cette musique plus terrienne, plus organique, mais aussi plus chaleureuse que par le passé, et qui pour le coup évoque assez fortement celle de ces bons vieux Herman Düne. Ca y est : encore un album à ajouter sur ma liste de commissions !

 

AMIGOS ELECTRICOS : " Goed ontbijt"

AMIGOS ELECTRICOS : " Buttons"

AMIGOS ELECTRICOS : " Trieste situatie"

zZz : " Ecstasy"   D'autres morceaux à télécharger ici.

THE HEIGHTS : Quatre morceaux en écoute ( intégrale) ici.

AT THE CLOSE OF EVERYDAY : Nombreux extraits ( 1 minute) mp3's ici. 

Achetez les disques de zZz, The Heights et At The Close Of Everyday ici.

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Dimanche 22 janvier 2006

Si je n'ai pas beaucoup parlé des showcases au magasin de disques Plato, c'est parce que, 1°) je n'y ai pas assisté avec beaucoup d'assiduité, 2°) je n'y ai rien vu de particulièrement extraordinaire cette année. Passons rapidement sur Woodface, le groupe de Gert Bettens, frère de la Sarah du même nom et ex-K's Choice: c'est propre, bien fait et passablement ennuyeux. Les Suédois de Shout Out Louds ne m'auront pas convaincu non plus et je m'interroge d'ailleurs encore sur la raison de leur présence aux dernières Transmusicales, alors qu'il y a tant de groupes scandinaves cent fois plus passionnants que celui-là. The Robocop Kraus étaient naturellement impecs, mais j'ai déjà largement évoqué leur concert " officiel" quelques pages plus tôt. Alors s'il ne faut retenir qu'un nom de ces "instore gigs" à Plato, que ce soit celui des Néerlandais LPG.

 ( LPG à Plato, photo: 3voor12 )

J'avais déjà vu ce groupe ( à l'époque encore totalement inconnu) l'année dernière en ouverture du festival et j'avais trouvé leur concert sympathique mais un peu brouillon. La différence un an plus tard, c'est que j'ai eu le temps d'écouter et de réécouter leur très réussi premier album " I fear no foe" ( Excelsior Recordings), et son mélange goûteux d'indie-pop américaine façon Pavement, de mélodies sucrées sur lit de choeurs fondants, et de coqs-à-l'âne à la mode d'Anvers. Les quelques chansons offertes sur la mezzanine de Plato devant une foule compacte de spectateurs, m'ont dés lors semblé un véritable régal. J'en ai presque regretté de n'être pas allé revoir le groupe à Shadrak le premier jour d'Eurosonic. Mais bon, à ce moment là, j'étais au concert de Barbara Morgenstern et c'était très bien aussi. C'est le problème de ces festivals aux programmes surchargés: il faut bien faire des choix ! Finalement, l'option Plato n'était pas si mauvaise. Le groupe nous a livré un " Multicolour world" aussi enchanteur que son titre le suggère, et un final absolument fabuleux pour lequel, quittant la mezzanine pour s'installer sur l'escalier qui y conduit, ils ont tous chanté magnifiquement en choeur et sans la moindre amplification. C'était très beau et très émouvant.

De toute façon, la gloire est proche pour LPG puisque leur chanson " Belly rollercoaster" vient d'être choisi par Nokia pour illustrer musicalement leur nouvelle campagne de pub internationale. On  souhaite que ce soit aussi bénéfique pour LPG que la pub Sony l'a été pour Jose Gonzalez ou celle du TGV pour Lady and Bird.

LPG: quatre titres de l'album en écoute ici.

D'autres titres ( parmi lesquels le délicieux " Multicolour world") sur www.myspace.com/lpgmusic

Achetez l'album de LPG.

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Mardi 17 janvier 2006

Je ne l'ai pas fait exprès, mais ma chambre est coincée entre deux bars à musique où ont lieu des concerts d'Eurosonic: De Spieghel d'un côté, et Shadrak de l'autre. Je n'ai donc que quelques mêtres à faire pour rejoindre ce dernier où Audiotransparent est prévu à 23h30. Le Shadrak est une sorte de long couloir terminé par une scène minuscule où à mon arrivée se produit un groupe de rap. Mais de toute façon, c'est à l'étage que joue Audiotransparent, dans une seconde salle en tous points identique à la première. Le groupe n'a pas eu à voyager longtemps pour arriver là: ils habitent en ville. Si vous voulez rencontrer leur batteur ( qui est aussi celui des très pop Benjamin B.), ce n'est pas bien difficile: il fait partie de l'équipe de Plato, le magasin de disques dont je vous parlais hier. J'avais découvert Audiotransparent avec " Lowhigh", leur premier EP en 2002, et j'étais tombé instantanément sous le charme de cette musique lente et majestueuse, de la finesse de leurs arrangements, de la voix chaude et prenante du chanteur Bart Looman. Les deux albums qui avaient suivi ( "Audiotransparent" en 2003 et "Nevland" l'année passée, tous deux chez LVR ) avaient confirmé tout le bien que je pouvais penser de ce quintet trop discret.

Sur la scène exiguë du Shadrak, il n'était pas question de rééditer la formule avec quatuor à cordes et projections employée par le groupe lors de la sortie de son dernier album. C'est donc un Audiotransparent tout en simplicité qui se présente à nous. Pas de frime, pas d'effets inutiles, pas de recherche vestimentaire particulière. Juste cinq garçons qui pourraient être vos voisins de palier. Et leur musique...  Car c'est bien cela qui importe ici, pas vrai ? Une musique intense, habitée, vibrante, qui semble presque dépasser ceux qui la produisent. Une musique que devant ce public d'amis acquis à leur cause, ils délivrent comme s'il s'agissait d'inconnus à devoir encore convaincre. Talent, humilité, bon esprit: Audiotransparent à trop de qualités pour que seuls leurs compatriotes en profitent.

AUDIOTRANSPARENT : " The friday of our lives" ( extrait de " Nevland")

AUDIOTRANSPARENT : " Two sides" ( extrait de " Audiotransparent")

AUDIOTRANSPARENT : " Draw yourself a tree ( Machine Fabriek remix) "

AUDIOTRANSPARENT : " Fire engine red" ( vidéo)

Achetez les albums d'Audiotransparent.

Visitez aussi www.myspace.com/audiotransparent

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Dimanche 15 janvier 2006

Groningen ( en Français: Groningue), 180.000 habitants, cinq disquaires indépendants dans la proximité immédiate de mon B&B, un musée d'art moderne qui est un modèle du genre, aussi bien par son architecture que ses collections et sa scénographie, deux magazines culturels locaux gratuits qui sont loin d'être de simples supports de pub, pas loin de vingt-cinq salles susceptibles d'accueillir de la musique vivante en plein centre-ville... je continue ?.....

Parfois, en faisant simplement six cents kilomêtres, on a l'impression de débarquer sur une autre planête...

Premiers échos du festival demain. Ce soir, je suis un peu fatigué...

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Mardi 13 décembre 2005

Vous savez comment sont les enfants lorsqu'ils aiment une chanson : capables de l'écouter et de la ré-écouter toute la journée sans jamais s'en lasser. Il y a bien longtemps que j'ai quitté l'enfance,  et pourtant c'est l'effet que je me suis fait aujourd'hui avec l'album de Safe Home " The wide wide world and all we know" ( Now Here Records) que j'ai bien du écouter dans son intégralité quatre ou cinq fois ( six, vraiment ?) depuis que je l'ai reçu ce matin.

Et pourtant rien de spectaculaire dans cet album de 16 courts morceaux, emballé dans une jolie pochette cartonnée. Juste quelques chansons simples et belles, une guitare acoustique, de parcimonieuses notes de claviers, et la voix dénuée d'effets mais tellement touchante d'Esther Sprikkelman. Sans oublier quelques photos floues sur le livret pour mieux évoquer encore l'univers cotonneux du duo. Un univers dans lequel on se pelotonne comme dans une vieille doudoune, en se sentant vaguement mélancolique, mais aussi et bizarrement vaguement heureux de l'être.

 

Vous retrouverez ici le superbe " After the shock" déjà proposé sur la page que j'avais consacré à Safe Home le 7 octobre dernier, ainsi qu'un autre titre inédit extrait de ce nouvel album.

SAFE HOME : " After the shock"

SAFE HOME : " Suspended in gaffa"

L'album de Safe Home est disponible en avant première ( sortie officielle en janvier) et au prix très doux de 12 US$ ( port compris pour le monde entier) chez le label américain du groupe Now Here Records.

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Samedi 26 novembre 2005

Une volée de bois vert ! C'est ce que la critique avait réservé à la Néerlandaise Bloem de Ligny lors de la sortie de son album " Zink" en 1998. Motif principal de mécontentement : ça ressemblait comme deux gouttes d'eau à Björk !  Et effectivement, on était bien obligé de constater l'étonnant mimétisme vocal - et aussi physique ( avec quinze ans de moins)  - entre Bloem de Ligny et la chanteuse islandaise. Mais Bloem ( ce qui veut dire " fleur" et se prononce "bloom") était encore très jeune lors de la parution de cet album, et il n'est pas déraisonnable de penser que sa maison de disques, en l'occurence Columbia/ Sony, l'avait peut-être poussé plus que de raison dans cette direction.

Quoiqu'il en soit, ce disque mal aimé - mais pas par tout le monde - devint très vite le seul et unique titre de gloire de Bloem de Ligny. Plus jamais après ça on n'entendit parler d'elle.

Jusqu'au jour où..... très très loin des Pays-Bas, sur les iles Saint Vincent et Grenadines* apparait Serafina Ouistiti, accompagnée de ses amis Bubu, Kai, et Valentina Tralala. On se pourrait se croire dans une aventure de Babar, et effectivement, les activités auxquelles se livrent cette joyeuse assemblée sont de celles qu'on pratique généralement dans les jardins d'enfants: déguisements, découpage et collage, dessin et coloriage, mais aussi photo, tournage de petits films sur appareils-photo numériques et bien entendu... musique. Tout ceci réuni sous le nom de "Polichinelle" et exposé sur le site internet du même nom.

 

 Mais pour qui tend l'oreille, la voix féminine qu'on entend sur les quelques délicieux morceaux proposés sur ce site ravive quelques vieux souvenirs. Se pourrait-il que Serafina Ouistiti et Bloem de Ligny ne fassent en fait qu'une seule et unique personne ? Mmmmm..... en tout cas, une chose est sûre, c'est qu'avec ces petites chansons bricolées avec trois bouts de ficelle, comme le sont aussi leurs collages ou leurs films d'animation, Polichinelle ne risque pas de se retrouver sur une major d'ici un bon bout de temps. Tant mieux pour nous. Et pour eux aussi sans doute....

POLICHINELLE : " All I began"

POLICHINELLE : " Up and down the light"

POLICHINELLE : " Vertige"

Deux autres morceaux sont en écoute sur le site de Polichinelle, sur lequel il n'y a strictement rien à acheter, juste à regarder et à écouter.....

Serafina Ouistiti fait aussi de la musique électronique avec son frère Kai sous le nom de Toxic Chicken.

* Ca, c'est ce que dit le blog de Polichinelle. La réalité est sans doute moins exotique...

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Mercredi 23 novembre 2005

Ils ont été bien surpris, les hollandais du groupe Miss Universe, le jour où ils ont reçu un courrier très officiel des avocats du Comité Miss Univers leur enjoignant de changer de nom immédiatement sous peine de se voir poursuivis en justice par ces peu conciliants organisateurs de concours de beauté.

Mais finalement, cet épisode tragi-comique tombait à pic. A cette époque, le groupe avait beaucoup évolué, passant du rock attachant mais un peu dispersé du premier album " Club Tabu" à une musique plus feutrée, plus intimiste, et surtout plus susceptible de reflêter les préoccupations de Rick Treffers, l'âme de Miss Universe, à la fois auteur, compositeur et chanteur de tous les morceaux du groupe. Alors après tout, pourquoi ne pas accompagner ce changement de style d'un changement de nom ? Après un bref épisode sous l'appellation assez calamiteuse de Miss Superman, ce fut enfin la chanteuse Bloem De Ligny ( on reparle d'elle vendredi) qui suggéra Mist,  un nom qui s'imposa à tous comme une évidence. Ce coté brumeux, vaporeux, aux contours estompés, un peu mélancolique aussi, c'est vraiment ce qui caractérisait à présent les morceaux des quatre amstellodamois.

Depuis, Mist a sorti deux bien beaux albums ( " We should have been stars", 2002, et " Bye Bye", 2005) sur un label... espagnol, Astro Records. Le groupe tourne d'ailleurs très régulièrement en Espagne, et vient même - grâce à ses connections latines - de faire une tournée au Mexique. Leurs passages en France sont rares ( à ma connaissance, ils n'ont joué qu'une seule fois à Strasbourg en première partie de leurs amis les Nits), c'est une bonne raison pour ne pas les manquer le 9 décembre à Mains d'Oeuvres.

 

Rick Treffers est aussi l'organisateur des soirées " Live in the living ". Comme son nom l'indique, cette formule consiste à faire jouer sans amplification trois artistes par soirée devant une trentaine de spectateurs ayant réservé leur place, et dans des appartements prêtés à cet effet par leurs propriétaires. J'ai eu la chance d'assister à quelques uns de ces concerts et la qualité d'écoute y est exceptionnelle. Une excellente idée qu'il ne serait pas idiot d'importer en France.

MIST : " We should have been stars" ( live)

MIST : " Hips of the year" ( extrait de " Bye bye")

MIST : " Weightless" ( extrait de " Bye bye")

MIST : " Single night" ( extrait de " Bye bye")

Achetez les disques de Mist.

 

par J.P. Moya publié dans : Pays-Bas
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Dimanche 16 octobre 2005

" Tu n'en as pas marre, me demandent parfois des amis bien intentionnés, de tes groupes de nanas qui chantent des chansons tristes ?" Alors soyons clair : premièrement, je n'écoute pas QUE ça, deuxièmement, non je n'en ai pas marre, on dirait même que - est-ce l'âge qui me ramollit ? - plus ça va, plus j'aime ça ! Attendez vous donc à en trouver encore quelques uns dans ces pages, et tiens, on commence tout de suite avec Brown Feather Sparrow, d'Utrecht, Pays-Bas.

Brown Feather Sparrow est un projet parallèle de Lydia Wever, rencontrée pour la première fois chez This Beautiful Mess, l'un des rares groupes post-Radiohead à ne pas m'énerver, peut-être parce que leurs chansons sont meilleures, mais surtout parce qu'ils ne se prennent pas la tête et ont su conserver une véritable fraîcheur.

Cette fraîcheur est aussi l"un des atouts majeurs de Brown Feather Sparrow, dans un registre plus intimiste mais tout aussi mélancolique, que le quintet a déjà décliné sur deux précieux albums " Wide awakens everything" en 2003 ( mon préféré) et " Let's be fine" l'année suivante ( tous deux chez Volkoren).

 
 ( photographie: geert@cheeseworks.nl  / www.cheeseworks.nl )

Lydia Wever  prête aussi sa voix et ses talents de musicienne aux disques de ses ( nombreux) amis. Dernièrement, on a pu l'entendre chanter sur "Bye Bye" le dernier album de Mist, qui nous avaient offert une jolie session acoustique dans Rockomondo il y a quelques temps de cela,  et dont on reparlera sans doute un jour ici.

BROWN FEATHER SPARROW : " Beautiful and more" ( extrait de " Wide awakens...")

BROWN FEATHER SPARROW : " Shadow queen" ( extrait de " Wide awakens...")

BROWN FEATHER SPARROW : " Tabitha" ( extrait de " Let's be fine")

BROWN FEATHER SPARROW : " Great art thou" ( extrait de " Let's be fine")

ACHETEZ les disques de Brown Feather Sparrow.

par Jean-Pierre Moya publié dans : Pays-Bas
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Jeudi 13 octobre 2005

Jeudi, c'est jour maigre pour les lecteurs de ce blog, puique ce jour là, c'est à la radio que ça se passe. Je vous rapelle quand même que le programme de l'émission est en ligne sur www.rockomondo.com avec des liens vous permettent d'accéder aux sites des artistes et aussi quelques MP3's.

Au programme de Rockomondo ce soir - entre autres - les Néerlandais de Audiotransparent qui viennent de sortir très récemment leur second album de musique lente et triste et belle. Ca s'appelle "Nevland" et c'est en vente sur le site de leur label Livingroom Records.

 

AUDIOTRANSPARENT : " The friday of your lives"

 

par Jean-Pierre Moya publié dans : Pays-Bas
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