Lorsqu'il n'est pas occupé à fracasser ses guitares dans les groupes harcore les plus extrèmes de Reykjavik, Thorir Georg Jonsson (21 ans) retrouve son calme en chantant des chansons folk sous le nom de "My Summer As A Salvation Soldier". Deux albums sont déjà parus sur l'excellent label 12Tonar, et l'on ne perd pas son temps à se donner un peu de mal pour les trouver.
Extraits de "Anarchists are hopeless romantics":
MY SUMMER AS A SALVATION SOLDIER : "Nupur lala"
MY SUMMER AS A SALVATION SOLDIER : "Two lefts don't make a right"
MY SUMMER AS A SALVATION SOLDIER : "My home isn't me"
MY SUMMER AS A SALVATION SOLDIER : "Stagedives and highfives"
Extrait de "I believe in this":
MY SUMMER AS A SALVATION SOLDIER : "Canada oh Canada" (version II)
Pour le fun, Thorir en version hardcore avec son groupe Fighting Shit:
FIGHTING SHIT : "The end within"
Sinon, il y aussi Thorir en version hip-hop, mais ça, ce sera pour une prochaine fois.
Achetez le premier album ici. Et le deuxième là (avec un titre supplémentaire à télécharger en prime).
Par J.P. Moya
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Ouh là ! Attention, celui là ne va pas passer inaperçu. Le premier album solo de l'ancienne chanteuse de Gus Gus, Hafdis Huld, sort le 2 octobre prochain (MVine). Co-réalisé par le vétéran pop Boo Hewerdine (The Bible), "Dirty Paper Cup" joue la carte de l'espièglerie, de l'insouciance et de la simplicité. Un ninin tout doux pour nous aider à arriver jusqu'au printemps.
(photo: Helen Woods)
HAFDIS HULD : "Tomoko"
HAFDIS HULD : "Fucked up mind"
HAFDIS HULD : "Who loves the sun" (reprise du Velvet Underground)
Téléchargez dés maintenant l'album de Halfis Huld.
Par J.P. Moya
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Icelandic Airwaves: c'est le festival dont la réputation monte d'année en année et qui se tient en ce moment même à Reykjavik. A défaut d'avoir pu y aller, j'ai passé ma soirée à traquer systématiquement les sites internets de tous les groupes locaux qui s'y produisent. Résultat: j'aurais mieux fait de rattraper mon déficit de sommeil. Enfin... pas tout à fait, car au moment où je commencais à perdre tout espoir, je suis tombé sur le site d'Eberg. Eberg, c'est le groupe d'un seul homme, Einar Tönsberg, musicien islandais actuellement installé à Londres et un peu bricoleur à ses heures: on lui doit notamment l'invention d'un instrument bizzaroïde, l'eharp, porte-manteau muni de cordes et relié à un laptop. C'est dans la même tradition D.I.Y. qu'il a enregistré et sorti en 2003 son premier album "Plastic Lines", tiré à 50 exemplaires et emballé dans un joli coffret en bois décoré à la main. Les quelques bénéfices réalisés par sa vente financèrent l'année suivante une seconde édition plus classique, distribuée cette fois-ci aussi bien en Islande (Bad Taste) qu'au Royaume-Uni (Rotator) et unanimement saluée par la presse britannique. Alors qu'un second album "Voff Voff" ("Ouah Ouah" en islandais) vient de paraître en juin dernier avec le même chaleureux accueil que son prédécesseur, on s'étonne que la musique d'Eberg n'ait pas trouvé plus d'échos en France alors qu'elle semble pourtant à la croisée de groupes chéris par les chroniqueurs d'ici (Mùm, Sigur Ros, Mugison, The Notwist...). Rien que pour elle, en tout cas, j'aurais bien fait le déplacement à Reykjavik...
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EBERG : "Inside your head" (extrait de "Voff Voff")
EBERG : "Plastic lions" (extrait de "Plastic lions")
EBERG : "Single drop from sea" (idem)
EBERG : "Analougue brain" (idem)
Achetez "Voff Voff".
Par J.P. Moya
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Ah les traîtres ! Ah les renégats ! Pendant que la chanteuse de Múm, Kristin Anna Valtýsdóttir, promène son projet solo Kria Brekkan sur toutes les scènes d'Europe (elle sera le 27 octobre aux Rockomotives de Vendôme), ses deux acolytes Gunnar et Orvar lui font des infidélités avec une blonde non identifiée. Ca s'appelle Skakkamanage, c'est joyeusement lo-fi et incompétent, la blonde chante comme Moe Tucker, les deux autres ne se donnent pas beaucoup de mal pour faire mieux, mais ils ont quand même immortalisé la chose sur un album intitulé "Lab of love", et vous allez voir qu'ils sont capables d'en vendre, les petits salopards...
(et je ne vous parle même pas de leurs pull-overs...)
SKAKKAMANAGE : "Flames of fire" (extrait de "Lab of love")
SKAKKAMANAGE : "None smoker" (idem)
SKAKKAMANAGE : "Walk with me" (idem)
Achetez l'album de Skakkamanage.
Et visitez leur page MySpace.
Par J.P. Moya
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Nordic Notes est un nouveau label allemand qui, comme son nom l'indique, s'intéresse exclusivement aux artistes du nord de l'Europe. C'est grâce à lui que je viens de découvrir les islandais de Úlpa. Né avec le nouveau millénaire dans un faubourg de Reykjavik, ce quatuor s'était déjà fait remarquer en 2001 avec la sortie de son premier album "Mea Culpa", bien accueilli à l'époque par la critique locale. Après quatre ans de silence, c'est à la fin de l'année dernière qu'il est réapparu avec "Attempted flight by winged men", le disque que vient de sortir Nordic Notes en Allemagne. Souvent comparée à celle de Radiohead, de Mogwai ou de Trans-Am, la musique de Úlpa m'évoque aussi - et beaucoup - le début des années quatre-vingts, Magazine, les premiers Cure (la combinaison basse-guitare), Joy Division ou des groupes post-punk européens comme The Names (B). En dépit de ces influences évidentes, Úlpa n'en conserve pas moins un son qui lui est propre et qui n'a pas beaucoup d'équivalent dans le rock contemporain. Avec ce très bon album, il se pourrait bien qu'ils se retrouvent dans la rubrique "Disque du mois" de Rockomondo (l'émission) d'ici peu.
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(photo: Matti)
ÚLPA : "Girl" (extrait de "Attempted flight by winged men")
ÚLPA : "Dinzl" (extrait de "Mea Culpa")
ÚLPA : "Sveifler" (premières démos, 1999)
ÚLPA : "Sunshine dance" (premières démos, 1999)
Achetez le nouvel album de Úlpa.
Et visitez leur page MySpace (un bel instrumental à télécharger).
Par J.P. Moya
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Dimanche 24 décembre 2006
Il fallait une chanson qui s'accorde à ce drôle de Noël noyé dans la brouillard. Et c'est l'islandais Stafraenn Hàkon (alias Olaphur Josephson) qui s'y colle, en habillant la vieille scie de George Michael d'écharpes de brume.
STAFFRAEN HAKON : "Last Christmas"
Le nouvel album de Stafraenn Hàkon, "Gummi", sortira au printemps prochain. Pour la première fois, ce sera un album chanté, avec les danois Efterklang et les néerlandais At The Close Of Everyday en invités.
Achetez les disques de Staffraen Hàkon.
Par J.P. Moya
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Basée à Reykjavik bien que née à Londres il y a 25 ans d'un père sri-lankais et d'une mère islandaise, Lovisa Elisabet Sigrúnardóttir aurait pu - comme Björk - choisir de se produire sous son simple prénom. Elle a préféré adopter le pseudonyme de Lay Low, et apparemment, cela lui a porté chance. Quelques mois seulement après que ses premières chansons soient apparues sur MySpace, elle était signée par le tout jeune label Cod records et enregistrait dans la foulée son premier album "Please, don't hate me". Un titre que les islandais ont pris au pied de la lettre. N°1 des ventes locales pendant plusieurs mois, l'album est aujourd'hui disque de platine et Lay Low a reçu cette année trois équivalents islandais de nos "Victoires de la musique", parmi lesquels ceux de "Meilleure artiste féminine" et de "Meilleur album 2006". Il reste encore à la trop discrète Lovisa à faire connaître son chaleureux mélange de blues, de folk et de country ailleurs qu'en Islande, ce qui ne devrait pas être trop difficile. Déjà les américains ont craqué pour une de ses chansons dans un récent épisode de "Grey's anatomy".
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LAY LOW : "Please, don't hate me" (extrait de l'album du même titre)
Visitez la page MySpace de Lay Low.
Achetez "Please don't hate me".
Par J.P. Moya
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Quoi que je fasse, il n'y avait à peu près aucune chance pour que je puisse voir Hjaltalín à Spot. Même si j'étais arrivé à temps pour leur concert (ce qui n'était pas le cas), le groupe
jouait en même temps que Jomi Massage version grand orchestre, et que Michael Møller, le chanteur de Moi Caprice: deux concerts auxquels j'avais très envie d'assister. Et à ce moment, je
n'avais encore jamais entendu parler d'Hjaltalín. J'ai retrouvé leur nom sur l'un des nombreux flyers que j'avais rapporté chez moi afin de me renseigner sur tout ces groupes découverts à
l'affiche du festival et que je n'avais pas pu voir. Dés mes premières recherches sur le net, je me suis trés vite aperçu que ces islandais s'étaient déjà fait remarquer en France
(voir
ici,
ici,
ici et
là, ) lors de la sortie de leur premier album "Sleepdrunk season" (Kimi, 2007). Comme beaucoup de groupe
de ce début du 21e siècle, Hjaltalín est en fait une véritable tribu d'une bonne dizaine de personnes (et plus si affinités). Outre la traditionnelle configuration guitare-basse-claviers-batterie
et les classiques violons et violoncelles, on y trouve aussi des instruments bien moins usités dans le rock, notamment des bois et des cuivres (basson, clarinette, clarinette basse,
cor anglais, trompette, trombone) ainsi qu'un banjo et un accordéon. Tout ceci contribue à donner à Hjaltalín un son bien particulier que les critiques ont comparé comme un seul homme à celui
d'Arcade Fire, ce qui n'est pas complètement faux si l'on ajoute que le groupe islandais fait également preuve d'une sensibilité toute scandinave, plus proche dans l'esprit de celle d'un
Loney, Dear ou d'un Boy Omega que des grands raouts festifs de I'm from Barcelona. Les deux morceaux actuellement disponibles sur le net ("Goodbye July Margt ad Ugga" et "Traffic Music") sont en
tout cas suffisamment convaincants pour que je me procure sans tarder l'album, et aussi le nouveau single ("thu komst vid hjartad i mer") qu'on pourra écouter dans Rockomondo - l'émission
de radio - dés la rentrée.
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(Hjaltalín, photo: Leó Stefánsson)
HJALTALÍN : "
Traffic music" (extrait de
"Sleepdrunk season", 2007)
HJALTALÍN : "
Goodbye July Margt ad Ugga" (idem, via MySpace)
Achetez l'albumde Hjaltalín.
Par J.P. Moya
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"Chamber Pop": le terme sonne plutôt bien en V.O., un peu moins dans sa traduction française, et pourtant c'est sans doute le plus indiqué pour qualifier la musique des islandais Hjaltalin. Il faut
dire que ces huit musiciens ont tous un passé dans le domaine dit "classique". Au moment de former leur groupe, ils ont emmené avec eux les instruments qu'ils avaient étudié au conservatoire:
violons et violoncelle bien sûr, mais aussi - moins courants dans la pop - basson, hautbois et cor anglais. C'est avec cette configuration inhabituelle que le groupe a enregistré en 2007
son tourneboulant "Sleepdrunk seasons", un album découvert ici avec un peu de retard mais qui n'en n'a pas moins marqué les esprits à
Rockomondo comme
ailleurs.
Le Stadschouwburg est un très joli théatre à l'italienne, et le groupe semble tout à fait à sa place dans cet écrin de velours pourpres et d'ors rococos.. Ce concert, j'en avais rêvé mille fois. A
chaque fois en fait que l'album revenait sur ma platine m'enivrer des ses mélodies vibrantes et de ses instrumentations capiteuses, à chaque fois que je retrouvais - toujours avec le même bonheur -
ces joyaux ciselés que sont "Goodbye July - Margt ad Ugga", "Traffic Music" ou "The trees don't like smoke". J'avais espéré que sur scène Hjaltalin allait propulser plus haut encore ces
chansons dont je connaissais la moindre note, leur donner un souffle inédit, provoquer ce frisson délicieux que je cherche toujours en allant voir un groupe en concert. Seulement, les
choses ne se passent jamais vraiment comme on les avait imaginées. Certes, il y a bien la touche insolite du basson sur la gauche de la scène, mais le couple chanteur-chanteuse
manque singulièrement de charisme tandis que les autres musiciens restent obstinément en retrait. L'ensemble ne manque pas de charme et se laisse voir / écouter avec
plaisir, mais sans susciter cependant le grand moment d'émotion que j'avais imaginé. Il faut l'arrivée de "Goodbye July" suivi du dernier single "Thu komst vid hjartad i mer" et d'un "Trailer
music" façon montagnes russes pour qu'on commence, enfin, à vibrer un peu. Mais - comme chez Marching Band un peu plus tôt - c'est plus la qualité des morceaux que l'interprétation,
simplement honnête et soignée, qui en est la cause. On rêve que ces trop sages Islandais se lâchent pour de bon et donnent à leur musique l'ampleur qu'elle mérite. Un jour peut-être....
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(Hjaltalin @ Stadschouwburg, 15/01/09, photo: Gerrie van Barneveld)
HJALTALIN : "
Goodbye July - Margt ad Ugga" (Merci a La Blogothèque,
www.blogotheque.net)
A télécharger également
ici.(Thanks to
www.rcrdlbl.com )
HJALTALIN : "
Traffic music" (extrait de "Sleepdrunk
seasons")
Visitez la page
MySpace de Hjaltalin.
Achetez "Sleepdrunk
seasons".
Par J.P. Moya
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J'avais presque totalement oublié les islandais
Leaves, pourtant créateurs en 2002 d'un beau disque de
spleen-pop ("Breathe") qui - au moins pour certains morceaux ("Crazy", "Epitaph"...) - tient encore bien la route aujourd'hui. C'est en apprenant la sortie de leur
troisième opus ("We are shadows", prévu mi-mai), que je découvre qu'il y en avait eu un second, "The Angela test", en 2005. Je l'avais bien zappé, celui-là, et pas sûr que quatre ans après
j'ai encore très envie de savoir de quoi il retourne. Mais je ne laisserai certainement pas passer le nouvel album, annoncé par le morceau qui lui donne son titre et qui en fait l'ouverture:
une délicate ballade au piano ourlée d'électronique, toute en retenue et en émotion contenue....
LEAVES : "
We are shadows" (extrait de "We are shadows, 2009)
Pour écouter le morceau avant de le télécharger, c'est
ici que ça se
passe.
Cosultez la page
MySpace de Leaves.
Achetez "
Breathe".
Achetez "
The Angela test".
Par J.P. Moya
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