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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 00:57

J'étais très impatient de découvrir Doi sur scène après l'excellente impression que m'avait laissé leur E.P. "In the unlikely event of loss in cabin pressure" en 2004. Le Kuntsbygningen, très chic dans ses boiseries couleur miel et son dépouillement tout scandinave, est en fait une galerie plus qu'une salle de concert. On y présent d'ailleurs pendant la durée du festival une passionnante exposition de photos rock, dont je regrette à présent de n'avoir pas acheté le catalogue. Le problème est que, expo oblige, la lumière y reste allumée en permanence pendant que les groupes jouent, ce qui, ajouté au va et vient des visiteurs, n'aide pas vraiment à fixer son attention sur la musique. Tous les groupes que j'aurais l'occasion de voir au Kuntsbygningen vont souffrir de ces conditions de concert, mais Doí peut-être plus que les autres, avec leur musique lente, calme et introvertie, qui aurait mérité l'obscurité dans la salle et un éclairage digne de ce nom. Ceci ne suffit pourtant pas tout à fait à expliquer la déception ressentie.  Doí peine à décoller et encore plus à émouvoir. Malgré mon à-priori favorable et l'envie que j'ai de me laisser emporter par leur musique, je me surprend à m'ennuyer poliment face à ce slow-core hésitant dans lequel j'ai bien du mal à retrouver ce qui m'avait tant séduit sur les démos. Premier album prévu à la rentrée: Doí a intérêt à mettre un sérieux coup de collier s'ils veulent qu'il soit à la hauteur de leur flatteuse réputation.

(Doi @ Kuntsbygnigen)

Hop, un petit 200 m. au pas de course pour arriver à temps à Officerpladsen: c'est là que se produisent à présent les norvégiens de BigBang. Ce n'est pas que je porte généralement beaucoup d'intérêt aux groupe "revival", mais je fais une exception pour BigBang dont les deux derniers albums "Frontline rock n' roll" et "Poetic terrorism" se situent largement au dessus de la moyenne des exercices rétro habituels. le premier est un savoureux pastiche de hard-rock des années '70 avec Led Zep, Deep Purple et Black sabbath en ligne de mire, tandis que le second, plus pop mais moins homogène, y ajoute des instruments acoustiques et des harmonies vocales façon CSN&Y. Sur scène, le trio assure, mais n'échappe pas à un petit côté parodique que les disques étaient pourtant parvenus à éviter. Et surtout les arrangements fouillés des albums sont sacrifiés à l'efficacité "live" et à un niveau sonore digne de Spinal Tap (bouton de volume sur 11). Mais ça fonctionne: le public (nombreux) joue aux haricots sauteurs devant la scène tandis qu'un peu à l'écart le légendaire David Fricke (Rolling Stone) promène sa silhouette déguingandée de vieux Ramones en arborant un sourire de bonne augure.

 (BigBang @ Officerpladsen)

Retour au Kuntsbygningen pour y voir les suédois Hell On Wheels qui viennent de refaire surface après des années de silence avec un enthousiasmant nouvel album ("The Odd Church"). Difficile d'imaginer un trio plus mal assorti que celui-là: un petit brun trapu en overdose de caféine à la guitare et au chant, une fille à la basse tellement impassible qu'on se demande parfois si elle n'est pas entrée en catalepsie, et un batteur qui ressemble à tout (Un producteur de fromage hollandais ? Un constructeur de bateaux norvégien ?) sauf à un batteur de groupe de rock suédois. Je trouve assez injuste de considérer, comme on a déjà pu le lire ça et là, Hell On Wheels comme de simples sous-produits des Pixies. Certes, le trio ne cache pas son admiration pour la bande à Franck Black, mais ce n'est pas leur seule influence: on trouve aussi chez eux une bonne dose de Talking Heads (la voix de poulet étranglé du chanteur, les rythmes syncopés) ainsi qu'une efficacité pop typiquement suédoise héritée en droite ligne des Wannadies et de Popsicle. Le groupe se montre impérial sur le répertoire impeccable de leur nouvel album. Mais le chanteur/guitariste est le seul à assurer le show, et aussi excité qu'il puisse être, ce n'est peut-être pas suffisant - et c'est déjà l'impression que m'avait laissé le groupe à Eurosonic il y a deux ans - pour faire passer ce concert de Hell On Wheels du stade de "très bon" à celui de "mémorable"... Il s'en faut d'un cheveu pourtant. Que cela ne vous dissuade surtout pas d'aller les voir sur scène si vous en avez l'occasion, ni surtout de vous procurer "The Odd Church"...

 (Hell On Wheels @ Kuntsbygningen)

Après être retourné à Officerpladsen pour le concert ultra-vitaminé de Powersolo (voir le compte-rendu ici), c'est finalement à Kuntsbygningen que je terminerai la soirée en compagnie de Larsen & Furious Jane. Mis à part le joufflu Torsten Larsen, le groupe a été totalement remanié depuis que je les avais vu pour la première fois à Spot 10. Mais leur délicat folk-rock est toujours aussi agréable, enrichi depuis par une légère touche jazzy. Et le violoniste d'Under Byen est toujours là, lui aussi, sur ce répertoire tellement différent de celui qu'il intérprête avec son groupe habituel. Malheureusement, le concert est presque terminé lorsque j'arrive dans la salle. Je n'en verrai que les deux derniers morceaux, à mon grand regret, car ça avait l'ait vraiment bien. Et je louperai aussi "Art director", mon titre préféré de leur dernier album "Toursit with a typewriter" que j'écoute en boucle en ce moment.

Il était minuit vingt et il m'aurait fallu attendre encore trois quarts d'heure pour profiter du garage-rock de Baby Woodrose qui refermaient la soirée. La journée avait été longue, et celle de demain le serait bien plus encore. Du coup, je retournais dans ma petite maison perdue dans la forêt pour un peu de repos bien mérité.

(A suivre...)

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Published by J.P. Moya - dans Divers
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