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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 12:01
... mais vous le saviez déjà bien sûr.
Triste nouvelle.
Ou peut-être pas.
Il faut dire qu'il n'avait plus très fière allure, le guitar-hero, avec son double-menton barbichu, sa bedaine sponsorisée par Budweiser et les treillis informes qui lui servaient de cache-misère.
Une icône du rock, ça ? On aurait dit plutôt une de ces silhouettes anonymes et imbibées qui hantent les terminus Greyhound dans les bouquins de Bukowski ou de Larry Brown.
Ce type-là, je ne le connais pas.
Non, le Ron Asheton dont je veux me souvenir, c'est cet adolescent plutôt beau gosse qui vous dévisage d'un regard indéchiffrable sur la pochette du premier album des Stooges. Ou celui à peine plus vieux, en futal blanc et cuir noir, qui pose allongé sur le tapis oriental de Funhouse. En arborant dans les deux cas sa bimbloterie nazie, le petit enfoiré.
D'ailleurs, contrairement à ce que j'écris plus haut, Ron Asheton n'avait rien d'un guitar-hero. Il se contentait d'appuyer à fond sur toutes les pédales que l'époque mettait à sa disposition et d'extraire de son instrument un flot continu de lave en fusion (les solos) ou d'envolées de gerbes électriques (les riffs). Une activité qui avait plus à voir avec le découpage de côtelettes au hachoir qu'avec les virtuoses chatouillages chers aux esthètes du manche.
Aujourd'hui encore, lorsque je ré-écoute "No Fun", je ressens encore et toujours ce délicieux picotement sur la nuque au moment ou Iggy, en pleine transe, se lance dans ses imprécations "Now lemme hear you tell 'em... lemme hear you tell tell 'em how IIII feel ! I say lemme hear you tell 'em hoow IIII feel !" et là, wham ! Asheton balance d'un seul coup son déluge de fuzz orgasmique et libérateur. Ou "1969": la guitare arrive d'abord en louçedé dans le canal gauche derrière la voix de l'iguane, puis après quelques hoquets la voilà qui explose dans une débauche de wah-wah en nous faisant toucher du doigt la beauté convulsive chère à André Breton.
J'écoute ça, et subitement je me retrouve à quinze ans, bondissant hors d'haleine sur mon matelas et mimant ces solos enfiévrés sur une guitare imaginaire. Ces solos, je pourrais vous les chanter si vous me le demandiez. Je m'en souviens à la note près. Invitez-moi à faire "No Fun" dans un concours d'Air Guitar et je gagne le prix haut la main...
Je me rappelle être entré il y a une paire d'années dans une petite échoppe qui vend du vinyle dans le quartier de Raval à Barcelone. Le disque qui passait sur la stéréo à ce moment-là était "Funhouse". Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas écouté et - alors que j'avais trouvé presqu'immédiatement le disque que je cherchais - je suis resté quand même dans le magasin à fouiller dans les bacs jusqu'à ce que la face se termine. Rien que pour le plaisir. Parce que c'était bien.
Ron Asheton.
Il est mort, ce con.
Merde.
 (Ron Asheton: meilleur à la guitare que dans le choix de ses fringues)

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Published by J.P. Moya - dans Etats-Unis
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