Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée chaque jeudi soir de 21h00 à 23h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et en version courte de 22h00 à 23h00 sur Euradio (101.3, Nantes). La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page MySpace, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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ROCKOMONDO

19 rue de Courcelles

51100 Reims

France

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Dimanche 26 août 2007

Je me suis enfin décidé à étoffer un peu la liste de mes héros sur ma page MySpace. Et pour retrouver ceux que j'aurais pu oublier, j'ai patiemment passé en revue la tranche de mes vieux vinyls sur leurs étagères (Ouch! J'aurais besoin de lunettes, dirait-on...). C'est là que je suis (re)tombé sur l'incroyable "Miss America"de Mary Margaret O'Hara, seul album en 1988 de cette chanteuse-auteur-compositeur canadienne un peu (beaucoup) à l'ouest qui n'a sorti par la suite qu'un EP de chansons de Noël (négocié autour de la centaine d'euros actuellement) et une musique de film ("Apartment hunting", 2001). De quoi me donner envie de ré-écouter illico l'album, qui m'a paru encore plus extraordinaire que dans mon souvenir, et d'aller voir sur le net ce que je pouvais trouver sur cette artiste unique. J'en ai ramené ces deux jolies vidéos. 

Sur la première, Mary Margaret O'Hara semble prendre un malin plaisir à chanter obstinément à coté du playback. On imagine que la demoiselle a du quitter plus d'une fois son fauteuil et obliger le réalisateur à un sacré travail de montage.

La deuxième offre l'opportunité rare de voir Mary Margaret O'Hara en concert. Le groupe jazz-rock qui l'accompagne est un peu lisse, mais ça n'a que peu d'importance tant la chanteuse semble à fond dans son truc, oubliant tout le reste, et particulièrement les conventions communément admises en matière de jeu de scène. Grandiose !

par J.P. Moya publié dans : Canada
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Samedi 25 août 2007

Printer ne sera pas resté très longtemps au rayon rock. Moins de quinze jours après la formation du groupe, le batteur avait déjà troqué ses fûts contre un synthé et le guitariste ne jurait plus que par son laptop. OK, Printer donnera donc dans l'électro ! Après un premier mini-album ("Absence", 2003), le quatuor de Roskilde récidive en 2005 ("Rhizomatic baby") avant de sortir en mai dernier son troisième opus "I can take more". C'est là que les suédois du label Adrian - de plus en plus portés sur l'électro  - s'intéressent à l'affaire pour nous proposer un EP où figurent deux titres du dernier album, deux de l'album précédent + un morceau "live" inédit. Et que l'objet atterrit dans ma boite aux lettres, me permettant ainsi de découvrir avec un peu de retard ce groupe dont j'ignorais jusqu'à présent l'existence. Même si les quatre musiciens revendiquent sur leurs derniers disques un virage dance-floor, leur musique, toujours mélodique et doucement mélancolique, s'adresse au coeur plus qu'au corps et incite à l'écoute bien plus qu'à la danse. Une jolie découverte qui confirme l'existence d'une scène électro danoise passionnante et qui reste encore en grande partie à explorer.

PRINTER : "Minds out" ("EP" et de "I can take more", 2007)

On peut écouter tout l'album "I can take more" grâce à ce juke-box.

PRINTER : "Don't expect" (extrait, tiré de "EP", 2007, et "Rhizomatic baby", 2005)

PRINTER : "Nightclub" (extrait, tiré de "Rhizomatic baby", 2005)

Visitez aussi leur page MySpace.

Pré-commandez  le nouvel EP et achetez les albums de Printer.

par J.P. Moya publié dans : Danemark
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Jeudi 23 août 2007

On a déjà parlé ici de Rhodri Marsden, ex-leader des trop méconnus Keatons et The Free French, et qui tient actuellement les claviers chez Scritti Politti. Comme la musique est une activité agréable mais qui ne nourrit pas son homme, Rhodri Marsden est aussi journaliste pour Time Out !, The Guardian, The Observer et The Independant. Et c'est justement ce dernier qui lui a proposé d'écrire pour son édition dominicale un article sur les joies et les difficultés de la production musicale indépendante à l'aube du 21e siècle. L'offre s'accompagnait d'un challenge: enregistrer, mettre en vente et promouvoir un single mp3 depuis sa chambre, en moins d'un mois, et pour le budget le plus bas possible. Dans le délai imparti, Rhodri a donc enregistré deux titres, baptisé son groupe fictif The Schema (ce qui s'est révélé une assez mauvaise idée pour se faire référencer par les moteurs de recherche), lancé un site internet et une page MySpace, tourné un clip-vidéo dans les jardins de l'Embrankment (autre mauvaise idée: 300 livres d'amende pour l'avoir fait sans autorisation), mis ses chansons en vente sur I-tunes, et enfin battu le rappel de ses connaissances pour faire passer le message et créer le buzz: autant d'aventures qui vous sont racontées par le détail sur le site internet www.theschema.co.uk

Mais tout ceci n'aurait qu'un intérêt limité si les chanson n'étaient pas aussi bonnes. dans la droite ligne de ce que faisait autrefois The Free French, une pop raffinée proche de Prefab Sprout ou de Danny Wilson (un visiteur de la page MySpace dit aussi "Squeeze meets Alessi", ce qui est assez bien vu). Et la vidéo, pour fauchée qu'elle soit, n'en est pas moins très réussie. On y retrouve bien, notamment, l'humour "tongue-in-cheek" de Rhodri Marsden, que ce soit dans les inserts publicitaires qui viennent interrompre le cours de l'histoire, ou l'apparition surprise de l'auteur façon Hitchcock.

"Aujourd'hui, annonce Rhodri dans son dernier communiqué, ce projet est arrivé à son terme à moins que je ne devienne de manière inespèrée le nouveau James Blunt, ce qui, à l'évidence, a toujours été ma première ambition"

Aidez-le à y parvenir en achetant le single de The Schema ici ou .

Visitez aussi sa page MySpace, où vous pourrez écouter les deux morceaux. 

par J.P. Moya publié dans : Grande-Bretagne
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Mardi 21 août 2007

Décidément, le titre du fameux opéra de Bellini aura beaucoup inspiré les rockers: on trouve des Norma en Belgique, en Grèce, en Argentine, et donc à présent en Suède. Cet ambitieux trio de Hägersten rève de réinventer "L'Art Total" tel qu'on le concevait à la fin des années 60 en ajoutant à leurs concerts light-shows, danseurs et acteurs. Pour célébrer la sortie de leur premier EP, c'est d'ailleurs dans une galerie d'art que s'est produit le groupe. On y exposait des oeuvres réalisées par différents artistes à partir de ce que leur inspirait leur musique. Norma se situe dans cette mouvance qui renoue actuellement avec les longues pièces épiques du krautrock, du space-rock, et du psychédelisme bien sûr, le but ultime de tout ceci étant de recréer les sensations dues aux substances psychotropes. Plus calme et moins cahotique que ceux de leurs homologues norvégiens Serena Maneesh ou 120 Days, le premier disque de Norma affiche une belle gueule d'atmosphère. Même si, à l'évidence, c'est avant tout sur scène que le groupe trouve sa véritable dimension.

NORMA : "The storm" (extrait de "Norma 1", 2007)

Attention, vous en prenez pour plus de huit minutes !

Visitez aussi la page MySpace de Norma.

Achetez l'EP de Norma. Conseil: évitez la version mp3: le disque est sorti chez Novoton, label d'Existensminimum, des Antennas et de Black Belt, et comme toujours sur ce label, l'emballage est largement à la hauteur du contenu.

par J.P. Moya publié dans : Suède
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Samedi 18 août 2007

Il existe quelques labels dont les parutions frisent le sans faute. Chapeau bas par exemple pour les britanniques de Stereo Test Kit et leur catalogue 100 % suédois, qui ont su rassembler autour de leur nom des artistes aussi délicats, sensibles et talentueux que Audrey, Boy Omega, et We Are Soldiers We Have Guns, en attendant Logh (nouvel album le mois prochain) et Dear Euphoria (second album en 2008, réédition du premier en attendant). Et ce n'est certainement pas la nouvelle signature du label qui viendra entacher l'excellence de cette jolie promotion. Comme souvent chez Stereo Test Kit, Band In Box est en fait le groupe d'une seule personne: Siri af Burén, une jeune artiste de Malmö qui sur sa page MySpace se dit influencée par "l'infantilisme, les hopitaux et les animaux, la junk-food et le whisky". Pour composer sa musique, Siri s'est fixée quelques règles à la façon du "Dogme" de Lars von Trier. Celle par exemple d'explorer chaque mois un nouvel instrument avant de composer un morceau pour le mettre en pratique. C'est ainsi qu'en décembre 2006, Siri af Burén a découvert les joies de la clarinette, en janvier celles du ukulélé, en février le tambourin (ce qui a du lui laisser un peu de temps pour faire autre chose) et en mars le violon. Tout ceci relève cependant de la simple anecdote lorsqu'on écoute les gracieuses chansons de Band In Box, faites de fragile mélancolie et portées par la voix simple et touchante de Siri. Très joli, et peut-être moins lisse qu'il n'y parait: que penser en effet de quelqu'un qui se fait photographier en compagnie d'un pigeon mort ?

BAND IN BOX : "Leaving smears"

BAND IN BOX : "Lost and foundland"

Deux autres morceaux, au moins aussi beaux que ceux-ci et d'une excellente qualité sonore, sont disponibles en téléchargement gratuit sur la page MySpace de Band In Box.

Band In Box sortira un split-single en novembre prochain (avec qui, au fait ?) et un album l'année prochaine.

par J.P. Moya publié dans : Suède
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Vendredi 17 août 2007

Les amis de nos amis sont nos amis... cette petite phrase n'a jamais été aussi vraie que depuis l'invention de MySpace où, en baguenaudant de lien en lien, on fait souvent de jolies découvertes. C'est ce qui vient de m'arriver il y a quelques minutes à peine en tombant, sans vraiment l'avoir voulu, sur la page des Woog Riots, duo germano-italien basé à Darmstadt et composé de Silvana Battisti (chant, claviers, etc...) et de Marc Herbert (chant, guitare, ukulélé). Sitôt écouté, sitôt adopté: Woog Riots distille un charme simple et sans artifice dans un esprit D.I.Y. qui évoque ses consoeurs Bout d'Chou, la scène anti-folk, ou encore Herman Düne avec qui les deux musiciens sont amis (mais de qui Herman Düne ne sont-ils pas les amis ??). Le duo a sorti son premier album, "Strangelove T.V." (What's So Funny About) en mars 2006 tandis que le second, "People - Animals - Society - Places"  est déjà enregistré et verra le jour au printemps 2008. On peut également rencontrer Woog Riots sur des albums en hommage à The Fall et aux Television Personalities.

WOOG RIOTS : "King of pop" (single, 2004)

WOOG RIOT : "Attentato" (extrait de la compilation "A tribute to arschgebuiden", 2006)

Ces deux titres sont empruntés à la page Last.fm du groupe.

Visitez aussi leur page MySpace.

Achetez l'album des Woog Riots.

par J.P. Moya publié dans : Allemagne
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Mercredi 15 août 2007

A l'exception de la scène électro, rares sont les artistes allemands qui parviennent à se faire connaître en France. Il y a The Notwist bien sûr, ainsi que The Robocop Kraus (nouvel album en septembre !), Tarwater, et dans une moindre mesure Blumfeld, Tocotronic, ou Monochrome... Mais qui par exemple a déjà entendu parler ici des Monostars ? Pourtant cela fait déjà presque dix ans que ce quatuor munichois nous régale d'une discographie sans faille: cinq albums à ce jour depuis l'épatant "In zeitlupe" en 1998, jusqu'au tout récent "Neobagism" (2007). Après une période au cours de laquelle les claviers avaient pris une importance grandissante dans leur musique ("Stop making friends", 2001), Monostars nous revient ici avec ce qui est sans doute son disque le plus rock. Mais si le rythme s'accélère, et si les claviers disparaissent presque complêtement, tout comme les morceaux instrumentaux dont on trouvait toujours quelques exemplaires sur chaque album, Monostars conserve l'essentiel: l'impeccable agencement des chansons, le son à la fois clair et précis, la voix "blanche" du bassiste Norbert Graeser (deuxième en partant de la gauche sur la photo), et surtout quelques titres qui viennent s'ajouter au track-listing idéal d'un futur "Best of..." (prévoir un double-CD), le formidable "Hey" en ouverture, presque sept minutes qui semblent en durer deux fois moins, "+ / - 0", le titre qui m'a le plus accroché l'oreille à la première écoute, le péchu "Dah ! Doh !", sans oublier "Wir sind umzingelt" presque pop et probable single, et .... je m'arrête là avant de les citer tous. La preuve que le meilleur rock allemand ne s'épanouit pas qu'à Hambourg ou Berlin.

MONOSTARS : "Wir sind umzingelt" (extrait de "Neobagism", 2007)

Visitez leur page MySpace.

Achetez les disques de Monostars.

par J.P. Moya publié dans : Allemagne
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Dimanche 12 août 2007

Vincent Bergeron en veut ! Méthodiquement, ce Québécois de 27 ans traque les blogs et les sites musicaux qui parlent d'artistes dont il se sent proche pour leur proposer d'écouter sa musique et d'en faire l'écho. Parfois ça marche, la preuve en est faite ici ! Et pourtant, la première fois que j'ai cliqué sur un morceau de Vincent Bergeron, c'est comme si un abîme s'était ouvert sous mes pieds. Ma première impression a été d'écouter "L'Opéra de Quatre Sous" joué à l'envers et passé dans un concasseur. Situé au croisement des musiques dites "de traverse" et des musiques électroacoustiques, l'univers sonore de ce franc-tireur n'est pas des plus facile à apprivoiser. Pourtant, lorqu'on consulte ses influences sur son site internet, on a la surprise de se retrouver en terrain familier: Björk, Sonic Youth, Captain Beefheart, Radiohead, Kate Bush, D.J. Shadow, Brian Wilson, Kate Bush ou le Velvet Underground... ce garçon écoute exactement les mêmes choses que nous ! D'ailleurs, n'avoue-t-il pas son incompréhension face aux oeuvres des artistes avec lesquels il est le plus souvent comparé, les Ligeti, Zappa, John Cage et autres Steve Reich, lui que rien n'émeut plus qu'une simple chanson des Smiths ou de Joy Division ? Finalement, c'est bien au rock que se rattache sans doute le plus la musique de Bergeron, même s'il s'agit de sa frange la plus radicale. Pour qui a déjà écouté Pere Ubu, Beefheart, Marcoeur ou les Residents, rien ici d'inaccessible. Au fil des écoutes, on finit même par se laisser prendre, par se perdre avec délectation dans la richesse des multiples couches sonores, par s'amuser du surréalisme des textes chantés d'une voix extra-terrestre par Bergeron dans un curieux sabir américano-français. Mais si on reste admiratif devant l'audace du projet et la maîtrise parfaite de sa réalisation, on est également rarement touché par ce qui apparaît surtout comme un brillant exercice de style. Pour l'émotion, rien ne vaut sans doute une simple chanson des Smiths.

VINCENT BERGERON : "Self-expression" (extrait de "Philosophie fantasmagorique, 2006)

VINCENT BERGERON : "Child traumatismes" (idem)

VINCENT BERGERON : "Vincent van Gogh" (extrait de "L'art du désarroi", 2004)

Les deux précédents albums de Vinvent Bergeron sont disponibles en téléchargement libre (licence Creative Commons) sur son site internet.

Visitez aussi sa page MySpace.

Achetez les disques de Vincent Bergeron.

par J.P. Moya publié dans : Canada
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Samedi 11 août 2007

Aujourd'hui, Sukilove et Rockomondo vous offrent une denrée qui se sera faite particulièrement rare en cet été 2007: du soleil, du soleil et encore du soleil ! Sorti à l'origine dans une version ultra-limitée de 100 exemplaires, ce nouveau single aurait dû par la suite être mis en vente sur les plateformes de téléchargements légaux. Finalement, le groupe Gantois vient de le mettre gratuitement à la disposition de tous sur son propre site. Et c'est tant mieux, car "Sun Sun Sun", loin de la déglingue grandiose du dernier album (que j'aime aussi beaucoup par ailleurs), est une délicieuse gâterie pop pleine de "Ouh ouh ouuuh" et de "Ah ah aaah". Une sorte de retour vers le Metal Molly hyper-mélodique de "The Golden Country", mais qui conserve aussi ce petit côté oblique sans lequel Sukilove ne serait plus Sukilove. Très fort.

 (photo: www.madelienwaegemans.be )

SUKILOVE : "Sun Sun Sun"

D'autres titres de Sukilove sont disponibles sur leur site internet.

Visitez aussi leur page MySpace.

Achetez les disques de Sukilove.

par J.P. Moya publié dans : Belgique
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Mercredi 8 août 2007

Quoi de mieux pour refermer ce festival qu'un concert de 18th Dye ? S'il y a un groupe que je pensais ne jamais voir sur scène, c'est bien celui-là: plus de nouvelles depuis 1995, date de leur dernier album "Tribute to a bus", et des musiciens impliqués dans leurs projets personnels respectifs qui semblaient parfois fort loin de leur groupe originel (l'électro de Test)... Alors, qu'est-ce qui les a poussé à se reformer après plus de dix ans d'absence ? Sans doute pas, comme beaucoup d'autres, l'opportunité de regarnir leurs portefeuilles: 18th Dye - malgré un noyau de fans purs et durs - n'a jamais connu qu'une très relative notoriété. Peut-être simplement le plaisir de se retrouver pour jouer à nouveau la musique qu'ils aiment ? Car contrairement à leurs collègues Speaker Bite Me, dont la reformation récente s'apparente à une nouvelle naissance, le trio germano-danois reprend les choses à l'endroit exact où il les avait laissées en 1995. Un concert de 18th Dye, c'est une virée nostalgique en chronosphère, manettes bloquées sur le début de la décennie 90, les années glorieuses du noisy-rock américain façon Sonic Youth, Hüsker Dü ou Pixies. D'ailleurs toute la vieille garde du rock danois est là, au premier rang du public, de Jim Holm (qui enregistra le groupe sur Cloudland) à Nikolaj Nørlund (leur ex-compagnon de label), en passant par Jesper "Yebo" Reginal (le Grand Mogol de Crunchy Frog). 

 (18th Dye @ Gran, 02/06/07, photo: rockomondo)

Il n'aura pas fallu longtemps aux musiciens de 18th Dye pour retrouver leurs marques. C'est soudés et au meilleur de leur forme qu'ils apparaissent ce soir. Piet Breinholm Bendtsen a sorti sa frappe sèche et cinglante des grands jours, les deux autres taillent dans le vif, nerveux, précis, mordants. L'électricité est presque palpable. Pour un peu, on s'attendrait à voir jaillir des étincelles des amplis et des instruments. En ce qui concerne le répertoire, J'ai toujours un peu de mal à me rappeler les titres des morceaux dans le feu de l'action. Mais je sais que tous les classiques des deux albums sont de la partie, y compris mon préféré, "Whole wide world", vieux de 15 ans et toujours aussi terrassant . Les nouveaux morceaux s'intègrent parfaitement aux anciens, signe qu'ils sont au moins aussi bons, mais qu'il ne faudra sans doute pas s'attendre à de grands bouleversements sur l'album qu'18th Dye est en train d'enregistrer. Personnellement, ça me va très bien comme ça. Quand on est les meilleurs dans sa catégorie, pourquoi irait-on faire le zouave sur la pelouse des voisins ? Anachronique, le noisy-rock de 18th Dye n'en est que plus précieux. Qui d'autre aujourd'hui serait capable de nous faire ce genre de musique avec une telle maîtrise et une telle efficacité ? Uh ? Des noms ?

Ecoutez 18th Dye sur leur page MySpace.

Après ce rêve devenu réalité, je pouvais mettre sans regret un terme à ce festival Spot 2007. En deux jours (+ la soirée d'ouverture), j'avais vu - en totalité ou partiellement - 24 concerts et vibré à beaucoup d'entre eux. Le prochain Spot aura lieu les 5, 6 et 7 juin 2008. J'y serai.

par J.P. Moya publié dans : Spot 2007
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