Je m'en vais pour 10 jours à Barcelone. J'essaierai de vous envoyer de temps en temps quelques petites cartes postales musicales pendant mon absence, du genre de celle avec Ainara LeGardon que vous pouvez lire aujourd'hui. Attention, ces messages ne seront pas signalés aux abonnés. Retour des messages quotidiens à compter du lundi 19 septembre. A bientôt.
JP.
Par Jean-Pierre Moya
0
-
Recommander
Etonnante intervention l'autre jour dans l'émission " Café Bazar" sur Inter, consacrée à " L'évolution de l'éducation". Une institutrice de maternelle téléphonait en direct et s'excusait d'être un peu enrouée, parce que, disait elle ( je cite approximativement): " ... en ce début d'année scolaire, je parle et je chante beaucoup. J'en profite aussi pour initier les enfants à l'Anglais, et d'ailleurs il y a des coîncidences bizarres, car la chanson que vous venez de diffuser est justement celle que nous sommes en train d'apprendre en ce moment..."
Or, la chanson qui venait quelques instants plus tôt de passer à l'antenne était... " I feel just like a child" de Devendra Banhart !
( photo: Eric Archer)
Alors, on peut penser ce qu'on veut de Devendra Banhart ( qu'il a beaucoup emprunté à Marc Bolan, par exemple), mais il n'empêche que le fait que des minots de maternelle puissent apprendre ses chansons dans les écoles Françaises m'apparait aujourd'hui comme une pensée plutôt réconfortante. Envoyez-moi l'enregistrement !
DEVENDRA BANHART : " I feel just like a child ( video) "
Par Jean-Pierre Moya
3
-
Recommander
J'ai de sérieux problêmes informatiques, ne vous étonnez donc pas si ce blog reste silencieux pendant quelques temps. Je croise les doigts pour que ça n'arrive pas, mais j'ai bien peur que ce ne soit pas suffisant.
Par J.P. Moya
0
-
Recommander
Bon, ce que je craignais est arrivé: la panne, plus d'ordinateur pendant quelque jours. Le temps de sauvegarder ce qui pouvait l'être, de ré-initialiser tout ça, et hop, ça repart. Heureux de vous retrouver. De ( vrais) articles arrivent, soyez patients encore pendant quelques heures...
Par J.P. Moya
0
-
Recommander
Voilà ce que je vais m'offrir à partir de demain ( oops. à partir d'aujourd'hui en fait: minuit est déjà passé !). C'est l'occasion ou jamais d'ouvrir enfin tous ces livres qui s'amoncellent sur mes étagères. Prochain article le dimanche 20 novembre. D'ici là, portez-vous bien. A bientôt...
Par J.P. Moya
2
-
Recommander
Quand on rédige un audio-blog, on est aussi souvent lecteur ( et auditeur) de ceux des autres. C'est le célèbrissime ( si, si...) " David F. presents... " qui m'a donné envie de me lancer dans cette activité, et à présent, je le consulte régulièrement ainsi que quelques autres, parmi lesquels " This Women Coil", un blog consacré - comme son nom l'indique - aux musiques faites par des filles. Les choix de " This Women Coil" sont toujours avisés et témoignent d'un bel éclectisme. C'est ainsi que récemment on a pu y écouter une chanson traditionnelle chinoise de la province du Yunnan, une délicieuse nunucherie yé-yé de Jacqueline Taïeb en pleine interrogation sur la direction à donner à sa vie ( " mon shetland rouge, ou mon shetland bleu ?") et une goualante très coquine de Colette Renard. J'y ai fait aussi la sirérante découverte de Princess One Point Five. On dirait le nom d'une chanteuse hip-hop, alors qu'en fait, c'est très loin de cet univers qu'évolue l'Australienne Sarah-Jane Wentzki qui se cache sous ce pseudonyme et qui a sorti récemment son premier album " At long last" ( Pharmacy Records).
|
La lecture de l'article de " This Women Coil" à son sujet et l'écoute du morceau qui y est joint m'ont décidé illico-presto à acheter le disque. Vous pouvez en faire autant ici et là, après avoir écouté ce second titre:
PRINCESS ONE POINT FIVE : " By the time I get to Phoenix"
Par J.P. Moya
0
-
Recommander
Les Transmusicales de Rennes se dérouleront à partir de demain et jusque samedi inclus, avec un programme faisant la part belle aux américains, aux anglais et aux français, et qui me laisse... euh, un peu perplexe. Je le suis plus encore à propos de la maigre délégation européenne dont voici quelques échantillons :
- SHOUT OUT LOUDS (S) : " The comeback" ( real audio)
- SHOUT OUT LOUDS (S) : " Very loud" ( real audio)
( En concert le 8 décembre, Hall 4)
( photo: Malcolm Fallenius)
DATAROCK (N) : " Computer camp love" ( vidéo par Tor Kristian Liseth & Fredrik Saroea)
( En concert le 9 décembre, Hall 9)
( photo: Knut Aaserud)
WHO MADE WHO (DK) : 1er album en écoute sur leur site internet ( choisissez "media" puis "music")
27èmes Rencontres TransMusicales, les 8, 9 et 10 décembre 2005, Parc Expo, Rennes aéroport, www.lestrans.com
Par J.P. Moya
0
-
Recommander
30 days est un projet concocté par les Canadiens du label Peppermill Records. Comme son nom l'indique, il s'agit de réaliser en trente jours une compilation sur le bon vieux principe du " Cadavre exquis". Les artistes choisis reçoivent à minuit le morceau réalisé par l'artiste qui les précède sur un calendrier défini à l'avance. A partir de ce moment, ils ont 24 heures pour réaliser leur propre contribution et l'envoyer à leur tour à l'artiste suivant, lequel se doit d'assurer la continuité musicale avec ce qu'a fait son immédiat prédécesseur. Le but du jeu étant d'obtenir 2 longues plages de 15 morceaux enchainés. Démarré le 12 Décembre dernier, le projet vit actuellement ses derniers jours et nous a réservé hier une belle surprise sous la forme d'un morceau inédit de Polichinelle, dont on avait déjà chanté les louanges sur ce même blog.
|
En attendant que Serafina et Bubu sortent un véritable album ( c'est en projet), ce petit hors d'oeuvre me met en joie. C'est complêtement barré, complêtement envoûtant, complêtement les-mots-me-manquent, et je crois que décidément, plus j'écoute leur musique, et plus j'aime Polichinelle.
POLICHINELLE : " Dans my poitrine" ( " 30 days: january 6th 2006")
N'ignorez pas non plus les autres participations à " 30 days", ce serait dommage, d'autant plus que tout est disponible librement sur le site de Peppermill Records. D'ailleurs, cette expérience prenant fin, ces derniers se préparent à en lancer une seconde. Cette fois-ci, cela s'appellera " Antipop" et il s'agira de confectionner des tubes pop, taillés pour les radios, en détournant les instruments de leurs fonctions habituelles, ou en utilisant des sons n'ayant rien à voir à priori avec la musique. On est curieux d'entendre ce que ça va donner.
Par J.P. Moya
0
-
Recommander
Chose promise....
C'est dans l'église dont vous voyez le clocher qu'a eu lieu le concert d'ouverture du festival avec le "métal médiéval" des allemands Corvus Corax, délivrant leur propre version de Carmina Burana ( pas celle de Carl Orff) avec force bombardes, cornemuses, choeurs et grand orchestre. Burps ! Sans moi, merci, encore que ca devait être rigolo cinq minutes ( mais peut-être pas plus). A part ça, plein de bonnes choses, je vous raconte tout à mon retour car je suis en train de taper ce message à l'Office de Tourisme et des gens attendent leur tour...
A bientôt.
Par J.P. Moya
0
-
Recommander
Par où commencer pour inaugurer ce festival alors que tant de groupes se produisent en même temps ? J'hésite entre les italiens de Afterhours et les Néerlandais de Ghost Trucker. Allez, honneur à la spécialité locale, d'autant plus que cette réunion de musiciens venant de quelques uns des meilleurs groupes Néerlandais du moment ( Alamo Race Track, Caesar, Seesaw, Kopna Kopna) ne devrait normalement pas réserver de mauvaise surprise. Et effectivement, dans le vieux ballroom poussièreux et rococo de De Beurs, les Ghost Truckers sont tout à fait à leur place avec leur pop mélodique et douce-amère. Est-ce du au son des instruments vintage ? Il y a comme une sorte de nostalgie diffuse qui émane de ces morceaux dont aucun n'est pourtant vraiment triste. Un sentiment encore renforcé par la projection de vieux films couleur sépia derrière le groupe. Le concert est agréable, pourtant on a l'impression que Ghost Trucker reste en retrait, qu'ils ne délivrent pas encore tout ce dont ils sont capables. Rendez-vous lorsque sortira l'album, prévu chez Excelsior.
|
( photo: www.eurosonic.nl )
GHOST TRUCKER : " I got the strangest thoughts" ( extrait:1 mn 30)
Pas le temps de courir au Simplon, la seule salle un peu éloignée du centre pour écouter les Allemands de Napoli Is Not Nepal. Pas envie non plus de revoir le Suédois Thomas Denver Jonsson qui ne m'avait pas convaincu l'aprés-midi en showcase à Plato ( le meilleur disquaire rock de la ville). Du coup je zappe la tranche horaire, et ne connaissant rien de ce qui passe ensuite, je me dirige tranquillement vers la Muziekschool où vont se produire les Suisses de Marvin. Mauvaise pioche ! La Suisse nous réserve parfois d'excellentes surprises, mais pas avec ce groupe de pop passe-partout qui sonne comme un millier d'autres. Après avoir écouté deux morceaux ( le second vraiment par acquis de conscience) je fonce au Mutua Fides pour ne pas manquer les Danois de Spleen United. A la simple vue de l'empilement de Roland et de Korg qui déborde de la scène, on se doute bien qu'on n'est pas venu voir du Country & Western. Et effectivement, Spleen United excelle dans une musique synthétique venue en droite ligne du début des années 80, qui peut rappeller Depeche Mode dans son inspiration la plus sombre ou encore Ultravox période John Foxx. J'avais déjà vu jouer le groupe l'été dernier au Danemark, dans une salle trop grande, sur une scène trop grande, et j'en était ressorti avec une impression mitigée. Mais les quelques échos qui m'étaient parvenus entre temps de leur récente prestation Parisienne m'avaient donné très envie de tenter un deuxième essai. Bien m'en a pris ! Malgré leur air de n'avoir pas dormi depuis trois jours, les hommes en noir ont donné à Eurosonic un concert d'une puissance incroyable. La musique de Spleen United en live est avant tout une expérience physique. Le groupe utilise toutes les possibilités des sons synthétiques pour faire naitre des fréquences qui vous traversent le corps, vous cueillent au plexus, brouillent les ondes de votre cerveau. Il y a quelque chose de chamanique dans cette manière de susciter la transe, renforcée encore par un des light-shows les plus agressifs qu'il m'ait jamais été donné de voir, à base d'éblouissants stroboscopes dirigés vers le public. Epileptiques s'abstenir. Mais avec ce concert coup de poing, Spleen United a mis le public dans sa poche. Premier gros succès du festival ! Il était onze heures, j'avais juste le temps d'aller boire un thé au B&B et de ressortir pour assister au concert d'Audiotransparent au Shadrak, juste à coté de l'endroit où je loge. Mais de tout ça, je reparlerai demain...
|
( Spleen United au Studenterhuset de Aalborg, photo: jint, www.jint.dk )
SPLEEN UNITED: " In peak fitness condition" ( vidéo)
Achetez l'album de Spleen United.
Par J.P. Moya
0
-
Recommander
Commentaires