Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée chaque jeudi soir de 21h00 à 23h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et en version courte de 22h00 à 23h00 sur Euradio (101.3, Nantes). La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page MySpace, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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ROCKOMONDO

19 rue de Courcelles

51100 Reims

France

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Jeudi 13 décembre 2007

A l'origine, Alpine Those Myriads! était un duo formé de Gypus Chelofan et de Elijah Noah. A cette époque, le nom du groupe se terminait par un point d'exclamation. Puis Elijah Noah s'est exilé en Irlande pour former Thinguma*JigSaw, et depuis, Alpine Those Myriads? se termine par un point d'interrogation. Comprenne qui pourra.... D'ailleurs faut-il vraiment chercher à comprendre quelque chose à ce projet norvégien totalement barré ? Emballé dans une pochette au graphisme plus qu'étrange, "Yr Royal Jetlag Gospel", seul album d'Alpine Those Myriads à ce jour, est un objet sonore non-identifié qui mèle allègrement ballades folk, musique expérimentale, cabaret berlinois, free jazz, et rock progressif, tout cela parfois réuni au sein d'un même morceau. Violemment expressionniste, la musique d'Alpine Those Myriads! provoque le même sentiment inconfortable - mélange de répulsion et de fascination - qu'on peut éprouver à la vision d'oeuvres d'artistes dérangés mentalement. On ne saurait dire précisément si on aime ou pas, mais l'attraction magnétique est forte, qui nous oblige à y revenir, presque à notre corps défendant. Depuis le départ d'Elijah Noah, Alpine Those Myriads? a sorti un mini-album intitulé "Our prolonged black rebirth". Gypus Chelofan semble enfin y avoir trouvé sa voie, sur des morceaux bien moins éclatés que par le passé mais qui n'en sont que plus passionnants. Il sera intéressant de voir s'il continue sur cette lancée prometteuse avec l'album annoncé pour l'année prochaine. Si c'est le cas, "Our prolonged black rebirth" pourrait bien se révéler rétrospectivement comme l'acte de naissance d'un grand groupe.

 (Elijah Noah at Gypus Chelofan)

ALPINE THOSE MYRIADS? : "We hit with Gods hands" (extrait de "Our prolonged black rebirth, 2007)

ALPINE THOSE MYRIADS? : "I am Rambo (master of Serotonin) " (idem)

ALPINE THOSE MYRIADS! : "Oh Lord, suffocate me" (extrait de "Yr royal gospel jetlag", 2004)

+ Le vidéo-clip de "Der vogelkampf" (extrait de "Yr royal gospel jetlag")

 

 

Visitez aussi leur page MySpace.

Achetez les disques de Alpine Those Myriads?

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Dimanche 16 septembre 2007

Il y a des nouvelles dont je me serais volontiers passé en ouvrant mes mails au retour de ma virée toulousaine. Celle du décès de Saint Thomas, par exemple, retrouvé mort dans son appartement d'Oslo le 10 septembre dernier dans des circonstances qui pour l'instant n'ont pas été encore expliquées. Par un curieux hasard, j'avais récemment acheté le dernier album du norvégien "There's only one of me", et j'en avait passé un morceau dans mon émission de rentrée, en racontant notamment les différents problêmes que Thomas Hansen - qui n'en faisait pas un secret - avait connu avant et pendant sa réalisation et comment il avait décidé de s'en sortir (d'où le titre) en suivant une cure de plusieurs mois durant l'été 2006. J'avais eu la chance de voir Saint Thomas en concert lors du festival Eurosonic 2005. Il avait joué sur la minuscule scène de De Spieghel, et j'étais si près de lui que j'aurais pu le toucher. Accompagné aux choeurs et aux percussions par une fille qui semblait être la douceur et la gentillesse incarnée, il avait délivré ce soir là un set impeccable, entrecoupé de tirades bien senties où il avait laissé s'exprimer son humour corrosif (notamment envers le business du disque). C'est Laurent Vaissière (alias Paloma) qui le premier m'avait fait découvrir la musique de Saint Thomas lorsqu'il avait sorti - il y a bien longtemps de cela - son premier album "Surfer's morning" sur son micro-label Darjeeling Sounds. Depuis, j'avais suivi le norvégien tout au long de sa discographie, que je continue à trouver dans son ensemble d'excellente qualité même si pour beaucoup "I'm coming home" (Labels, 2001) en constitue le sommet insurpassable. Un album de 12 titres intitulé "A mouse in a crowded house", le premier composé par Thomas Hansen depuis sa cure, devrait voir le jour début 2008. Reste également l'album qu'il avait enregistré ce printemps avec son amie Ilse sous le nom de Jesus And Princess Maria. Ilse y chante sur les musiques composées et jouées par son compagnon.

Après quoi Saint Thomas va beaucoup nous manquer.

 (photo: Ilse Lazaroms)

SAINT THOMAS: "Invitation" (extrait de "Misterious walk", 2000)

SAINT THOMAS: "Heroes making dinner" (extrait de "Hey harmony" 2003)

Visitez aussi le site internet de Saint Thomas.

Ainsi que sa page MySpace.

Et la page MySpace de Jesus And Princess Maria où vous pourrez écouter leur musique

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Mercredi 5 septembre 2007

Elle ne nous avait pas dit ça, la petite cachottière: l'année dernière Christine Sandtorv  (d'Ephemera) a sorti un album solo intitulé "First last dance". Et alors, ça ressemble à quoi ? Eh bien soyez rassurés, la blonde norvégienne n'en a pas profité pour assouvir une passion secrète pour le grindcore: ça ressemble comme deux gouttes d'eau à du Ephemera sans les choeurs des copines. Et comme on découvre l'album plus d'un an de retard après sa sortie, il est déjà vendu à prix réduit ! Difficile de ne pas se précipiter vers le premier site de vente en ligne dans ces conditions...

Visitez aussi la page MySpace de Christine Sandtorv.

Achetez l'album de Christine Sandtorv.

Ne manquez pas non plus son duo avec Erlend Ropstad sur l'album de ce dernier.

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Jeudi 30 août 2007

Il doit y avoir quelque chose de spécial dans l'air de Bergen. Comment expliquer autrement que la ville norvégienne produise autant d'artistes incroyablement jeunes et incroyablement doués ? Dans la précieuse lignée de Sondre Lerche et de Julian Berntzen, voici donc à présent Matias Tellez, 18 ans, un EP à son actif, et un album à venir le 1er octobre prochain (Gjøa Recordings). Le tout à ranger - si tant est qu'on veuille le ranger - au rayon pop, ce qui n'étonnera personne. Mais le différence de Matias Tellez avec Lerche ou Berntzen, c'est que, né de parents chiliens, il a développé tout naturellement un intêrêt pour les musiques sud-américaines (la pop argentine des années 60/70, le tropicalisme de Caetano Veloso, le psychédelisme brésilien d'Os Mutantes) dont l'influence colore aujourdhui joliment ses chansons. Armé de facilités mélodiques évidentes, Matias Tellez n'a pas son pareil pour additionner un riff accrocheur sur le couplet, une douceur easy-listening sur le refrain, une ponctuation de guitare destructurée et un final de violons espiègles façon George Martin, le tout assaisonné de percussions cariocas: c'est la recette de son irrésistible single "Brand new kicks". Et si c'est de la romance que vous voulez, écoutez-donc le bien nommé "ILoveILoveILove", pastiche plus blanc que blanc de la soul Philly des années '70, avec sa fausse section de cuivre... chantée, preuve que tout ceci ne se prend pas trop au sérieux. Ouh là ! Que tout l'album soit de cette qualité et je n'aurai pas trop à me creuser la tête pour trouver un "Disque du mois" en octobre.

 (Mattias Tellez - c'est le brun - et Pål Vindenes du groupe Kakkmaddafakka)

MATTIAS TELLEZ : "Brand new kicks"

Trois autres morceaux (dont "ILoveILoveILove") sont en écoute sur la page MySpace de Mattias Tellez.

Achetez l'EP de Matias Tellez.

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Mardi 10 juillet 2007

Je ne vous avais encore jamais parlé sur ces pages de Sebastian Waldejer bien qu'on ait pu l'écouter assez souvent il y a quelques mois dans l'émission et que j'aime beaucoup son premier E.P. "Porcelain baby" (2006). Il faut dire que jusqu'ici il était impossible de trouver sur le net le moindre morceau de ce singer-songwriter norvégien, originaire de Stavanger et du même âge que ses amis de Jeremy. Aujourd'hui, la situation a changé: Sebastian Waldejer a décidé de mettre l'intégralité de "Porcelain baby" (trois morceaux) en téléchargement libre et gratuit sur sa page MySpace. Le son est de très bonne qualité (192 kbits/sec., celui des plateformes de téléchargement légales), tout comme les chansons et l'interprétation de ce garçon vraiment talentueux  Profitez-en vite, car ces morceaux ne seront disponibles que pendant une période limitée.

Sebastian Waldejer est actuellement en train d'enregistrer son premier album (sortie prévue avant la fin de l'année).

SEBASTIAN WALDEJER : "Porcelain baby E.P." (sur sa page MySpace)

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Samedi 26 mai 2007

Make love, not war ! Qui aurait pu penser que le vieux slogan du Flower Power allait être ressuscité quarante ans après son apparition par un duo de jeunes norvégiens aux joues roses ? Après un premier EP paru l'année dernière sous l'intitulé biblique de Jeremy, c'est le premier échantillon que Lars Christian Olsen (19 ans) et Øivind Hatleskog (21 ans) nous livrent de l'album qu'is sont actuellement en train d'enregistrer sous la houlette du producteur HP Gundersen (Sondre Lerche). Mélodie ensoleillée, choeurs primesautiers, refrain infectieux (essayez donc de vous en débarasser après l'avoir écouté), "Make love, not war" distille des vertus euphorisantes dont on aurait bien tort de se priver. Et le message, pour simple qu'il soit, est toujours aussi pertinent. Nul doute que nos deux dandys n'auront pas trop de mal à le mettre en pratique alors qu'ils ont - au moment où j'écris ces lignes - 12.766 ami(e)s sur MySpace !

 (photo: Arne Klinkenberg Solheim)

JEREMY : "Make love, not war"

Et une petite vidéo en prime, avec "You're allright", un morceau que j'aime encore plus que le précédent:

Visitez aussi leur page MySpace.

Achetez le premier EP de Jeremy.

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Samedi 12 mai 2007

Rappelez-vous: on avait commencé l'année sur ce blog avec deux bien belles chansons des norvégiens Ophelia Hope. Leur premier album en est à présent au stade du mixage, ce qui nous laisse espérer pouvoir en profiter bientôt (à l'automne ?). En attendant, le groupe vient de mettre un nouveau morceau en écoute sur sa page MySpace. Ca s"appelle "Albatross" est c'est une splendeur. J'ai passé la journée près de l'ordinateur rien que pour pouvoir l'écouter en boucle. Et d'ailleurs, là, je vous laisse: j'y retourne. En manque, déjà...

OPHELIA HOPE : "Albatross" et trois autres titres sur leur page MySpace.

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Lundi 9 avril 2007

Un beau jour d'août 2002, Bartleby - ainsi nommé en hommage au personnage éponyme de Melville - fit paraître un communiqué sur le site de son label Perfect Pop. Par ces quelques lignes, il signifiait la fin des Tables, son groupe depuis 1988. Motifs invoqués: syndrôme de la page blanche, incapacité à se renouveler, difficultés à boucler un troisième album alors en chantier depuis presque deux ans. Ainsi disparaissait l'un des groupes les plus attachants de la scène pop norvégienne, inspiré par Syd Barrett, les Television Personalities, Idle Race, et d'obscurs groupes dénichés dans de non moins obscures compilations sixties. Doucement psychédélique, légère, fantasque, refusant obstinément de se prendre au sérieux, la musique des Tables avait pourtant trouvé un accueil bienveillant hors des frontières norvégiennes. C'est ainsi qu'en 1990, Arnaud Viviant (à l'époque à Libération) avait joliment chroniqué leur premier album "Shady whims and obstacles" qualifiant au passage le groupe de "Beatles de poche". Le second album des Tables "Holiday at Wobbledef grunch" (1997) leur apportera un presque tube, "Kjaere alle sammen", reprise norvégienne du "Tell me Dylan" des Sandals (1966). Quand au troisième, celui sur lequel planchait Bartleby au moment de la dissolution du groupe, il sortira finalement de manière posthume en 2003 sous le titre "Nevermynd the hillocks (treble without a cause)". Déjà hors-mode lorsqu'ils furent enregistrés, les disques des Tables résistent tout à fait bien à l'épreuve du temps et sont théoriquement toujours disponibles. Avec le printemps qui arrive, c'est le moment ou jamais de les (re)découvrir.

THE TABLES : "Rodney and John" (extrait de "Nevermynd the hillocks...")

THE TABLES : "Butterfly" (idem)

THE TABLES : "Fortean times" (extrait de "Holiday at Wobbledef grunch")

THE TABLES : "Rubble soul" (idem)

THE TABLES : "Larry" (extrait de "Shady whims and obstacles")

THE TABLES : "I married a monster from outer space" (idem, sur un texte de John Cooper-Clarke)

Achetez les disques des Tables (il est conseillé de vérifier quand même leur disponibilité auprès du label). 

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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Lundi 19 février 2007

Depuis le temps qu'on (je ?) l'attendais, le nouvel album des Lionheart Brothers est enfin dans les bacs. Il aura fallu patienter quatre ans (ou presque: un EP était paru en 2004) après leur premier effort "Black angel, white apple", qui les voyait frotter les harmonies vocales des Beach Boys aux effets soniques de My Bloody Valentine et en faire naître de jolies étincelles. Dans l'intervalle, les musiciens de The Lionheart Brothers ont eu tout le loisir d'assouvir leur avidité de décibels au sein de leurs projets parallèles, qu'il s'agisse de Serena Maneesh, de Silence the foe, ou de 120 Days. Résultat: de la "noisy-pop" d'origine, il ne reste plus aujourd'hui que la POP. A écrire en lettres majuscules, s'il vous plait, car le quintet Norvégien n'a pas fait les choses à moitié. Plus que jamais, c'est l'ombre (ou plutôt la lumière) de Brian Wilson qui plane au dessus de ces dix joyaux de psychédélisme baroque aux mélodies voluptueuses, aux harmonies fondantes, et à l'orchestration luxuriante (vibraphone, bouzouki, tambourins, cuivres - les inévitables Jaga Jazzist - et cordes). Du coup, plutôt que de comparer comme autrefois les Lionheart Brothers à Ride, MBV et autres Slowdive , c'est plutôt l'écurie Elephant 6 qui vient à l'esprit, sans parler de tous ces grands précurseurs des sixties (Beatles, Zombies, The Left Banke) qui se sont invités à ce festin de roi en y apportant chacun leur touche magique. Avec "Dizzy Kiss", c'est déjà le printemps, et cette fois-ci, le réchauffement climatique n'y est pour rien.

Le titre d'ouverture de l'album, peut-être pas le plus représentatif, qui assure la jonction entre l'album précédent et celui-ci:

THE LIONHEART BROTHERS : "Hero anthem" (extrait de "Dizzy kiss")

D'autres morceaux sont en écoute sur la page MySpace du groupe.

Achetez "Dizzy kiss".

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Mardi 30 janvier 2007

C'est sur le regretté "David f. presents..." que j'ai découvert Hanne Hukkelberg, et j'ai un peu ramé avant de vous retrouver le post qui lui est consacré (ici). 2006 aura été une riche année pour la norvégienne qui a sorti un nouvel album sous son nom, "Rykestrasse 68", conçu en partie lors de son exil berlinois (et toujours pas écouté, c'est dans ma liste de commissions...), et aussi l'album d'Ignore, où elle assure tous les vocaux. Ignore est un sextet réunissant des musiciens issus d'horizons différents (jazz, rock, pop, electro) réunis autour du compositeur Gaute Storsve. On retrouve ici la manière spontanée et décomplexée d'aborder le jazz qui nous avait déjà séduit chez Jaga Jazzist (l'un d'eux est d'ailleurs de la partie), avec la voix d'Hanne Hukkelberg en guise de cerise sur le gâteau. Et en plus vous auriez voulu une belle pochette ?

IGNORE : "Big, open wide" (extrait de "Happiness not yet won", 2006)

IGNORE : "Sno II"

Visitez la mage MySpace d'Ignore.

Achetez l'album d'Ignore.

par J.P. Moya publié dans : Norvège
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