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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page facebook, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 09:47

Joep van Son ne s'ennuie jamais. Lorsqu'il ne joue pas dans l'un des trois groupes dont il fait partie, ce hollandais de Eindhoven compose des bandes originales, enregistre en solo ou donne un coup de main à ses nombreux amis musiciens. Et ça marche à tous les coups. Joep van Son aime les chansons accrocheuses, les choses simples, et que ça aille vite. Il aime aussi le son des guitares et les duos fille-garçon. Dans chacun de ses projets, il y a toujours une voix féminine pour lui répondre. Chez The Sugarettes, c'est celle de sa compagne Mariska Louman. Le quatuor a déjà sorti deux albums, "Love and other perversities" - très Sonic Youth - en 2007 et plus récemment "Destroyers of worlds", tout aussi péchu mais plus pop, comme une réjouissante collision entre les Pixies et Phil Spector. Deux disques qui n'ont aucun mal à faire mouche avec leur indie-rock bondissant, électrique et vitaminé, Avec Nikoo, les potars montent dans le rouge de quelques degrés supplémentaires. Au lieu de claquer sec comme chez les Sugarettes, les guitares s'empilent façon mur du son en un irrésistible "shoegaze" uptempo et poppy. C'est d'ailleurs à Gwendolien Douglas du groupe A.C. Berkheimer, spécialiste du genre (shoegaze, donc...), que Joep von Son a fait appel pour le seconder. Nikoo a fait deux mini-albums concis et sans déchet, dont le premier est toujours disponible en téléchargement gratuit sur Bandcamp. Bonne affaire. Reste le groupe le plus ouvertement pop du lot, The Very Sexuals - avec la chanteuse Pien Feith - dont on avait déjà parlé ici pour le très recommandable "Post-apocalyptic love", lui aussi offert aux internautes sur la page du groupe. L'année dernière Joep van Son s'est associé à Jelle van Veenen - un garçon ! - pour composer la bande originale... d'un roman, celui de Miel Blok, "Arie-Wubbo, de ultieme roadmovie (op papier)". Il sort également sous le pseudo de [V] des titres en solo - un tous les deux mois - illustrés par l'artiste Bas van Genugten. Enfin, on imagine que van Son doit bien participer d'une manière ou d'une autre au projet perso de sa copine, Iskaa & The Red Cars, dont le premier EP ne quitte pas ma platine ces derniers temps.

 

 

Résumons: The Sugarettes, The Very Sexuals, Nikoo,  [V] , Arie-Wubbo, Iskaa & The Red Cars (et j'en oublie sans doute...): Joep van Son vous en donne plus ! Quelques échantillons pour vous faire une idée en commençant par ceux offerts par l'artiste ( Merci à lui !):

 

THE SUGARETTES: Jolene

THE SUGARETTES: Ready steady

THE SUGARETTES: 100 Christmases

THE VERY SEXUALS: Carla EP (free three-track EP)

THE VERY SEXUALS: Post-apocalyptic love (free nine-track album)

NIKOO: Nikoo (free six-track album)

[V]: Waste no fun (free two-track single)

THE SUGARETTES:  Destroyers of worlds (name your price eleven-track album )

NIKOOFriends & Family (name your price seven-track album )

 ISKAA AND THE RED CARS: Iskaa & The Red Cars EP (name your price four-track EP)

A lire aussi cette interview de Joep van Son (en anglais) dans Incendiary magazine.

Les disques de Joep van Son sont vendus chez Subroutine records (The Sugarettes, The Very Sexuals), Beep ! Beep ! Back Up The Truck ! (Nikoo), itunes (Arie-Wubbo) et bandcamp.com (le reste)

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Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 10:13

Il y a quelque chose d'irrémédiablement estival chez Seaside Stars, du nom du groupe à leurs pochettes de disques en passant par leurs (rares) vidéos, les titres de leurs chansons ("Summery girl", "Close to the sun", "Summer's on my way"...) et bien sûr leur musique, vibrionnante power-pop qui dés les premiers accords vous fait venir le sourire aux lèvres. J'étais persuadé que le duo municho-berlinois n'avait réalisé qu'un seul et unique album, le précieux "The magic of stereo" en 2001, et qu'il s'était séparé depuis bien longtemps. Mais voilà qu'en faisant des recherches à leur sujet pour le "Rétromondo" de la semaine je m'aperçois que non seulement le groupe existe encore, mais qu'il a enregistré en 2006 un second opus ("The stranded whale") sorti uniquement... au Japon ! L'objet s'échange sur le net pour des prix indécents, heureusement Seaside Stars a pensé à nous et le propose en téléchargement gratuit sur sa page facebook ! Je suis en train de l'écouter en ce moment même et me dis que je devrais en faire une copie pour la bagnole: c'est la musique idéale pour rouler vers le sud, comme un avant goût de soleil et de mer...

 

Seaside Stars: "The stranded whale" (lecteur + téléchargement gratuit)
Seaside Stars sur facebook.
Achetez "The magic of stereo".
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Published by J.P. Moya - dans Allemagne
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 18:52

Après sa collaboration fructueuse avec Nikolaj Nørlund sur l'album de ce dernier ("Alt sammen lige nu", disque du mois dans Rockomondo en février ), le chanteur des Figurines, Christian Hjelm, nous annonce un album solo pour le 3 septembre prochain. Un premier extrait de ce disque chanté en danois vient d'être dévoilé qui laisse bien augurer de la suite. On en viendrait presque à espérer l'automne alors que le printemps n'est toujours pas arrivé...


Christian Hjelm

 

 

Christian Hjelm - Scenen Skifter Nu (album ude 03.09.2012) by Pgm_Denmark

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 01:08

Allez, un dernier concert avant d'aller se coucher. La fête dure jusqu'à 3 heures du matin, mais un peu de sommeil ne sera pas de trop avant de reprendre la route. Retour à la "Marathon Zaal" - là où la soirée avait débuté - pour le concert de Bart Constant. Derrière ce pseudonyme se trouve Rutger Hoedemaekers, un garçon que j'avais vu cinq ans plus tôt en compagnie de l'ex-Seedling Marg van Eenbergen sous le nom de "About". Le duo nous avait offert ce soir là un ébouriffant concert d'électro-rock à haute énergie, lui au laptop et sampler, elle à la guitare. Une demi-décennie plus tard, Rutger Hoedemaekers s'est bien calmé, et c'est au rayon pop qu'on le retrouve avec ce projet mûri durant de longues années. Toujours aussi élégant dans son costume "Mad Men", le hollandais n'a pas renoncé à s'entourer de filles: elles sont deux cette fois-ci, une aux claviers, l'autre à la batterie.

 

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(Bart Constant @ Oosterport, 14-01-2012, photo: rockomondo)


L'énergie de Hoedemaekers était démontrée, mais on pouvait s'interroger sur sa capacité à s'imposer dans un registre plus mélodique. Ces doutes se trouvent balayés en quelques morceaux. Hoedemaekers le perfectionniste ne s'est pas lancé dans cette aventure sans sérieux atouts. Ses chansons - enlevées le plus souvent, même si ce sont les ballades qui au final étincellent - regorgent de trouvailles mélodiques. Contrairement à ce qu'on aurait pu craindre, les arrangements très travaillés de son premier album ("Tell yourself whatever you have to") ne souffrent jamais de cette formule live en trio. Il faut dire que les deux musiciennes font plus qu'assurer, particulièrement celle à la batterie au jeu souple et tout en finesse. Pour le reste, le sampler vient à la rescousse, tandis que le Maître de Cérémonie ajoute une touche jazzy bienvenue à la trompette. Reste un problême: si Rutger Hoedemaekers est a l'évidence un excellent compositeur/arrangeur, c'est aussi un piètre chanteur, doté d'un filet de voix nasal et sans nuance. On peut s'en accommoder un temps, mais cette voix ingrate finit à la longue par lasser et gâcher en partie la réelle qualité des morceaux. C'est la seule réserve - mais de taille - à ce projet presque parfait. 

 

"Tell yourself whatever you have to", l'album en streaming sur Soundcloud.

Achetez l'album de Bart Constant sur iTunes.

 


 
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Published by J.P. Moya - dans Eurosonic 2012
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 01:10

J'ai comme une impression de déjà-vécu en arrivant devant la scène du "Foyer" pour le concert de The Kik. Deux ans plus tôt j'y avais vu les mêmes musiciens (ou presque) sous le nom de The Madd. Il s'agissait alors d'un groupe tendance garage (beaucoup) et merseybeat (un peu): costards cintrés, instruments vintage et inspiration du même métal. Du revival, mais du bon, avec un répertoire aux petits oignons, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour pour faire passer le tout. Avec The Kik, c'est merseybeat, un point c'est tout. Ou plutôt Maaseybeat du nom de la rivière ("Maas") qui coule à Rotterdam où ces zozos sont basés. Impeccable dans son costume crème d'époque, le chanteur et guitariste gauche-patte Dave Von Raven n'est jamais en retard d'une bonne vanne pour amuser le public (sauf votre serviteur qui n'y comprend que couic !). Les morceaux sont courts, accrocheurs et prestement envoyés. Tout ça est bien agréable en concert, mais je ne suis pas sûr que j'irais jusqu'à acheter les disques, alors que j'avais tous ceux - bon, ok, il n'y en a que deux ! - de The Madd.

 

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Direction le sous-sol pour le concert de Light Light programmé dans l'exiguë et étouffante Kelder Zaal. Light Light est un nouveau projet réunissant le duo orgue-batterie zZz et Saelors, couple d'Amsterdam encore débutant. Drôle d'association: Il n'y pas grand chose de commun en effet entre les flibustiers mal rasés de zZz et les jeunots - une fille, un garçon - de Saelors, lookés comme dans une pub Kooples. En ce qui concerne la musique, ce n'est pas mieux. On se demande ce que viennent faire là les belliqueux zZz (que j'avais vu démolir à la hache un orgue Hammond quelques années plus tôt), sous-employés dans cette new-wave trop policée et sans grande originalité. Les morceaux défilent sans laisser de trace, on s'occupe comme on peut, en essayant de prendre quelques photos ou en regardant la chanteuse, blanche Ophélie immobile au milieu de la scène. Comme à tous ses défauts la Kelder Zaal ajoute celui d'un son assez exécrable, il ne sera peut-être pas inutile d'écouter l'album (annoncé pour bientôt) histoire d'en avoir le coeur net.

 

Light Light: Guru

 

Light Light

(Light Light live @ La Haye, photo: Joop van Nimwegen)


Je quitte sans regret les bien-nommés Light Light avant la fin de leur concert. Direction la "Bovenzaal" au premier étage où joue Hospital Bombers. Je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici de ce quintet d'Amsterdam, mais le fait qu'ils ont signé chez Excelsior, le principal label indépendant néerlandais, est plutôt de bonne augure. Tout comme la présence de la violoniste Suzanne Linssen, ex-Seedling, un groupe qui avait fait les belles heures de Rockomondo au début des années 2000. Chez Hospital Bombers, on ne se la pête pas. Le chanteur Jan Schenk explique volontiers que c'est leur incapacité commune à maitriser leur instrument - sauf la violoniste, de formation classique - qui a réuni les membres du groupe, et que le fait de ne connaître que deux accords a bien simplifié le processus d'écriture. Il n'en fallait pas plus pour une formation qui qualifie elle-même sa musique de "Stadium-folk" ou de "Pop-yogurt". Aux critiques qui comparent volontiers Hospital Bombers au Velvet Underground, je préfère de loin la description de leur maison de disques les présentant comme un cocktail de Camper van Beethoven, de Jonathan Richman et du Muppet Show. Sur scène, les cinq musiciens - en no-look généralisé - affichent une joviale décontraction et leurs chansons bricolos font mouche neuf fois sur dix. Il leur manque peut-être, pour convaincre tout à fait, ce petit grain de dinguerie qui fait le charme des Camper ou de They Might Be Giants, autre groupe auquel celui-ci fait parfois penser. Au final, un concert qu'on ne peut faire autrement que de qualifier de "sympathique". On passe un très bon moment, mais pas sûr qu'on s'en souvienne encore à la fin de l'année.    

 

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Hé hé, c'est moi qui prend la photo à 3'15"... 
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Published by J.P. Moya - dans Eurosonic 2012
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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 00:20

Le dernier jour, ce n'est plus Eurosonic, c'est Noorderslag, la soirée consacrée aux groupes néerlandais. Pour l'occasion, les règles du jeu changent: fini les concerts dans les différentes salles de la ville, tout se passe à l'Oosterpoort, un palais des congrés où se retrouve tout le monde, les professionnels comme le public, très nombreux et très varié pour cette soirée qui fait office de sortie du samedi soir. A l'intérieur, c'est indescriptible, une foule immense qui se déplace en tout sens dans un chaos total et un bruit assourdissant. La bière coule à flot, dans les gosiers mais aussi sur le sol où elle se transforme en pellicule gluante. Cette année, histoire d'éviter aux spectateurs l'effort de se rendre aux bars, on a même envoyé dans le public des serveurs de bière ambulants munis d'un réservoir sur le dos. Avec un zèle certain ils remplissent à l'aide d'une petite pipette tous les verres qui passent à leur portée. Au bout de quelques heures, plus personne ne marche droit et la fête prend des allures de bacchanales bruegheliennes. Et pourtant, au milieu de cette folie, on arrive à trouver son compte en matière de musique. Il y a huit salle à l'Oosterpoort, de grandeur et de confort variable. Le public arrive en général au dernier moment pour les concerts. En prévoyant donc une avance d'une dizaine de minutes, on peut accéder sans problème aux salles et même espérer se trouver une place près de la scène... lorsqu'il y en a une, ce qui n'est pas le cas de la "Marathon zaal" où se produisent en début de soirée Wooden Saints.

 

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J'avais acheté la veille le premier album de ce collectif d'Amsterdam à la belle sensibilité pop et j'étais très impatient de les découvrir sur scène. Un capharnaüm invraisemblable d'instruments vintage - parmi lesquels pas moins de 12 guitares ! - occupe l'espace format timbre-poste qui leur est réservé et on est assez admiratif d'y voir s'installer (presque) facilement les dix membres du groupe et les cinq bonsaïs qui leur servent de mascottes. Malgré leur jeunesse, les musiciens de Wooden Saints ont assimilé comme si de rien n'était cinquante ans de pop-music. Ils en livrent une synthèse élégante et hyper-mélodique où l'on entend les Beatles, bien sûr, mais également Crowded House, Elliott Smith ou Jon Brion: le haut du panier en la matière. Pour faire bonne mesure, on y trouve aussi une discrète touche soul, apportée par la seule fille de la bande, la chanteuse Tessa Douwstra. Tout autour, les musiciens s'échangent leurs instruments. L'un des batteurs (ils sont deux) devient chanteur. Celui qui l'était avant lui s'en va aux claviers. Le son est plein et riche mais jamais envahissant, porté par une guitare harrisonienne, la couleur nostalgique des orgues Hammond et Farfisa, et le souffle chaud du trombone. Et lorsque sept des musiciens se mettent à chanter en choeur, la minuscule scène semble sur le point de décoller vers les étoiles. Au départ un simple défi musical entre Arjen de Bock (Gem, The Black Atlantic) et Viktor van Woundenberg (Bettie Serveert) consistant à écrire une chanson commune chaque semaine, Wooden Saints est devenu un modèle de super-groupe, quel que soit le sens qu'on veuille donner à cette expression. On ne peut que se réjouir: leur second album est déjà en préparation.

Wooden Saints @ facebook

Wooden Saints @ Bandcamp

Achetez l'album de Wooden Saints.

 


 

 

Le type qui a filmé ce morceau était juste derrière moi, avec sa mini-caméra fixée au bout d'une canne télescopique. Il a enregistré tout le concert. D'autres extraits, please ...
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 00:23

Avec l'heure qui avance et les salles qui ferment, le public est de plus en plus nombreux à se retrouver sur les mêmes concerts. Bien que situé en plein centre, le AA theatre se cache dans une petite rue discrète et à ma grande surprise j'y pénètre sans problême pour le concert des autrichiens M185. Il y a six mois, je n'avais jamais entendu parler d'eux, aujourd'hui je réécoute en boucle leur troisième album "Let the light in", un grand disque de rock à guitares comme on n'en avait pas entendu depuis longtemps, serré, tendu, nerveux, près de l'os.  Sur scène, le groupe a de la prestance. Le chanteur est à l'image de sa musique, élégant et sec comme un sarment. Sa guitare répond à celle de son voisin sur la trame hypnotique des morceaux que propulse une frappe claire et précise. Plus qu'à la scène post-punk à laquelle M185 est souvent assimilé, on pense plutôt a cette dynastie rock américaine née avec le Velvet et continuée par des francs-tireurs comme Band Of Susans ou Thin White Rope. D'un répertoire de haute tenue surgissent quelques fameuses pépites: Avec ses vocaux parlés plus que chantés, "Space Bum Rocket Kid" est un modèle de tension retenue, toujours au bord de l'explosion sans jamais y céder. "The city and the beat" offre un autre grand moment sur le fil, scandé par le hachage des guitares qui se répondent. Et "The rift" est un tourneboulant climax en montagnes russes de près de dix minutes. A la fin du concert, le saxophoniste américain Stephen Mathewson vient se joindre au groupe à la manière de Steve MacKay chez les Stooges. L'homme a beau afficher une coolitude imperturbable et un quart de siècle de plus que ses compagons, ses envolées free font encore monter la température de quelques degrés. Si c'est sur scène qu'on peut juger réellement de la valeur d'un groupe, M185 a ce soir-là brillamment surmonté l'épreuve.

 

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Mon idée était de quitter le concert de M185 avant la fin de manière à ne pas arriver trop tard à celui des danois Iceage. Finalement, j'étais resté jusqu'au bout et lorsque j'arrive à Vera, c'est trop tard, la salle est pleine et une longue file s'étire devant la porte. Pour tout arranger, il se met à pleuvoir. Il est une heure vingt, j'en ai plein les jambes sans parler des oreilles qui commencent à bien saturer. Allez, dodo, c'est pas tout ça, mais demain ça recommence... 

 

M185 sur Soundcloud.

www.m185.org

Achetez les albums de M185.

 


 
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 00:14

Le concert de When Saints Go Machine avait lieu à Simplon, l'une des rares salles un peu excentrée du festival, et je pique un sprint dans les rues de Groningen pour ne pas être trop en retard à celui des belges School Is Cool qui jouent à Vera, la boite rock du coin. S'il est assez facile d'accéder aux salles le jeudi, la tâche se révèle bien plus compliquée le vendredi, lorsque le gros du public a investi la ville. La queue qui s'étire devant la porte à mon arrivée - alors que le concert a déjà commencé - laisse peu d'espoir de pénétrer à l'intérieur. Faute d'avoir suffisamment potassé le programme avant de partir, j'hésite sur un plan B... La suédoise Jennie Abrahamson au Spieghel ou les italiens The Jacqueries à la Muziekschool ? Finalement, je choisis ces derniers: j'en ai un peu soupé des chanteuses suédoises, la Muziekschool est un chouette endroit, et je garde un très bon souvenir du concert des italiens Julie's Haircut il y a deux ans. La salle est presque vide quand j'arrive. Le groupe fait son soundcheck: cinq garçons proprets appliqués sur une pop-rock poussièreuse. Il y a quelques jolies envolées de guitare, mais ce n'est pas suffisant pour me donner envie de rester. Retour à Vera. Au moins, je ne serai pas en retard pour les Bewitched Hands. Hé, c'est quand même la première fois qu'un groupe rémois se produit à Eurosonic: il n'est pas question de louper ça ! Les spectateurs de School Is Cool se déversent dans la rue. Effectivement, c'était blindé et bien peu restent pour le groupe suivant. Dommage, les deux concerts semblaient pourtant faits pour intéresser un même public. Les Bewitched se mettent en place, et lorsqu'ils commencent à jouer une demi-heure plus tard, c'est la déception: la salle n'est qu'à demi-pleine et les spectateurs peu enclins à manifester un minimum d'enthousiasme devant ces Frenchies. Pour résumer les choses rapidement: c'est tiède et ça va le rester. Il faut dire que les Bewitched ont fait le job correctement, mais sans plus. On était loin des concerts-communion auxquels j'avais assisté précédemment en live ou sur le net. Il a manqué le petit truc en plus, l'étincelle qui fait qu'un groupe va chercher une salle au départ réticente pour l'emporter avec lui. Etre bon n'était pas suffisant ce soir-là à Vera.

 

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The Bewitched Hands sur Soundcloud.

 

De Spieghel est habituellement un club de jazz, mais pendant le festival, comme partout à Groningen, on y programme du rock. C'est dans la petite salle du premier étage que se produisent les danois The Rumour Said Fire. Le quintet avait créé la surprise dans son pays fin 2009 en devenant N°1 avec "The Balcony", ritournelle folk enlevée à deux voix façon Simon & Garfunkel. Quelques mois plus tard, The Rumour Said Fire était élu "Groupe de l'année" lors des Victoires de la Musique locales. Depuis, un album réussi ("The arrogant") était venu élargir la palette des danois en ajoutant à leurs ballades acoustiques quelques titres plus électriques. C'est d'ailleurs toutes guitares branchées qu'on découvre les cinq musiciens sur la scène format boite d'alumettes du Spieghel. Le son reste léger, l'ambiance décontractée et chaleureuse, néanmoins on se demande ce qui a pu susciter un tel engouement au Danemark pour un groupe certes sympathique mais en manque singulier de relief et de personnalité. Les chansons défilent, c'est plutôt agréable à écouter en sirotant sa bière, on admire la belle Fender Jaguar vintage du chanteur, c'est bien, ça repose des émotions fortes. De là à les catapulter N°1.....

 

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Achetez les disques de The Bewitched Hands.
Achetez l'album de The Rumour Said Fire.
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 00:14

Je crois avoir rarement entendu un début d'album aussi impressionnant que celui de "Konkylie", premier lp des danois When Saints Go Machine. Comment qualifier en effet le morceau qui en fait l'ouverture et lui donne son titre ?  On a tout d'abord l'impression d'entendre le chant d'un grillon un jour de vent et de pluie, et puis il y a cette voix irréelle qui arrive sur une mélodie enluminée aux tonalités médiévales. Tout de suite le décor est planté: on est ailleurs, sur une lande brumeuse peut-être, à cette heure indécise où disparaît le jour. Le pouvoir d'évocation de la musique de When Saints Go Machine est fort et il y a longtemps qu'un disque d'électro-pop ne m'avait autant touché. Peut-être parce que celle de When Saints Go Machine s'écoute plus qu'elle ne se danse, évoquant - à sa manière - des précurseurs comme John Foxx ou David Sylvian. Et puis il y cette voix... LA voix, celle de Nikolaj Vonsild qu'un critique de Popmatters a classifié assez justement entre Anthony Hegarty, sans le mélo, et Andy Bell (Erasure), sans le kitsch. A ceux qui se seraient demandés d'où ce chant si haut-perché pouvait bien venir, la réponse apparaît comme une évidence lorsque le groupe entre en scène: il arrive de deux mêtres au dessus du sol. Nikolaj Vonsild est un gentil géant blond, aussi mince qu'il est grand. A ses côtés, deux musiciens aux claviers, laptops et autres engins électroniques, et derrière, le batteur.

 

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Durant 45 minutes When Saints Go Machine a interprété une bonne partie de son premier album. La magie qui s'en dégage opère d'autant plus en concert, portée par la puissance du son et la présence magnétique du chanteur. Nikolaj Vonsild ne joue pas, ne triche pas, il habite ses chansons avec une touchante intensité, arc-bouté sur son pied de micro, insensible à tout ce qui se passe autour. Eclairé par l'arrière dans cette salle basse de plafond du Simplon, on ne voit de lui bien souvent qu'une ombre émergeant d'un puit de lumière et c'est comme si cette musique étrange et envoûtante était l'oeuvre de bienveillants fantômes. Sur le répertoire irréprochable de "Konkylie", When Saints Go Machine n'avait pas grand chose à faire pour gagner la partie: ils ont donné plus qu'on pouvait espérer. Grand groupe. Grand concert.

 

When Saints Go Machine: "Add ends" (courtesy of groovemine.com)

When Saints Go Machine: "Kelly" (courtesy of groovemine.com)

When Saints Go Machine sur Soundcloud (streaming & free downloads)

 


 

 

Achetez l'album de When Saints Go Machine.
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 17:50

Alors que le sextet danois Alcoholic Faith Mission se prépare à sortir aux Etats-Unis son dernier album "Ask me this" soutenu par une tournée qui débutera au printemps prochain, leur label nord-américain 45records propose de télécharger gratuitement et pour une période limitée une compilation de morceaux extraits des trois disques précédents. Après un premier opus neo-folk en 2006, Alcoholic Faith Mission s'était un peu cherché, tâtant au trip-hop et à la folktronica sur "421 White Avenue" (2009), avant de rejoindre sur le disque suivant ("Let this be the last night we care", 2010) la scène du nouveau "rock héroique", appellation non officielle et clin d'oeil aux groupes des années '80 déjà réunis sous cette bannière (Waterboys, The Alarm, Big Country...). Evoquée précédemment sur ce blog à propos des concerts de School Is Cool (B) et Team Me (N) à Eurosonic 2012, la "Big Music" version 2012 apporte à ses bases pop un souffle épique, romantique et passionné. Chaque groupe y délivre sa touche personnelle. Celle d'Alcoholic Faith Mission est le plus souvent sensible et raffinée: leurs origines folk ont laissé des traces. Certes, on y chante en choeur (à signaler le joli mélange de voix féminines et masculines), mais les morceaux font moins appel aux percussions, claquements de mains, et ruptures de rythme et d'intensité caractéristiques aux deux groupes pré-cités. Pas non plus de longues compositions labyrinthiques comme chez les espagnols de Hola A Todo El Mundo: ici tout se joue en trois ou quatre minutes. On y trouve par contre des harmonies vocales à tomber (les titres d'ouverture et de fermeture du dernier album) et l'influence de deux groupes qui ont laissé leur trace au Danemark: Mew et Efterklang. La compilation 45records fait l'impasse totale sur le premier album et - prévisiblement - celui qui va sortir, mais offre par contre de jolis extraits de tout le reste et notamment trois titres de l'excellent EP "And the running with insanity", celui-là même qui nous avait fait réaliser que quelque chose de vraiment intéressant était en train de se passer avec Alcoholic Faith Mission. "Dim light from above" est disponible gratuitement sur le site de 45records jusque fin février (coup de chance, cette année février compte 29 jours !). On peut aussi acheter le nouvel album "Ask me this", ce que le groupe a fait de mieux à ce jour.

 

Alcoholic Faith Mission - Running With Insanity by Paper Garden Records

 

Téléchargez gratuitement Alcoholic Faith Mission "Dim light from above".

Alcoholic Faith Mission sur Bandcamp.

 


 

 

 


 

 

 

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