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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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15 juillet 2006 6 15 /07 /juillet /2006 11:34

Quoi ? Encore bob hund ? Oui, je sais que je leur ai déjà consacré une page bien fournie, mais ces posts d'été me donnent enfin l'ocasion de partager avec vous le titre ("Istället för musik: förvirring", "A la place de la musique: le chaos") qui m'a fait découvrir le groupe, et après lequel j'ai acheté toute leur discographie (ce que mon porte-monnaie a regretté, mais pas moi).

Petit avertissement quand même pour les téméraires:  il est vivement déconseillé d'essayer de danser sur cette chanson.

BOB HUND : "Istället för musik: förvirring"

(Attention ! Les morceaux proposés dans ces posts d'été ne resteront en ligne que pendant 72 heures. Available for 72 hours only)

Achetez les disques de bob hund.

 

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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14 juillet 2006 5 14 /07 /juillet /2006 22:06

Durant tout l'été, les posts du vendredi seront désormais consacrés à des artistes du monde entier qui, occasionnellement ou en permanence, ont fait le choix de chanter en français.

On commence cette série avec le duo électro-pop allemand Donna Regina, découverts en France en 1999 avec leur album "A quiet week in the house" (Karaoke Kalk).  En fait les deux protagonistes de Donna Regina, Regina et Günther Janssen, originaires de Cologne, faisaient de la musique ensemble depuis le début des années 90 et "A quiet week in the house" était leur sixième album. Les morceaux qui vous sont proposés ici sont tous extraits des disques précédents, une période résumée aujourd'hui sur la compilation "A collection of little secrets" (Tricatel).

DONNA REGINA : "On dirait" (extrait de "Her beautiful heart", 1995)

DONNA REGINA : "Loin de moi" (extrait de "Her beautiful heart, 1995)

DONNA REGINA : "Douce-Amère" (extrait de "Follow the sea", 1996)

DONNA REGINA : "La Madrague" (extrait de "Almaty", 1993)

(Attention ! les fichiers musicaux de ces posts d'été ne seront mis en ligne que pendant 72 heures. Available for 72 hours only)

Achetez les disques de Donna Regina.

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Published by J.P. Moya - dans Allemagne
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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 20:19

Un jour, il faudra qu'on se penche sérieusement sur le cas du producteur suédois Manne von Ahn Öberg, homme de l'ombre sur quelques-uns des disques scandinaves les plus intéressants de ces dernières années: "Dynamite", l'album fracassé de Stina Nordenstam, "Kyst", les débuts d'Under Byen, ou "Eventide", second opus de Nicolai Dunger. Le précédent album de ce dernier "Songs wearing clothes" (1996) avait eu bien du mal à atteindre le cap des 1500 ventes ? Qu'à cela ne tienne, sur celui-ci Dunger aidé de von Ahn Öberg radicalise encore sa démarche, n'ajoutant à sa voix, suivant les morceaux, qu'un orgue d'église, un quatuor à cordes (le Tämmel quartet) ou un ensemble de cuives (Messing brass). Le résultat, somptueux de beauté glaciale, déconcerte tellement les rares auditeurs qu'il s'en vendra encore moins que le premier album. Nicolai Dunger devra retourner exercer encore un peu le métier de jardinier avant de se faire enfin connaître quelques temps plus tard avec "This cloud is learning" (1999). 

 

Extrait d' "Eventide" une reprise pour le moins surprenante du... "Black hole sun" de Soundgarden.

NICOLAI DUNGER : "Black hole sun" (extrait de "Eventide", 1997)

(Attention, les morceaux proposés dans ces posts d'été ne resteront en ligne que pendant 72 heures. Available for 72 hours only.)

Désolé "Eventide" semble avoir totalement disparu du commerce. Si vous êtes plus chanceux que moi, n'hésitez pas à me le faire savoir.

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 21:32

Un jour où l'on aura vraiment rien d'autre à faire, on pourra toujours s'amuser à recenser les groupes dont le nom s'inspire de celui de vedettes du sport. Sans réfléchir beaucoup, je peux vous en trouver tout de suite deux ou trois. Les hollandais Bettie Serveert par exemple ("Bettie au service", en référence à la joueuse de tennis Bettie Stove), ou leurs compatriotes de Johan (Cruyff, bien sûr). Et puis il y a les espagnols The Zinedines, dont le nom est bel et bien un hommage à l'homme qui partit sur un coup de tête. Originaires de Majorque et menés par les frères Martinez (qui s'étaient déjà illustrés au début des années 90 avec les très bons Frankenbooties), The Zinedines partagent les goûts musicaux un brin nostalgiques de bon nombre de leurs compatriotes, estimant qu'en matière de pop on n'a jamais fait mieux que les groupes en "B" des années 60/70: Beatles, Beach Boys, Byrds et Big Star (ce en quoi ils n'ont pas tout à fait tort...).

 

The Zinedines ont sorti deux mini-lp et un album "Take me Take me" (Grabaciones En El Mar), ce dernier facilement disponible depuis sa parution aux Etats-Unis chez Rainbow Quartz.

THE ZINEDINES : "Garage flying saucers stoning" (extrait de "Take me Take me")

(Attention ! Les morceaux proposés en intégralité dans ces posts d'été ne restent en ligne que pendant 72h. - Available for 72 hours only)

THE ZINEDINES : "Over you" (de "Take me Take me", extrait 52 sec.)

THE ZINEDINES : "Let your fancy flow" (de "I'm gonna rise", extrait 1mn)

THE ZINEDINES : "Thank you" (de "Diggin' everywhere", extrait 1 mn)

Achetez le dernier album de The Zinedines.

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Published by J.P. Moya - dans Espagne
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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 23:29

J'avais prévu ce soir de vous offrir une chanson gaie, mais l'actualité (voir le post précédent) m'a passé l'envie de rigoler. A la place, voici ce classique "shoegazer" venu de Hollande et toujours aussi beau quatorze ans après sa sortie. A noter que les deux principaux protagonistes de The Nightblooms officient maintenant sous le nom de Safe Home dans un registre acoustique et intimiste, et c'est très beau aussi. On en a déjà parlé ici.

 

THE NIGHTBLOOMS : "Butterfly girl" (single version, 1992)

(Attention ! Les morceaux proposés dans les "Posts d'été" ne resteront en ligne que 72h aprés quoi ils disparaîtront définitivement de ce blog. Available for 72 hours only)

On trouve encore assez facilement les disques des Nightblooms en vente, par exemple ici.

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Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 21:10

Syd Barrett est mort. Pas envie d'en parler. Allez voir la page que lui consacre David f. où vous trouverez, en plus de trois morceaux que - je l'espère pour vous - vous possédez tous déjà, tous les liens utiles, et notamment (dans les commentaires) celui conduisant vers une poignante "interview" d'une dizaine de minutes réalisée il y a un an par Arte Radio, et qui pour le coup vous rendra triste à pleurer.

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Published by J.P. Moya - dans Grande-Bretagne
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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 21:24

On démarre cette série de posts estivaux avec ce qui va rester probablement MON tube de l'été 2006, "Art director" par les danois Larsen & Furious Jane. Bien sûr, ça n'a rien d'un tube fier à bras, ce n'est pas le genre qui la ramène et qui roule des mécaniques. Mais méfiez-vous, car sous ses airs modestes, cette petite ritournelle toute simple pourrait bien vous toucher droit au coeur.

LARSEN & FURIOUS JANE : "Art Director" (extrait de "Tourist with a typewriter").

(Attention: ce fichier ne restera en ligne que 72h - available for 72 hours only)

LARSEN & FURIOUS JANE : "Tourist with a typewriter" (le morceau)

LARSEN & FURIOUS JANE : "Tourist with a typewriter" (tout l'album en stream)

Achetez "Tourist with a typewriter".

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 18:13

Si je m'en tiens au programme que je me suis fixé, après le concert de Diefenbach il devrait être possible de profiter également de la moitié de celui des Norvégiens Serena Maneesh. Mais ayant beaucoup écouté leur premier album, je sais à quoi m'attendre: krautrock, envolées psychédéliques, rythmes hypnotiques, dérapages bruitistes, tout sauf de la musique de chambre, et après deux jours de concerts intensifs je ne suis pas sûr de pouvoir supporter ça. Tant pis, je zappe, non sans regret pour le groupe et pour leur label (HoneyMilk) que j'aime bien. Profitons-en pour recharger les batteries avec un menu festival: saucisse et petite mousse. De loin je surveille l'Officersplasden où se produisent Oh No Ono, le groupe le plus bizarroîde de l'écurie Morningside: cinq clones de Leo Sayer période "Pierrot lunaire" menés par un chanteur envapé à l'hélium et moulinant à toute vitesse de courts morceaux de pop surréaliste et déglinguée. Très original sans doute, encore faut-il se faire à la voix cartoonesque du chanteur, légèrement exaspérante au bout de quelques titres, mais j'en connais qui y arrivent très bien. Oh No Ono n'a sorti pour le moment qu'un EP et un single , on se fera certainement une idée plus précise de ces francs-tireurs lorsque sera paru leur premier album "Yes" (c'est son titre) prévu à la fin de l'été.

 (Oh No Ono @ Officerspadsen, 03-06-06, photo: Michael Boe Laigaard)

Il reste encore un peu de temps avant le concert d'Under Byen prévu à minuit, et qui voilà pour taper l'incruste dans le hall du Musikhuset sans y avoir été invité ? Le beau Erwin Thomas, revenu récemment dans son pays à la suite d'une courte tournée française organisée par LiziSays, l'association toulousaine qui se charge de promouvoir le rock danois en France. Difficile de reconnaître dans ce hobo survolté en chapeau mou et blouson de cuir rapé le jeune ténébreux romantique que nous révélait son premier album "Songs from my apartment". Aujourd'hui Erwin Thomas s'est réinventé en Dylan pré-électrique, retrouvant (avec un évident talent) les racines du folk américain dans ses formes les plus basiques, voix, guitare, hamonica, plus un tambourin confié à une spectatrice particulièrement enthousiaste. Et pas l'ombre d'une sono bien sûr. Les raisons de ce changement plutôt radical ? "Avant je me cherchais encore. J'ai expérimenté quinze styles pour finalement adopter le seizième". Un intermède inattendu et particulièrement sympathique.  

 (Erwin Thomas dans le hall du Musikhuset, 03-06-06, photo: rockomondo)

Mais une foule de plus en plus compacte se presse devant les entrées de la grande salle. Lorsque les portes s'ouvrent, c'est la bousculade; je suis emporté sans pouvoir résister et me retrouve à l'intérieur, ce qui était de toute façon le but du jeu. Là, mauvaise surprise: le parterre est déjà entièrement rempli, il ne reste plus une seule place de libre. Les portes de l'étage inférieur ont du être ouvertes avant celle du rez-de-chaussée. J'essaie de me faufiler près des premiers rangs. Peine perdue ! Un service d'ordre courtois mais ferme se charge de refouler tous ceux qui n'ont pas trouvé de siège. Du coup, je me hâte de rejoindre le balcon si je veux profiter d'une des dernières places libres. Vu d'en haut, la grande salle du Musikhuset remplie à craquer (1600 spectateurs) est impressionnante. D'en bas aussi d'ailleurs, comme le prouve cette photo prise par Lars Dideriksen, animateur du meilleur site internet consacré à Under Byen (www.larsdideriksen.com/underbyen).

 (La grande salle du Musikhuset, concert d'Under Byen, photo: Lars Kjaer Dideriksen)

Ce soir Under Byen, porté par cette salle comble va donner un concert d'anthologie. Je l'ai déjà dit, les conditions d'écoute au Musikhuset sont irréprochables, le son grandiose, l'éclairage et les light-shows superbes. Première surprise pour ceux qui comme moi avaient loupé le groupe lors de leur dernière tournée française: la nouvelle disposition scénique est tout à fait étonnante. Au premier plan de gauche à droite: piano, violoncelle, violon/scie musicale, les deux batteries en biais sur le coté droit, tandis que la bassiste et la chanteuse Henriette Sennenvaldt sont reléguées au fond de la scène. Je ne connais pas beaucoup de groupes qui accepteraient volontairement de se priver d'une figure de proue telle qu'Henriette Sennenvaldt. Mais les egos n'ont pas leur place chez Under Byen. Ici, c'est la musique qui prime. D'ailleurs, le groupe n'est jamais éclairé de front, mais toujours par l'arrière, ce qui transforme les musiciens en ectoplasmes bleutés évoluant au mileu des figures géométriques du  - trés beau - light-show. La setlist quand à elle, principalement centrée sur les titres des deux derniers albums, n'offrira pas ces surprises qu'Under Byen réserve habituellement aux concerts donnés dans sa ville d'origine. Mais la force irrésistible des morceaux, la dynamique incroyable du groupe, la qualité du son alliée à la puissance visuelle des projections et de l'éclairage ne feront pas moins de ce concert un des sommets de Spot 12, salué à juste titre par une standing ovation et suivi - cas exceptionnel dans ce festival où tout est minuté à la seconde - d'un substantiel rappel. On ne pouvait rêver meilleure manière de clôre ces trois folles journées.

 (Under Byen @ Musikhuset, 03-06-06, photo: Agata Foti)

OH NO ONO : "Keeping warm in cold city" (vidéo-clip)

Trois morceaux extraits de leur page MySpace:

OH NO ONO : "Fat Simon says"

OH NO ONO : "Ba ba baba ba ba well anyway"

OH NO ONO : "Am I right"

ERWIN THOMAS : "The father's song"

UNDER BYEN : "Plantage"

UNDER BYEN : "Samme stof som stof"

Achetez le nouveau single d'Oh No Ono.

Achetez l'album d'Erwin Thomas.

Achetez les disques d'Under Byen.

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8 juillet 2006 6 08 /07 /juillet /2006 19:11

Le fait d'être resté jusqu'à le fin du concert d'I Got You On Tape me fait manquer celui d'Hello Saferide qui chantait à Train au même moment. C'est le défaut de ce genre d'évènements: avec trois ou quatre concerts qui se déroulent en même temps, il est presque inévitable de louper des choses intéressantes. Et à ce rythme effréné, on a également vite fait de commencer à saturer. A ce stade du festival, je commence à ne plus trés bien faire la différence entre tout ce que j'entend. Tout se mélange en une sorte d'indéfinissable bouillie sonore. C'est dommage pour Sterling qui se produisent devant le public fourni d'Officerspladsen et qui ont pourtant l'air très bien, avec leur rock chanté en danois, classique mais rondement envoyé. Leur mini-album sur Crunchy Frog est une vraie réussite dont je reparlerai peut-être, et il faudra que je revoie ces garçons un jour où je serai un peu plus en condition.

 (Sterling @ Malmö, 2004. photo: Malle Gilbert)

Pour me reposer le corps et les oreilles, direction la grande salle du Musikhuset où les fauteuils sont moelleux, l'éclairage parfait et la sonorisation irréprochable. C'est là qu'a lieu l'un des concerts de Spot que j'attends avec le plus d'impatience, celui de Diefenbach. Leur 3eme album "Set & Drift" les voyait abandonner le post-rock et les musiques d'"atmosphère" pour une pop luxuriante et sophistiquée qui m'avait séduite à un tel point que je l'avais classé deuxième dans ma liste des meilleurs disques 2005. Il était donc trés intéressant de voir ce que le groupe allait bien pouvoir en faire sur scène. Le problême, c'est qu'il n'en fait pas grand chose. En public, Diefenbach rejoue son bel album note pour note avec application. C'est parfaitement exécuté, c'est propre, c'est lisse, c'est pas tout à fait décongelé, ça flatte les oreilles sans toucher le coeur. Et paradoxalement, c'est bien moins énergique que sur disque, à l'image du single "Favourite friend", irrésistible bombinette électro-pop dans sa version enregistrée, simple pétard mouillé ici. Finalement cette relecture "live" d'un album que j'adore m'a bien moins enthousiasmé que la prestation donnée par le groupe dans ce même festival il y a deux ans, alors qu'il était en plein dans sa période post-rock, un genre dont je ne suis pourtant pas trés friand. Petite déception donc...  mais je n'ai toujours pas changé d'avis concernant "Set & Drift".

 

STERLING : "Vinterfobi" (vidéo-clip)

DIEFENBACH : Quatre morceaux en écoute sur leur page MySpace.

Achetez "Estadio camp-let", le mini-album de Sterling.

Achetez "Set & Drift" de Diefenbach.

 

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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 21:16

Après Frida Hyvönen, mon idée était de revoir Lampshade, que j'avais découvert il y a deux ans dans ce même festival, peu de temps avant la sortie de leur premier album. Mais en arrivant au Voxhall,  c'est le scénario déjà tristement expérimenté pour Epo-555 qui se reproduit: la salle est archi-bondée, une foule compacte se presse devant l'entrée et l'espoir de pénêtrer dans la salle avant la fin du concert est quasi nul. Tiens, si on en profitait pour tenter une découverte ? I Got You On Tape, par exemple. Aucune idée de quoi il retourne, mais le groupe a été signé sur Auditorium, le label de Nikolaj Norlund, et le "parrain" du nouveau rock danois ne s'est pas trompé souvent depuis qu'il s'est lancé dans la production discographique. Eh bien, ce n'est pas avec I Got You On Tape que ça va commencer. Il ne me faut pas plus de quelques minutes pour tomber sous le charme de ce quintet pourtant fort peu spectaculaire. Prenez le chanteur, Jacob Bellens, par exemple: c'est sans doute le moins charismatique de tout le festival. Imaginez l'expressivité de Droopy, les lunettes d'Allen Ginsberg, la chemise de Colombo, bref, c'est pas gagné pour les groupies... Mais il y a cette douce fêlure dans sa voix qui vous serre le coeur. Et puis ces mélodies, toutes en retenue et en accords mineurs, que le goupe tisse délicatement derrière lui. Dans la presse, I Got You On Tape est comparé aux Tindersticks, à REM ou à Lambchop sans qu'aucune de ces références ne se révèle vraiment satisfaisante. En ce qui me concerne, c'est surtout aux australiens The Apartments que leur musique me fait penser (mais il est vrai que The Apartments est un groupe auquel je pense souvent). On peut seulement regretter que le concert ait eu lieu dans ce grand hangar impersonnel du Ridehuset, alors que la douce mélancolie d'I Got You On Tape aurait sans doute largement gagné à bénéficier d'un cadre plus intime. Néanmoins, ce furent quarante minutes totalement magiques, ce qui n'arrive pas souvent lorsqu'on voit un groupe pour la première fois sans connaître la moindre note de son répertoire. Dés le concert terminé, je fonçai d'ailleurs au stand le plus proche pour me procurer leur album. Avec Dùné - mais dans un tout autre style - la deuxième grande révélation du festival.

 

I GOT YOU ON TAPE : "Doctor watching" (démo)

I GOT YOU ON TAPE : "Medicine"

I GOT YOU ON TAPE : "Buzz on my block"

Achetez l'album d' I Got You On Tape.

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