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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page facebook, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 08:42

Quoi de mieux pour refermer ce festival qu'un concert de 18th Dye ? S'il y a un groupe que je pensais ne jamais voir sur scène, c'est bien celui-là: plus de nouvelles depuis 1995, date de leur dernier album "Tribute to a bus", et des musiciens impliqués dans leurs projets personnels respectifs qui semblaient parfois fort loin de leur groupe originel (l'électro de Test)... Alors, qu'est-ce qui les a poussé à se reformer après plus de dix ans d'absence ? Sans doute pas, comme beaucoup d'autres, l'opportunité de regarnir leurs portefeuilles: 18th Dye - malgré un noyau de fans purs et durs - n'a jamais connu qu'une très relative notoriété. Peut-être simplement le plaisir de se retrouver pour jouer à nouveau la musique qu'ils aiment ? Car contrairement à leurs collègues Speaker Bite Me, dont la reformation récente s'apparente à une nouvelle naissance, le trio germano-danois reprend les choses à l'endroit exact où il les avait laissées en 1995. Un concert de 18th Dye, c'est une virée nostalgique en chronosphère, manettes bloquées sur le début de la décennie 90, les années glorieuses du noisy-rock américain façon Sonic Youth, Hüsker Dü ou Pixies. D'ailleurs toute la vieille garde du rock danois est là, au premier rang du public, de Jim Holm (qui enregistra le groupe sur Cloudland) à Nikolaj Nørlund (leur ex-compagnon de label), en passant par Jesper "Yebo" Reginal (le Grand Mogol de Crunchy Frog). 

 (18th Dye @ Gran, 02/06/07, photo: rockomondo)

Il n'aura pas fallu longtemps aux musiciens de 18th Dye pour retrouver leurs marques. C'est soudés et au meilleur de leur forme qu'ils apparaissent ce soir. Piet Breinholm Bendtsen a sorti sa frappe sèche et cinglante des grands jours, les deux autres taillent dans le vif, nerveux, précis, mordants. L'électricité est presque palpable. Pour un peu, on s'attendrait à voir jaillir des étincelles des amplis et des instruments. En ce qui concerne le répertoire, J'ai toujours un peu de mal à me rappeler les titres des morceaux dans le feu de l'action. Mais je sais que tous les classiques des deux albums sont de la partie, y compris mon préféré, "Whole wide world", vieux de 15 ans et toujours aussi terrassant . Les nouveaux morceaux s'intègrent parfaitement aux anciens, signe qu'ils sont au moins aussi bons, mais qu'il ne faudra sans doute pas s'attendre à de grands bouleversements sur l'album qu'18th Dye est en train d'enregistrer. Personnellement, ça me va très bien comme ça. Quand on est les meilleurs dans sa catégorie, pourquoi irait-on faire le zouave sur la pelouse des voisins ? Anachronique, le noisy-rock de 18th Dye n'en est que plus précieux. Qui d'autre aujourd'hui serait capable de nous faire ce genre de musique avec une telle maîtrise et une telle efficacité ? Uh ? Des noms ?

Ecoutez 18th Dye sur leur page MySpace.

Après ce rêve devenu réalité, je pouvais mettre sans regret un terme à ce festival Spot 2007. En deux jours (+ la soirée d'ouverture), j'avais vu - en totalité ou partiellement - 24 concerts et vibré à beaucoup d'entre eux. Le prochain Spot aura lieu les 5, 6 et 7 juin 2008. J'y serai.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 08:33

Je vous connais ! Je sais que vous n'êtes pas du genre à refuser une bonne chanson lorsqu'il en passe une à portée d'oreilles. Alors écoutez-donc celle ci, tirée du dernier album de Mummy's a Tree "Loft music for millions yet unaware" sorti en autoproduction en 2005 et ré-édité depuis peu par le label Dying Giraffe. Moment magique: à 2'40", lorsqu'on croit l'affaire pliée et qu'apparaissent tout d'un coup violons, violoncelle et accordéon.

Mummy's a Tree, c'est le néerlandais Stefan van den Berg qui nous avait fait l'amitié de venir jouer dans Rockomondo il y a quelques années. Son dernier E.P. "Dancing in the light that my baby spreads" est sorti en mars dernier (toujours chez Dying Giraffe)

MUMMY'S A TREE : "Been to Spain by drinking wine"

D'autres morceaux sont disponibles sur le site de Mummy's a Tree.

Visitez aussi sa page MySpace.

Achetez le nouvel E.P. de Mummy's a Tree.

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Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 08:43

Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire entre la fin du concert de Speaker Bite Me et le début de celui de Beta Satan ? Mystère ! Une heure et quart passée à la trappe, diparue dans une faille de l'espace-temps ! Bon, a vrai dire, il n'y avait rien de bien passionnant à ce moment là, mais j'aurais quand même pu aller jeter un coup d'oeil à William Hut, aux garage-rockers norvégiens The Goo Men, voire même aux finlandais Rubik. Impossible de me souvenir... Par contre je me rappelle très bien être arrivé à l'heure au concert de Beta Satan à Voxhall. Pas sûr que les ex-fans de Tiger Tunes adhèrent inconditionnellement à ce nouveau projet des anciens musiciens du groupe. Il y avait chez les Tunes un côté frais, ludique et bondissant qu'on a bien du mal à retrouver chez Beta Satan. Ici, fini la rigolade: c'est du dur, du sauvage, des poses rock n'roll et de la guitare électrique partout. Adieu l'électronique, l'humour et les mélodies à tiroir. A croire que le départ de Marie Højlund (aujourd'hui à la tête de Marybell Katastrophy) a poussé les garçons à se lâcher et à évacuer leur trop plein de testostérone. Ce n'est pas que je n'apprécie pas un bon petit choc électrique de temps en temps, mais encore faut-il que ce soit du nerveux, du serré, du cinglant. Avec Beta Satan, on donnerait plutôt dans le registre de la grosse bourrinade des familles. Pas mon truc, mais le groupe est bon dans son genre, le public semble apprécier sans retenue, et les démos déjà disponibles paraissent indiquer que Beta Satan sera sans doute moins monochrome sur disque que sur scène. A vérifier le moment venu.

 (Beta Satan / K.R. Hansen @ Voxhall, 02/06/07, photo: rockomondo)

BETA SATAN : "Sunken empire"

BETA SATAN : "Great moments of pleasure"

Visitez aussi leur page MySpace.

Je ne voulais à aucun prix manquer le concert de Band Ane, et j'arrive donc en avance à l'entrée de Filuren, la plus petite salle du Musikhuset, souvent bondée. Ane Østergaard est absolument craquante, toute blonde et les yeux rieurs, habillée d'un t-shirt de marin et d'une salopette dont les bretelles s'obstinent à tomber invariablement lorsque sa propriétaire se met à danser. Ce qui lui arrive souvent et qu'elle fait d'une façon absolument irrésistible. Il est totalement impossible de ne pas tomber sous le charme. D'autant plus que la première chose que fait Ane Østergaard en arrivant sur scène est de demander au public de quitter les gradins pour venir l'entourer, ce que je ne me fait pas prier pour accepter. J'avais adoré le premier album de Band Ane, "Anish music" (Jenka, 2006), petit miracle d'électronica légère, mélodique et ô combien féminine. Un disque cocon, douillet et confortable, dénué du moindre stress, mais jamais mièvre, toujours stimulant, inventif et espiègle, et je me réjouissais de voir Ane Østergaard le restituer sur scène. Seulement voilà, outre Ane et son laptop, Band Ane est ce soir là renforcé d'une section rythmique et d'une chanteuse. Et là, rien ne va plus. Imaginez un bassiste frimeur coiffé d'une casquette "Rubettes", archétype du musico mercenaire: le genre à avoir touché à tous les styles de musique avant d'être resté bloqué définitivement au rayon "jazz-rock". Derrière lui un batteur fier-à-bras et torse nu, frappant ses fûts environ trois fois plus fort qu'il est nécessaire de le faire. Et de l'autre côté une chanteuse, peut-être parfaite techniquement, mais sans âme et sans originalité, de la graine de choriste pour un Florent Pagny local. Pendant qu'Ane Østergaard s'ingénie à faire s'envoler sa musique en légères bulles de savon, les trois autres réussissent à la clouer au sol avec leurs grosses semelles de plomb. Une vraie catastrophe. Très vite, il apparaît que rien ne pourra y faire, que les trois tâcherons vont parvenir à gâcher la soirée avec une rare efficacité. Mieux vaut donc partir. On reverra avec beaucoup de plaisir Ane Østergaard un jour où elle sera en tête à tête avec Mr. Laptop. Pas autrement, parce que c'est vraiment trop triste de voir une artiste aussi douée et si mal entourée.

 (Band Ane / Ane Østergaard @ Filuren, 02/06/07, photo: rockomondo)

BAND ANE : "Wood delivery" (extrait de "Anish music")

Deux autres morceaux à télécharger gratuitement sur sa page Last.fm.

Voyez aussi sa page MySpace.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 10:40

"Manifeste:

Nous allons créer une musique qui ait le sens du merveilleux. Comme le son des étoiles s'échappant d'une baguette de sorcier. Ou celui d'une toile d'araignée couverte de rosée dont on pincerait les fils. C'est ce que nous allons faire, pas moins.

Nous transformerons les aspects les plus magiques de la vie et de la nature en chansons. Ceci inclut:

- Le vent du soir soufflant sur les dunes de sable.

- Les étoiles filantes traversant la nuit.

- Les chats, les chiens, les oiseaux, toutes ces créatures étranges et magnifiques de la terre, du ciel et des eaux.

- Le spectacle de la lune et de Mars côte à côte, assises sur un pré loin de chez elles, et bercées par le chant des criquets, des reinettes et des cigales.

Nous mettrons toute notre joie, nos souvenirs, nos peines, nos déceptions et nos rèves crépusculaires dans nos mélodies.

(...)

Pots et casseroles, peigne et papier, banjos et nains de jardin sont nos boucliers contre les noirs démons du rock.

Nous créerons de la musique pour nous protéger et protéger nos semblables des horreurs de la danse en ligne, de l'infect métal-rock inspiré par la colère, des insupportables sonneries de portables, des pitoyables bouffons de la télé-réalité, et plus que tout des sinistres gnomes bagarreurs et gorgés de bière du vendredi soir.

Un programme sonore pour un monde meilleur"

- Ouh là ! Qu'est-ce qu'on fait, patron ? On leur passe la camisole ?

- Pas la peine, ceux-là ne sont pas dangereux. On les traite par musicothérapie. En période de crise, on leur donne des instruments, on leur fait enregistrer un disque, et ça va beaucoup mieux après...

Le second album des Soft Hearted Scientists s'appelle "Take time to wonder in a whirling word" et sortira le 13 août chez My Kung Fu records. On peut le commander ici.

Ecoutez en quelques extraits du sur leur page MySpace.

Ecoutez et téléchargez trois démos sur la précédente page que nous avions consacré au groupe. 

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Published by J.P. Moya - dans Grande-Bretagne
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 21:33

Ah, Speaker Bite Me ! C'est peu de dire que ça faisait longtemps que j'attendais de les voir sur scène ! 10 ans déjà que je les suis à la trace, depuis leurs tous premiers EP's chez Ex-Libris jusqu'au pari risqué de "Four days in September" en 2001 (enregistrer un album en quatre jours sans en avoir écrit la moindre note ni le moindre mot au moment d'entrer en studio). Depuis, Speaker Bite Me s'était mis en stand-by, ses deux principaux protagonistes s'occupant avec succés de leurs projets personnels: Signe Høirup Wille-Jorgensen avec Jomi Massage, et Martin Ryum pour son album solo "Uden garanti". Sept longues années de silence avant que le groupe ne refasse enfin surface avec son line-up d'origine, un nouvel album ("Action painting", Morningside), et surtout une forme éblouissante. On sait que Speaker Bite Me n'est pas du genre à s'attarder longtemps au même endroit. Chacun de leurs disques sonne complêtement différemment du précédent: noisy à l'époque où le groupe se nommait encore Murmur, pop sur "Inner Speed", atmosphérique avec "If love is missing", expérimental pour "Four days in September". Avec "Action painting", c'est encore autre chose, mais bien malin qui pourrait dire quoi. On pourra toujours se creuser la tête pour trouver une étiquette à coller sur cet ovni: il n'en n'existe tout simplement pas. Speaker Bite Me s'avance bravement en terres inconnues et n'ira pas vous chercher la main pour les y accompagner. Alors tant pis, malgré le vertige, on se lance, en se raccrochant comme on peut aux branches qui dépassent: "Fistful of air" qui, sur d'autres arrangements, aurait pu intégrer sans trop de difficultés le répertoire de Jomi Massage, "Bongo bizarre" et sa belle mélodie amère, "Whataboutyou" seul titre à afficher clairement des influences dûment répertoriées (le krautrock), "Teach me tiger", l'impeccable single paru avant l'album et qui nous avait fait croire - innocents que nous sommes - à un retour de ces francs-tireurs aux canons du rock....

 (Speaker Bite Me, Store Sal, Musikhuset 02/06/07, photo: rockomondo)

Sur la vaste scène du Musikhuset, Speaker Bite Me nous sort le grand jeu. Au quatuor d'origine sont venus s'ajouter une percussionniste et deux choristes. Derrière eux, un écran géant accueille de superbes projections. Et comme toujours dans la Store Sal, le son et les éclairages sont parfaits. Le groupe attaque avec "Fistful Of Air", titre d'ouverture du nouvel album avec sa basse hypnotique et sa mélodie sinueuse, puis enchaine sur "Bongo bizarre", le très barré "Belle de Boskoop" et un "Teach me tiger" à couper le souffle (quel morceau !). Le ton est donné: il n'y aura pas ici de place pour la nostalgie. Seul "Punk the pam", le tout premier titre enregistré par les danois, échappera sous forme de clin d'oeil au répertoire du nouvel album. Le groupe, soudé comme jamais, interprête ces morceaux avec une précision implacable qui n'empêche jamais l'émotion. Parfois on perd pied. On se demande: "Mais qu'est-ce qui se passe, là ? Je suis en train d'écouter quoi au juste ?" Réponse: on est simplement en train d'écouter Speaker Bite Me, un des groupes les plus libres du moment. Presque déjà une légende...

 (Speaker Bite Me / Signe Høirup Wille-Jorgensen @ Musikhuset, photo: rockomondo)

SPEAKER BITE ME : "Teach me tiger" (extrait de "Action painting", 2007)

SPEAKER BITE ME : "Belle de Boskoop" (idem)

En prime, une paire de remixes:

SPEAKER BITE ME : "Belle de Boskoop (Oh No Ono remix) "

SPEAKER BITE ME : "Bongo bizarre (Junior Senior remix) "

Visitez la page MySpace de Speaker Bite Me.

Achetez les disques de Speaker Bite Me.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 22:53

J'étais à Spot en train d'attendre l'ouverture des portes pour le concert de Speaker Bite Me, lorsqu'un type m'aborde en me disant: "Vous êtes bien animateur radio, n'est-ce pas ?" Quoi ? Ca se voit tant que ça ? Pourtant je ne porte jamais autour du cou le pass censé m'identifier, et je crois ne ressembler ni à Peel, ni à Lenoir, et encore moins à Zegut ! De toute façon, je n'ai même pas le temps de répondre car le type me fiche d'office un CD dans les mains et se lance dans une interminable envolée lyrique sur le groupe qui en est l'auteur. Dommage que je ne me souvienne pas de tout en détail car sur le coup, ça m'avait impressionné, mais en gros il en ressort que le groupe en question serait ni plus ni moins la nouvelle merveille du monde et que leur musique va changer la vie de tous ceux qui vont l'écouter, à commençer par moi  ! A peine le temps de bredouiller deux mots en guise de remerciements et voilà déjà notre promotion-man reparti, ayant sans doute flairé un autre animateur radio dans la foule. Efficace, le garçon !

 (le coiffeur d'un de ces garçons est en prison. Sauras-tu deviner lequel ?)

Je me retrouve donc heureux possesseur d'un CD trois titres siglé "Planet Of Sound" (c'est nom du groupe) et numéroté 18/100 (en plus c'est un collector ! ). Depuis, j'ai bien sûr écouté les morceaux qui y figurent et j'en sais un peu plus sur ce quatuor de Copenhague actuellement en train d'enregistrer son premier album. Contrairement à ce que promettait leur enthousiaste laudateur à Spot, ma vie n'a pas réellement changé et il est peu probable que leur mélange d'indie-rock américain et d'influences sixties révolutionne en quoi que ce soit la face du rock. Mais Planet Of Sound maîtrise suffisamment bien son sujet pour qu'on lui accorde une oreille bienveillante. Et qu'on se souvienne de son nom lorsque sortira le premier album. Ceux qui comme moi préféreraient une approche plus subtile devront se faire une raison: le groupe nous promet un son à coté duquel celui de ces démos fera figure de dentelle de Bruges. 

PLANET OF SOUND : "Driven" (Démo, 2006)

PLANET OF SOUND : "Shoegazer" (idem)

PLANET OF SOUND : "New faces" (idem)

Visitez la page MySpace de Planet Of Sound.

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 19:35

Sitôt le concert de Munck//Johnson terminé, retour dans le cadre prestigieux de la grande salle du Musikhuset pour celui de Caroline Henderson. Pour la première fois depuis le début du festival, il ne s'agit pas d'un concert de rock. La chanteuse américano-suédoise est en effet cataloguée le plus souvent dans le jazz. Mais comme elle le dit elle même en ouverture de son dernier album "Love or nothing": "Jazz ain't nothing but soul..." Plus qu'un simple style musical, le jazz est d'abord chez elle un état d'esprit, une manière de vivre. On en a la preuve avec son repertoire éclectique qui - outre les compositions de la chanteuse et de son pianiste - aborde aussi bien les vieux standards des années quarante et cinquante (George Gershwin, Irving Berlin) que des compositions plus récentes signées Tom Waits, Grace Jones, James Brown et même... le Grateful Dead ou le Velvet Underground ! J'ai eu la chance de découvrir Caroline Henderson avec l'un de ses plus beaux disques, l'intimiste "Don't explain" (Stunt, 2003), recueil de ballades soyeuses accompagnées par un jeune trio - piano, contrebasse, batterie - à la sobriété exemplaire. Deux ans plus tard sort "Made in Europe", tout le contraire du précédent, un disque richement arrangé et moins homogène avec sa façon d'aborder un style musical différent à chaque morceau. Mais là encore une réussite: on n'oubliera pas de sitôt, par exemple, la chanson qui lui donne son titre, somptueuse composition qu'aurait pu écrire John Barry pour un "James Bond" des sixties. Ou cette incroyable reprise de "It's a man's man's world", transformé en brulôt féministe par un slam torride de la New-Yorkaise Staceyann Chin (sur un flow rappelant la Patti Smith de "Piss factory"). Fin 2006, c'est la parution du déjà cité "Love or nothing", moins convaincant, dans un style urban-jazz qui voit Caroline élargir encore sa palette en s'adjoignant cette fois-ci la collaboration de scratcheurs et de rappeurs. En fait, j'avoue ne pas très bien savoir quoi espérer en attendant l'entrée en scène de Caroline Henderson: on sait qu'elle a touché autrefois à une pop très commerciale avec le groupe Ray-Dee-Oh, et qu'elle a même flirté avec la disco: tout est donc possible.

 (Caroline Henderson @ Store Sal, Musikhuset, 02/06/07, photo:rockomondo)

Son groupe commence le concert seul, et le son est indéniablement très jazz, proche de celui de "Don't explain". Plutôt rassurant. Puis Caroline Henderson apparaît. Ce qu'on remarque en premier lieu, c'est ce qui occupe la distance séparant  le sommet de ses talons (qu'elle porte très haut) et l'extrémité inférieure de sa jupe (qu'elle porte très courte). Impressionnant. La chanteuse affiche le port altier de celles à qui on le la fait pas. Elle a beau être tout sourire, on ne s'y trompe pas: c'est le genre de femme à qui il ne viendrait à personne l'idée d'aller chercher des noises. Avec son abondante chevelure rejetée en arrière, on dirait - comme le fait remarquer à côté de moi Cyril, de l'association Lizi Says - une héroine de film Blackxploitation. Et dès qu'elle commence à chanter, on sait que c'est gagné. Il y a bien sûr une bonne part de nostalgie dans les sentiments qu'inspire Caroline Henderson: la sensation de retrouver ici une magie disparue en même temps que l'âge d'or des grandes chanteuses américaines, les Dionne Warwick ou les Shirley Bassey. Sa grande force - et la différence avec bon nombre de ses homologues moins talentueuses - c'est qu'elle n'utilise la réserve impressionnante dont elle dispose qu'avec parcimonie et toujours à bon escient. A l'évidence, Caroline Henderson se balade, mais n'est pas du genre à en faire la démonstration. Son truc, c'est plutôt la retenue: "Jazz ain't nothing but soul" encore... Elle va nous chanter ainsi quelques uns des plus beaux morceaux de son répertoire: "Made in Europe" bien sûr, aussi renversant dans cette version dépouillée que dans celle hyper-orchestrée figurant sur l'album, "Jesus", sa reprise inattendue du Velvet, qui serait capable de vous faire ouvrir aux Témoins de Jehovah la prochaine fois qu'ils sonneront à votre porte. "Keep on using me" en ouverture, reprise d'une pépite méconnue d'Ike and Tina Turner. Et sans doute quelques morceaux non-identifiés du dernier album que je connais moins, mais qui, dans la version jazzy qui en est donnée ce soir-là, passent tout à fait bien. Il y a du rêve et du glamour dans les concerts de Caroline Henderson. C'est ce que j'étais venu y chercher et je n'ai pas été déçu. Les programmateurs de festivals de Jazz français feraient bien de regarder un peu vers le nord avant de booker pour une énième fois l'insupportable Dee Dee Bridgewater.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 10:54

Ridehuset, suite: un coup sur la scène de gauche (Murder), un coup sur la scène de droite (Love Is All). Et nous voilà de nouveau devant la scène de gauche pour les petits nouveaux Forest & Crispian. Originaire de Malmö, ce trio potache et chevelu m'avait charmé avec le vidéo-clip de leur single "Linda", mélange décontracté de XTC et de Talking Heads à la façon scandinave, et j'étais très impatient de les voir en concert. Sur scène, ils abandonnent le canotier et la canne en bambou de leurs photos de presse, mais arborent tous les trois un joli costume rouge orné de la rosette enrubannée qui leur sert de logo. "Linda" étant le seul morceau que je connais d'eux, c'est  là que je découvre pour la première fois les chansons de leur premier album "Modern sensation" (Capitol). Forest & Crispian pratiquent une pop décalée, très mélodique mais aussi truffée d'éléments bizarroîdes, d'appartés inattendus, de digressions foldingues. A priori tout ce que j'aime. Sauf que cette façon de procéder est à la fois leur force (leurs chansons sont toujours surprenantes et jamais ennuyeuses) et leur faiblesse (le côté systématique de ces brisures de rythme paraît souvent artificiel et on aimerait parfois profiter pleinement d'une mélodie sans qu'aucun détail incongru ne vienne l'interrompre). Péché de jeunesse: Forest & Crispian ne peuvent pas s'empêcher de faire les malins un peu plus qu'ils ne le devraient  (et l'écoute du disque confirme cette impression), mais leur inspiration bouillonnante et leurs dons mélodiques évidents devraient leur permettre d'évoluer rapidement dans la bonne direction. Rendez-vous au deuxième album: il est probable que d'ici là ils auront réussi à canaliser toutes ces bonnes idées.

 (Forest & Crispian @ Ridehuset, 02/06/07, photo: rockomondo)

Ecoutez Forest & Crispian sur leur page MySpace (où vous pourrez télécharger également le morceau "Panelhöns").

Revoyez le clip de "Linda" ici.

Aprés trois concerts enchainés dans la même salle, c'est bien agréable de ressortir un peu sur l'esplanade du Musikhuset. J'en profite pour aller voir les différents stands, dire bonjour aux connaissances, et acheter le nouveau single d'Oh No Ono où figure leur percutante (moins qu'en "live" cependant) version de "Subterranean homesick blues". Tout ça avant de retourner à la tente Enna Bella pour le showcase de Camilla Munck et Moogie Johnson. Ca doit faire combien ?... quatre ou cinq fois peut-être que je les vois sur scène, et à chaque fois c'est la même chose: je suis retourné, emporté par leur musique et par la voix de Camilla. Dernièrement, j'ai ré-écouté le premier album de Wynona, le précédent groupe de Munck et Johnson, et j'ai été stupéfait en constatant les progrès accomplis par la chanteuse depuis cette époque, combien sa voix a gagné en richesse, en nuance et en densité. Cette fois-ci, malgré un environnement peu propice à un art aussi intimiste et le bruit de fond persistant des concerts environnants, le duo donnera encore un concert magnifique, sensiblement plus tendu et nerveux qu'a l'accoutumée, Moogie Johnson grimacant convulsivement, à demi courbé sur sa mandoline, Camilla Munck, yeux mi-clos, ailleurs, perdue dans le monde parallèle de ses chansons. A la fin de chaque morceau, snap, c'est comme si d'autres personnages apparaissaient brusquement, espiègles et blagueurs, totalement différents de ceux qu'ils incarnent dans leur musique. Le vrai visage de Munck et et Johnson sans doute, aussi charmants et rieurs dans la vie qu'ils peuvent être bouleversants sur scène. A ne manquer sous aucun prétexte la prochaine fois qu'ils viendront jouer en France.

 (Munck//Johnson @ Enna Bella tent, 02/06/07, photo: rockomondo)

MUNCK // JOHNSON : "Sweet and lowdown (live) "

Retrouvez le même morceau dans une qualité bien supérieure (160 kbits/sec) ainsi que "Eyes wide open", tiré de la même session, à télécharger sur la page MySpace du duo. 

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 01:08

C'est la dernière émission de la saison....

LA CELULA DURMIENTE (E) "The rule and the role" LILY ELECTRIC (DK) "Do you bear the truth in your silver hands" ALICE SINGS THE PETTERSON SONGBOOK (DK) "I regret I took your name" JEREMY (N) "Make love not war" HANNE HUKKELBERG (N) "The pirate" 120 DAYS (N) "Sleepwalking" THE LOW FREQUENCY IN STEREO (N-DK) "Axes" BOUT D'CHOU (D) "Radio bout d'chou" KANIN (D) "Fijn det je er bent" MONOSTARS (D) "+/- 0" Album Du Mois: A KID HEREAFTER (DK) "Superficial star" MIST (NL) "You blew my mind" GITBOX ! (NL) "God moves on the water" AT THE CLOSE OF EVERYDAY (NL) "In the light I wrap my tears (Hood rmx)"

KONIE (S) "History/Science" THEY LIVE BY NIGHT (S) "Dear mother" THE PLAN (S) "Ruthless eyes" Rétromondo juillet 1997: bob hund (S) "Istallet for musik: forvirring" Rétromondo juillet 2002: MIKAEL SIMPSON (DK) "Put mig" - Spot On... FIGURINES (DK) "Debate because it's over" "Silver ponds" "The air we breathe" "Hey girl" "Angels of the bayou" - SINGLE (E) "Pio Pio" REMATE (E) "Kitty and her beautiful lady" L'Intrus Du Jour: BAT FOR LASHES (GB) "Prescilla"

... mais  Rockomondo reviendra en serptembre...

Ecoutez Rockomondo en ligne de 21 à 23h00 via la plupart des lecteurs multimédia (Winamp ou Macamp, par exemple). Dans le champs "Ouvrez une url", entrez celle de Radio Primitive: http://radioprimitive.no-ip.org:8000/listen.pls et ça marche ! (ou pas, mais ça devrait...)

Vidéo-clip: Lily Electric (DK): "Do you bear the truth in your silver hands"

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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 11:13

Ca y est: il est sorti le nouveau Figurines ! Et le second morceau qui nous en est offert semble confirmer l'évolution précédemment entrevue avec le single "Hey girl". A écouter dans Rockomondo (l'émission) dés septembre.

FIGURINES : "The air we breathe" (extrait de "When the deer wore blue")

Une version à 160 kbits/sec. est disponible sur la page MySpace du groupe.

Découvrez l'intégralité du nouvel album en streaming.

Téléchargez "Hey girl" ici.

Achetez "When the deer wore blue".

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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