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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 23:45

A peine remis du choc Existensminimum, je me précipite vers Images pour le concert de Jose Gonzalez. Cela fait déjà deux fois que j'aurais pu le voir dans d'autres festivals et que ça ne s'est pas fait pour diverses raisons. Aussi, ce soir je suis bien décidé à ne pas le manquer et je me dépèche pour arriver à l'heure. Images est un nouveau lieu à Groningen, un mélange de brasserie et de cinéma d'art et d'essai. Le décor est sans doute un peu branchouille, mais n'empèche, il ne me déplairait pas d'avoir un endroit comme celui-là à Reims. Seulement, lorsque j'arrive à la porte de la salle après avoir traversé les tablées de dineurs bobos, le concert affiche déjà complet. L'effet pub Sony ? Pas impossible, mais ça me fait rater mon troisième rendez-vous avec Jose Gonzalez. Dommage...

Solution de repli, le Vera, la salle rock par excellence de la ville, où se produisent Dungen, d'autres Suédois précédés par une flatteuse réputation. Lorsqu'ils entrent en scène, c'est un peu comme si l'on tombait dans une faille de l'espace temps et qu'on se retrouve au début des années soixante-dix: chevelures luxuriantes, jeans pattes d'eph', instruments millésimés, visiblement ces garçons se sont trompés d'époque. Il y a même un gros orgue Hammond rafistolé au chatterton, copie conforme de celui de Keith Emerson, et dont on imagine qu'au cours de sa longue existence, il a du faire suer de la bière à quelques roadies. Evidemment, la musique s'accorde à l'image, un vrai festival de fuzz et de wah-wah dispensé au cours de longs passages instrumentaux semi-improvisés où chacun des musiciens, tête baissée sur son instrument, semble parti dans son petit trip personnel. Manque plus que le solo de batterie d'In-A-Gadda-Da-Vida et les odeurs de patchouli pour que la fête soit complête. Soupçonnant que tout ça pourrait fort bien ne pas tarder, je préfère m'éclipser discrètement.

 ( Dungen à Vera, 13.01.2005)

Finalement, ceci me permet d'arriver en avance au Minerva pour le concert que j'attends avec le plus d'impatience, celui de The Robocop Kraus. Minerva est un complexe culturel de construction récente située au sud du centre-ville. Et déception en y arrivant: la superbe grande salle est occupée par les très bourrins Gods Of Blitz ( ! ) tandis que The Robocop Kraus est relégué dans une sorte de hall sans profondeur et sur une scène de fortune. L'après-midi, j'avais vu le groupe interprêter quelques morceaux en showcase à Plato et c'était déjà formidable, mais j'avais eu le sentiment que le chanteur l'avait joué à l'économie, qu'il s'en était gardé un peu sous le coude. Et effectivement, dés qu'il arrive sur la scène du Minerva, on peut juger de la différence. Là, c'est tout de suite à fond et sans retenue. Comme ces cinéphiles qui se mettent toujours au premier rang pour se faire "avaler" par le film, lui se tient en permanence en équilibre à l'extrème bord de la scène, au plus près du public. Et quand ce n'est plus suffisant, il plonge carrément dedans, fendant la foule pour aller à la rencontre des spectateurs du fond de la salle. S'il n'y avait qu'un seul un mot pour définir The Robocop Kraus, ce serait  "générosité". Ces types vous en donnent plus. Et ils ne se la pètent pas, ce qui change agréablement de certains branlotins Britanniques. Le groupe, toujours au maximum, jouera ainsi de larges extraits de son fantastique dernier album ( Aaah, " All the young men" en live !!), mais aussi de nombreux titres tirés des disques précédents. Pour finir, Thomas Lang démontera sans ménagement la batterie - alors que son utilisateur est toujours en pleine action - arrêtant ainsi irrémédiablement le concert. Les musiciens sont à tordre, ce qui ne les empêchera pas de revenir saluer tous en rang, en se tenant par les épaules, comme au théâtre. Le genre de petit détail qui vous fait les aimer encore plus.

 
 ( Thomas Lang ne fait pas semblant à la Cantina du Minerva, 13.01.05)

JOSE GONZALEZ : quatre morceaux en écoute sur www.myspace.com/josegonzalezmusic

THE ROBOCOP KRAUS : trois morceaux en téléchargement libre sur www.myspace.com/therobocopkraus . D'autres sont toujours disponibles sur la page que j'avais consacrée au groupe il y a quelques temps et qui se trouve ici. Et puis aussi deux vidéos ici.

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Published by J.P. Moya - dans Allemagne
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commentaires

X 31/01/2006 21:37

Cher monsieur !
C'est avec amusement (qui s'est rapidement transformé en agacement ) que j'ai parcouru votre prose intitulée " Eurosonic the Robocop  Kraus " et plus particulièrement l'article ou vous pourfendez maladroitement DUNGEN et les magiciens que sont  KEITH EMERSON et IRON BUTTERFLY.
Si vous aviez connu cette "époque " comme vous le clamates, vous sauriez que la Fender sur laquelle cet éphèbe transporte son public n'est pas un instrument " millésimé " ( terme employé encore mal à propos puisque toutes les Fender  comportent un numéro qui correspond à leur date de fabrication et par là mème à leur millésime.Une Fender numérotée N 9xxxxxx est la xxxxxx guitare fabriquée dans la décénnie Nine, année 9, soit 1999 ; une E 1xxxxxx = Eighty one etc....Je présume donc que votre dilletantisme en matière instrumentale, tout au moins,  vous a fait écrire " millésimé " plutot que " vintage". ) pour la bonne raison qu'elle a un micro double coté manche et qu'on n'en trouve pas sur cet instrument vintage dont vous parlez ironiquement.
Cet aspect " vintage " ( voir dictionnaire ) de la chose  (la guitare ) ne peut donc avoir que deux explications:  1) ce jeune virtuose est une bète de travail, répétant sans relache ni compromis les plans que nous ont légués nos pairs, faisant sien l'adage de TED NUGENT " jouez , jouez, jouez  jusqu'à ce que la forme de votre guitare soit imprimée sur votre poitrine et là vous saurez que vous avez  progréssé" , ce qui expliquerait la virtuosité du virtuose ;2) il est trés peu soigneux ( la guitare ayant créé la polémique, dont vous ètes seul responsable, n'ayant pas de valeur ajoutée marchande et encore moins émotionnelle ) et si vous préférez "il s'en fout " et dans ce cas possible mais peu probable il n'en a que plus de mérite de si bien virtuoser sur un instrument peu virtuosable.
Vous voyez donc qu'à moi , on ne la fait pas.
Je ne vous salue pas. Je vous méprise.
PS ( Post  Scriptum NDLR ).Dansl'article suivant intitulé " Eurosonic: Existensminimum " (c'est tout ce qu'on leur souhaite mème si l'on n'a  rien contre les crétins qui portent des chemises pareilles ) vous gribouillez :"Ce que j'aime le plus dans un festival ".
Apprenez cher monsieur que cette tournure de phrase n'est point française. Il eut été plus correct d'écrire " Ce que je préfère '.Je fais cette remarque presque amicalement, peut ètre avez vous des origines étrangères !!!  
X
                                                            
 

J.P. Moya 01/02/2006 09:24

Cher M. X,
1) Je vous ai démasqué.
2) Je vous saurais gré de ne plus pointer à mon lectorat assidu et encore moins à mes fan(e)s énamouré(e)s mes lacunes en matière guitaristique. Ceci d'autant plus que votre laîus sur le millésime des Fender se révèle à peu près aussi passionnant qu'une interview de Lou Reed dans " Guitare Magazine".
Je ne vous salue point non plus, Monsieur.