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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 09:17
N'en déplaise à notre président-girouette, l'esprit libertaire de Mai 68 soufflera bel et bien sur Arte ce soir avec la diffusion du film de Claude Faraldo "Themroc" (1972). Légendaire et très rarement diffusé, "Themroc" décrit le pétage de plomb spectaculaire d'un peintre en batiment (Piccoli, halluciné et hallucinant) dans un monde aliéné et condamné au "métro-boulot-dodo". Après avoir démoli les murs de son appartement, il va balancer par le trou tout ce qui se trouvait chez lui, et revenir à l'état primitif d'homme des cavernes, en ne s'exprimant plus que par grognements, bientôt imité par tout son voisinage. Et comme les mammouths se font rare au début des années 70 et qu'il faut bien bouffer quand même, on prend ce qu'on trouve, à savoir les CRS qui parait-il sont délicieux servis à la broche. Inutile de vous dire qu'il y a belle lurette que ce réjouissant mauvais esprit ne souffle plus ni dans le cinéma, ni ailleurs. Une bonne raison pour ne pas manquer "Themroc" ce soir.

Je cherche une bonne âme disposant d'un enregistreur DVD et qui serait disposé à me graver une copie de ce film introuvable. Remboursement des frais et cadeau musical en remerciement.

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Published by J.P. Moya
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 00:21
Après avoir enduré pendant vingt bonnes minutes le jazz-rock passablement ennuyeux de Little Dragon (avec Yukimi Nagaro, la chanteuse de Koop),  je décide de rejoindre De Beurs suffisamment  tôt pour être sûr d'avoir de la place au concert des norvégiens Grand Island. Je ne connais rien d'eux, mais le groupe a la réputation de délivrer des prestations scéniques particulièrement survoltées et c'est justement ce dont j'ai besoin. Déception, en arrivant dans la salle une banderole derrière la scène indique www.visions.de et les garcons proprets aux barbes bien taillées qui font de placides "plonk-plonk" en guise de soundcheck n'ont rien de terroristes soniques. Il y en a même un qui joue du banjo ! Que s'est-il passé ? Un changement de dernière minute ? Le remplacement des agités norvégiens par un groupe d'alternative-country bavarois ? Tant pis, à présent que je suis là, autant voir de quoi il retourne. Après s'être absenté pendant quelques minutes, le groupe entre en scène pour de bon, annonce "We're Grand Island from Norway", et j'ai à peine le temps de penser "Ah si, finalement ce sont bien eux !" que je me retrouve décalqué au mur par une incroyable déflagration de décibels. 

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 (Grand Island @ De Beurs, 11/01/08, photo: rockomondo)

Les cinq individus si calmes et posés que j'avais pu observer quelques minutes plus tôt se tordent à présent dans tous les sens comme les savants maudits des "Cigares du pharaon". Grand Island joue très vite, Grand Island joue très fort, et j'avoue ne plus très bien savoir ce que je suis en train d'écouter. Quelque chose comme un mélange improbable de musique traditionnelle des Appalaches mâtinée de pop scandinave et dynamitée par une énergie furieusement hardcore, le tout mené façon charge de la cavalerie légère. Surtout  que personne ne vienne montrer à Pete Seeger comment ces garçons traitent un banjo: le vieil homme serait capable d'y laisser sa peau ! Mais la réputation de Grand Island comme groupe de scène d'exception n'était pas usurpée. Et sur disque ("Say no to sin", Racing Junior), ce n'est pas mal non plus, même si après avoir les avoir vu en concert on a l'impression de ne pas écouter tout à fait le même groupe. 

GRAND ISLAND : "Us annexed" ("Say no to sin", 2007)

D'autres titres (dont quelques-uns en avant-première du prochain album) sont disponibles sur la page MySpace du groupe.

Achetez l'album de Grand Island.

Bien réveillé ce coup-ci, je pousse jusqu'à Simplon pour terminer la soirée avec les finlandais d' Op:l Bastards. Il y a déjà quelques années que ces ces garçons - qui avaient réalisés sous le nom de Larry and the Leftanded un disque majeur du rock finlandais ("Quantum rider", 1998) - se sont tournés vers l'électro. Je crois avoir rarement autant dansé que lors de leur concert à Sonar en 2000 ( 2001 ?) et leur unique album à ce jour ("The Job", 2001) reste une excellente affaire. 

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 (Op:l Bastards @ Simplon Main, 11/01/08, photo: rockomondo) 


Je n'avais pas ré-écouté le groupe depuis et c'est une surprise - mais pas très bonne en ce qui me concerne - que de les retrouver cette fois-ci carrément au rayon techno. Je reste le temps de deux morceaux, mais rien à faire, la musique actuelle d'Op:l Bastard ne fait plus partie de mon univers. Il n'est pas loin de deux heures du matin,  les concerts se font rares: retour au QG pour un peu de sommeil.

Achetez l'album d'Op:l Bastards.

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 16:15
"On n'est pas sérieux quand on a 17 ans" disait le petit père Arthur. Mais c'est parce qu'il ne connaissait pas les soeurs Berhan. Les deux  jumelles de Taxi, Taxi ! sont sévèrement jet-laguées en arrivant sur la scène de l'U.S.V.A. ("On est dans quel pays, là ?" demande l'une d'elles). Et sérieuses. Terriblement sérieuses. Plus qu'il n'est admis de l'être pour des filles de cet âge. On a du mal à les imaginer - par exemple - en train de descendre des bières backstage. Ou simplement à faire les fofolles comme leurs copines de Those Dancing Days la veille. Ce n'est sans doute qu'une impression mais ici en tout cas elles semblent extrêmement sages et concentrées. C'est presque sans un mot qu'elles effectuent leur soundcheck et enchaînent le concert dans la foulée. Johanna est debout à la guitare et au ukulélé (définitivement l'instrument star du festival), tandis que Miriam se tient au piano et à l'accordéon. Physiquement identiques (un peu moins à présent qu'elles se coiffent différemment), les deux soeurs ont également des voix très similaires, mais dont elles usent de manière différente, douce et naturelle chez Johanna, plus en force chez Miriam. 
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 (Taxi, Taxi ! @ U.S.V.A, 11/01/08, photo: rockomondo)

Leurs démos sur internet, puis l'EP sorti l'année dernière chez Rumraket / Tigerspring (et en France chez Talitres) nous avaient progressivement familiarisés avec la musique de Taxi, Taxi !: des chansons lentes, hypnotiques, dépouillées à l'extrème, des chansons exigeantes aussi, qui ne se laissent pas apprivoiser d'une oreille distraite. Si sur disque la magie ne fonctionnait que par épisodes, sur scène, l'envoûtement est total. Ces deux gamines qu'un souffle de vent pourrait emporter dégagent quelque chose de fort, de dense, qui réveille des émotions enfouies et qu'on pensait à jamais enterrées. On ne peut qu'être troublé par le fait que ce soient de si jeunes filles qui parviennent à ce résultat. Où vont-elles chercher ces sentiments qu'elles expriment, qu'on pourrait croire réservés à des personnes ayant déjà eu l'expérience de la vie et de ses blessures ? A la fin de chaque morceau, Johanna remercie l'audience d'un gracieux salut de ballerine, une légère flexion des jambes, et c'est touchant. Elles nous feront aussi une reprise belle à pleurer du "True love will find you in the end" de Daniel Johnston. Car - mais qui en doutait - ces demoiselles ont du goût. Alors que les lumières se rallument, je m'aperçois que le public, sagement assis derrière moi au début du set, est à présent debout après avoir fait de la place aux nombreux spectateurs arrivés pendant le concert. Hypnotisé par la musique, je ne m'étais rendu compte de rien.

TAXI, TAXI ! : "To hide this way" (extrait de "Taxi, Taxi ! EP", 2007)

TAXI, TAXI ! : "Old big trees" (MySpace demo)

TAXI, TAXI ! : "To hide this way" (MySpace demo)

Visitez aussi la page MySpace de Taxi, Taxi !

Achetez le disque de Taxi, Taxi !
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 01:25
Après avoir manqué Taxi, Taxi ! en juin dernier à Spot pour cause de salle pleine, je ne prends aucun risque et j'arrive très en avance à l'U.S.V.A. où le duo suédois doit se produire à 22h00. L'U.S.V.A. est une sorte de centre culturel assez chicos réservé aux groupes les plus calmes du festival. La musique y est le plus souvent acoustique et l'assistance silencieuse et attentive, ce qui est loin d'être toujours le cas dans les autres salles de la ville. A mon arrivée, le précédent artiste n'a pas encore terminé son set et pour patienter je déambule dans le hall en feuilletant les brochures qui y sont présentées. Mais la salle n'est séparée du hall que par de fins panneaux coulissants, et l'on entend très bien ce qui se passe à l'intérieur. Et ce que j'y entend me laisse bouche bée: c'est la voix de Nick Drake en train d'interprêter quelques inédits de sa plus belle facture. Pour en avoir le coeur net et comme je ne crois pas aux fantômes, je pousse la porte pour découvrir sur scène un grand garçon longiligne et barbu coiffé d'un improbable bonnet de laine. Il est seul et chante en s'accompagnant de sa guitare acoustique devant un public captivé. 

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 (Alexi Murdoch @ U.S.V.A., 11/01/08, photo: j'ai honte...)

Je sais bien que Nick Drake est devenu aujourd'hui LA référence obligatoire des chroniqueurs pantouflards pour cataloguer n'importe quel folksinger interprétant des chansons tristes sur une guitare en bois, mais dans ce cas la ressemblance - tant pour la voix que pour la musique - est vraiment sidérante  A mon grand regret, je n'aurai le droit qu'à deux morceaux avant que le concert prenne fin, mais ces quelques minutes resteront sans doute parmi les plus marquantes de ce festival. J'en profiterai quand même pour acheter le CD de cet inconnu surdoué et apprendre ainsi qu'il s'appelle Alexi Murdoch et qu'il est anglais. Et pas si inconnu que cela, puisque son morceau "Orange sky" a déjà été utilisé dans une multitude de pubs et de séries télé américaines. Intitulé "Time without consequence" et auto-édité en 2006, son album - le seul et unique pour le moment - aurait sans doute gagné à être raccourci d'une bonne quinzaine de minutes (il en dure plus de soixante !), mais on y retrouve bien la voix soyeuse et la finesse d'écriture tant appréciées en concert. Et aussi des pistes nouvelles car - même s'il n'est pas donné à tout le monde de faire aussi bien que Nick Drake dans un style similaire - Alexi Murdoch sera bien obligé de montrer sa différence à l'heure du prochain album...

ALEXI MURDOCH : "Orange sky" (extrait de "Time without consequence", 2006)

ALEXI MURDOCH : "Home" (idem)

Ces deux morceaux sont empruntés à l'excellent blog "The World Forgot", avec mes remerciements.

Visitez aussi la page MySpace d'Alexi Murdoch.

Achetez "Time without consequence".



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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 23:23
Après le concert des Moonbabies, c'est un peu le hasard: je ne connais aucun des artistes qui se produisent dans cette tranche horaire. Dans ces conditions, autant jouer la carte de l'exotisme... Pourquoi pas un groupe des Iles Feroë ? Boys In A Band - c'est leur nom - jouent à Shadrak Upstairs et je ne sais pas si ces cinq phénomènes constituent un échantillon représentatif de la population Féroïenne, mais si c'est le cas c'est un plaidoyer vivant pour la diversité. Jugez plutôt: un chanteur aux yeux bleus et à la moustache blonde, un guitariste chevelu élégamment culotté d'un caleçon long à poche kangourou, un batteur à rouflaquettes de Teddy-boy, un bassiste au look de roadie, et - j'ai gardé le meilleur pour la fin - un énergumène à mi-chemin entre Raspoutine (la barbe) et Ringo Willycat (le brushing) au keytar Hammond. 

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 (Boys In A Band @ Shadrak Up, 11/01/08, photo: rockomondo)

Non seulement cette joyeuse équipe délivre un rock très péchu sans être jamais agressif, souvent gentiment barré, mais elle semble y prendre en plus un plaisir rare et particulièrement communicatif. Leur grande spécialité: la descente dans le public. C'est d'abord au guitariste de mouliner quelques solos biens sentis au coeur de l'assistance, puis le chanteur qui fend les premières rangées de téméraires pour baptiser les suivants aux postillons, et enfin les deux ensemble qui se réunissent pour assurer le show avant d'être rejoints par leur poilu compagnon - pas le moins fou des trois - et son clavier portable. Evidemment, tout ceci ne se prend pas une seconde au sérieux mais l'énergie, elle, est bien réelle et il est absolument impossible d'y résister. Pour preuve le large sourire qui barre le visage des spectateurs et les acclamations de plus en plus nourries qui saluent chaque morceau. A la fin du set, le groupe est à tordre, et le public itou, ce qui ne l'empèche pas d'en réclamer encore . Après ce concert, Boys In A Band partaient à Londres pour y enregistrer leur premier album. De leur capacité à y faire entrer cette incroyable énergie live et leur humour débridé dépendra sa réussite. On en saura plus d'ici quelques mois. En attendant, un groupe à ne pas manquer sur scène si vous avez la chance de croiser leur route.

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 (Boys In A Band @ Shadrak Up, 11/01/08, photo: rockomondo)

BOYS IN A BAND : "Secrets to conceal" (démo, 2007)

BOYS IN A BAND : "Black diamond train" (démo, 2007)

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 22:57
Le dilemme que j'avais pour ouvrir la seconde soirée du festival se résout tout seul: Promise & The Monster a annulé sa venue et je me retrouve donc libre d'aller voir ses compatriotes Moonbabies (que j'aurais choisi de toute façon: question d'antériorité). Le groupe joue à la Muziekschool, qui est comme son nom l'indique une école de musique équipée d'une très belle salle à l'acoustique excellente. Du coup, il n'est pas rare d'y voir y trainer des équipes de télé, et c'est encore le cas ce soir avec les cameramen allemands de "Rockpalast". Après s'être fait attendre quelques minutes (un luxe dans ce festival ultra-minuté), les Moonbabies entrent en scène, perçant l'obscurité à la lueur des lampes qu'ils portent sur le front. Ola Frick (c'est le garçon) arbore de splendides ailes blanches, tandis que Carina Johansson (c'est la fille) les préfère noires. Ils ne sont accompagnés que d'un batteur et d'une violoncelliste, ce qui m'étonne beaucoup. Comment restituer en effet la richesse sonore d'albums qu'on imagine longuement et minutieusement travaillés en studio avec aussi peu de personnel ? Eh bien, je cherche encore la réponse, mais le fait est qu'avec les seuls claviers de Carina Johansson et la guitare d'Ola Frick (reliée il est vrai à une impressionnante collection de pédales), ils y arrivent. Le groupe délivrera ainsi 45 minutes en état de grâce sur un répertoire issu au deux tiers de leur dernier album ("Moonbabies at the ballroom"), le tiers restant étant dévolu à ce qui reste à mon avis leur chef d'oeuvre, "The Orange Billboard" (2004). Doucement teintée de psychédélisme et d'électronique,
la pop sophistiquée des Moonbabies est restituée ici avec une brillance et une précision maniaque qui impressionne. et pourtant n'arrive pas à me transporter autant qu'elle le devrait. Il y manque cette part de spontanéité et d'mprévisibilité qui fait tout le sel de la musique live. Ola Frick est un perfectionniste qui ne laisse rien au hasard. Tout ici est under control. Même lorsque certains morceaux dérapent en délires psychédélico-bruitistes, il est évident que tout reste totalement maîtrisé. Les Moonbabies ne se lâchent jamais complêtement, ce qui est à la fois leur forçe et leur faiblesse. Peut-on reprocher à un concert d'être TROP parfait ? A l'évidence, la réponse ici est: oui.

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 (Moonbabies, Ola Frick @ Muziekschool, 11/01/08, photo: rockomondo)

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 (Moonbabies, Carina Johansson @ Muziekschool, 11/01/08, photo: rockomondo)

MOONBABIES : "War on sound" (extrait de "Moonbabies at the ballroom", 2007)

MOONBABIES : "Sun AM" (extrait de "The Orange Billboard", 2004)

MOONBABIES : "We're layabouts" (extrait de "June & Novas", 2001)

MOONBABIES : "Standing on the roof / Filtering the daylight E.P." (2002):

- A1. "Over my head"

- A2. "Forever changes nothing now"

La face B est disponible sur www.moonbabiesmusic.com

Visitez aussi la page MySpace des Moonbabies.

Achetez les disques des Moonbabies.
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 18:05

L'après-midi s'annonce bien à Plato. Après Audiotransparent, c'est au tour de Sarah Bettens d'occuper la mezzanine. Je n'ai jamais vu l'ex-chanteuse de K's Choice sur scène, et c'est l'occasion de combler cette lacune. Surprise, Sarah Bettens ne ressemble pas du tout à la personne que je m'étais imaginé en écoutant sa musique: longiligne et androgyne, visage tout en angles surmonté d'une coiffure en pétard décolorée, le tout coiffé d'un petit chapeau ska, chaines à la ceinture, tatouages, on la croirait échappée des Stray Cats ! Rock n' roll with class. Coté interprétation, c'est la classe aussi. Sarah Bettens a reçu un don: une voix comme on en entend que peu, chaude, légèrement voilée, prenante. Et alors qu'elle est simplement assise avec sa guitare, elle n'en dégage pas moins une véritable présence, un magnétisme qui est la marque des meilleurs. Quel dommage alors que ses chansons ne soient jamais à la hauteur de ce talent ! On sent bien pourtant qu'il suffirait de peu pour que tout ça décolle. Mais ce n'est certainement pas avec ce répertoire désespérément plan-plan que cela risque d'arriver. Fermez les yeux et vous aurez l'impression de vous retrouver dans un épisode de "Dawson" ! Sarah Bettens mérite mieux que ça. Personne pour lui écrire les chansons qu'elle mérite ?

(Sarah Bettens @ Plato, 11.01.2008, Eh, pas si mal finalement ce morceau.... la personne qui a filmé était nettement moins bien placée que moi, mais elle avait une caméra, elle. Un bon échantillon de l'ambiance des showcases à Plato)

Après l'émo-core plutôt bien envoyé - mais pas vraiment ma tasse de thé - des néerlandais Lawn, (nouvel album "Silver" le 10 mars) c'est au tour des Tellers d'arriver sur scène. Tout a été très vite pour le jeune duo Belge qui commence à faire sérieusement parler de lui après avoir enquillé un album ("Hands full of ink", 62TV) dans la foulée de son prometteur premier EP. Le chanteur à l'air de débarquer de sa planète. Pendant tout le concert il gardera ainsi son caban boutonné et col relevé. Il nous annonce aussi qu'il n'est pas très doué pour parler en public, ce que confirmeront quelques touchantes tentatives modianesques. Les chansons des Tellers sont courtes et enlevées, primesautières et gentiment maladroites, ce qui fait aussi partie de leur charme. Elles évoquent - en anglais - un croisement réussi entre Jonathan Richman et Thomas Fersen (dont le chanteur offre un peu une version juvénile). Cependant, après seulement un EP et un album, ou bien ici après une demi-heure de concert, on ne peut s'empêcher de penser que la formule montre déjà ses limites. The Tellers sont condamnés à évoluer s'ils veulent pouvoir durer.

 (The Tellers @ Plato, 11.01.2008. photo floue: rockomondo, libre d'utilisation si vous ne dites pas qu'elle est de moi)

Visitez la page MySpace de Sarah Bettens. 

Visitez la page MySpace de The Tellers.

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 10:03

C'est à Vera, LA vraie salle rock de Groningen - les autres ne le sont que le temps du festival - que se produisent les norvégiens de The Grand. Je n'avais jamais entendu parler d'eux auparavant mais dans cette tranche horaire où la concurrence est faible, pourquoi ne pas tenter le coup ? On nous annonce un groupe de blues rock électrique nostagique des seventies, et dans le même genre je garde un excellent souvenir de BigBang, eux aussi norvégiens. Sur scène, on croirait assister à un vide-grenier pour musicien maniaque: quelques Hiwatt hors d'âge, un orgue Hammond aussi gros que le bahut de ma grand-mère, un Fender Rhodes vintage, des guitares ayant manifestement déjà bien vécu (quoique... à présent on vend des guitares neuves artificiellement vieilies). Ces gars-là auraient les cheveux longs que ça ne m'étonnerait pas. Tout faux ! Non seulement les musiciens de The Grand ont le poil court, mais ils sont aussi beaucoup plus jeune que je me les étais imaginé. Leur musique par contre affiche clairement un âge et des références (Mountain, BBA) qui en 2008 ont bien du mal à trouver un écho chez moi, même faisant fonctionner à fond l'effet nostalgie.

 (The Grand @ Vera, 10.01.08, photo: rockomondo)

D'accord, les musiciens sont bons et déploient une belle énergie, mais contrairement à BigBang qui s'appuie sur des compositions sans faille, ici c'est le répertoire qui fait défaut. Dés le second morceau, les voilà qui s'embarquent dans une interminable jam-session: l'orgue gronde, le guitariste enfile ses solos et moi, je m'ennuie ferme. Lorsque je partirai, ils y seront encore. Je lirai plus tard que The Grand est également coutumier des solo de batterie de dix minutes: j'aurai au moins échappé à ça ! A postériori, je m'appercevrai que - là encore - j'avais fait le mauvais choix:  le lendemain tout le monde me parlera de la prestation paraît-il enthousiasmante des suédois Friska Viljor qui passaient au même moment (et dont je ramènerai quand même le très bon album modestement intitulé "Bravo !").

Visitez la page MySpace de The Grand.

De l'Autrichien Florian Horwath avec lequel j'ai refermé cette première soirée de festival mi-figue mi-raisin, je ne garde que peu de souvenirs. La seule chose dont je me rappelle distinctement, c'est de cet instrument bizarre qu'il utilisait et dont voici la photo:

Aujourd'hui encore, ça m'intrigue, mais je suis sûr que quelqu'un va me dire en commentaire de quoi il s'agit. Quand à Horwath lui-même, j'ai été plutôt agréablement surpris lorsque j'ai ré-écouté par la suite ses chansons sur son site internet. Mais ce soir-là, il se faisait tard et la lassitude commençait à se faire sentir. Dommage pour cet ami de Peter Von Poehl et des Cardigans.

FLORIAN HORWATH: "When the light comes around" (extrait)

FLORIAN HORWATH : "Johnny" (extrait)

FLORIAN HORWATH : "Codeine" (extrait)

Le lendemain, un petit tour à Plato pour commencer l'après-midi. Encore une fois je manque Friska Viljor qui passait à midi, je zappe volontairement les néerlandais Voicst que je comptais bien revoir le lendemain soir à Noorderslag (la suite prouvera que j'aurais mieux fait d'assurer le coup sans attendre) et j'arrive juste à temps pour le set d'Audiotransparent. Leur concert à De Spieghel il y a deux ans avait été l'un des meilleurs d'Eurosonic 2006 et j'étais très impatient de les revoir. Je ne serai pas déçu. Dans un environnement difficile (confort spartiate, éclairage au néon, sonorisation minimale), le quintet va m'offrir ma première véritable émotion du festival. Et ceci sans que je connaisse - hormis le dernier - un seul de ces morceaux qu'ils jouent sur scène pour la première fois et qui doivent figurer sur leur prochain album. Mais Audiotransparent à la grâce. Il se dégage une alchimie très spéciale de ces cinq garçons, une harmonie hors du commun qui trouve son apogée en un moment magique, lorsque le batteur et le bassiste rejoignent le reste du groupe au premier plan pour chanter en choeur avec lui. Alors on se dit que ce long voyage jusqu'à Groningen trouve enfin ici sa justification, que pour cette trop courte demi-heure, les déceptions successives de la veille sont d'un seul coup effacées. Et que non, décidément, on n'est pas encore blasé, qu'une simple chanson peut encore nous faire dresser les poils sur les bras, que ces émotions-là, enfin, on n'est pas près de les laisser tomber.

 (Audiotransparent @ Plato, 11.01.08, photo: rockomondo)

AUDIOTRANSPARENT : "Hands and fields" (Dutch Indie singles Club)

AUDIOTRANSPARENT : "December radio" (single)

AUDIOTRANSPARENT : "Old man" (Reprise de Neil Young, Coverclub)

D'autres morceaux d'Audiotransparent sont disponibles sur la page que j'avais précédemment consacré au groupe.

Visitez aussi la page MySpace d'Audiotransparent.

Achetez les albums d'Audiotransparent.

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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 23:15

Simplon est la salle réservée aux musiques électroniques à Eurosonic. Légèrement excentrée, il s'agit en fait - comme souvent ici - de deux salles, une en sous-sol et une à l'étage, ce qui permet d'enchainer les concerts sans attendre. Lorsque j'arrive, Familjen a déjà commencé son set dans la petite salle du haut, là-même où j'avais vu l'année dernière About donner un concert absolument ébouriffant. Familjen, c'est le projet musical d'un garçon de  Stockholm  nommé Johan T. Karlssen. Ingénieur du son à l'origine, il a profité des moments de libre qu'il avait en studio pour utiliser le matériel laissé à sa disposition et composer sa propre musique, au départ de courts instrumentaux, puis de véritables chansons. Son premier album, "Det snurrar i min skalle" a été l'une des très bonnes surprises suédoises de l'année 2007, avec un son old school et - paradoxalement - plein de fraîcheur, et surtout des mélodies qui entrent dans la tête pour ne plus en sortir. Voir par exemple l'impeccable morceau qui donne son titre à l'album ou le très New Order "Nán gång" programmé en boucle l'année dernière dans Rockomondo (l'émission).

 (Familjen @ Simplon Up, 10/01/08, photo: rockomondo)

J'ai vu des vidéos où Familjen, face à un public conquis et qui connaissait ses chansons par coeur, embrasait littéralement les salles. Ici, devant une audience clairsemée et peu réactive, Johan Karlssen est d'humeur morose: il n'a pas remporté la veille le Danish Music Award sur lequel il semblait compter fermement. Seul le vidéo-clip de son single a été - à juste titre - récompensé. Sur scène, c'est Andréas Tillander qui s'occupe de la partie instrumentale, Johann Karlssen est au chant, habillé streetwear (jogging et T-shirt) pour un jeu de scène ondulatoire et caoutchoutesque qui évoque Bez (Happy Mondays) en apesanteur. C'est vaguement ennuyeux et même le tube "Det snurrar i min skalle", reconnu par quelques spectateurs, n'arrive pas à faire décoller le concert. D'ailleurs tout s'arrêtera quelques instants plus tard lorsqu'une des petites machines magiques de Andreas Tillander refusera obstinément de fonctionner. Décidément, ce festival Eurosonic s'annonçait comme celui des rendez-vous manqués: tous les concerts que j'avais attendu avec le plus d'impatience se révélaient au final plus ou moins décevants et Familjen n'avait pas fait exception à la règle. 

(Le clip récompensé par le Danish Music Award)

FAMILJEN : "Det snurrar i min skallen (Cat Burglar remix)"

FAMILJEN : "Det snurrar i min skalle (Mike Downey remix)"

Visitez la page MySpace de Familjen.

Achetez l'album de Familjen.

Familjen enflamme le public au festival de Malmö 2007

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 18:29

Lorsque j'ai consulté le programme du festival avant de partir et que j'ai vu que Those Dancing Days jouaient à Huize Maas, je me suis dit: "C'est rapé !". Huize Maas est une brasserie un peu vieillotte doublée d'une salle de concert, et pour une raison qui m'échappe - parce que quel que soit le groupe qui joue, ça n'y change rien - c'est toujours blindé. Il faut attendre des heures à la porte avant d'espérer pouvoir faufiler ne serait-ce qu'un demi-orteil à l'intérieur. Mais bon, qui ne tente rien n'a rien. Je décide de zapper The Dø, que j'aurai bien l'occasion de revoir en France, et d'arriver à la salle très en avance. Et cette tactique paye. Personne devant la porte, à l'intérieur le groupe précédent (Il y a deux scènes à Huize Maas) est en train de terminer son set, et j'arrive non sans mal à me faufiler devant la scène où l'année précédente j'avais vu Johnossi. Le retour de Pervers Pépère, au premier rang avec son appareil-photo à trois balles pour mitrailler les jouvencelles de Those Dancing Days dans des buts qu'on n'ose même pas imaginer. Lorsque les filles entrent sur scène, elles sont exactement comme on les avait imaginé. Ou plutôt exactement telles qu'on les avait découvert sur le clip de leur chanson "Hitten", avec quelques frais de toilette en plus: cinq gamines toutes simples, à la fois heureuses et un peu intimidées. La bassiste à l'air de n'avoir pas tout à fait fini de grandir (ce qui est le cas, d'ailleurs), la blonde à la batterie se prend pour Keith Moon (en a-t-elle seulement déjà entendu parler ?), celle qui joue des claviers paraît trop contente d'être là et fait sa fofolle, quand à la chanteuse, c'est effectivement - on avait pu le constater sur le clip - la plus mimi du groupe, et la plus réservée aussi.

 (Those Dancing Days @ Huize Maas, 10/01/08, photo: rockomondo)

Pour ce qui est de la musique par contre, je serais bien en peine de vous dire si c'était bien ou pas. De là où je suis, c'est à dire juste sous les baffles, ne me parvient qu'une espèce de bouillie sonore indéchiffrable. C'est le problême à Huize Maas: soit on voit, soit on entend, mais inutile d'espérer faire les deux à la fois. Donc, je vois... A un moment la fille aux claviers entame une petite choré improvisée avec la guitariste: elles ondulent les bras en avant tout en pliant leurs jambes jointes. Le genre de truc que seules les filles font. C'est rigolo. Et sympa. Mais je suis quand même venu là pour la musique et les suédois de Familjen vont jouer bientôt à Simplon, la seule salle (un peu) éloignée du centre. Il faut que j'y aille. Bye bye Those Dancing Days. Huize Maas est toujours blindé et je mettrai deux fois plus de temps à essayer d'en sortir que je n'avais mis pour y entrer (et on s'en doutait: le son est bien meilleur au fond...). 

Visitez la page Myspace de Those Dancing Days.

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Published by J.P. Moya - dans Eurosonic
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