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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 10:48
Veto, c'est le succés surprise de l'année 2006 au Danemark. Personne ne les avait vu arriver, et voilà que ce quintet de Copenhague fait un véritable carton avec son premier album "There's a beat in all machines" (Tabu), raflant au passage une jolie moisson de récompenses en tous genres. Depuis, un second album ("Crushing digits") est paru, entrainant le post-punk du groupe vers un son de plus en plus synthétique qui les rapproche aujourd'hui de leurs compatriotes Nephew et Spleen United. Il n'est pas si facile de marier avec efficacité le rock et les musiques électroniques et à l'évidence les danois sont particulièrement doués en la matière. A voir la foule qui se presse sous la grande tente d'Officerpladsen et qui scande "Ve-to ! Ve-to !", on sent que le concert va être chaud-chaud. Juste devant la scène, c'est pire encore, une foule compacte et excitée, très jeune dans son ensemble et remontée à bloc. A Officerpladsen, ils ont trouvé le truc pour faire monter la tension. Environ un quart d'heure avant que les concerts commencent, un écran se déroule devant la scène. On y voit un court film promotionnel et des clips du groupe à venir, puis le présentateur prend le micro en direct pour chauffer encore un peu plus le public, enfin commence un compte à rebours jusqu'au lever du rideau. Très efficace: lorsque le groupe apparaît, c'est l'explosion ! Si le premier album de Veto alternait morceaux lents et bombes rock très efficaces, le second adopte une voie médiane et privilégie des tempos moyens qui sur scène se révèlent de formidables machines à danser. Impossible de résister à l'effet dévastateur de titres comme "Built to fall" ou "You say yes, I say yes" avec leurs synthés qui vous soulèvent littéralement du sol. La foule tangue dangereusement et lorsque le rythme s"accélère encore ("You are the knife", le tube du premier album), on frôle le délire. Sur scène pourtant, le groupe vissé derrière ses claviers - avec au milieu un Troels Abrahamsen barbu !  - ne bouge pas beaucoup, laissant aux éclairagistes le soin d'animer la scène avec beaucoup d'efficacité. Mais l'ensemble ne manque pas de forçe, et même si le "stadium rock" n'est pas particulièrement ma tasse de thé, force est de reconnaître que celui-ci est particulièrement bien envoyé.



Impossible de prendre des photos à Veto: j'étais trop loin de la scène et ça bougeait beaucoup, mais voici une petite vidéo prise à Roskilde qui restitue bien l'ambiance du concert auquel j'ai assisté. Le morceau est "You are the knife"

VETO se produira le samedi 23 août au festival Multizik à Aubange (B).

VETO : Pluieurs titres sur RCRDLBL.com

Visitez la page MySpace de Veto.

Retour à l'intimité du VoxHall pour un groupe que j'ai très envie de voir sur scène: Jong Pang, nouvelle "chose" de l'ex-Moon Gringo Anders Rhedin. Je dis "chose", parce qu'à en croire le principal intéressé, Jong Pang n'est ni un groupe, ni un collectif, ni même un nom pour dissimuler un projet solo. C'est - je cite Rhedin - un label, une vibration, une atmosphère, l'idée abstraite de ce qu'un groupe devrait être.... Mmmmm ! Je ne sais pas ce qu'Anders Rhedin a fumé depuis la dissolution de Moon Gringo, mais je sais par contre ce qu'il a écouté: Steve Reich, Arvo Pärt, des musiques traditionnelles du monde entier, plus du tout d'indie rock. Des découvertes marquantes qui ont conduit à la création de Jong Pang et qui ont nourri son inspiration. Pourtant, ce sont paradoxalement les titres les plus ouvertement pop qui tirent le mieux leur épingle du jeu de l'album "Bright White Light" (Tigerspring) sorti au printemps. Les expérimentations, les influences ethniques apparaissent souvent laborieuses et artificielles, et plombent les morceaux plus qu'elles ne les font décoller. De ce passage vers des musiques "sérieuses" ressort également un constat: il ne reste pratiquement plus rien chez Jong Pang de la fraîcheur mutine qui caractérisait Moon Gringo.

 '(Cæcilie Trier et Anders Rhedin, VoxHall 06/06/08, photo: rockomondo)

Mais décidément, les groupes de Spot 2008 semblent bien décidés à me faire remettre en question l'opinion que je pouvais avoir d'eux. Autour d'Anders Rhedin pas moins de six musiciens parmi lesquels Cæcilie Trier déjà appréciée un peu plus tôt au violoncelle chez Atoi, Mette Sand Hersoug, l'ex-chanteuse de Moon Gringo, un ex-Strumm a la guitare, et - cerise sur le gâteau car je ne les attendait pas là - Morten Larsen et Stine Sørensen, l'impressionnant duo de batteurs(ses) d'Under Byen. Et là, soudainement, tout prend un sens. Ce qui apparaissaît brouillon et inachevé sur l'album acquiert d'un seul coup une toute autre dimension, la musique se fait vibrante, épique, passionnée. Elle témoigne d'un souffle et d'une ambition que les enregistrement seuls peinaient à révéler. J'ai l'idée que la force rythmique imprimée aux morceaux par les deux batteurs n'y est pas pour rien. Mais ça n'explique pas tout. Manifestement les six musiciens sont tous ensembles avec Rhedin, tendus vers le même but et cette alchimie très spéciale qui existe entre eux est tout simplement électrique. Que Jong Pang parvienne à la capter sur disque, et la partie sera gagnée.

Jong Pang sera au festival Multizik à Aubange (B) le dimanche 24 août.

Ecoutez et téléchargez trois morceaux de Jong Pang sur RCRD LBL.

Visitez la page MySpace de Jong Pang.
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Published by J.P. Moya - dans Spot 2008
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 11:18
Le Danemark, c'est sans doute très bien me direz-vous, mais c'est aussi un peu loin. Pour tous ceux que cette seule raison a empêché de faire le déplacement jusqu'au Spot Festival, une bonne nouvelle: les programmateurs du festival Multizik.à Aubange (Belgique, tout près de Longwy) s'y trouvaient et sont revenu leur panier plein. Ce sont donc pas moins de six groupes danois, certains débutants prometteurs (No and The Maybes, Jong Pang, The Late Parade), d'autres déjà confirmés (Veto, Spleen United, Figurines) qu'on pourra découvrir les 24, 25 et 26 août au Pôle Culturel Européen d'Aubange, ceci au milieu d'une affiche de découvertes luxembourgeoises, belges, françaises et britanniques. Pas de vedettes ici, le festival Multizik est un festival pour curieux qui compense son manque de têtes d'affiche par son dynamisme et son prix très doux (17 euros les trois jours en prévente !). Très tentant ! Tellement même que je crois bien que je passerai y faire un petit tour. On se retrouve là-bas devant la baraque à frites ?
 

Vendredi 22/08 (de 19h30 à 1h15)
Norma Peals (F) : www.myspace.com/normapeals
No and the Maybes (DK) : www.myspace.com/noandthemaybes
Puggy (B) : www.myspace.com/puggyband
Diplomat (B) : www.myspace.com/diplomatrock
Inborn (L) : www.myspace.com/inborntrance
Forced Evolution (B) : www.myspace.com/forcedevolutionmusic

Samedi 23/08 (de 16h30 à 3h00)
The Late Parade (DK) : www.myspace.com/thelateparade
Yoko Sound (B) : www.yokosound.com
Cascadeur (F) : www.myspace.com/cascadeur
Mutiny on the Bounty (L) : www.myspace.com/mutinyonthebountytheband
Figurines (DK) : www.myspace.com/figurinesdk
Alpha 2.1 (B) : www.myspace.com/alpha2point1
Veto (DK) : www.myspace.com/vetosite
Abstract Sound Project (F) : www.myspace.com/abstractsoundproject
Spleen United (DK) : www.myspace.com/spleenutd
Elektrash (B) : www.myspace.com/elektrashmakesmesick

Dimanche 24/08 (de 13h30 à 21h15)
Moladji (B) : www.myspace.com/moladji
Alex Toucourt (F) : www.myspace.com/alextoucourt
An Orange Car Crashed (B) : www.myspace.com/anorangecarcrashed
Liff (F) : www.myspace.com/lifftheband
Orféo (B) : www.myspace.com/orfeoproject
Jong Pang (DK) : www.myspace.com/jongpang
Dream Catcher (L) : www.dreamcatcher.lu
Ezio (E) : www.ezio.co.uk

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 08:53
Avec No & The Maybes à Voxhall, c'est encore une découverte qui m'attend. Cela fait déjà quelque temps que j'entends parler de ce trio de Copenhague, mais je n'ai encore jamais eu l'occasion d'écouter leur musique. Il ne faut pas bien longtemps pour la définir lorsque le groupe commence à jouer: No & The Maybe's fait de la pop et de la bonne. Ici seules comptent les mélodies et les harmonies. Sur un lit de guitares ligne claire, déposez des choeurs qui font ouh ouh, haaa, et parfois même la la la, saupoudrez de claquements de mains ou de sifflotements ajoutez quelques discrètes notes de synthé : voilà la recette magique de No & The Maybes, à mi-chemin entre les 60's (les voix) et la fin des années '70 (les arrangements). Mais c'est avant tout grâce à la finesse de mélodies jamais racoleuses que tout fonctionne si bien. L'album prévu le 15 septembre (A:larm) devrait être épatant.
 
 (No and the Maybes, VoxHall, 06/06/08, photo: rockomondo)

NO AND THE MAYBES ; "Mouth" (demo)

Visitez la page MySpace de No and the Maybes.

Changement total de registre avec Snöleoparden qui se produit à présent dans le cadre chicos de Kunstbygningen. Ce Léopard des neiges est en fait un danois d'origine pakistanaise, Jonas Stampe, autrefois élève de Ravi Shankar. Il compose sa musique à partir d'improvisations en utilisant des instruments traditionnels et d'autres qu'il fabrique lui même à base d'objets de récupération. A genoux au milieu de son exotique capharnaüm, il commence par un long solo de xylophone en bambou, puis un second qu'il fait accélérer au delà du possible. Passé cette introduction, il se lance ensuite dans de longues pièces hypnotiques et répétitives qui, dans d'autres circonstances, auraient sans doute pu m'envoûter et me faire décoller. Mais ce soir, rien à faire. Je ne suis définitivement pas dans l'ètat d'esprit nécessaire pour pouvoir apprécier ce genre de musique. Comme je commence à sérieusement à m'ennuyer, je décide de revenir à des choses plus péchues en allant voir Kim & The Cinders.

SNÖLEOPARDEN : "Melissa, hvor er fuglen"

Visitez la page MySpace de Snöleoparden.
 
 (Kim Kix @ D.U.P. tent, 06/06/08, photo: rockomondo)

Lorsque j'arrive à la tente du D.U.P., leur showcase a déjà commencé et tout est déjà bondé. Je parviens néanmoins à me faufiler sur le coté, près d'un comptoir sympathique où l'on distribue à l'oeil d'excellents expressos. Kim & The Cinders, c'est le nouveau groupe formé par les frères Jeppesen, les deux Phil Defer de Powersolo, accompagnés aujourd'hui - et c'est peut-être ce qui explique aussi un auditoire aussi compact - par Howe Gelb, habitué des lieux et ami des musiciens. Si l'on en croit Yebo, le Grand Mogol du label Crunchy Frog chez qui Kim and The Cinders sortent leur premier album en août, ce projet personnel de Kim "Kix" Jeppesen est un retour aux sources du blues, de la country et du folk. Une manière aussi d'exprimer des sentiments qui n'ont pas lieu d'être dans un groupe garage et ouvertement fun comme Powersolo. Mais lors de ce showcase, le trio - Howe Gelb semble un peu en dehors du coup, assis à triturer sa guitare - a visiblement choisi la carte de l'efficacité avec des morceaux enlevés qui, malgré des problêmes de son récurrents, n'ont aucun mal faire monter la température dans le public. On a droit ainsi au très chaud "Kill kill kill" découvert sur le net, ainsi qu'à leur version réussie du "Hippie Hippie Hourra" de Jacques Dutronc, les deux bouts-de-chou de Howe Gelb viendront faire les choeurs (dommage que le micro ait été défectueux ) et pour terminer c'est Maria Timm (Maria & Metammit, Marybell Katastrophy), pieds nus et en pleine forme, qui viendra taper le duo avec Kim Jeppesen. Au final, un concert foutraque, bordélique et sympa, mais il faudra sans doute attendre l'album pour pouvoir vraiment apprécier les différences entre Kim & The Cinders et Powersolo.

Visitez la page MySpace de Kim & The Cinders.

Achetez l'album de Kim & The Cinders.
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Published by J.P. Moya - dans Spot 2008
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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 09:22

Entre Lise Westzynthius et Rockomondo, c'est une vieille histoire commencée avec Luksus dans les années '90, poursuivie ensuite avec Rhonda Harris et enfin avec les 3 albums solo qu'elle a sorti sous son nom. Elle était même passée au studio, il y a longtemps de cela, pour une petite interview. 
Je ne sais pas très bien à quoi m'attendre en allant la voir sur la vaste scène du Ridehuset, trop grande sans doute pour le genre de musique intimiste pratiquée par la danoise. Je garde en plus le souvenir d'un concert raté à Eurosonic il y a 3 ans. Mal à l'aise, Lise Westzynthius y avait constamment forçé sa voix en s'obstinant à chanter plus haut que sa tessiture naturelle, brisant du même coup le charme cotonneux des chansons de son premier album. Mais du temps a passé depuis. Avec "Siberian Mission" (Auditorium, 2007), Lise Westzynthius nous a livré son disque le plus abouti et le plus varié avec des chansons ("Childlike curve", "Soldiers", "Long dark night of the soul") qui comptent déjà parmi ses meilleures et prouvent qu'elle ne risque plus rien aujourd'hui à quitter les ambiances trop éthérées de ses premiers albums. Forte de ce répertoire riche et nuancé, accompagnée par un groupe irréprochable (dans lequel on note la présence de Marie Højlund - Marybell Katastrophy - aux claviers), Lise Westzynthius démontre ce soir avec classe et aisance qu'elle a enfin trouvé sa voie (et sa voix !). Assise devant son piano ou debout au micro (ce qui nous dévoilera au passage un décolleté dorsal proprement vertigineux) elle est impériale, emmenant même son groupe vers des épisodes noisy qui auraient été encore impossible à imaginer il y a quelques années. Le final notamment restera mémorable avec l'apparition de Fredrik "A Kid Hereafter" Thaae venu faire du bruit avec sa guitare, une tâche à laquelle il se livrera avec une délectation manifeste sur "Captive", un des titres les plus rythmés du dernier album. Une façon grandiose de terminer ce concert qui ressemblait fort à un sacre.

 (Lise Westzynthius et Fredrik Thaae, Ridehuset, 06/06/08, photo: rockomondo)

Visitez la page MySpace de Lise Westzynthius.

Achetez les disques de Lise Westzynthius.

Ce sont des origines syriennes qui valent au suédois Salem Al Fakir son nom très peu scandinave. La musique, Salem Al Fakir la pratique depuis sa plus tendre enfance: musique classique tout d'abord avec le violon dont il commence l'apprentissage à seulement 4 ans. Huit années plus tard, il en est déjà à donner des tournées en Russie en tant que soliste avant de se tourner ensuite vers le jazz, qui reste toujours aujourd'hui sa musique de prédilection. Il arrive à la chanson sans vraiment l'avoir cherché, mais néanmoins bien décidé à jouer le jeu à fond. Et ça marche: son premier album "This is who I am" (2007) se place parmi les meilleures ventes en Suède et collectionne les récompenses. En ce qui me concerne, le passage de Selim Al Fakir ce soir sur la scène de la Rytmisk Sal est une véritable découverte. Je n'ai jamais entendu sa musique auparavant et ne me trouve là que sur la foi du programme qui annonce une pop sophistiquée et teintée de soul dans la lignée de Steely Dan, Hall & Oates, Stevie Wonder ou Billy Joel. Des influences comme celles-ci sont bien trop rares en 2008 pour qu'on se permette d'ignorer ceux qui s'en réclament. Accompagné d'un hétéroclite trio, Salem Al Fakir est assis sur le devant le la scène derrière son piano électrique et en quelques morceaux conquiert le public venu l'applaudir. Assurément, le jeune homme est doué, mélodiste convaincant, instrumentiste hors-pair (c'est lui seul qui joue tous les instruments de son album aux arrangements pourtant fouillés), et pourtant quelque chose empêche de s'enthousiasmer totalement. Contrairement à celle des artistes cités plus haut, sa musique ne va jamais plus loin que le vernis brillant de sa surface. Et l'on ne saura jamais ce qui se trouve dessous, pour peu qu'il s'y trouve réellement quelque chose. Cela restera ainsi jusqu'à je me décide à quitter la salle: un spectacle de pur entertainment auquel il manque ce petit plus indéfinissable, cette touche magique qui sépare les suiveurs doués des vrais créateurs. L'écoute a posteriori de l'album ne fera que renforcer cette impression. Rendez-nous Danny Wilson !
 

(Salem Al Fakir, Rytmisk Sal, Musikhuset, 06/06/08, photo: Rockomondo)

Visitez la page MySpace de Salem Al Fakir.

Achetez l'album de Salem Al Fakir.

Entre les concerts de Lise Westzynthius et de Salem Al Fakir, j'ai fait une très jolie découverte avec Tone. Mais de celà, je vous ai déjà parlé ici.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2008
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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 23:23

La seconde journée du festival commence de manière idéale: enfin, ENFIN, je vais voir jouer Atoi ! J'étais tombé instantanément amoureux de ce quintet de Copenhague lorsque j'avais découvert leurs premières démos sur leur site internet début 2006. Je leur avais d'ailleurs aussitôt consacré une page sur ce blog. L'année dernière, le groupe avait dévoilé quelques nouveaux titres et c'était une nouvelle fois de toute beauté: des mélodies limpides et aériennes délicatement ourlées d'électronica et d'instruments acoustiques, et portées par de douces voix féminines. Aujourd'hui le site internet d'Atoi n'existe plus (et je me mords les doigts de n'avoir pas téléchargé à temps toutes les belles choses qui s'y trouvaient), leur page Last.fm reste obstinément silencieuse, idem pour celle de Mymusik.dk, et seul MySpace offre - en écoute seulement - quelques trop rares morceaux. Y aurait-il une sortie de disque imminente pour justifier cette disparition soudaine de tous les titres disponibles d'Atoi ? On l'espère, car ne voyant rien venir après toutes ces prometteuses démos on commençait à penser que le groupe allait rester à jamais au stade des espoirs non confirmés. Et pourtant ils sont là cet après-midi sur la grande scène de la Store Sal, dans line-up étendu à sept musiciens. Ce sont les deux filles qui introduisent le concert à la flûte à bec et dés le premières morceau, il semble évident que quelque chose a changé chez Atoi. L'électronique est toujours présente, mais ce sont les instruments acoustiques (banjo, violoncelle, cuivres, mélodica) qui prennent aujourd'hui  le dessus. La musique elle-même semble bien différente de celle découverte sur les démos, plus organique, plus rythmée et plus joyeuse aussi. Cette impression va se confirmer au fil des morceaux: Atoi a pris de belles couleurs chaudes sur des chansons aux mélodies évidentes où percent à présent des influences africaines ou caraïbes. Et pour inattendue qu'elle soit, cette mutation se révèle une vraie réussite: je brûle déjà d'impatience de pouvoir ré-écouter certains morceaux découverts lors de ce concert. En attendant un album toujours hypothétique pour le moment (mais déjà enregistré, tout n'est pas perdu !), il faudra se contenter des trois titres en écoute sur MySpace. Parmi ceux-ci le craquant "Once upon a time" qui résume bien en quelques minutes le nouveau son d'Atoi.

 
 (Atoi @ Store Sal, Musikhuset, 06/06/08, photo: rockomondo)

ATOI : "Army of me" (extrait, reprise de Björk, 2005)

Visitez aussi la page MySpace de Atoi.

Après Atoi, direction le VoxHall pour y voir The Late Parade, récentes recrues de l'excellent label Good Tape, qui m'avaient fait une forte impression avec leur premier EP à la fin de l'année dernière. La musique de The Late Parade est difficile à décrire. Certains la qualifieraient sans doute de progressive avec ses envolées épiques, son instrumentation ambitieuse et la voix très caractéristique et très haut perchée de leur chanteur Rune Vigil. Lorsque je l'ai entendue pour la première fois, elle m'a immédiatement évoquée une version actualisée de Pavlov's Dog, ce groupe lancé vers le milieu des années '70 par le tandem de producteurs Krugman-Pearlman. Une ré-écoute récente me fait relativiser ce jugement, mais quand même, il existe - outre les voix hors-norme de leurs chanteurs - une filiation, involontaire peut-être, mais réelle. Malheureusement le mystère si bien instauré sur disque par The Late Parade peine à se retrouver sur scène.  Privés de leurs arrangements complexes (ni l'orchestre, ni - bien sûr - l'orgue d'église ne sont là), les musiciens redeviennent un simple groupe de rock, un peu crispé, manquant cruellement du panache et de la flamboyance déployés sur l'EP. Qui plus est, ils jouent ridiculement fort dans cette salle peu profonde: une erreur rédhibitoire quand on s'adresse à un public de festivaliers qui vont s'enfiler à la suite des heures de musique et doivent préserver leurs tympans. Parti avant la fin pour cette dernière raison, j'ai depuis ré-écouté les cinq titres de The Late Parade qui m'ont tout autant impressionné que lors de leur découverte. A suivre, donc. Lorsqu'il aura trouvé le truc qui lui permettra de hisser ses concerts au niveau de ses enregistrements et de ses très beaux clips-vidéo, The Late Parade sera assurément un groupe à ne pas manquer.
 
(The Late Parade @ VoxHall, 06/06/07, photo: rockomondo)

THE LATE PARADE : "My Spies" (vidéo)

The Late Parade sur MySpace.

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 15:19

A Filuren, la plus petite salle du Musikhuset, on a débarassé les gradins qui s'y trouvaient autrefois, et en l'absence de scène, le public se trouve à présent de plain-pied avec les groupes. En l'occurence à ce moment, les néerlandais de Voicst. J'avais loupé - bien contre mon gré - leur concert à Norderslaag en janvier dernier et je compte bien me rattraper ce soir, ne serait-ce que pour vérifier si le groupe sur scène est aussi bon que sur son second album "A tale of two devils" (Goodbusy). Première surprise: j'attendais un trio et c'est une véritable tribu qui débarque devant nous: le chanteur-guitariste, le batteur, une bassiste façon Suzi Quatro miniature (tiens ? Est-ce que ça ne devait pas être un garçon ?), deux nanas visiblement trop heureuses d'être là aux saxes, un B-boy désarticulé à le trompette, et enfin... mais...  je le connais celui-là... aux claviers et au laptop rien moins que Rutger Hoedemaekers alias About que j'avais pu voir l'année précédente lors d'un concert d'anthologie à Eurosonic !

 (Voicst @ Filuren, Musikhuset, 05.06.08, photo: rockomondo)

Ouh là, avec une équipe comme celle-ci voilà une histoire qui s'annonce bien, d'autant plus que tout le monde attaque bille en tête: la mini-Suzi Quatro fait claquer ses cordes avec l'air de vouloir sérieusement en découdre, Rutger Machin-chose s'agite d'avant en arrière tout en martelant furieusement ses touches, les deux saxophonistes virevoltent avec l'air de s'amuser follement tandis que l'homme à la trompette nous la joue façon Valentin-le-Désossé version hip-hop !
 
 (Voicst @ Filuren, Musikhuset, 05.06.08, photo: rockomondo)

Inutile de vous dire qu'avec une telle énergie déployée sur scène, les chansons à la fois mélodiques et péchues de Voicst fonctionnent au delà de toute espérance. Ce qui était déjà délectable sur disque prend ici une toute autre dimension. On se sent littéralement soulevé par l'enthousiasme communicatif de cette improbable équipe de qui l'on n'espérait certainement pas tant ! Au bout de quelques morceaux, le chanteur nous explique que quelques jours plus tôt, lors d'un after-gig bien arrosé à Clermont-Ferrand, le bassiste habituel n'a rien trouvé de mieux que d'escalader les arbres d'un jardin public sur le coup de 5 heures du mat', et qu'il en est redescendu un peu plus brutalement que prévu. D''où son absence ce soir. Rock n' roll ! La mini-Suzi Quatro n'a été prévenu que la veille : juste le temps d'emballer ses affaires avant de s'envoler pour le Danemark. Wow, belle performance ! On croirait qu'elle a toujours fait partie du groupe et si j'étais le bassiste arboricole, je me ferais du souci pour mon avenir: cette fille est trop forte.
 
 (Voicst @ Filuren, Musikhuset, 05.06.08, photo: rockomondo)

Après cette sympathique anecdote, on aura droit à tous les meilleurs morceaux - c'est à dire beaucoup  -  des deux albums du groupe. Le public hilare tangue et danse, mais ce n'est pas encore assez, car un Toutankhamon d'opérette surgit soudain pour exhorter les gens à bouger encore un peu plus. Et dés le morceau suivant, il donne l'exemple, vite rejoint par les deux saxophonistes qui laissent tomber leurs instruments pour venir s'éclater avec tout le monde devant les baffles de retour. Chaud, chaud ! Si ça devait être comme ça pendant trois jours, j'avais intérêt à me préparer des sucres lents et des vitamines: je venais d'avoir droit au concert le plus enthousiasmant auquel j'aie assisté depuis des lustres. Voicst, donc, V-O-I-C-S-T ! A voir d'urgence avant que quelques after-gigs de trop ne les déciment tous....

Trois morceaux de Voicst en écoute ici.

Visitez aussi la page MySpace de Voicst.
 
 (An Pierlé @ Store Sal, Musikhuset, 05.06.08, photo: rockomondo)

Je suis à tordre en rejoignant la grande salle pour le concert d'An Pierlé que - hasard de la programmation - j'avais découvert justement sur un disque de DAAU ("We need new animals", 1998). Ca fait longtemps que je désirais la voir sur scène. Je gardais notamment un souvenir ému d'un très bon concert télévisé auquel j'avais assisté il y a pas mal de temps de cela (était-ce sur la RTBF ?) et son disque en public avec le Philarmonique de Mons ("Live jet-set with Orchestra", 2002) me fait toujours autant vibrer. Mais ce soir, rien à faire, rien ne se passe. Assise comme à son habitude sur un gros ballon devant son piano, An Pierlé enchaine les morceaux sans jamais susciter le moindre frisson. C'est pro, propre, bien fait, passablement ennuyeux. Un peu mécanique et sans passion aussi, comme si ce spectacle avait été déjà trop de fois proposé pour susciter encore quelques étincelles.  Alors bon, il est vrai qu'An Pierlé n'était peut-être pas le meilleur choix à faire après la grande fête débridée de Voicst,. mais ce concert à Spot à quand même peu de chances de compter parmi ses meilleurs.

Visitez la page Myspace d'An Pierlé.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2008
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 12:24
Première personne croisée dans les rues de Aarhus en me rendant à la soirée d'ouverture du festival Spot 2008: ce vieux Ramone efflanqué de David Fricke, "Senior editor" (l'appellation m'amuse beaucoup) de Rolling Stone, looké total jean comme à son habitude, et arpentant les rues d'un pas vif vers le site des festivités. David Fricke est un habitué des lieux en plus d'un homme de goût, et le voir s'activer ainsi avant même que le festival commence me semble être un signe de bonne augure. D'autant plus que la canicule règne sur le Danemark, donnant à la seconde ville du pays un air festif, décontracté, et pout tout dire presque méditerranéen.
Le site du festival s'organise autour d'une vaste esplanade comprenant un bâtiment principal à larges facades de verre, le Musikhuset (quatre salles, de la très vaste "Store Sal" à l'intimiste "Filuren"), un ancien Manège à chevaux reconverti en salle de concert, le Ridehuset, et un chapiteau de 2000 places l'Officerpladsen. C'est là également que se trouve le "Village" du festival, avec deux tentes réservées aux Showcases, l'une programmée par le DUP (l'organisation qui chapeaute les labels indépendants Danois), l'autre réservée à la promotion des groupes d'Aalborg sous l'intitulé "Way Up North". Dans la proximité immédiate du site, on trouve également la salle rock locale ("VoxHall"), un théatre ("Svalengangen"), une salle d'exposition équpée d'une scène ("Kunstbygning"), et - un peu plus loin - une seconde salle rock ("Train") et la Maison des Etudiants ("Studenterhuset"). Bref, largement de quoi s'occuper pendant trois jours.
(l'esplanade et la tour de l'Hotel de Ville, photo: rockomondo)
 
(Musikhuset, photo: rockomondo)
 
(le village, photo: rockomondo)

Les années précédentes, la soirée d'ouverture était un spectacle de gala un peu formel ouvert à tous et limité à la seule Store Sal. L'édition 2008 innove et fait entrer le spectateur directement dans le vif du sujet en proposant dés le premier soir un plateau à ne plus savoir où donner de la tête. Pour moi, le choix est tout fait: je zappe le néerlandais Lucky Fonz III et les belges The Tellers (déjà vus à Eurosonic) et je file retrouver Murder dont je gardais un souvenir ému après les avoir apprécié l'année dernière au Ridehuset. Le duo se produit ce soir accompagné par les Belges de DAAU dans la "Rytmisk Sal" du Musikhuset, une nouvelle salle lambrissée à l'atmosphère chaleureuse qui figure parmi les bonnes surprises de cette édition. C'est un vrai bonheur de retrouver dans ce cadre idéal l'écriture ciselée et le jeu de guitare tout en finesse de Anders Mathiasen et la voix bouleversante de Jacob Bellens. Sacré personnage ce Bellens ! Une tête de hibou mal réveillé sur un corps de gros nounours, l'expressivité de Droopy, un jeu de scène proche du zéro (assis sur une chaise, les mains posées sur les genoux). Et pourtant, dés qu'il commence à chanter, on oublie tout ça et on est submergé par l'émotion. Mais comment faire autrement lorsque s'enchaînent des chansons du calibre de "When the Bees Are Sleeping", "Naming the Demon", "Daughters of Heavy", "Queen of Calm" et autres joyaux de leur second album "Stockholm Syndrome" (Ont-ils vraiment chanté toutes celles-là, ou l'ai-je seulement rêvé ?).
 
(Murder @ Rytmisk Sal, Musikhuset, 05.08.08, photo: rockomondo)

Sur scène, le duo est renforcé par un batteur, un trombone, un contrebassiste et des invités qui changent suivant l'occasion. Cette année, ce sont donc les belges de DAAU qui s'y collent à la clarinette, au violoncelle et - vers la fin du set - à l'accordéon. La rencontre de ces deux formations acoustiques sonne comme une évidence, à croire qu'elles étaient faites pour se rencontrer. Et lorsque les musiciens de Murder quittent discrètement la scène tandis que contrebasse et batterie changent de main, c'est à peine si l'on s'en aperçoit: la musique ne s'est pas arrêtée une seconde.
Cela doit faire une bonne dizaine d'années que je n'avais pas vu DAAU sur scène mais la précédente fois reste gravée dans ma mémoire. C'était à Reims et le groupe avait délivré un concert fiévreux et halluciné, à deux doigts de la transe chamanique. Grandiose, mais on s'interrogeait quand même un peu sur la santé physique et mentale des musiciens et les substances qui les mettaient dans ces états. Le DAAU 2008 est sans doute moins borderline, mais n'a rien perdu pour autant de sa fièvre ni de sa fougue. J'avais cessé d'acheter leurs disques vers le milieu des années 2000, à une époque où le groupe se dispersait un peu, cherchant avec plus ou moins de succès de nouvelles voies dans l'électronique ou en invitant chanteurs et rappeurs.
 
 (DAAU @ Rytmisk Sal, Musikhuset, 05.06.06, photo: rockomondo)

On les retrouve ici avec beaucoup de plaisir en version 100% acoustique et instrumentale, de nouveau concentrés sur les racines de leur musique qu'elles viennent d'Argentine, d'Israël ou des Balkans. Et toujours impliqués à fond dans ce qu'ils font. L'accordéoniste a beau afficher en permanence un énigmatique sourire de chat du Cheshire: il est ailleurs, littéralement DANS la musique ! Et le violoncelliste aussi, qui cisaille rageusement son instrument en faisant voler sa longue mèche brune au même rythme que les crins déchiquetés de son archet. Un beau concert intense qui me fait aujourd'hui regretter de n'avoir pas acheté le dernier album du groupe "Domestic Wildlife" (2006).

MURDER : "Daughters of Heavy" (extrait de "Stockholm Syndrome")

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2008
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 09:15
C'est le groupe suédois que je préfère en ce moment. Celui dont les chansons me touchent le plus. Celui dont j'achète désormais tous les disques alors même qu'ils sont en téléchargement gratuit sur leur site internet. Un peu neuneu le mec ? Pas du tout (enfin, j'espère !...): c'est juste pour avoir entre les mains les jolies pochettes cartonnées. Et les petits livrets avec les paroles. Et parce que je les aime, tout simplement. A peine un mois après sa sortie dans le commerce, Billie The Vision & The Dancers viennent donc d'ajouter leur quatrième album "I used to wander these streets" à la discographie déjà disponible sur leur page web. On y retrouve tout ce qui fait le charme du groupe, ses héros récurrents (Lilly, Pablo...), ses histoires simples souvent alimentées par la vie en tournée,  ses instruments fétiches (trompette, accordéon...), la gaîté douce-amère de leurs chansons. Avec sans doute ici un peu plus de mélancolie que d'habitude. Même si c'est un aspect qui a toujours fait partie de la musique de Billie The Vision, c'est la première fois qu'il est aussi présent sur un de leurs albums. Et ça ne fait que rendre le groupe plus attachant encore. Pour les amateurs de chansons à reprendre en choeur, il reste les mélodies entrainantes de "Lilly from the Middleway Street", "Stuttering Duckling" ou "Groovy" qui remplissent parfaitement cet office, achevant ainsi de faire de "I used to wander these streets" un nouvel album indispensable de Billie The Vision & The Dancers. IN-DIS-PEN-SABLE, j'ai dit !
 

Double-cliquez à gauche pour écouter ou télécharger:

BILLIE THE VISION & THE DANCERS : "Someday, Somehow" (extrait de "I used to wander...", 2008)

BILLIE THE VISION & THE DANCERS : "Lily from the Middleway Street" (idem)

Téléchargez le reste de l'album et les autres disques de Billie The Vision ici.

Visitez aussi leur page MySpace.

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 15:13

Bon, d'accord, le rock des Sugarettes doit sans doute beaucoup à Sonic Youth, au Pixies, aux Breeders et autres Blonde Redhead, mais la seule nostalgie ne suffit pas à expliquer la réussite de leur premier album "Love and other perversities" (Subroutine). Il fallait quand même un talent certain pour produire en 2007 un disque réellement excitant à partir d'un matériau aussi usé et alors qu'on connaît tous par coeur la discographie des groupes cités plus haut.
Avec son nouveau projet, le leader des Sugarettes Joep van Son prouve que ce talent n'avait rien d'éphémère. Associé maintenant à la chanteuse Pien Faith (Neonbelle) et aidé de quelques amis, c'est au rayon pop qu'on le retrouve sous le nom de The Very Sexuals. "Post-Apocalyptic Love", le premier album de the Very Sexuals, est un disque court (28 minutes) et c'est très bien comme ça. Pas de délayage, pas de titre à moitié-réussi, juste 9 morceaux impeccables dont une bonne moitié pourrait fournir d'excellents singles. Et gratuits, puiqu'on peut les télécharger librement sur le site du groupe et dans une très bonne qualité (320 Kbits/s) avant même leur sortie officielle. Vous savez ce qu'il vous reste à faire: écouter The Very Sexuals sur leur page MySpace, télécharger l'album si leur musique vous plaît, et peut-être même en commander un exemplaire que vous recevrez en priorité dés sa sortie. Ce qui serait une manière sympathique de remercier le groupe.


Ecoutez The Very Sexuals sur leur page MySpace.

THE VERY SEXUALS : "Post-Apocalyptic Love" (tout l'album en fichier compressé)

Pré-commandez l'album de The Very Sexuals.

Vous pouvez aussi télécharger gratuitement le single des Sugarettes "Ready Steady".


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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 21:31

Attention: talent ! A 20 ans à peine (elle les a fêté le mois dernier), Alina Orlova a déjà vécu plusieurs vies. Alors qu'elle était déjà une artiste-peintre reconnue, elle décide il y a deux ans (!) de se lancer dans la musique. Depuis, de bouche-à-oreille dans un premier temps puis sur internet par la suite, la rumeur à son sujet n'a cessé de grandir. Il faut dire que la jeune lituanienne a une manière bien à elle d'aborder l'exercice - très couru actuellement - de chanteuse-pianiste-auteur(e)-compositrice. S'exprimant le plus souvent dans sa langue natale (mais aussi en Russe et en Anglais), elle insuffle à ses chansons une tonalité slave très distinctive, qu'il s'agisse de sa façon de chanter (proche des chanteuses traditionnelles d'Europe de l'Est ou de Scandinavie), ou de la riche singularité de ses arrangements. Cette signature particulière donne à son premier album ("Laikinis Šuo Dingo", "Chien Sauvage Errant", Metro-Music 2008) une rare puissance d'envoûtement. La brièveté des morceaux - la plupart durent moins de deux minutes - n'est jamais ici synonyme d'inexpérience ou de facilité, mais relève plutôt au contraire de l'étonnante capacité d'Alina Orlova à savoir marier concision et perfection. Du coup, on se surprend à écouter en boucle les seize titres de l'album sans jamais s'en lasser, en espérant que quelqu'un en France aura la bonne idée d'imiter les anglais, lesquels on déjà invité Alina Orlova pour deux concerts à Londres et à Liverpool.


ALINA ORLOVA : "Twinkle, Twinkle Little Star" (extrait de "Laikinis Šuo Dingo", 2008)

ALINA ORLOVA : "Vaiduokliai" (idem)

Ecoutez d'autres titres d'Alina Orlova sur sa page MySpace.

Achetez l'album d'Alina Orlova (ça n'a pas été simple à trouver).

Et admirez aussi la peinture d'Arlina Orlova:

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