Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée chaque jeudi soir de 21h00 à 23h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et en version courte de 22h00 à 23h00 sur Euradio (101.3, Nantes). La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page MySpace, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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ROCKOMONDO

19 rue de Courcelles

51100 Reims

France

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Mardi 20 février 2007

Ceux qui ont vu The Artificial Sea incarné par la seule Alina Simone lors de sa dernière tournée française en novembre 2006 risquent fort d'être surpris par ce premier album. Car si Alina Simone est bien la voix de ce duo de Brooklyn, c'est son partenaire Kevin C. Smith qui en signe tous les arrangements. Et cela change singulièrement la donne. On avait vu sur scène une chanteuse à guitare dans l'esprit de Shannon Wright, voilà sur disque un mélange réussi de sons électroniques et organiques, concocté à base de synthétiseurs vintage, de consoles de jeux antidéluviennes, de samples en tout genre, mais aussi de guitares et de cordes. Cataloguée "trip-hop" par un bon nombre de chroniqueurs, la musique de The Artificial Sea se révèle cependant infiniment plus complexe que ne pourrait le laisser penser cet étiquetage trop hâtif. Sa beauté crépusculaire n'a pas fini de nous hanter. On saura gré au label toulousain Travelling Music de nous en avoir fait profiter.

 (photo: Jen Hale)

THE ARTIFICIAL SEA : "Gloryhole" (extrait de "City Island", 2007)

THE ARTIFICIAL SEA : "Tunnel visions" (idem)

Visitez la page MySpace de The Artificial Sea.

Achetez l'album de The Artificial Sea.

par J.P. Moya publié dans : Etats-Unis
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Dimanche 15 octobre 2006

Originaire de Ventura (Californie) mais résidant à Chicago (et actuellement dans l'appartement d'où je vous écris ces lignes: vous pouvez hurler au copinage !), Paul J. Williams se prépare à entamer une tournée française d'une dizaine de dates qui le conduira forcément quelque part près de chez vous, à moins que vous n'habitiez le nord du pays, l'Alsace-Lorraine ou le Midi méditerranéen. Pour les autres, ce sera l'occasion de découvrir sur scène les chansons de cet attachant songwriter au goût irréprochable: Jim O' Rourke, Elliott Smith, Nick Drake, Burt Bacharach, Gang Of Four, The Smiths, Nat King Cole, mais aussi Henri Dutilleux, Ligeti, Debussy, Brahms, Bartok et Stravinsky font partie de son Hall Of Fame personnel. Paul J. Williams a déjà réalisé deux albums: "Collider" (2004) aux arrangements raffinés (cordes, bois, accordéon) et "Love isn't love" (2006), où sa voix et sa guitare ne sont rejoints que par le chant des oiseaux ou des grenouilles et le bruissement du vol des chauves-souris. Le plus récent des deux vient de connaître une sortie francaise sur la label toulousain What A Mess ! qui distribue également l'album précédent.

La Tournée // 18 octobre: Paris (Pop In), 19 octobre: Reims (L'appart'), 20 octobre: Nantes (session radio), 21 octobre: Cuillé (Salle des fêtes), 22 octobre: Nantes (Le Violon Dingue), 23 octobre: La Rochelle (True Hate Art Gallery), 24 octobre: Bordeaux (El Inca), 25 octobre: Tarbes (Le Celtic), 27 octobre: Toulouse (Médiathèque Associative), 28 octobre: Lyon (Le Citron)

Extrait de "Love isn't love" (What A Mess !, 2006):

PAUL J. WILLIAMS : "Love isn't love"

PAUL J. WILLIAMS : "Inside your head"

PAUL J. WILLAMS : "Slowly take me back there"

Extrait de "Collider" (2004)

PAUL J. WILLIAMS : "Peter"

PAUL J. WILLIAMS : "The following morning"

On trouve d'autres titres à télécharger sur le site de Paul J. Williams ansi que sur sa page MySpace.

Achetez les albums de Paul J. Williams (et soyez un peu patients: les commandes ne seront honorées qu'à la fin de la tournée)

par J.P. Moya publié dans : Etats-Unis
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Samedi 23 septembre 2006

Peter Stampfel, leader des légendaires Holy Modal Rounders et ami de toujours de Michael Hurley, rapporte parfois l'anecdote suivante: "Un jour, Michael m'a raconté un jeu auquel il aimait jouer quand il était petit. Il fallait tout d'abord trouver une vieille bouteille de soda, la remplir d'eau et prétendre que c'était du vin. Ensuite, choisir un arbre au tronc pas trop épais censé figurer un réverbère du Bowery à New-York. Le jeu consistait à siffler la bouteille en se soutenant à l'arbre/réverbère, puis à cuver sa "cuite" assis le dos au tronc tout le reste de la journée". L'histoire est sans doute trop belle pour être vraie, mais elle reflête assez bien l'inspiration des chansons de Michael Hurley. Voilà un homme qui a abordé tous les sujets qui comptent dans la vie: la bière, les femmes, les boites à outils, les vieilles bagnoles, la masturbation, la volaille, sans oublier la bonne façon de faire cuire une omelette ou d'arracher les mauvaises herbes. On y croise même parfois des loups-garous et des côtelettes parlantes, le tout sur un rythme qui dépasse rarement celui d'un balancement de rocking-chair. Michael Hurley a quitté la maison familiale à l'âge de 17 ans au début des années soixante pour faire la route et rencontrer les beatniks ("Ils m'intéressaient parce qu'ils n'étaient pas obligés d'aller à l'école, qu'ils buvaient du vin, et qu'ils avaient l'air cool"). Arrivé à Greenwich Village juste au bon moment de la vague folk, c'est là qu'il enregistre son premier album (Folkways) en 1965 sur le magnétophone qui - si l'on en croit la légende - avait déjà servi pour les chansons de Leadbelly.

Depuis, sa vie n'a plus été qu'un perpétuel mouvement émaillé de nombreux albums sortis sur presque autant de labels différents. S'il ne faut en retenir que quelques-uns, gardons ceux - classiques - des années 70: "Armchair boogie" (Racoon, 1971), avec pour la première fois une pochette dessinée par l'artiste (elles le seront toutes par la suite) et à l'intérieur la première aventure en BD de ses héros Boone et Jocko, "Hi-Fi snock uptown" (Racoon, 1972), et surtout l'indispensable "Have Moicy !" (Rounder, 1976), crédité collectivement à Michael Hurley, The Unholy Modal Rounders, Jeffrey Fredericks & The Clamtones. Un disque de pur bonheur, capable de rendre goût à la vie au plus incurable des neurasthéniques et qui figure depuis longtemps dans le kit de survie de Yo La Tengo, Calexico, Catpower et Son Volt. Systématiquement oublié des compilations folk, Michael Hurley - agé aujourd'hui de 66 ans et posé depuis quelques temps à Portland, Oregon - continue à sortir des disques et à tourner régulièrement à l'invitation de ses admirateurs du monde entier (en Irlande et en Allemagne notamment). Il n'est pas trop tard pour le découvrir: un type qui a fait une tournée des Fish & Chips et écrit des chansons comme "Your dick is hanging out of your pants" et "Your monkey is pissing in my beer" ne peut pas être médiocre, pas vrai ?

MICHAEL HURLEY : "Live at Motel Mozaïque" (vidéo, chanson + interview)

MICHAEL HURLEY : "Blue mountain" (extrait de "First songs", 1965)

MICHAEL HURLEY : "Tea song" (extrait de "First songs", 1965)

MICHAEL HURLEY : "Lean on me" ("Down in Dublin" sessions, 2003)

MICHAEL HURLEY : "Walking the dog" ("Down in Dublin" sessions, 2003)

On peut écouter trois autres titres de Michael Hurley (extraits notamment de "Armchair boogie" et de "Have moicy !") sur la page MySpace qui lui est consacrée.

Un "Tribute album" consacré aux chansons de Michael Hurley sortira début 2007 (Blue Navigator) avec entre autres la présence de Victoria Williams, de Calexico, et de James Yorkston and The Athletes.

A lire: une passionnante interview de Michael Hurley. D'autres infos ici.

Une discographie avec reproduction des pochettes ici.

On peut acheter les disques de Michael Hurley chez Rounder Records, chez Blue Navigator, chez Locust Music (ré-édition de l'album Folkways rebaptisé "Blueberry wine"), chez Amazon US et pour les plus rares directement chez Michael Hurley qui se fera un  plaisir de vous graver un CD-R pour 15 $.

Merci à Phillipe Garnier.

par J.P. Moya publié dans : Etats-Unis
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Samedi 5 août 2006

On entend parfois dire que les talents véritables finissent toujours par émerger, ce qui se vérifie souvent. Mais malheureusement pas tout le temps...  J'en veux pour preuve les Mommyheads, auteurs de quelques uns des albums les plus scandaleusement sous-estimés des années 90. Menés par un certain Adam Cohen (rien à voir avec le fils de Léonard) et originaires de Brooklyn, c'est pourtant du côté de San Francisco que ces esthètes bohêmes firent entendre leur drôle de musique pop à la fois oblique et décalée. De la pop, les Mommyheads connaissaient toute la grammaire: mélodies accroche-coeur, vocaux enjôleurs, harmonies raffinées. Mais les trois (puis cinq, puis quatre) musiciens étaient assez malins pour ne jamais aborder leur sujet de front, préférant les chemins de traverse et les sentiers sinueux à la simple ligne droite et rehaussant leur riche palette sonore (mandoline, ukulélé, woodblocks) de digressions futées et d'apartés bizarres. C'est sur leur second album, le bien nommé "Coming into beauty" (Simple Machine, 1992) que leur style caractéristique, souvent comparé à XTC et au Ben Folds Five, s'épanouit avec le plus de grâce et d'équilibre. Un petit miracle de créativité et de liberté, qui à l'époque fût pourtant diversement apprécié par la critique (celui du Daily Herald suggérait même de scotcher les orifices de protection de la cassette et d'y enregistrer des chants de baleine à la place !). Sur le même registre, les Mommyheads sortiront encore l'indispensable "Flying suit" ('94), ceci avant de se transformer en pur groupe pop tendance Macca sur leurs deux derniers albums "Bingham's hole" (considéré par certains comme leur meilleur disque) et enfin leur chant du cygne "The Mommyheads" en 1997.  Lentement mais sûrement, la musique des Mommyheads gagne chaque jour de nouveaux adeptes, transformant ces inconnus illustres en artistes cultes dont la destinée rejoindra peut-être celle d'autres génies éphémères de la pop américaine tels que Andy Pratt ou Peter C. Johnson. N'attendez pas que leurs disques soient devenus totalement introuvables pour vous en inquiéter.

Le chanteur et compositeur des Mommyheads Adam Cohen a enregistré un album solo intitulé "Labello" sous le nom de Adam Elk en 1998. Le bassiste Jeff Palmer a rejoint Sunny Day Real Estate, puis The Granfaloon Bus. Il officie actuellement avec The Court & Spark. Quand à Michael Holt (claviers, vocaux), il a lui aussi enregistré un album (Pilot single) sous son nom en 2003.

THE MOMMYHEADS : "Wedding day" (extrait de "Coming into beauty", 1992)

THE MOMMYHEADS : "I started breathing (live) "

THE MOMMYHEADS : "Only star" (extrait de "Bingham's hole, 1995)

THE MOMMYHEADS : "Fragrant Rota" (idem)

THE MOMMYHEADS : "Christmas song"

THE MOMMYHEADS : "Moisture" (reprise des Residents)

On peut écouter la quasi-intégralité de leur premier album "Acorn" (1989) ici.

Achetez "Acorn". Achetez "The Mommyheads". Téléchargez légalement les autres albums des Mommyheads.

par J.P. Moya publié dans : Etats-Unis
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Vendredi 10 février 2006

The Strugglers ? J'ignorais jusqu'à leur existence avant de découvrir  "You win", sorti à la fin de l'année dernière sur le label madrilène Acuarela. Pour autant, The Strugglers ne sont pas espagnols, mais américains pur-jus, basés à Chapel Hill, Caroline du Nord. Un drôle de groupe où les musiciens - une dizaine au total - vont et viennent au gré des morceaux,  le tout orchestré par une sorte de Hugh Grant version joufflue dont le nom sonne comme une formule magique: Brice Randall Brickford II. Vous le prononcez et hop, vous voilà téléporté au coeur de l'Amérique profonde !

En cherchant hier sur le net des informations sur The Strugglers, je me suis aperçu que j'arrivais un peu tard: " You win" avait déjà été reçu avec enthousiasme par tous les meilleurs sites musicaux francophones. De Popnews aux Inrocks, de Foutraque à Pinkushion, en passant par A Découvrir Absolument, pas une voix discordante, pas même l'habituel grincheux de service, ne vient ternir l'accueil unanime reservé à ce 3e album. Dés lors, qu'ajouter de plus à ce concert de louanges ? Pas grand chose, sans doute... le mieux est encore de vous laisser écouter ces quelques morceaux qui parlent pour le groupe bien mieux que je ne saurais le faire. 

THE STRUGGLERS : " The cascade range" ( extrait de "You win")

THE STRUGGLERS : " Goodness gracious" ( extrait de "The fair store EP")

THE STRUGGLERS : " The rejection letter" ( extrait de "You win")

The Strugglers seront en tournée française au printemps prochain.

Achetez les disques des Strugglers. Egalement ici.

Et visitez aussi leur page MySpace.

par J.P. Moya publié dans : Etats-Unis
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Samedi 24 décembre 2005

ShiSho est un trio originaire de l'Ohio, composé de Midge ( 5 ans), Vivian ( 8 ans), et de leur mentor et éminence grise, le mystérieux Professeur Peushu.

Deux petites filles qui jouent du rock indé, on pense évidemment aux délicieuses Smoosh de Seattle. La différence, c'est que Smoosh jouent leurs propres morceaux, tandis que chez ShiSho, le Professeur Peushu ( leur papa ?) s'occupe de tout, ce qui ôte évidemment une partie du charme de cette entreprise.

 

Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir: " Get behind me Santa" est une bonne chanson, les références aux White Stripes marrantes, les deux bouts de chou craquantes, quand à la reprise des Dead Milkmen en bonus, c'est " L'école des fans" version punk-rock: on s'imagine très bien papa clouté et maman tatouée filmant fifille au caméscope, avec les Dead Milkmen attendris assis sur l'estrade. Tout ceci est largement suffisant pour faire de " Get behind me Santa" notre chanson de Noël N°7 !

SHISHO : " Get behind me Santa"

SHISHO : " Punk rawk girl"

Téléchargez la pochette et les infos (zip).

Visitez le site de Shisho.

 

 

par J.P. Moya publié dans : Etats-Unis
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