Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Norvège

Terminé les premiers de la classe version coincée avec raie sur le coté. La promotion du troisième millénaire s'affiche en chic négligé avec l'assurance et la décontraction de ceux qui se savent meilleurs mais n'en font pas des tonnes pour autant. Prenez Sondre Lerche par exemple. Lorsque je l'ai vu pour la première fois, il n'avait même pas vingt ans et mettait dans sa poche en trois accords de guitare une salle de 3000 spectateurs même pas venus pour lui. Ce qu'on appelle familièrement "se balader". Depuis ce jour, on a toujours gardé un oeil sur le petit gars Lerche. On l'a vu grandir, on a assisté via son blog à l'édification de sa culture musicale. Je me souviens encore de son enthousiasme le jour où il a découvert la musique de Prefab Sprout: C'était à la fois drôle et touchant de le voir s'enflammer ainsi pour des disques sortis des années plus tôt, .

 

Aujourd'hui, Sondre Lerche se balade toujours autant, et ça commence à se savoir. C'est d'ailleurs sur le label américain Rounder - Lerche vit aujourd'hui à Brooklyn - que sort son impeccable "Heartbeat Radio". On y retrouve le goût immodéré du norvégien pour les "musicals" et toute la musique populaire américaine des années trente à cinquante. Mais aussi ce que ses récentes découvertes musicales lui ont inspiré. Sur l'album précédent, c'était Costello, ici on est plus du coté de Scritti Politti et d'Aztec Camera (et pour Prefab Sprout, essayez donc "I cannot let you go" !). Les mélodies sont toutes craquantes, les arrangements inspirés et délicieusement rétros (c'est Sean O'Hagan qui s'y colle dans le rôle de Van Dyke Parks), et le tout dégage une désarmante impression de facilité. Pas la moindre trace d'effort. Tout coule de source. On dirait que Sondre Lerche n'a eu qu'à s'asseoir pour que ces chansons épatantes lui arrivent miraculeusement et qu'il n'ait plus qu'à les chanter, avec le même détachement amusé qu'il semble avoir en toute chose. De quoi pourrir la vie à tous les laborieux, c'est sûr. Mais on n'y peut rien: la vie est injuste. Et ce serait quand même bête qu'un vieux remugle de jalousie malvenue vous fasse passer à coté de ce petit joyau.

SONDRE LERCHE : "Good luck" (extrait de "Heartbeat radio", 2009)

Ecoutez "Heartbeat radio" (la chanson) sur Stereogum.com

Visitez la page MySpace de Sondre Lercle.

Achetez "Heartbeat Radio".

Mais quelle idée a eu Ida Maria de retoucher son idéal premier album ? La demoiselle a beau arguer qu'elle désirait nous montrer une autre facette de sa personnalité, est-ce que ça n'aurait pas pu attendre une prochaine fois ? Parce que moi, je l'aimais bien tel qu'il était, son "Fortress round my heart": concis, nerveux, péchu, près de l'os. Alors c'est vrai, on gagne dans l'opération un bon quart d'heure de musique supplémentaire, mais c'en est fini par contre de l'irrésistible dynamique qui boostait  la version originale. Dommage...
De toute façon, ce n'est pas de cette réédition dont je voulais vous parler, mais de la session ébouriffante que la norvégienne vient d'enregistrer pour Daytrotter. On a déjà évoqué ici ce webzine qui est un peu à l'ère numérique ce qu'étaient  les sessions de John Peel à l'ère radiophonique. Les concerts proposés y sont souvent d'excellente qualité, mais celui d'Ida Maria est plusieurs crans au dessus encore. Toute l'énergie qu'on ne faisait que deviner dans les enregistrements studio explose ici en salves électriques et libératrices. Un condensé vital de tout ce qu'est - ou devrait être - le rock n'roll: arrogant, débraillé, pas poli, mal dégrossi et surtout incroyablement vivant ! Dans ce contexte, même les chansons plus lentes impressionnent: Ida Maria y rugit à la limite du pétage de cable et c'est tout juste si ça ne file pas la pétoche.. Du coup, on guette avec avidité les dates de concerts pour être sûr de ne pas la louper si elle passe un jour dans le coin. Et on est bien emmerdé: le disque de l'année n'est pas un disque !
 

Il y a peu de temps encore, on pouvait télécharger directement et sans autre formalité les sessions Daytrotter depuis leur site. A présent, il faut s'inscrire auparavant (ce qui reste un désagément bien mineur en regard de toutes les jolies choses qu'on y trouve).

IDA MARIA : "Daytrotter session" (5 chansons: "Oh My God" "I like you so much better when you're naked" "Morning light" "We are all going to hell" "Everybody's always alone")

Visitez la page MySpace d'Ida Maria.

Achetez "Fortress round my heart".

Quelques angles: c'est ce qui manquait peut-être au premier album de Dylan Mondegreen ("While I walk you home", Division 2007) pour être totalement enthousiasmant. Cette classieuse collection de chansons trop polies n'en était pas moins plus qu'honnête, et s'il venait à quelqu'un l'idée de trouver un équivalent auditif à la dégustation d'une madeleine mouillée de thé au lait, nul doute que les douceurs de "Something to dream on", "Broken French", "That mortal kiss" ou l'inusable "Wishing well" feraient parfaitement l'affaire. Bonne nouvelle pour ces pieds-tendres, Dylan Mondegreen revient avec un nouvel album "The world spins on" disponible à partir 31 août prochain. En guise de hors d'oeuvre, il nous envoie ce "(Come with me to) Albuquerque" plus que prometteur. On y ajoutera la jolie reprise du "Animal" de Hiawata! - Tore, leur leader, est le beau-frère de Mondegreen - disponible sur leur nouvel EP.

 

DYLAN MONDEGREEN : "(Come with me to) Albuquerque" (extrait de "The world spins on")

DYLAN MONDEGREEN : "Animal" (Hiawata! cover)

Visitez le site internet de Dylan Mondegreen.

Et aussi sa page MySpace.

Achetez le premier album de Dylan Mondegreen.

C'est avec eux qu'on avait commencé l'année 2007 sur ce blog. Deux ans et demie plus tard, Ophelia Hope est - enfin ! - de retour avec son premier album. On y retrouve le gracieux mélange de pop, de bossa et de jazz qui nous avait séduit dés les premières démos. J'en vois qui baillent déjà et ils ont tort. Certes, Ophelia Hope n'a rien de révolutionnaire. mais le groupe nous épargne heureusement le sirop lénifiant trop souvent de rigueur dans ce registre musical. Le mérite en revient en grande part au pianiste, compositeur et arrangeur australien Paul Holden. Son goût pour les ambiances cinématographiques donne à l'album une belle gueule d'atmosphère et offre un écrin idéal à la voix feutrée d'Ingrid L Manger. Les deux font merveille sur cet "Albatross" qui ouvre l'album et que je vous avais déjà chaudement recommandé en mai 2007. A l'époque, le morceau n'était pas disponible en téléchargement gratuit. Aujourd'hui, il l'est.

 

OPHELIA HOPE : "Albatross" (Extrait de Ophelia Hope, 2009) 

Visitez le blog d'Ophelia Hope.

Et aussi leur page MySpace.

Achetez l'album d' Ophelia Hope.
Il y a ceux qui ajoutent, qui additionnent, qui entassent, qui empilent, qui agglutinent.
Et puis il y a les autres, ceux qui soustraient, qui donnent de l'air, qui vont à l'essentiel.
Picidae (c'est le nom latin du pivert) appartient clairement à la seconde catégorie. Leur musique évoque les paysages de leur pays, le calme miroir des fjords, là ou se reflètent les montagnes et le ciel changeant de Scandinavie. S'y rencontrent une (belle) voix féminine, quelques notes de trompette triste, des accords de lyre aux accents médiévaux, le tintement givré d'un glockenspiel. Et autour, le silence....
Sigrun Tara Øverland et Eirik Dørsdal avaient déjà participé à de nombreux projets musicaux avant de se rencontrer pour former Picidae. C'est sur les chansons apaisées, presqu'immobiles de leur E.P. "Yes make me dream" que se termine ici l'année 2008.
Avec l'espoir que 2009 vous apporte douceur et belles émotions. Bonne année à tous...

 
 (photo: Ann Iren Ødeby)

PICIDAE : "Bullitproof" (extrait de "Yes make me dream", 2008)

Avec l'aimable autorisation de Picidae.

On peut écouter aussi des chansons de Tara, l'un des autres projets de Sigrun Tara Øverland:

TARA : "Good bye"

TARA : "Dream of red jogging shoes"

Visitez la page MySpace de Picidae.

Achetez leur E.P.
Il y a près de dix ans que Finn Coren travaillait sur ce projet de mettre en musique la poésie de son compatriote Olav H. Hauge. Mais une méchante maladie et l'ampleur de la tâche en avaient sans cesse retardé l'aboutissement. Maintes fois repoussé, annoncé en dernier recours pour l'automne 2006, ce n'est que maintenant qu'on peut finalement découvrir le résultat de ces longues années de travail. Et l'attente en valait la peine. Déjà connu pour sa mise en musique des poèmes de W.B. Yeats et de William Blake, Finn Coren a de manière évidente beaucoup investi dans ce projet. A-t-il craint pour sa vie pendant sa réalisation ? Lui seul pourrait le dire, mais à l'écoute de ces deux CDs de plus d'une heure chacun, on a souvent l'impression qu'il a enregistré cet album comme s'il pouvait être le dernier, en donnant tout ce qu'il pouvait donner. Parfois, il ne chante même plus, disant simplement les textes par dessus la musique d'une voix qui semble à quelques occasions prête à s'éteindre totalement, et c'est poignant. Pour habiller ces très beaux textes - heureusement traduits en anglais dans le livret -, Finn Coren a fait appel à une quinzaine de musiciens venus d'horizons les plus divers et créé des arrangements à la fois riches et variés, allant du rock très électrique de "Eit tre i brand" jusqu'au Philly Sound sophistiqué de "Vaarkjening II" en passant par la pop néo-psychédelique de "Sju vindar" et "William Blake". Le plus souvent cependant, c'est sur un lit de ballades acoustiques ourlé de cordes, de cuivres et de choeurs féminins qur Finn Coren nous offre de découvrir, dans cette rugueuse langue norvégienne un peu difficile à apprivoiser lors des premières écoutes, la poésie de Olav H. Hauge. Si le but était de nous la faire aimer, c'est réussi. Après avoir écouté l'album, on n'a qu'une envie: se plonger plus à fond dans l'oeuvre du poète. Mais on a aussi le droit - même si c'est dommage - de se ficher comme d'une guigne de cette dernière. La poésie, ici, est aussi dans la musique.


FINN COREN : "Vinternatt" (extrait de "I draumar fær du", 2008)

Décédé en 1994, Olav H. Hauge est considéré aujourd'hui comme l'un des plus importants poètes norvégiens contemporains. De toute sa vie, il n'a jamais quitté sa petite ville de Ulvik où il exercait la profession de producteur de pommes. Il a également traduit de nombreux poètes en norvégien. Sa poésie épurée, souvent inspirée par la nature et facile d'accès a été traduite pour la première fois en français l'année dernière ("Cette nuit l'herbe est devenue verte", Editions Rafael de Surtis, 7 rue Saint-Michel, 81170 Cordes-Sur-Ciel).

Tel est le rêve

Tel est le rêve que nous partageons
Quelque chose de merveilleux va arriver
Qui doit arriver...
Le temps va s'ouvrir
Le coeur va s'ouvrir
Les portes vont s'ouvrir
La montagne va s'ouvrir
Les sources vent jaillir
Le rêve va s'ouvrir
Un beau matin nous glisserons
Sur une vague que nous ne connaissions pas.

(Traduction: Eva Sauvegrain et Pierre Grouix)

Visitez le site internet de Finn Coren. Et aussi sa page MySpace.

Achetez l'album de Finn Coren.

On avait évoqué ici-même il y a peu les douceurs pop scandinaves de Dylan Mondegreen, et c'est au même rayon de confiseries nordiques qu'on retrouve aujourd'hui Jeremy alias Lars Christian Olsen et Øyvind Hatleskog. Depuis le premier post qui leur avait été consacré dans ces pages, les deux jeunes norvégiens ont enfin mis la touche finale à leur premier album "Smells like rain, Feels like the sun", disponible dés demain dans les bacs des disquaires locaux. Difficile d'en faire la chronique en se contentant des extraits de 30 secondes présentés sur les sites de téléchargements. Néanmoins, leur écoute se révèle suffisamment frustrante pour laisser présager d'un excellent cru. Entrée dynamique avec le nouveau single "Silly Love Songs" suivi du tubesque et déjà apprécié "Make Love Not War", ralentissement progressif dans la seconde partie de l'album avec quelques titres plus doux et acoustiques, reprise finale sur une trilogie de morceaux brillants et accrocheurs: voilà un programme qui semble plus que prometteur. A réserver quand même aux amateurs de sucré plus qu'aux inconditionnels de cuisine épicée. 

 (Jeremy, photo Trond Sørås)

JEREMY : "Silly Love Songs" (extrait de "Smells like rain...", 2008)

"Little Boy" un autre morceau du premier album de Jeremy est disponible en téléchargement gratuit sur la compilation proposée par le site musical eardrumsmusic.com

Visitez la page MySpace de Jeremy.

Téléchargez légalement leur album.
La scène se passe avant l'amour. La fille est assise au bord du lit, face à l'objectif, en train de défaire les boutons de sa robe ultra-serrée. Ses jambes sont jointes et son attitude un peu tendue. Sa première fois ? Le garçon lui est au fond de la pièce, déjà à moitié nu, décontracté - ou feignant de l'être - avec son déhanché de statue grecque. Il tourne élégamment le dos à sa partenaire et fait mine de s'intéresser aux photos encadrées posées sur la coiffeuse (mais on soupçonne que ce n'est pas un hasard s'il s'est mis devant le miroir). Le mobilier est démodé et situerait volontiers l'action dans les années 40-50, s'il n'y avait l'allure contemporaine des deux protagonistes. Une chambre d'hôtel un peu cheap peut-être ? Mais dans ce cas il n'y aurait pas de photos sur la coiffeuse. La chambre des parents alors ? Pas des grands-parents quand même ?
Quoiqu'il en soit, on a envie d'en apprendre plus sur ces deux-là, et aussi d'écouter le disque qu'illustre cette jolie photo aux teintes dorées. "While I walk you home", premier album du norvégien Dylan Mondegreen (alias Børge Sildnes) avait été l'une des plus jolies réussites pop de l'année passée. Cinq de ses morceaux - dont l'indispensable "Wishing well" - viennent d'être proposés en téléchargement gratuits via Last.fm. pour une durée limitée. Profitez-en tant qu'il est encore temps.
 

DYLAN MONDEGREEN : "Wishing well" (extrait de "While I walk you home, 2007)

DYLAN MONDEGREEN : "Girl in grass" (idem)

DYLAN MONDEGREEN : "My favourite songs" (idem)

DYLAN MONDEGREEN : "Broken French" (idem)

DYLAN MONDEGREEN : "While I walk you home" (idem)

Retrouvez Dylan Mondegreen sur sa page Last.fm

Et aussi sur sa page MySpace.

Achetez l'album de Dylan Mondegreen.

A l'origine, Alpine Those Myriads! était un duo formé de Gypus Chelofan et de Elijah Noah. A cette époque, le nom du groupe se terminait par un point d'exclamation. Puis Elijah Noah s'est exilé en Irlande pour former Thinguma*JigSaw, et depuis, Alpine Those Myriads? se termine par un point d'interrogation. Comprenne qui pourra.... D'ailleurs faut-il vraiment chercher à comprendre quelque chose à ce projet norvégien totalement barré ? Emballé dans une pochette au graphisme plus qu'étrange, "Yr Royal Jetlag Gospel", seul album d'Alpine Those Myriads à ce jour, est un objet sonore non-identifié qui mèle allègrement ballades folk, musique expérimentale, cabaret berlinois, free jazz, et rock progressif, tout cela parfois réuni au sein d'un même morceau. Violemment expressionniste, la musique d'Alpine Those Myriads! provoque le même sentiment inconfortable - mélange de répulsion et de fascination - qu'on peut éprouver à la vision d'oeuvres d'artistes dérangés mentalement. On ne saurait dire précisément si on aime ou pas, mais l'attraction magnétique est forte, qui nous oblige à y revenir, presque à notre corps défendant. Depuis le départ d'Elijah Noah, Alpine Those Myriads? a sorti un mini-album intitulé "Our prolonged black rebirth". Gypus Chelofan semble enfin y avoir trouvé sa voie, sur des morceaux bien moins éclatés que par le passé mais qui n'en sont que plus passionnants. Il sera intéressant de voir s'il continue sur cette lancée prometteuse avec l'album annoncé pour l'année prochaine. Si c'est le cas, "Our prolonged black rebirth" pourrait bien se révéler rétrospectivement comme l'acte de naissance d'un grand groupe.

 (Elijah Noah at Gypus Chelofan)

ALPINE THOSE MYRIADS? : "We hit with Gods hands" (extrait de "Our prolonged black rebirth, 2007)

ALPINE THOSE MYRIADS? : "I am Rambo (master of Serotonin) " (idem)

ALPINE THOSE MYRIADS! : "Oh Lord, suffocate me" (extrait de "Yr royal gospel jetlag", 2004)

+ Le vidéo-clip de "Der vogelkampf" (extrait de "Yr royal gospel jetlag")

 

 

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Achetez les disques de Alpine Those Myriads?

Il y a des nouvelles dont je me serais volontiers passé en ouvrant mes mails au retour de ma virée toulousaine. Celle du décès de Saint Thomas, par exemple, retrouvé mort dans son appartement d'Oslo le 10 septembre dernier dans des circonstances qui pour l'instant n'ont pas été encore expliquées. Par un curieux hasard, j'avais récemment acheté le dernier album du norvégien "There's only one of me", et j'en avait passé un morceau dans mon émission de rentrée, en racontant notamment les différents problêmes que Thomas Hansen - qui n'en faisait pas un secret - avait connu avant et pendant sa réalisation et comment il avait décidé de s'en sortir (d'où le titre) en suivant une cure de plusieurs mois durant l'été 2006. J'avais eu la chance de voir Saint Thomas en concert lors du festival Eurosonic 2005. Il avait joué sur la minuscule scène de De Spieghel, et j'étais si près de lui que j'aurais pu le toucher. Accompagné aux choeurs et aux percussions par une fille qui semblait être la douceur et la gentillesse incarnée, il avait délivré ce soir là un set impeccable, entrecoupé de tirades bien senties où il avait laissé s'exprimer son humour corrosif (notamment envers le business du disque). C'est Laurent Vaissière (alias Paloma) qui le premier m'avait fait découvrir la musique de Saint Thomas lorsqu'il avait sorti - il y a bien longtemps de cela - son premier album "Surfer's morning" sur son micro-label Darjeeling Sounds. Depuis, j'avais suivi le norvégien tout au long de sa discographie, que je continue à trouver dans son ensemble d'excellente qualité même si pour beaucoup "I'm coming home" (Labels, 2001) en constitue le sommet insurpassable. Un album de 12 titres intitulé "A mouse in a crowded house", le premier composé par Thomas Hansen depuis sa cure, devrait voir le jour début 2008. Reste également l'album qu'il avait enregistré ce printemps avec son amie Ilse sous le nom de Jesus And Princess Maria. Ilse y chante sur les musiques composées et jouées par son compagnon.

Après quoi Saint Thomas va beaucoup nous manquer.

 (photo: Ilse Lazaroms)

SAINT THOMAS: "Invitation" (extrait de "Misterious walk", 2000)

SAINT THOMAS: "Heroes making dinner" (extrait de "Hey harmony" 2003)

Visitez aussi le site internet de Saint Thomas.

Ainsi que sa page MySpace.

Et la page MySpace de Jesus And Princess Maria où vous pourrez écouter leur musique

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