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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 23:31

Je quitte à regret le concert de Duné afin d'arriver à temps à celui d' Epo-555 qui a lieu au Svalegangen, quelques centaines de mêtres plus loin. Malheureusement, je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, et une queue interminable s'allonge déjà dans la rue où est situé le théâtre. Bon, tentons néanmoins le coup: je viens m'ajouter à la file qui avance à une allure d'escargot. Visiblement, le Svalegangen est archi-complet, et on ne laisse entrer les spectateurs qu'au fur et à mesure des sorties. J'apprendrai plus tard qu'il y avait 300 personnes à l'intérieur, et presque autant sur le trottoir, dont votre serviteur. J'avais déjà vu Epo-555 à leurs tous débuts deux ans plus tôt, dans des conditions pas très bonnes, et c'est seulement plus tard que j'avais découvert leur premier album "Dexter Fox", "Album du Mois" dans Rockomondo en octobre 2004. Je me faisais une fête de ce concert, et m'y étais conditionné en écoutant en boucle le tout nouveau disque du groupe "Mafia" (Crunchy Frog). Grosse déception, donc. Au moment où j'arrive enfin près de la porte, le concert tire à sa fin...Il me faut partir si je ne veux pas manquer celui de David & The Citizens.

 (Epo-555 @ Svalegangen, 03/06/06, photo: Thomas Kjaer)

Retour à Train au pas de course, mais je n'avais pas de raison de m'inquiéter car cinq minutes avant que le groupe entre en scène, la salle est encore presque vide. C'est d'ailleurs quelque chose qu'on pourra vérifier pendant tout le festival: le public danois se déplace en masse pour les artistes locaux, ceci au risque de louper quelques très bons groupes venus d'autres pays, comme les suédois David & The Citizens. J'étais très curieux de revoir le groupe de Malmö, deux ans après un premier passage à Spot qui m'avait laissé un souvenir vivace et enthousiaste. Beaucoup de choses s'étaient passées depuis: l'album solo de David Fridlund, le départ récent de quelques musiciens, et la perspective d'un nouvel album que Fridlund annonçait musicalement plus sombre que par le passé. En fait, ni le nouvel EP "Are you in my blood" (Bad Taste), ni ce dynamique concert, ne viennent confirmer un quelconque changement de style. David & The Citizens pratiquent toujours cette pop vibrante, généreuse et sincère que l'on trouvait déjà sur leurs deux premiers albums. Faut-il s'en réjouir ou au contraire regretter que le groupe n'ait pas profité de ces changements pour explorer de nouvelles voies ? A vrai dire, quand la musique est de cette qualité, on s'en fiche un peu: on prend ce qu'on nous donne, et on dit merci. Et tiens, tant qu'on y est, on dit merci aussi pour l'apparition de Sara Culler, la tendre amie de David Fridlund, venue faire les choeurs sur une paire de morceaux. On regrettera seulement que le groupe ait joué peut-être un peu plus fort que ce que pouvait supporter la sono du Train, nous obligeant à reconnaître les derniers morceaux à leur rythme plus qu'à leur mélodie. Mais bon, c'est juste pour dire...

 (Sara Culler et David Fridlund @ Train, 03/06/06, photo:rockomondo)

Et puisqu'on est avec les suédois, restons-y avec Frida Hyönen qui se produit à Aros, le musée d'art moderne dont on ne peut pas manquer les lignes épurées en plein centre-ville, et qui accueille le plateau "singer-songwriter" du festival. Fryda Hyvônen, quand à elle, est la première signature du label Licking Fingers fondé par The Concretes, et son premier album à la formule ultra-dépouillée (une voix, un piano) a fait l'unanimité de la critique l'année dernière en scandinavie. Sur le Steinway qui attend sagement sur  scène: des cigarettes, un verre de vin, une grappe de raisin. Pas de doute, cette fille sait vivre ! Après avoir visité son site internet et visionné ses clips, j'avais gardé l'image d'une fille bohême et un peu fofolle. Tout faux ! Celle qui joue et chante à présent devant nous est au contraire on ne peut plus classique, chemisier blanc, pantalon noir, et sage comme une image pour ne pas dire un peu poseuse (mais on ne peut pas exclure qu'il s'agisse d'une simple manifestation de timidité). Sa musique est à l'avenant, d'un clacissisme absolu dans la grande lignée des Carole King, Carly Simon et Laura Nyro, bien moins déglinguée en tout cas que ce à quoi je m'attendais. Et ses mélodies - que je découvre à cette occasion - dégagent une impression de familiarité, un attrait immédiat qui capte instantanément l'attention et ne la relâche plus jusqu'à le fin du concert. Du beau boulot, vraiment, et - au secours ! - un album de plus à ajouter à ma liste de commissions.

EPO-555 : "Hyperschlab" (vidéo-clip)

EPO-555 : "Dakota" (vidéo-clip)

DAVID & THE CITIZENS : "Are you in my blood" (extrait du nouvel EP)

DAVID & THE CITIZENS : "Stop" (single mp3)

FRIDA HYVÖNEN : "The modern" (vidéo-clip)

FRIDA HYVÖNEN : "I drive my friend" (vidéo-clip)

FRIDA HYVONEN : "Once I was a serene teenage child" (extrait de chanson, 53 sec.)

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 09:08

On ne s'ennuie pas le vendredi à Spot, mais ce n'est rien cependant à côté du samedi ! Déjà, ce jour-là, il n'y a pas classe. Résultat: un public deux fois plus nombreux que la veille, et une moyenne d'âge en chute libre. Ca va pulser !

En ce qui me concerne, ça commence plutôt mal. J'ai passé la matinée à écumer les disquaires (il fallait se dépécher: les boutiques ferment à 14h00 le samedi au Danemark) et j'arrive trop tard sur le site du festival pour profiter du beau plateau électro (avec entre autres l'excellent Sofus Forsberg) proposé au Musikhuset. Dommage... Plan B: faire un tour au Ridehuset pour y voir Yellowish. J'avais beaucoup aimé leur premier album "Solid ground", dynamique concentré d'indie-rock à guitares et à deux voix (une fille, un garçon) influencé - beaucoup -  par l'Angleterre et - un peu - par les Etats-Unis. Mais ce sont les chansons de leur toute nouvelle parution "So bright" (Quartermain) que le groupe à choisi de privilégier ce soir-là. Mélodies accrocheuses, savoir-faire évident, Yellowish ne manque pas d'atouts, mais j'ai pourtant du mal à me passionner pour cette musique trop lisse et décorative, unidimensionnelle comme ces vieux décors hollywoodiens: une façade qui fait de l'effet et pas grand chose derrière.

Direction le Svalegangen, un théâtre utilisé pour la première fois cette année dans le cadre du festival et où se produisent Who Made Who. Le trio vient de terminer une tournée française et on m'avait dit beaucoup de bien de leurs prestations scéniques ainsi que de leur premier album bourré - paraît-il - de hits potentiels. Malheureusement, on n'en capte ici que quelques bribes, noyées dans d'interminables et éprouvantes digressions funky. On se croirait au début des années 70: chacun fait son truc dans son coin et rendez-vous au tas de sable. Dans ces conditions, les musiciens ont beau arborer de petites ailes d'ange, leur musique n'en reste pas moins désespérément clouée au sol.

 (Who Made Who @ Svalegangen, 04-06-06)

Aurais-je plus de chance avec Dùné qui jouent maintenant à Train ? Lorsque je pénètre dans la salle, les premiers rangs sont déjà trustés par une cohorte de sweet sixteens visiblement très excitées. Tout s'explique lorsque le groupe entre en scène: les musiciens ne sont pas plus vieux que leur public (quand on sait que cela fait plusieurs années que leurs morceaux trainent sur la toile, on se demande à quel âge ils ont commencé !), et le chanteur Mattias Kolstrop - gueule d'ange, boucles blondes, joues roses - est un fantasme vivant pour jeunes filles en fleur. Perdu au milieu de ces jouvencelles énamourées et mitraillant la scène avec mon appareil-photo à deux balles, j'imagine de quoi je peux avoir l'air: quelque chose comme le pervers pépère de service. Hep ! N'appelez pas la police: je ne suis là que pour la musique ! D'ailleurs elle est bonne cette musique. Pas renversante d'originalité sans doute, piochant allègrement au rayon garage, post-punk, et tout ce qui s'est fait de rythmé depuis les années soixante, mais en tout cas sacrément excitante et remuante. Et le show est encore meilleur. Ca démarre de manière spectaculaire par un martelage de caisses claires façon "Tambours du Bronx", exécuté par le chanteur et le guitariste (?) sur le devant de la scène. Une impressionnante entrée en matière qui n'est pourtant qu'un aimable hors d'oeuvre comparé à ce qui va suivre. Peut-être avez-vous déjà eu la chance de voir sur scène les Superheroes et leur survolté chanteur, Thomas Troelsen. Eh bien, Duné, c'est un peu la même chose: même nationalité, même étonnante jeunesse des musiciens, même recours aux synthés, sauf que Duné n'a aucune idée de ce qu'est un morceau lent, et que question survoltage, ici, c'est tout le groupe (pas moins de sept personnes) qui s'emploie à faire griller les fusibles. Ca bondit, ça saute, ça remue dans tous les sens, on ne sait plus de quel côté regarder. Et surtout qu'est-ce que c'est bon ! Pour la première fois depuis le début du festival, je ressens enfin ce délicieux picotement qui me chatouille l'échine, cette sensation égale à nulle autre quand on tombe sur un groupe dont on n'attendait rien de particulier et qui vous délivre un concert d'anthologie. Alors qu'importe de savoir si quelqu'un sera capable un jour de retranscrire l'incroyable énergie de ces Minikeums sur disque. Ce soir, pendant quarante minutes, Duné était le meilleur groupe du monde.

 (Dùné/Mattias Kolstrop @ Train, 03/06/06)

YELLOWISH : "This is my direction" (extrait de "So bright", 2006)

YELLOWISH : "Lisa could die for Elvis" (extrait de "Solid ground", 2004)

DUNE : "Turn this factory down"

D'autres titres de Dùné à télécharger ici.

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Achetez les démos de Dùné.

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 00:57

J'étais très impatient de découvrir Doi sur scène après l'excellente impression que m'avait laissé leur E.P. "In the unlikely event of loss in cabin pressure" en 2004. Le Kuntsbygningen, très chic dans ses boiseries couleur miel et son dépouillement tout scandinave, est en fait une galerie plus qu'une salle de concert. On y présent d'ailleurs pendant la durée du festival une passionnante exposition de photos rock, dont je regrette à présent de n'avoir pas acheté le catalogue. Le problème est que, expo oblige, la lumière y reste allumée en permanence pendant que les groupes jouent, ce qui, ajouté au va et vient des visiteurs, n'aide pas vraiment à fixer son attention sur la musique. Tous les groupes que j'aurais l'occasion de voir au Kuntsbygningen vont souffrir de ces conditions de concert, mais Doí peut-être plus que les autres, avec leur musique lente, calme et introvertie, qui aurait mérité l'obscurité dans la salle et un éclairage digne de ce nom. Ceci ne suffit pourtant pas tout à fait à expliquer la déception ressentie.  Doí peine à décoller et encore plus à émouvoir. Malgré mon à-priori favorable et l'envie que j'ai de me laisser emporter par leur musique, je me surprend à m'ennuyer poliment face à ce slow-core hésitant dans lequel j'ai bien du mal à retrouver ce qui m'avait tant séduit sur les démos. Premier album prévu à la rentrée: Doí a intérêt à mettre un sérieux coup de collier s'ils veulent qu'il soit à la hauteur de leur flatteuse réputation.

(Doi @ Kuntsbygnigen)

Hop, un petit 200 m. au pas de course pour arriver à temps à Officerpladsen: c'est là que se produisent à présent les norvégiens de BigBang. Ce n'est pas que je porte généralement beaucoup d'intérêt aux groupe "revival", mais je fais une exception pour BigBang dont les deux derniers albums "Frontline rock n' roll" et "Poetic terrorism" se situent largement au dessus de la moyenne des exercices rétro habituels. le premier est un savoureux pastiche de hard-rock des années '70 avec Led Zep, Deep Purple et Black sabbath en ligne de mire, tandis que le second, plus pop mais moins homogène, y ajoute des instruments acoustiques et des harmonies vocales façon CSN&Y. Sur scène, le trio assure, mais n'échappe pas à un petit côté parodique que les disques étaient pourtant parvenus à éviter. Et surtout les arrangements fouillés des albums sont sacrifiés à l'efficacité "live" et à un niveau sonore digne de Spinal Tap (bouton de volume sur 11). Mais ça fonctionne: le public (nombreux) joue aux haricots sauteurs devant la scène tandis qu'un peu à l'écart le légendaire David Fricke (Rolling Stone) promène sa silhouette déguingandée de vieux Ramones en arborant un sourire de bonne augure.

 (BigBang @ Officerpladsen)

Retour au Kuntsbygningen pour y voir les suédois Hell On Wheels qui viennent de refaire surface après des années de silence avec un enthousiasmant nouvel album ("The Odd Church"). Difficile d'imaginer un trio plus mal assorti que celui-là: un petit brun trapu en overdose de caféine à la guitare et au chant, une fille à la basse tellement impassible qu'on se demande parfois si elle n'est pas entrée en catalepsie, et un batteur qui ressemble à tout (Un producteur de fromage hollandais ? Un constructeur de bateaux norvégien ?) sauf à un batteur de groupe de rock suédois. Je trouve assez injuste de considérer, comme on a déjà pu le lire ça et là, Hell On Wheels comme de simples sous-produits des Pixies. Certes, le trio ne cache pas son admiration pour la bande à Franck Black, mais ce n'est pas leur seule influence: on trouve aussi chez eux une bonne dose de Talking Heads (la voix de poulet étranglé du chanteur, les rythmes syncopés) ainsi qu'une efficacité pop typiquement suédoise héritée en droite ligne des Wannadies et de Popsicle. Le groupe se montre impérial sur le répertoire impeccable de leur nouvel album. Mais le chanteur/guitariste est le seul à assurer le show, et aussi excité qu'il puisse être, ce n'est peut-être pas suffisant - et c'est déjà l'impression que m'avait laissé le groupe à Eurosonic il y a deux ans - pour faire passer ce concert de Hell On Wheels du stade de "très bon" à celui de "mémorable"... Il s'en faut d'un cheveu pourtant. Que cela ne vous dissuade surtout pas d'aller les voir sur scène si vous en avez l'occasion, ni surtout de vous procurer "The Odd Church"...

 (Hell On Wheels @ Kuntsbygningen)

Après être retourné à Officerpladsen pour le concert ultra-vitaminé de Powersolo (voir le compte-rendu ici), c'est finalement à Kuntsbygningen que je terminerai la soirée en compagnie de Larsen & Furious Jane. Mis à part le joufflu Torsten Larsen, le groupe a été totalement remanié depuis que je les avais vu pour la première fois à Spot 10. Mais leur délicat folk-rock est toujours aussi agréable, enrichi depuis par une légère touche jazzy. Et le violoniste d'Under Byen est toujours là, lui aussi, sur ce répertoire tellement différent de celui qu'il intérprête avec son groupe habituel. Malheureusement, le concert est presque terminé lorsque j'arrive dans la salle. Je n'en verrai que les deux derniers morceaux, à mon grand regret, car ça avait l'ait vraiment bien. Et je louperai aussi "Art director", mon titre préféré de leur dernier album "Toursit with a typewriter" que j'écoute en boucle en ce moment.

Il était minuit vingt et il m'aurait fallu attendre encore trois quarts d'heure pour profiter du garage-rock de Baby Woodrose qui refermaient la soirée. La journée avait été longue, et celle de demain le serait bien plus encore. Du coup, je retournais dans ma petite maison perdue dans la forêt pour un peu de repos bien mérité.

(A suivre...)

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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 21:37

Cela doit faire trois ou quatre fois peut-être que je vois Jomi Massage sur scène, et aucun de ces concerts n'a été moins qu'excellent. En est-il parfois autrement ? Il faut croire que non, car une nouvelle fois le trio danois délivre dans la grande salle du Musikhuset un concert d'exception, servi par un son d'une clarté tranchante. On avait pu le constater un peu plus tôt lors de son passage avec The Low Frequency In Stereo, Signe Hoirup Wille-Jorgensen est très en forme ce soir. Chaque fois que je la vois en concert, je suis frappé par son aisance et son absence totale d'inhibition sur scène. Qu'il y ait dix personnes devant elle ou plusieurs centaines , elle fait toujours preuve de la même liberté et de la même décontraction, se fichant manifestement de ce qu'on peut penser d'elle et aussi à l'aise que si elle se trouvait seule dans son salon. Sa personnalité extravertie contraste de manière frappante avec l'impassibilité parfaite de son compère Luke Sutherland (ex-Long Finn Killie), l'homme qui ne sourit jamais. Ces deux-là se complètent parfaitement, et c'est aussi vrai sur le plan musical, Signe restant la plupart du temps aux claviers, tandis que Luke Sutherland, en véritable styliste, fait preuve à la guitare d'une réjouissante créativité.

 (Jomi Massage. photo: Robert Gil / www.photosconcerts.com )

On le sait: Jomi Massage n'a pas pour habitude de faire dans la tiédeur. "Our music deals with extremes", confiait Signe aux débuts du groupe. On en a une fois de plus la confirmation avec une alternance de pièces intimistes et murmurées et de tétanisantes bouffées de violence, le tout tiré des deux indispensables albums "Aloud" et "From where no-one belongs, I will sing" (2004 et 2005, Télescopic). Les amateurs de confort musical et de caresses dans le sens du poil peuvent aller voir ailleurs: Jomi Massage est là pour bousculer et pour déranger. Et ils ne s'en privent pas. Ce soir le trio déchire tout, Signe investit ses morceaux avec une rare conviction, et même le glacial Sutherland manque de se laisser emporter dans la tourmente. On sort de là pantelants et comblés, très impatients aussi de découvrir le troisième album du groupe qui sort (enfin !) ce mois-ci.

( Nicolai Dunger @Ridehuset, 02.06.06)

Du concert de The Broken Beats, auquel je me suis rendu ensuite,  je ne me souviens pas de grand chose, sinon qu'il y avait trop de monde, que j'étais loin de la scène et qu'on n'y voyait rien. Mais il n'est pas impossible que ça ait été très bien. Du coup, j'arrive en avance afin d'être bien placé pour Nicolai Dunger. Avec ce garçon, on ne sait jamais à quoi s'attendre: le pire ou le meilleur, c'est selon... La dernière fois que je l'avais vu sur scène, c'était au Nouveau Casino. Dunger nous y était apparu grossi et barbu, en vivante caricature de Jim Morrison à la fin de son existence et au moins aussi bourré que lui. A cette occasion, l'ancien footballeur nous avait d'ailleurs prouvé qu'il n'ignorait rien non plus des beuglements de supporters avinés, ce qui m'avait discrédité définitivement auprès des amis que j'avais eu le malheur d'entrainer dans ce naufrage. Mais depuis, il y avait eu ce beau disque lo-fi sorti sous l'appellation "A Taste Of Ra", ainsi que le récent album mettant en musique les poésies d'Edith Södergran, tout aussi réussi, qui m'avaient réconciliés avec lui. Ce soir, pas de chance, Dunger est dans un mauvais jour, sans doute moins bourré qu'à Paris, mais pas beaucoup plus talentueux pour autant. Alors que j'avais naïvement espéré un concert folk et intimiste dans la lignée d' "Edith Södergran", le suédois préfère nous infliger une nouvelle fois son grand numéro d'imitateur de Van Morrisson, accompagné par un groupe d'adolescents aux joues roses pas franchement au top (voir le bassiste qui avait soigneusement disposé à ses pieds les tablatures des morceaux !). Comme Dunger semble n'avoir pas compris que chez Morrisson c'est le fond qui induit la forme, et non pas le contraire, il ne sort évidemment pas la moindre émotion de cette mascarade, le pire étant atteint lorsque Dunger se mèle de vouloir faire chanter le public. Tout cela est d'autant plus rageant qu'on sait ce garçon talentueux, la plupart de ses disques le prouvent, ainsi que quelques concerts où la magie était vraiment de la partie. Alors pourquoi se saborder ainsi avec une telle constance ? Mystère... Bon, nous voilà de nouveau fachés.

JOMI MASSAGE : "For the ladies" (extrait de "Aloud)

JOMI MASSAGE : "Opposite of nothing" (extrait de "From where no-one belongs...")

NICOLAI DUNGER : "My time is now" (échantillon 1 mn, extrait de "Here's my songs...")

NICOLAI DUNGER : "Ol' lovers" (échantillon 1 mn, extrait de "Tranquil isolation")

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 03:26

La journée du vendredi commence par une mauvaise nouvelle: l'annulation de la venue de Jenny Wilson. Elle est remplacée au pied levé par Wolfkin, nouvelle signature du label Crunchy Frog. Je ne crois pas avoir jamais été déçu par un groupe Crunchy (Epo-555, Powersolo, The Mopeds) jusqu'à présent, mais Wolfkin - parmi lesquels on remarque l'ex-chanteur de Money Your Love - me laisse de glace avec leur pop gentiment rétro 80's qui manque cruellement de mélodies mémorables. Du coup, j'accepte la proposition faite par des amis norvégiens d'aller voir Valravn, qui mèle paraît-il électronique et instruments rares. Arrivés sur place, c'est pour constater que l'électronique est plutôt discrète chez Valravn et que les instruments dont il est question sont en fait une vielle à roue, un violon hors d'âge, un assortiment de flûtiaux, des tambours: Valravn est un groupe de musique traditionnelle. Les norvégiens sont déçus, mais pas moi qui ait toujours été très client pour tout ce qui touche au folk scandinave et des artistes comme Hedningarna, Värttinä ou Mari Boine. De ce point de vue, Valvarn est une très bonne pioche. La chanteuse, notamment, est particulièrement fascinante. Avec son allure de gracieuse fée Clochette, on pourrait la croire fragile, alors que c'est tout le contraire. Aucune retenue chez elle, aucune fausse pudeur: elle laisse jaillir un flot d'émotions qui me cueille au plexus. Au troisième morceau, je pleure à chaudes larmes, et me détournant pour échapper au ridicule, je m'aperçois que ma voisine en fait autant. Ah, on on a l'air fin tous les deux à se mettre dans des états pareils pour de la musique !  Dommage que le groupe se lance ensuite dans une série d'instrumentaux médiévalisants certainement plus festifs mais aussi bien moins touchants.

 

Le moment était peut-être venu de courir jusqu'au Musikhuset pour y voir jouer les norvégiens The Low Frequency In Stereo. J'ai déjà dit dans ces pages que je n'étais pas très amateur de musique instrumentale, mais comme toute règle a ses exceptions, il se trouve que j'aime beaucoup The Low Frequency In Stereo. Lorsque j'arrive dans la salle, les trois musiciens, en ombres chinoises dans un halo bleuté, délivrent un krautrock percutant, surplombés par une gigantesque spirale tourbillonnante. Le tout dégage une ambiance très sixties qui me fait penser (à cause de la spirale, peut-être) un épisode du "Prisonnier". Après un second morceau dans le même registre hypnotique, voici qu'apparait Signe, la chanteuse de Jomi Massage venue nous interprêter en direct le remuant  "Man don't walk" qui ouvrait l'album "Travelling ants eaten by Moskus". Une sacré personnalité, cette Signe: alors qu'elle vient à peine d'entrer sur scène, la voilà déjà en plein dans le truc, s'arrachant le gosier et les tripes comme si sa vie en dépendait. On a l'impression qu'après ça elle va s'écrouler raide, mais non, un sourire, un petit au revoir de la main et elle repart comme elle était venue. Impressionnant. Depuis le début je me demandais où était  passée la fille du groupe et c'est à ce moment qu'elle s'installe aux claviers pour un titre sinueux qui évoque fortement les premiers Pink Floyd. La référence est évidente, d'ailleurs le groupe enchaine sur un "Interstellar Overdrive" d'anthologie qu'il se réapproprient à leur manière, ne conservant que le thème d'ouverture pour mieux dériver ensuite sur leurs délires personnels. Tout cela est passionnant et je resterais bien jusqu'à la fin, mais il me faut partir si je ne veux pas louper I Am Bones,

Difficile de reconnaître dans le garçon jovial aux cheveux courts qui occupe le devant de la scène du Ridehuset l'espèce de dandy gominé que nous présentaient les photos de presse. On ne s'en plaindra pas. I Am Bones joue serré, tendu, électrique, et sur scène les différences de style qui frappaient à l'écoute de l'album s'estompent à défaut de disparaître complêtement. Mais cet éclectisme fait aussi partie du charme du groupe qui emporte définitivement le morceau avec une version ébouriffante de "Backpackers", l'un des morceaux les plus péchus de leur excellent premier album "Wrong numbers are never busy".

Il etait temps de rejoindre la grande salle de Musikhuset pour y retrouver Jomi Massage, le groupe de Signe Hoirup Wille-Jorgensen qu'on était très impatient de revoir après le prometteur échantillon qu'elle nous avait offert un peu plus tôt avec The Low Frequency In Stereo.

Mais de cela, on reparlera demain.

VALRAVN : "Droemte mig en droem" (extrait 45 sec.)

VALRAVN : "Kom alle vaesener" (estrait 50 sec.)

THE LOW FREQUENCY IN STEREO : "Man don't walk"

I AM BONES : "Oktoberfest vs. Morrissey"

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Published by J.P. Moya - dans Divers
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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 22:56

La veille du concert de Powersolo, Spot 12 avait pourtant démarré de bien décevante manière. Mais quelle idée était donc passée par la tête des organisateurs pour inviter au concert d'ouverture du festival les laborieux Lis Er Stille ? Morceaux de dix minutes à mi-chemin entre post et prog-rock, navrante absence d'inspiration tant pour les mélodies que pour les arrangements, même progression crescendo prévisible sur chaque titre: on se serait ennuyé ferme si le bassiste ne nous avait pas diverti en nous offrant un florilège de poses rock n'rolliennes comme on n'en trouve généralement que chez les métalleux. C'est d'ailleurs à ça que fait penser Lis Er Stille: un groupe métal s'essayant sans succès au post-rock. A oublier très vite.

La nuit se poursuivait par le plateau "Un-Pop Classik", un projet européen créé à l'instigation du Festival International de Benicassim. Le principe ? Quatre groupes (The Sunday Drivers, Venus, Teitur, Dionysos) originaires de quatre pays différents (Espagne, Belgique, Danemark, France) se produisent en plateau dans un festival de chacun de ces pays (Benicassim, Les Nuits Botaniques, Spot, Les Eurockéennes) accompagnés par un orchestre classique originaire du pays invitant. A Spot, c'est l'ensemble Midvest, habitué de ce genre d'exercice, qui s'y collait. Malheureusement, Dionysos avait décliné l'invitation danoise, et c'est à Teitur que revenait l'honneur d'ouvrir la soirée. Originaire des Iles Feroë, Teitur décline un songwriting inspiré en attachantes pièces mélancoliques qui flattent l'oreille plus qu'elles ne provoquent de grandes émotions. Sa musique s'accorde à merveille aux cordes de l'ensemble Midvest, mais on reste néanmoins sur sa faim, cherchant en vain un peu d'âme au milieu de toute cette joliesse.

(Venus @ Spot 12, 1er juin 2006)

Avec Venus, c'est une toute autre histoire. On sait que le groupe bruxellois s'est déjà frotté à l'expérience de l'orchestre classique ("The man who was already dead"), mais avec l'excellent "The red room", ils viennent justement de nous sortir leur disque le plus sobre, le plus dépouillé, le plus électrique aussi. Comment conjuguer cette nouvelle donne avec l'exercice imposé sans donner pour autant l'impression d'un retour en arrière ? Venus aborde le challenge de manière frontale, ré-arrange le baroque "Beautiful Days" - ici joué par le groupe seul - à la façon "près de l'os" du nouvel album, et offre aux titres décharnés de "The Red Room" un traitement de cordes et de cuivres bien plus rythmique que mélodique. C'est le tout premier concert de Venus au Danemark. En point de mire, Marc Huygens, visage taillé à la serpe, vétu d'une étrange jupe longue, semble un peu tendu façe à une audience clairsemée (il y avait trois fois plus de monde pour Teitur). Mais au fur et à mesure que progresse le concert, la sincérité et la détermination du groupe finissent par l'emporter. Le mariage avec l'ensemble Midvest, plus ou moins réussi suivant les morceaux, débouche finalement sur quelques beaux décollages. Et le dernier titre est tout simplement renversant, laissant l'assistance sans voix avant qu'elle n'accorde au groupe un joli triomphe. Gagné, une fois de plus.

J'avais le secret espoir que l'autre affiche de la soirée, qui réunissait deux groupes canadiens et les danois Figurines, aurait laissé la place d'honneur à ces derniers. La prestation qu'ils avaient donné l'année dernière au même endroit reste en effet l'un de mes meilleurs souvenirs de Spot 11. Malheureusement Figurines passe en deuxième position, et lorsque je sors du concert de Venus, leur set est déjà presque terminé. Juste le temps d'apercevoir que le chanteur arbore toujours ses légendaires rouflaquettes, et de constater que le groupe n'a rien perdu de son irrésistible énergie, et hop! les voilà partis. Gros succès, mais on ré-entendra certainement parler des Figurines qui marchent de mieux en mieux aux Etats-Unis et qui pourraient bien bénéficier à partir de là d'un effet ricochet. Ce qui ne serait que justice: ils le méritent vraiment.

(Figurines @ Spot 12, photo: Jonas Jacobsen / MyMusic.dk)

Retour à Un-Pop Classik, et à un juger par la débauche de pilosités brunes qui a envahi la scène, le groupe qui se trouve là n'a rien de scandinave. Effectivement, il s'agit des espagnols Sunday Drivers. J'avais trouvé leur album "Little Heart Attacks" agréable sans être renversant, mais là, l'épreuve de la scène est impitoyable. Beaucoup de frime et pas grand chose derrière. Le chanteur en fait des tonnes, l'organiste prend des poses, et il ne se passe strictement rien. Je leur accorde un second morceau, par acquis de conscience, et décide d'aller voir ailleurs.

Pourquoi pas au Musikcafeen où un collectif de labels danois (Sunbeat, Book King et Glorious) propose ses groupes en showcase ? Mon idée était d'y voir jouer Cartridge, nouvelle signature du label Glorious à la réputation flatteuse. Pas de chance, je tombe sur un quintet d'excités en casquettes et T-Shirts Motorhead (Gob Squad ? Magnum 44 ?) ramonant un gros rock sans nuance. Je n'ai rien contre une bonne bourrinade de temps en temps, mais ceux-là sont vraiment trop mauvais. Après quatre ou cinq morceaux sur le même registre, je lâche prise. Les 1200 Km de route qui ont précédé commencent à se faire sérieusement sentir. Un bon dodo, et ça ira mieux demain.

Ecoutez quelques nouveaux titres de Teitur.

Ecoutez le nouvel album de Venus.

FIGURINES : "The wonder" (extrait de "Skeleton")

FIGURINES : "Rivalry" (extrait de "Skeleton")

FIGURINES : "Bright" (extrait de "Shake a mountain")

FIGURINES : "Debate because it's over" (extrait de "Shake a mountain")

Ecoutez la musique et visionnez les vidéos de The Sunday drivers.

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Published by J.P. Moya - dans Divers
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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 08:16

Avez-vous déjà connu la sensation déprimante d'être devenu d'un seul coup très vieux ? Si la réponse est non, c'est que vous ne vous êtes jamais trouvé au premier rang d'un concert de rock au Danemark. Cela se passait vendredi dernier, et j'étais donc là, coincé entre un punk à crête d'environ onze ans et demie et un futur canon scandinave à peine plus agé, à méditer sur ma triste condition d'erreur de casting, quand Powersolo est entré sur scène. Bien que le trio soit venu souvent jouer en France depuis la parution de leur premier album, je n'avais encore jamais trouvé l'occasion de les voir sur scène. Et finalement ce n'était pas plus mal: cela me permettait de les découvrir ici "dans leur jus", devant cet incroyable public teenager, exactement le même qui chez nous (mais sans les crêtes) s'enflamme pour la Star Ac'. Différence de culture, que voulez-vous... Dés les premiers accords, une houle irrépressible agite le devant de la scène, et il ne faut pas plus de quelques minutes pour que d'audacieux risque-tout commencent à me passer par dessus la tête. Il faut dire que Powersolo est particulièrement en verve ce soir. Visuellement le groupe est impeccable, avec au premier plan les deux frangins Jeppersen taillés comme des ablettes dans leurs chemises sombres. A l'arrière, le batteur slacker au look J. Mascis coiffé de son inamovible casquette de plouc américain. Et puis le petit nouveau à l'orgue. Bien choisi celui-là. Il fallait trouver quelqu'un qui soit au diapason de la folie des trois autres: il est pire, agité de gesticulations incontrôlables et secouant son instrument comme si cela pouvait aider les notes à en sortir.

 
(Powersolo @ Officerspladsen, Spot 12, 2 juin 2006)

Le groupe va délivrer ainsi pied au plancher la quasi intégralité de son enthousiasmant troisième album "Egg". Tout y passe: bouffonneries à la Screamin' Jay Hawkins ("Think about it"), hymnes garage pour futures compiles "Nuggets" ("Knucklehead"), rhythm n' blues revisité façon mods ("Action"), rockabilly monté en mayonnaise ("Rocket 8"), imparables tubes en français ( "Dans les rues de Paris": Les Fleshtones rencontrent Bijou devant un bocal d'amphés), country millésimée ("Mr. Marsman") avec la chanteuse Dorthe Gerlach (Hush) en invitée surprise, et des choses bien plus bizarres encore ("Plasma Crystal Dope": improbable collision entre Redbone et Urban Dance Squad). Le groupe et le public se renvoient mutuellement leur énergie et à la fin tout part en vrille, Kim Kix avale son micro et ne s'exprime plus que par borborygmes, Atomic Child déjante avec élégance - on n'est pas chez des rustres - et JC Benz derrière ses fûts arbore un sourire béat. On appelle ça du rock n'roll. Ca fait vingt-cinq ans qu'on nous annonce sa mort....

Ecoutez Powersolo.

POWERSOLO : "Juanito" (vidéo)

POWERSOLO : "Mr Suit" (vidéo)

POWERSOLO : "Kat nazer" (vidéo)

Achetez le nouvel album de Powersolo.

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 11:29

Question: où peut-on voir Aavikko (FIN), Big Bang (N), David & The Citizens (S), Diefenbach (DK), Doi' (DK), Nicolai Dunger (S), Epo-555 (DK), Figurines (DK), Hell On Wheels (s), Hello Saferide (S), Frida Hyvonen (S), I Am Bones (DK), Jomi Massage (DK), Lampshade (S-DK), Larsen & Furious Jane (DK), The Low Frequency In Stereo (N), Mugison (IS), Powersolo (DK), Serena Maneesh (N), The Sunday Drivers (E), Teitur (Feroe), Under Byen (DK), Venus (B), Who Made Who (DK), Jenny Wilson (S) et une bonne soixantaine d'autres groupes en majorité scandinaves, tout ça en trois jours ?

Réponse: au festival Spot, 12e du nom, qui se tiendra à Aarhus, Danemark du 1er au 3 juin.

Si on vous demande où je suis parti...

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Published by J.P. Moya - dans rockomondo
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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 08:52

Les danois Fallen Men ne jurent que par le vinyl. Ne leur parlez surtout pas de CD's et encore moins de mp3's. Fallen Men détestent les mp3's, exécrent les mp3's, abhorrent les mp3's. D'ailleurs ils viennent d'en mettre un nouveau ("She was my darlin' "), optimistement qualifié de "radio-single", sur leur site internet.. On y retrouve l'inspiration new-yorkaise déjà repérée sur leur précédent EP, la déglingue en moins. Bonne occasion en tout cas pour vous rappeler que Fallen Men débarquent en France le temps d'une mini-tournée de trois dates. Ils seront à Toulouse le 15 juin (Fairfield), à Bordeaux le 16 (El Inca), ces deux dates en compagnie de Well Well Well, et à Nantes le 17 (Le Barbar de la Mer), cette fois-ci avec Psycho Witches. A ne pas manquer si vous êtes dans le coin.

FALLEN MEN : "She was my Darlin' " (radio-single)

FALLEN MEN : "The Spy" (vidéo: Fallen Men sur scène)

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 00:00

Une photo noir et blanc légèrement surexposée montrant cinq garçons proprets et sages, à la mise un peu démodée: c'est la seule image qui me reste à présent de The Mole Session. Et existe-t-il seulement quelqu'un chez qui ce nom évoque encore un souvenir ? Pourtant, ce quintet de Gotebörg a signé entre 1993 et 1998 une série d'albums qui, en d'autres temps et en d'autres lieux (surtout en d'autres lieux...), aurait du faire d'eux un groupe de légende, un de ces noms qu'on s'échange comme un trésor, avec la certitude de tenir là un secret qui peut changer une existence. Quelque chose comme - et là j'ai bien conscience de ce que je vais écrire - LA réponse scandinave aux Go-Betweens: même écriture frémissante, même élégance dans les arrangements, même voix profonde et un peu lasse. Et surtout cette sensation troublante d'avoir trouvé chez de parfaits inconnus l'expression exacte de vos sentiments les plus intimes. Des trois albums enregistrés par The Mole Session, tous excellents, le second, "Favourite thing" (1995) reste un idéal insurpassable en matière de romantisme pop: un disque dont on sait dés la première écoute qu'il deviendra le compagnon d'une vie. La preuve réconfortante que les plus belles histoires d'amour peuvent aussi s'inscrire dans la durée.

Les morceaux suivants sont tous extraits de "Favourite thing":

THE MOLE SESSION : "Don't you think"

THE MOLE SESSION : "All it takes"

THE MOLE SESSION : "A big house"

THE MOLE SESSION : "Favourite thing II"

Le deuxième ("Favourite things", '95) et le troisième ("Late show", '98) album de The Mole Session sont toujours en vente à un prix ridicule ici. Tant que vous y êtes, regardez le reste de la liste de soldes, on y trouve de très jolies chose à un prix bradé: 6 albums ou EP's pour 100 couronnes suédoises (aux alentours de 13,50 €)

Un grand merci à Per Undenell (The Mole Session) et Jesper Kumberg (Roligan Records) qui m'ont donné l'autorisation de mettre ces morceaux en ligne.

(Commentaires bienvenus, merci)

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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