Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
  • Contact

Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page facebook, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

Contact Courrier:

ROCKOMONDO

19 rue de Courcelles

51100 Reims

France

Recherche

Avertissement

Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

Articles Récents

Catégories

21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 12:28

En attendant l'ouverture de la salle du Grand Théatre où est programmée Islaja, je rencontre le chanteur d'Une, Gerrit van der Scheer, venu assister lui aussi au concert de la finlandaise. Il m'apprend que, contrairement à ce que j'avais écrit sur ces pages, l'album n'est pas encore en cours d'enregistrement, mais seulement en préparation. Le groupe en est actuellement au stade de se constituer un répertoire dans lequel il choisira les meilleurs morceaux le moment venu. On suivra ça de près.

La première chose que fait Merja Kokkonen (Islaja) en arrivant sur scène, c'est de retirer ses bottes. Puis elle s'avance vers le micro et commence à chanter a capella. C'est la première fois que j'entends chanter en finnois lors d'un concert (lorsque j'étais allé en Finlande, tous les artistes que j'avais vu s'exprimaient en anglais) et je m'aperçois que j'en suis très troublé, que cette langue qui a accompagné quelques unes de mes plus belles émotions musicales (Se., Ismo Alanko, Tuomari Nurmio, Karkiautomaatti) déclenche en moi des choses auxquelles je ne m'étais pas préparé. Merja Kokkonen manipule un petit boitier qui lui permet de re-diffuser sa voix en boucles et de construire sa chanson en couches superposées. C'est magnifique. Je suis encore sous le choc de ce premier morceau, lorsque le reste du groupe apparaît. Car Islaja, c'est maintenant un groupe de facture on ne peut plus classique: guitare, orgue, basse, batterie, et - quand même - un préposé aux bruitages en tous genres. Ce qui m'avait séduit sur le morceaux d'Islaja découverts sur le net, c'est leur amateurisme éclairé, leur côté "work in progress", l'impression - erronée sans doute - que la musique se créait devant nous au moment même où on l'écoutait. Malheureusement, avec ce groupe classiquement rock (et sa basse très en avant qui recouvre tout le reste), il n'en reste plus rien. Emprisonnée dans des carcans trop rigides, la musique d'Islaja reste désespérément clouée au sol, incapable de susciter le moindre frisson ni la moindre émotion. Les titres défilent et se ressemblent sans provoquer autre chose qu'un ennui poli. Finalement, lorsqu'au terme d'un interminable morceau répétitif, la finlandaise envoie valser ses grelots et autres clochettes de l'autre coté de la scène et récupère ses bottes avant de quitter les lieux, c'est plus du soulagement qu'autre chose qu'on ressent. D'autres ont été moins patients que moi et sont partis avant la fin.

 (Islaja @ Grand Théatre Up, 11.01.07, photo: rockomondo)

Me voilà bien ! Que faire si tous les artistes que j'attendais avec le plus d'impatience me jouent ces sales tours ? Peut-être aller jeter un oeil à la Muziekschool, dont je garde un très bon souvenir après y avoir vu pour la première fois les danois d'Under Byen il y a quatre ans. Et justement, ce sont d'autres danois qui vont s'y produire à présent avec Oh No Ono. J'avais entraperçu ce groupe au dernier festival Spot et, même de loin, ça m'avait paru très bien. C'est l'occasion de vérifier si je me suis trompé ou non. Mais avant même qu'ils aient produit la moindre note, on ne peut s'empècher de sourire lorsque les trois musiciens principaux arrivent sur scène, rigoureusement identiques et arborant la même abondante chevelure bouclée. On dirait que le premier s'est fait cloner pour donner les deux autres. Dés que la musique commence, on sait que cette fois-ci on a - enfin ! - tiré le bon numéro. Le premier album d'Oh No Ono, "Yes", avait déjà permis d'apprécier le cocktail inédit concocté par ces joyeux allumés: un euphorisant mélange de Scissor Sisters, de C.S.S. et de Junior Senior, le tout relevé par une bonne dose de Spike Jones. Car il y a indéniablement un coté cartoonesque à la Musique d'Oh No Ono, ne serait-ce que dans les voix incroyablement haut perchées des chanteurs, et la vitesse absurde à laquelle ils expédient leurs morceaux. Sur scène, l'effet festif est encore décuplé. Tout fonctionne au quart de poil, y compris cette reprise pour le moins inattendue de "Subterrean Homesick Blues" ("This is a song from the sixties" annonce le chanteur), assaisonnée à la sauce Oh No, et qui fait s'élargir encore - si c'était possible - les bananes sur le visage des spectateurs. Le groupe enchainera ainsi la quasi-totalité de son album et de l'EP qui avait précédé, terminant sur une autre reprise, une version tellurique de "Tomorrow never knows", particulièrement bien adaptée aux débordements de fin de concert. De quoi justifier la première véritable ovation du festival. Il ne serait pas étonnant qu'après une pareille prestation, on retrouve Oh No Ono dans plus d'un festival cet été. C'est tout le mal qu'on leur - et qu'on nous - souhaite.

 (Oh No Ono @ Muziekschool, 11.01.07, photo: rockomondo)

 (Passes magnétiques au dessus du theremin pendant "Tomorrow never knows")

ISLAJA : "Sateen Tullessa" (extrait de "Palaa aurinkoon", 2005)

OH NO ONO : "Keeping warm in cold country" (vidéo)

On peut écouter d'autres morceaux d'Oh No Ono sur leur page MySpace.

Et télécharger d'autres titres d'Islaja sur la page que lui a consacré sa maison de disques Fonal.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Eurosonic
commenter cet article
19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 22:57

Après l'ébouriffante entrée en matière offerte par Johnossi, on n'a qu'une envie: rester dans le suédois. Et ça tombe bien, car The Je Ne sais Quoi passent justement à Shadrak. Le Shadrak est à la fois un bar et une salle de spectacle, qui se présente comme une sorte de long couloir avec le comptoir à l'entrée et une toute petite scène au fond. Par l'escalier du vestibule, on accède à une seconde salle au premier étage, soeur jumelle de la première: c'est là que jouent The Je Ne Sais Quoi. J'avais pris une grande claque il y a presque deux ans lorsque j'avais découvert le premier album ("We make beginnings", Coalition) de ce groupe de Stockholm: un détonnant mélange d'émo-core et de post-punk (désolé pour les gros mots, voyez Wikipédia ici et ) tout en guitares tranchantes, serré, tendu, nerveux, anguleux. Et j'imaginais très bien ce qu'une musique comme celle-ci pourrait donner sur scène. Seulement, à Shadrak, The Je Ne Sais Quoi n'a pas joué un seul morceau de leur premier album ni de l'E.P. qui avait précédé. Place à un répertoire totalement renouvelé, qu'on retrouvera sans doute sur leur second album "Rhythm" annoncé pour bientôt. Le quartet d'origine s'est enrichi d'un nouveau musicien, préposé aux zigouigouis électronique: un élément qui occupe à présent une place non négligeable dans la musique du groupe au détriment des guitares. Quand à l'énergie fiévreuse qui caractérisait le premier album, elle semble s'être en grande partie évanouie. Certes, c'est toujours bien de rock dont il est question, mais on en a arrondi les angles, raboté les échardes, limé les aspérités. Il y a même - et c'est le comble pour cette musique autrefois tirée au cordeau - des moments de flottements, où le groupe semble en roue libre, paraisssant lui-même douter de sa nouvelle orientation. Un The Je Ne Sais Quoi new-wave ? Euh, ce n'est pas vraiment à ça que je m'étais préparé. Alors, soyons honnêtes, il est possible que j'aie abordé ce concert avec une idée préconçue de ce que j'allais voir et entendre alors que, si je n'avais rien connu du groupe, je l'aurais peut-être trouvé tout à fait correct. Il n'empêche que - attendus avec impatience depuis la confirmation de leur présence à Eurosonic - The Je Ne Sais Quoi ont été une véritable déception. Il faudra attendre l'album pour vérifier si elle était ou non justifiée.

 (The Je Ne Sais Quoi @ Shadrak, 11.01.07, photo: rockomondo)

Un petit tour à De Beurs, l'une de mes salles préférées d'Eurosonic, une sorte de ballroom un peu poussiéreux et plein de charme situé juste au dessus du plus célèbre "café brun" de la ville. Ce sont les allemands de Pale qui s'y produisent au moment où j'arrive. J'avais gardé un souvenir sympathique de leur premier album "How to survive chance" paru il y a déjà quelque temps (un second est sorti cette année), et effectivement, Pale est un groupe sympathique. Leur musique - pop - se laisse écouter sans déplaisir et le chanteur, Holger Kochs, évolue sur scène avec une gestuelle intéressante. Néanmoins, on ne peut s'empêcher de penser qu'on a déjà entendu ça des centaines de fois, et que le groupe - pour sympathique qu'il soit - aurait peut-être mieux fait de se trouver un autre nom que celui-ci, qui semble un peu trop bien approprié à leur cas. Au bout de quelques morceaux, j'ai compris de quoi il retourne. Direction le Grand Théatre pour y voir Islaja.

 (Pale @ De Beurs, 11.01.07, photo: rockomondo)

"Chameleon", un morceau du prochain album de The Je Ne Sais Quoi est déjà en vente sur le net. On peut l'écouter ici. C'est la confirmation du nouveau son découvert en concert, pop et dansant. On dirait du... Komeda ! Pas si mal finalement.... mais évidemment plus rien à voir avec la musique du premier album.

PALE : "Goodbye trouble" (extrait de "How to survive chance")

PALE : "All walls are Bricks" (idem)

PALE : "She's after me" (Subterfuge cover)

La page MySpace de The Je Ne Sais Quoi.

La page MySpace de Pale.

Achetez les albums de The Je Ne Sais Quoi.

Achetez les albums de Pale.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Eurosonic
commenter cet article
18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 00:23

Il existait autrefois sur la Primitive un programme intitulé "L'émission impossible", mais il n'aura jamais été aussi impossible que ce que je vais tenter de faire ce soir: résumer en deux heures le meilleur des disques diffusés dans Rockomondo en 2006. Une histoire à devenir cinglé. Prenez ma sélection Norvégienne: j'y mets de la pop joyeuse et sautillante avec Sergeant Petter, de la pop sophistiquée et mélancolique avec Thomas Dybdahl, de la noisy-pop avec Serena Maneesh, du rock néo-psychédélique avec Motorpsycho... Mais qu'est-ce que je fais avec ce qui me reste sur les bras ? Trois disques qui tout autant que les précédents auraient mérités de figurer dans cette liste: le délicat "Will there be spring" de Maria Solheim, le bouleversant "To sing you apple trees" de Rockettothesky, et le doux-amer "Time, Space, and other stories" de Schtimm... Et cette sélection Danoise qui occupe presque toute la deuxième heure, n'est-elle pas trop longue ? Mais d'un autre côté, qu'y faire si la production locale a été particulièrement riche l'année passée. Il n'y a pas un seul disque que je puisse me résoudre à retirer du lot. Tous sont excellents. Et les outsiders ? Les solitaires ? Le très divertissant album de CSS: à la trappe ! Seul groupe brésilien, il n'y avait pas matière à faire une séquence. De toute façon, il n'y avait plus de place ! Et puis il y a aussi tous ces groupes qui ont sorti leurs albums en 2005, voire en 2004, et qu'on a découvert en retard. Les sublimissimes Sister Flo (FIN) par exemple. Ou les norvégiens d'Helldorado qui ont pourtant été un des piliers de la programmation de l'émission en 2006. Et Merry November (N) dont le bien bel album est sorti en 2005, mais qui nous a été apporté à Spot en juin dernier... Ah là là ! Tant qu'à occuper mes soirées, j'aurais mieux fait de collectionner les timbres...

The Best of 2006 according to Rockomondo: Powersolo (DK) "Dans les rues de Paris", Euro-Trash Girl (E) "So what about you", Underwater Tea Party (E) "The untold story about Mary & Nick", Sergeant Petter (N) "Pulling life by the hair" Thomas Dybdahl (N) "This year" Serena Maneesh (N) "Drain cosmetics" Motorpsycho (N) "Sancho says" Helder (B) "On a saturday night" Mrs Hyde (B) "The virgins" Venus (B) "Everything that rises..." Bettie Serveert (NL) "The rope" Johan (NL) "When I'm on my own" Safe Home (NL) "They say it" Bauer (NL) "Blissfully yours" Echo Is Your Love (FIN) "Peace song" Soul Tattoo (FIN) "Revenge of the superhuman" Jolly Jumpers (FIN) "Boom boom" Montevideo (FIN) "Storytelling" Treeball (FIN) "Smooth fruit" EPO-555 (DK) "Tess la coil" Under Byen (DK) "Palads" Larsen & Furious Jane (DK) "Art director" I Got You On Tape (DK) "Cream" Rhonda Harris (DK) "Katheen" Camilla Munck//Moogie Johnson (DK) "Flesh & bones" Tys Tys (DK) "Grenadine" Said The Shark (CAN-DK) "Johanne" Oh No Ono (DK) "Ba Ba Baba Ba Ba anyway"

Vous l'aurez remarqué: pas un seul suédois dans cette sélection. On se les garde pour une petite émission spéciale la semaine prochaine.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans rockomondo
commenter cet article
17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 10:37

Huize Maas est une grande brasserie au charme un peu vieillot située sur la Vlasmarkt, près de l'ancienne bourse. Soulevez le lourd rideau qui en cache le fond et surprise ! vous découvrez une salle de spectacle au moins aussi imposante que la brasserie elle-même. Pendant le festival, une deuxième scène est également installée dans la première salle, ce qui permet d'enchainer les groupes sans interruption. Huize Maas est aussi l'endroit le plus fréquenté d'Eurosonic. Quelle que soit la programmation (beaucoup de groupes anglais, ceci explique peut-être cela), c'est toujours blindé, et il n'est pas rare qu'une queue d'une bonne centaine de mêtres se forme devant la porte. Il existe deux solutions pour assister aux concerts à Huize Maas. La première, c'est d'arriver en début de soirée et de ne plus en bouger par la suite (de toute façon, une fois dans la place, on ne peut plus bouger du tout !). La seconde, c'est d'arriver en début de soirée, d'assister au premier concert, et d'aller voir ailleurs ensuite en sachant qu'il ne vous sera plus possible de revenir à moins de faire la queue pendant des heures. Heureusement, les suédois Johnossi ouvrent le programme et il est encore possible d'entrer sans trop de problême (bien qu'à l'intérieur, on soit déjà compressé comme dans le métro à l'heure de pointe). J'arrive cependant à me faufiler près de la scène au moment précis où les deux musiciens font leur apparition.

 (Johnossi @ Huize Maas. 11/01/07. photo:rockomondo)

La formule de Johnossi est on ne peut plus simple: chant, guitare acoustique et batterie. Du folk ? Euh, pas vraiment, car avec ce line-up on ne peut plus basique, le duo produit un boucan d'enfer. Pour acoustique qu'elle soit, la guitare est en fait branchée sur des amplis destinés habituellement aux guitares électriques, passant avant cela par une impressionnante collection de pédales d'effet. Avec cet instrument à l'air inoffensif, John est capable de vous faire le son de Led Zeppelin à lui tout seul. Quand au batteur (Ossi, donc...), si vous aimez les frappes délicates et raffinées, vous êtes mal tombés. Celui-ci ne joue pas de la batterie, il la cogne, il l'achève, il la pulvérise. Un cas relevant de la psychiatrie: ce garçon est assurément en train d'évacuer quelque chose venu de très loin dans son passé. D'ailleurs le drum-kit n'y résiste pas. Dès le deuxième morceau, la caisse claire se décroche, suivie de près par le pied du tom-basse.  Pour autant - et malgré la description qui précède -  Johnossi ne fait pas du rock, mais bel et bien de la pop. De la vraie pop scandinave, entrainante et mélodique comme on l'aime. Seulement ils la jouent... énergiquement. C'est même ce qui fait toute la différence, cette énergie scénique incroyable et à laquelle il est impossible de résister. Johnossi a inventé la pop enragée. Si je n'ai qu'un conseil à vous donner, c'est de découvrir le groupe sur disque AVANT d'aller le voir sur scène et non pas le contraire, sous peine d'être déçu. Mais découvrez-le de toute façon.

JOHNOSSi : "Glory days to come" extrait de "Johnossi, 2006)

JOHNOSSI : "The lottery" (idem)

JOHNOSSI : "The show tonight" (idem)

Téléchargez gratuitement "Execution song" de Johnossi.

JOHNOSSI : "Glory days to come" (vidéo. chargement assez long)

Visitez aussi leur page MySpace.

A lire aussi: leur interview sur Absolut Noise.

Achetez l'album de Johnossi.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Eurosonic
commenter cet article
15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 23:45

Groningen est sans doute une ville très agréable, mais elle l'est beaucoup moins lorsque la tempête sévit sur la mer du nord: ciel plombé, pluie continue, et un vicieux vent du nord qui souffle en bourrasques dans les rues de la cité, arrachant les tuiles aux toits des maisons flamandes et jouant au "Domino day" avec les bicyclettes garées sur la Grand Place. Il n'y a plus qu'a souhaiter que la musique de cet Eurosonic 2007 soit meilleure que la météo, ce qui ne devrait pas être bien difficile. C'est en "off" que les festivités commencent avec les showcases organisés par Plato, l'un des meilleurs disquaires locaux. Derrière le comptoir, j'y retrouve Michel, le batteur d'Audiotransparent, dont vient de sortir une merveille de single hivernal (bientôt dans l'émission). Le magasin dispose d'une mezzanine où sont vendus d'habitude les disques d'occasion et qui fait office de scène. Une, venu en voisin de Leeuwarden, est le premier groupe à s'y produire.  Leur chanson "Little things", disponible sur leur site internet, m'avait suffisamment séduit pour que je leur consacre ici-même une page récemment. Et l'écoute de leur premier EP "Living with Lotte" prouve que je ne m'étais pas trompé, avec quatre autres morceaux (+ deux nouveaux dans la seconde édition) dans un même registre acoustique et mélancolique qu'on aurait aimé retrouver ici. Sauf que le groupe ce soir a décidé de jouer électrique. Pourquoi pas... mais après un début plutôt prometteur, tout se délite. Les musiciens manquent d'assurance, la mise en place est approximative, les effets dramatiques un peu trop appuyés. Et l'on peine à retrouver ce qui nous avait tant charmé sur le disque. Dommage, d'autant plus qu'Une ne semblait pas avoir encore tout dit dans cette veine semi-acoustique qui leur réussit si bien.

 (Une @ Plato, photo: rockomondo)

Ce sont les suédois Peter Bjorn & John qui prennent la relève, tout auréolés du succès récent de leur troisième album "Writer's block". Le trio, visiblement très décontracté et d'excellente humeur, délivre un set de cinq morceaux - parmi lesquels les inévitables "Young folks" et "Paris 2004" - auquel on aura du mal à apporter la moindre critique. Alors on s'attarde sur les détails. Comment font-ils par exemple pour rendre sur scène le son des différents instruments entendus sur le disque alors qu'il ne sont que trois, tous déjà très occupés ? Réponse: un sampler utilisé par le batteur: hop, quelques coups de baguettes et vous avez un son d'orgue. Même la fameuse mélodie sifflée de "Young folks" est samplée, mais là ils auraient pu s'en passer: le public faisait ça très bien. Pour finir, le groupe nous annonce une invitée et revient avec une figurine publicitaire grandeur nature de la chanteuse Erykah Badu. Animée à l'arrière par un employé du magasin, elle dansera une gigue endiablée durant tout le dernier morceau. Bonne ambiance qui donnerait presque envie de retourner les voir le soir. Mais à la même heure passe la finlandaise Islaja et j'ai déjà fait mon choix.

 (Peter Bjorn and John feat. Erykah Badu, photo: rockomondo)

UNE : "Little things"

PETER BJORN AND JOHN : "Young folks

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Eurosonic
commenter cet article
14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 20:10

Drôle de truc, MySpace. Vous créez votre page et tout d'un coup voilà qu'une armée d'inconnus vient frapper à votre porte en affirmant vouloir être votre ami. Dans la vrai vie, quand ce genre de chose se produit, c'est la plupart du temps avec des assureurs, des Témoins de Jehova, ou des vendeurs de savonettes, bref des gens que vous ne laisseriez entrer pour rien au monde. Sur MySpace, vous avez droit - au choix -  à un groupe de métal letton, un collectionneur d'amis compulsif genre "J'en ai 15342 !" (curieux comme internet développe des nouvelles névroses) ou un obscur artiste régional "ami" de centaines de porno-stars (mais qu'est-il venu faire sur ma page, celui-là ?!).

Et puis un jour, la porte s'ouvre et vous tombez sur un couple de hollandais avec de bonnes têtes. En guise de bonjour, ils vous jouent une chanson triste sur des instruments en bois. Et même que c'est sacrément beau. Alors vous ajoutez deux couverts sur la table et vous allez mettre des draps dans la chambre d'amis.

 (photo: Bart Majoor)

Ndromeda est un duo d'Amsterdam composé de Ciska Ruitenberg (chant, dobro, harmonium, banjo) et de Jaco Bouwmeester (chant, banjo, sitar-guitar, violoncelle, violon, contrebasse, basse, samples).

NDROMEDA : "Two days" (extrait de l'album "Nromeda")

NDROMEDA : "Two days" ... la même avec les images (c'est encore mieux !)

NDROMEDA : "One less man" (extrait de l'album "Ndromeda")

Visitez la page MySpace de Ndromeda.

Aucune idée de la manière dont on peut se procurer l'album de Ndromeda. Le plus simple est sans doute de s'adresser directement au groupe.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
commenter cet article
10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 09:07
On se retrouve après le festival. A bientôt.
Repost 0
Published by J.P. Moya - dans rockomondo
commenter cet article
7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 12:09

La musique de Jab Mica Och El, c'est un peu l'équivalent sonore des séquences animées dans "La science des rêves" de Michel Gondry. Un joyeux bric à brac coloré et foutraque où les laptops se mêlent à la flûte à bec, au cor anglais, à la mandoline, au xylophone, aux maracas et aux steel-drums (?). De la folktronica pour Télétubbies qui fait surgir l'été en plein coeur de l'hiver.

 (photo: Beat Route )

JAB MICA OCH EL : "Biojhelm light speed" (extrait de "ABC Hej I'm cola", 2006)

JAB MICA OCH EL : "Pull up if I pull up" (idem)

Le troisième morceau est extrait de la compilation "Project : Bicycle". A partir d'un même échantillon de bruits de bicyclettes, les participants à ce projet étaient libres de les arranger et les déformer à leur guise pour en faire une pièce musicale.

JAB MICA OCH EL : "Side car bicycle"

L'album de Jab Mica Och El, "ABC Hej I'm cola" (un simple anagramme du nom du groupe) est sorti l'été dernier chez les canadiens Ache Records.

On peut le commander ici.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Danemark
commenter cet article
6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 21:56

Je ne suis pas certain que The Magnificent 7 aient jamais été aussi magnifiques que leur nom le laissait entendre. Pour être tout à fait franc, des cinq morceaux que je connais de ce groupe Danois aujourd'hui disparu, quatre me laissent totalement indifférent. Mais il y a le cinquième, "Pauvre Monde", chanté dans un français étonnamment bien maitrisé pour un groupe dont ce n'est pas la langue d'origine. Et là, je ne sais pas ce qui se passe: est-ce la mélodie, le texte, ou bien la voix inhabituellement grave de la chanteuse Else Gu (ou peut-être encore tout ça à la fois), mais je fonds instantanément. Et c'est comme ça depuis plus de dix ans que j'écoute cette chanson, qu'il m'arrive d'ailleurs de diffuser encore périodiquement dans l'émission. Alors voilà, je ne suis pas sûr de convaincre qui que ce soit aujourd'hui, mais je me fais plaisir... 

THE MAGNIFICENT 7 : "Pauvre monde"

THE MAGNIFICENT 7 : "Pauvre monde"

The Magnificent 7 se sont transformés ensuite en Radi8. Une compilation des deux groupes est disponible ici.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Danemark
commenter cet article
5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 00:38

Comme C.S.S., Datarock pourraient bien passer au premier abord pour de sacrés opportunistes avec leur musique hédoniste qui brasse allègrement dance et post-punk et qui tombe pile-poil au bon moment pour profiter de l'effet de mode. Ce serait oublier que l'album de Datarock est sorti en 2005 (avant celui de C.S.S), que le duo de Bergen revendique ouvertement l'influence de Devo, des Talking Heads et des Happy Mondays depuis le début des années 2000, et qu'on n'a véritablement parlé d'eux qu'après que la presse anglaise se soit intéressée récemment à leur sujet. L'album est réussi (même si, malheureusement, ce ne sont pas les meilleurs morceaux qui figurent sur leur site internet), mais c'est en concert qu'il faut voir Datarock. Les deux compères n'hésitent pas inviter tous leurs copains à faire la fête, et il n'est pas rare qu'une bonne dizaine de gugusses encapuchonnés de rouge bondissent de tous les cotés sur scène. Après leurs deux dates parisiennes l'année dernière (au Nouveau Casino et à La Maro), le groupe se produira le 12 janvier à Eurosonic.

 (Datarock à La Maroquinerie. Photo: Robert Gil )

Quelques morceaux pour se faire une idée bien que - comme je l'ai dit - ce ne soient pas les meilleurs du groupe (notamment "Nightflight to Uranus" et son solo de guitare rédhibitoire)

DATAROCK : "Sex me" (extrait de "Datarock Datarock", 2005)

DATAROCK : "Nightflight to Uranus" (idem)

DATAROCK : "Princess (Morgan Z. remix)"

DATAROCK : "New rave"

Et une vidéo cyber-punk:

DATAROCK : "The new song"

Visitez aussi la page MySpace de Datarock.

Achetez l'album de Datarock.

Repost 0
Published by J.P. Moya - dans Norvège
commenter cet article