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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page facebook, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 23:44

Nouveau sur le site des Fallen Men, cette petite vidéo de 45 secondes filmée en plan fixe du fond de la salle et avec un son bien craspouille, mais qui donne vraiment envie d'en voir plus. Un joli chaos qui évoque les premières apparitions publiques de The Jesus & Mary Chain, il y a, hum... très très longtemps. Admirez à la fin comment le chanteur se débarrasse de son micro devenu inutile... Décidément, ceux-là, on les garde !

FALLEN MEN : " The Spy" ( cliquez sur la photo pour faire démarrer le film)

A lire aussi la page consacrée ici-même aux Fallen Men il y a quelques jours.

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 21:25

Les finlandais de Sister Flo sont un peu bêta. Malgré la débauche de mp3's qu'il ont gracieusement mis à la disposition des visiteurs de leur site internet, ils ont trouvé le moyen d'omettre LE titre qu'il ne fallait surtout pas oublier, celui qui aurait du faire se précipiter vers le plus proche disquaire en ligne tout auditeur doté d'un minimum de bon sens. Ce morceau ouvre leur dernier album "Tragician's hat" ( Delphic Recordings, 2004) et s'appelle "Four Souls": un petit miracle de douceur caressante, de choeurs suaves et de cuivres moelleux. S'il devait flatter les papilles plutôt que les oreilles, ce serait à coup sûr un fondant au chocolat: une légère couche craquante sur le dessus, une pâte tendre en dessous, et pour finir un coeur onctueux de cacao encore liquide. Miam.

Bien qu'un demi-cran en dessous, le reste de l'album n'en est pas moins hautement recommandable, Sister Flo y actualisant avec dexterité un vocable emprunté aux meilleurs groupes folk-rock californiens des sixties, via une grammaire on ne peut plus contemporaine. Après un premier album autoproduit "Boys of Cat" en 2001 qui les voyait croiser furtivement les fantômes de Love, des Byrds ou de Nick Drake, après un EP réalisé dans les mêmes conditions exactement un an plus tard, le groupe signe chez Delphic Recordings où paraissent les deux disques suivants, l'EP "Proper Kites" précédant de peu la sortie du second album " Tragician's hat" en 2004. Sister Flo se prépare actuellement à enregistrer son troisième opus, lequel devrait sortir normalement à l'automne prochain. Ce qui vous laisse largement le temps de faire plus ample connaissance avec la musique de ces cinq finlandais. Je serais très étonné si vous deviez le regretter.

SISTER FLO : " Runboyrun" ( extrait de "Boys of cat", 2001)

SISTER FLO : " You, my violin" ( idem)

SISTER FLO : " Locks" ( idem)

L'intégralité de l'album " Boys of cat" est disponible en téléchargement gratuit sur le site de Sister Flo.

SISTER FLO : " Days of cat" ( extrait de l'EP "Landcrabs", 2002)

L'intégralité de l'EP "Landcrabs est en téléchargement gratuit sur le site de Sister Flo.

SISTER FLO : " White noise" ( extrait de "Tragician's hat", 2004)

SISTER FLO : " They'd better build a dam to Field Island" ( idem)

D'autres raretés, titres en public, etc, sur la page mp3 de Sister Flo.

Achetez les disques de Sister Flo.

Visitez aussi la page MySpace de Sister Flo.

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Published by J.P. Moya - dans Finlande
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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 23:22

Le fait d'écrire hier sur Camilla Munck et Moogie Johnson m'a soudain fait penser que je n'avais encore jamais évoqué ici le cas d'Amber. Superficiellement, les deux groupes ont plus d'un point commun: la nationalité danoise, le chant féminin, ainsi que la musique, dans les deux cas lente et majestueuse. Mais Amber est pourtant bien différent de Munck & Johnson. Le groupe déjà affiche une composition inhabituelle: une chanteuse, un bassiste, et un vibraphoniste, à l'occasion également batteur. Leurs morceaux sont développés à partir d'improvisations, une méthode empruntée au jazz, dont l'influence chez Amber est souvent très présente, comme celle du post-rock. Là ou Munck & Johnson laissent parler l'émotion, Amber se révèle plus cérébral, sans doute plus froid aussi, à l'image de la beauté lisse et de l'élégance délicieusement surranée de la chanteuse Biljana Stojkoska, parfaite dans son rôle d'icône hitchcockienne.

 ( photo: Jens Lund Moller )

Après un étonnant EP autoproduit en 2003 ("She said: look, it's starting to snow"), le trio a cassé sa tirelire pour aller enregistrer son premier album à Chicago dans les studios et sous la houlette du légendaire Steve Albini. Inutile de préciser que la production très "organique" d'Albini s'accorde à merveille avec le son spartiate du trio, faisant de ce disque ambitieux ("Putting all the pieces together", 2004) une vraie réussite. Après que ses musiciens se soient occupés pendant quelques temps de leurs projets personnels, Amber devrait ressusciter ce mois-ci afin d'enregistrer enfin de nouveaux morceaux. Voici de quoi patienter en attendant de pouvoir les découvrir:

AMBER : "The more you get into it" (extrait de "Putting all the pieces...")

AMBER : "Mom's in church" (extrait de "She said: look, it's starting...)

Trois vidéos d'Amber sont disponibles sur le site du groupe.

Achetez les disques d'Amber.

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 20:20

Depuis hier, j'ai entre les mains le pre-master du second album de Camilla Munck & Moogie Johnson, "Count your blessings" (Pony Rec), dont la sortie est prévue au Danemark au milieu du mois de mars (un mois plus tard pour le reste de l'Europe). Quand je dis " entre les mains", c'est une façon de parler, car il n'a pas quitté mon lecteur CD depuis. C'est évidemment une splendeur, mais je n'avais jamais imaginé qu'il puisse en être autrement.  Pour ceux qui restaient réfractaires à l'extrême lenteur de leur musique, les deux danois font de méritoires efforts pour fournir ici quelques morceaux (un peu) plus rythmés et susceptibles de passer en radio ( "Flesh & bones", probable single, "Listen", "Ellis of Davenport"). C'est ce qui manquait sans doute à l'album précédent pour lui permettre de toucher un plus large public. Moins radicalement dépouillé, " Count your blessings" n'en conserve pas moins toutes les qualités émotionnelles qui font la richesse des chansons de Munck & Johnson, sans même parler de cette voix bouleversante qui vous consume littéralement à chaque écoute. Dès le titre d'ouverture "Three legged race", chanté à mi-voix sur un accompagnement minimal de guitare acoustique et de piano, on est cloué sur place par la beauté sidérante de cette musique, par cette force incroyable qui s'en dégage alors qu'elle est en fait si lente, si calme et si peu bruyante. Un sentiment renouvelé sur chaque morceau, qu'il s'agisse de "Slave song", où le temps semble soudain suspendu à la voix dédoublée de Camilla et quelques notes de guitare égrenées, de "By gones" seul morceau à évoquer avec sa pedal-steel le passé des deux danois au sein de Wynona, ou encore des neuf minutes en apnée de "Be kind".

Camilla Munck et Moogie Johnson se produiront pour la première fois en France en mai prochain. Arrêt prévu à Paris le vendredi 12 à La Flèche d'Or. J'ai déjà pris ma journée de congé.

 
 ( photo: www.fermaten.dk )

CAMILLA MUNCK / MOOGIE JOHNSON : deux morceaux du nouvel album ( "Slave song" et "Last wish") en écoute sur leur page MySpace.

CAMILLA MUNCK / MOOGIE JOHNSON : deux morceaux du premier album à télécharger sur la page que j'avais déjà consacrée au duo le 27 août 2005.

En attendant la parution de "Count your blessings", achetez le premier album de Camilla Munck et Moogie Johnson.

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 22:31

A part peut-être l'ami Ricoré ( et encore...), je ne connais pas de meilleur moyen pour se lever du bon pied que la musique des Jessica Fletchers. Malgré leur compteur bloqué définitivement sur la fin des années soixante, ces pétulants norvégiens réussissent l'exploit de ne jamais sombrer dans la re-création stérile et la nostalgie poussièreuse. Au contraire, bien plus que la forme - pourtant impeccable - c'est l'esprit qui prévaut ici. Les Jessica Fletchers sont bien trop jeunes pour jouer les statues de cire au Rock n'Roll Hall Of Fame. Ils ont su garder la simplicité, l'innocence, la fraîcheur qui font tout le charme de la musique 60's ( et si souvent défaut aux productions actuelles).

Leur label s'appelle " Perfect Pop". Ils ne pouvaient pas mieux tomber.

 ( photo: Anne Senstad)

THE JESSICA FLETCHERS : " Magic bar" ( extrait de " Less sophistication", 2005)

THE JESSICA FLETCHERS : " I got news" ( extrait de " Whatever happened to...", 2003)

THE JESSICA FLETCHERS : " Bloody seventies love" ( idem)

THE JESSICA FLETCHERS : " Shoot" ( idem)

THE JESSICA FLETCHERS : " Sorry about the noise" ( 1er EP, 2000)

THE JESSICA FLETCHERS : " Houses burning down" ( idem)

On peut télécharger gratuitement la version intégrale du dernier single de The Jessica Fletchers "Summer holiday & me" sur Music Download ( conseillé...)

Achetez les disques de The Jessica Fletchers ici et là.

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Published by J.P. Moya - dans Norvège
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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 23:49

Le chanteur-guitariste de Fence est un vrai fondu de musique. Il fut un temps où vous ne pouviez pas mettre le pied dans un concert ou un festival en Flandres sans tomber sur son sourire embroussaillé et sa sempiternelle casquette de base-ball. Depuis 1998, ce quatuor de Hasselt nous délivre sa petite musique divertissante à cheval entre deux époques, qui marie les Beatles à Pavement et les Beach Boys à Weezer. A déguster de préférence sur scène, où le groupe s'amuse de manière tellement manifeste qu'il est bien difficile au spectateur de na pas en faire autant. Depuis leur second album "Angels on your body" (2001), Fence ne donnaient plus de nouvelles et on commençait à penser qu'il avaient définitivement rangé leurs guitares. En fait, pas du tout, les musiciens s'étaient simplement offert un petit break pour pouvoir s'occuper de leurs projets personnels. Après avoir créé leur propre maison de disques, ils nous reviennent à présent avec "The Woolf", leur meilleur album à ce jour.

Ceux qui reprochaient autrefois à Fence son côté foutraque y trouveront quelques motifs de satisfaction. Sans rien perdre de sa fantaisie, le groupe y manie l'écriture avec bien plus de doigté que précédemment et a soigné les détails, notamment en ce qui concerne les arrangements et les harmonies vocales. Un morceau comme le très réussi single " Josephson", pour n'en citer qu'un, n'aurait sans doute pas pu voir le jour chez Fence il y a cinq ans. On ne peut que s'en réjouir, en regrettant quand même que le groupe n'ait pas jugé bon d'inclure quelques uns de ces nouveaux morceaux sur leur site internet. Pour profiter de "Josephson", par exemple, il vous faudra visionner le clip vidéo. Ca marche, j'en ai fait l'expérience. C'est juste qu'en attendant qu'il veuille bien se charger, vous avez le temps de lire l'intégrale d' "A la recherche du temps perdu" ( qui a dit que le rock ne poussait pas à se cultiver ?)

FENCE : " Josephson" ( video-clip à visionner, prenez un siège)

FENCE : " Josephson" ( le même vidéo-clip à télécharger, c'est plus rapide)

FENCE : " Good education" ( démo acoustique)

FENCE : " Mary Lou" ( extrait de "The return of Geronimo", 1999)

FENCE : " Universal hours" " ( idem)

FENCE : " The family" ( extrait de "Angels on your body", 2001)

Achetez le dernier album de Fence.

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Published by J.P. Moya - dans Belgique
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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 23:49

Encore un artiste que j'ai découvert sur cette fabuleuse compilation "Characters", déjà évoquée à propos de Racoon dans les pages consacrées à Eurosonic. Edité aux Pays-Bas par le NPI ( National Pop Instituut) en 1997, ce disque était destinée à faire découvrir de jeunes artistes dans la catégorie " singer-songwriter" et éventuellement à leur faire décrocher un contrat discographique. Dommage qu'ils aient été si peu nombreux à émerger de cette promotion pourtant brillante. Il y a l'exception Racoon, bien sûr, mais la musique qu'ils jouent aujourd'hui est bien différente de celle qu'ils présentaient sur "Characters". Les autres ont connu des fortunes diverses: édulcorés par les majors, dissous au sein d'un groupe, ou tout simplement disparus corps et biens. Et puis, il y a Mummy's A Tree, qui s'est toujours un peu tenu à l'écart du grand cirque du business. Mummy's a Tree, que ce soit en groupe ou en solo, c'est avant tout le projet de Stefan van den Berg. Ses deux titres sur "Characters", encore sous l'influence manifeste de Jeff Buckley, constituaient pourtant l'un des sommets de l'album. Après cela il y eut quelques démos que je ne céderais pour rien au monde. Puis un premier album un peu raté, avec des arrangements trop alambiqués et un groupe trop appliqué, ne parvenant pas à retrouver la spontanéité des enregistrements antérieurs. Mais par contre, quelles chansons! Lorsque je les ré-écoute aujourd'hui - ce qui m'arrive encore assez souvent  - je me surprends toujours à imaginer ce qu'elles auraient pu donner entre les mains d'un véritable producteur.

 

Stefan passa même à Reims un été enregistrer une session acoustique pour Rockomondo. Et puis plus rien...  Le silence.... Je savais notre hollandais installé en Allemagne avec sa femme et son fils et pensais qu'il avait définitivement abandonné l'idée de faire de la musique autrement qu'en privé. Jusqu'à ce que me parvienne récemment dans le courrier ce CD orange intitulée "Loftmusic for millions ( yet unaware)" et portant cette signature bien connue: " Mummy's a Tree". Voilà ce qu'on appelle une très très bonne surprise !  Et même si cet album ne sera pas encore cette fois LE disque définitif de Mummy's a Tree dont je rêve, il n'en ajoute pas moins quelques joyaux inestimables au répertoire déjà sans prix de Stefan van den Berg. Un "Been to Spain by drinking wine", par exemple, pour lequel je donnerais volontiers toute la discographie de bien des artistes plus célèbres. Ou bien un "Hissing" bouleversant et à fleur de peau. Ou encore ce "Smiling now" où Stefan van den Berg évoque à demi-mots le drame personnel dont toute sa musique découle, et qui est aussi à l'origine du nom du groupe. Encore une fois ici, ce sont les titres les plus simplement arrangés qui sont aussi les plus touchants, la musique de Mummy's a Tree ne suscitant jamais autant l'émotion que lorsqu'elle se passe d'artifices.

Il n'est pas trop tard pour la découvrir.

Les titres proposés ici sont les toutes premieres démos enregistrées par Mummy's a Tree, il y a plus de 10 ans.

MUMMY'S A TREE : " Elusive life"

MUMMY'S A TREE : " Icarusa"

MUMMY'S A TREE : " Strange darling" ( extrait)

Achetez le nouvel album de Mummy's a Tree ( 12,50 €).

Achetez l'album vinyl des premiers titres de Mummy's a Tree.

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Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 23:49

Dans la famille David & The Citizens, je demande... la petite amie du chanteur. Il ne sera pas nécessaire d'aller loin pour la trouver: elle apparaît sur les deux albums du groupe, et plus encore sur l'album solo de David Fridlund dont il était question ici-même hier. Mais Sara Culler - originaire de Dallas bien que vivant en Suède depuis plusieurs années - ne se contente pas de jouer les faire-valoir sur les disques des autres. Elle compose et interprête aussi sa propre musique, déclinée déjà sur deux précieuses démos actuellement en vente sur son blog . Dans les dernières pages postées sur celui-ci, elle s'excusait récemment de ne pas faire de mise-à-jour plus fréquentes, occupée qu'elle était à enregistrer de nouveaux morceaux. En attendant de pouvoir en profiter, voici quelques échantillons déjà disponibles. S'ils pouvaient seulement aider Sara Culler à trouver une maison de disques qui lui paie un vrai batteur, ce serait toujours ça de pris....

SARA CULLER : " Blackbird duet" ( démo 2003)

SARA CULLER : " At least like Melissa" ( démo Noël 2005)

SARA CULLER : " Lies of justice house" ( démo 2005)

Visitez aussi la page MySpace de Sara Culler.

Achetez les démos de Sara Culler.

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 23:45

Il aurait été facile d'inclure David Fridlund dans la page consacrée hier à son groupe, David & The Citizens. On retrouve en effet sur son premier album solo "Amaterasu" ( Adrian Recordings, 2005) toutes les qualités mélodiques, l'écriture acérée, la voix au vibrato si particulier qui rendent déjà son travail en groupe passionnant. Mais "Amaterasu" n'en n'est pas moins une oeuvre profondément originale et personnelle, qu'il faut mettre définitivement à l'écart de celles des Citizens. Le son déjà est différent, David Fridlund abandonnant la plupart du temps sa guitare pour tâter cette fois-ci du piano. Et l'approche l'est également. Pour enregistrer ces chansons qui lui tenaient particulièrement à coeur, Fridlund ne s'est entouré que de très proches: son amie de coeur Sara Culler, et son frère Joël. Le résultat est éblouissant. Que ce soit avec le faussement anodin single "April & May", inoubliable après quelques écoutes, avec "Then I  will miss you", terrassante ballade à écouter en apnée comme une réponse au "Avalanche" de Leonard Cohen, avec le piano bastringue déglingué de "Busride & Carsick", mais aussi avec "3 pictures ( of you, and you, and you)", rageur et implacable, ou encore le magnifique dépouillement de "Before it breaks",  "Amaterasu" s'insinue par effraction dans vos vies pour ne plus jamais en sortir. Vous feriez bien de préparer de la place: ce premier album solo ne sera certainement pas le dernier.

 ( photo: Sara Culler)

DAVID FRIDLUND : " April and may"

DAVID FRIDLUND : " April and may" ( vidéo)

DAVID FRIDLUND : " Then I will miss you"

DAVID FRIDLUND : " Into my arms" ( reprise de Nick Cave)

DAVID FRIDLUND : " Tears are in your eyes" ( nouveau morceau, démo)

DAVID FRIDLUND : " Me against you, me against you" ( nouveau morceau, démo)

Achetez l'album de David Fridlund ici. Ou bien téléchargez-le pour 7€10 ici.

Le Blog de David Fridlund. Et pour terminer, une intéressante interview ( en anglais)

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 19:55

Mais pourquoi faut-il que ce soient les groupes que je préfère dont j'aie le plus de mal à parler ?? Voilà des semaines, que dis-je... des mois que je reporte encore et encore cette chronique, après avoir rempli de pleines corbeilles à papier d'articles avortés, que je me dis lâchement: demain j'aurai plus de temps, plus d'inspiration pour trouver les mots justes, et que finalement rien ne se fait. D'ailleurs, suis-je si convaincu de vouloir partager avec des inconnus les sentiments si profonds et si personnels que me procure ce groupe ? Pas sûr... Mais de toute façon, la question ne se pose même plus. La rumeur court déjà de webzines en audio-blogs, et bientôt on ne pourra plus échapper à David & The Citizens.

Voilà déjà presque six ans que ce quintet de Malmö fait parler de lui. Tout d'abord avec une brochette d'EP's imparables, suivis en 2002 d'un album ( " For all happy endings") que je considère toujours aujourd'hui parmi les meilleurs de ma discothèque pourtant conséquente.

 

Beaucoup ont essayé de situer la musique de David & the Citizens en utilisant des comparaisons parfois étonnantes, allant des Rolling Stones (!!!) à Beck en passant par Belle Et Sebastian, Tom Waits (!), et plus réalistement Bright Eyes et Neutral Milk Hotel. Tant qu'à ajouter quelques noms à cette collection, elle évoque pour moi quelque chose comme un croisement entre les Violent Femmes, pour la tension permanente et l'emploi fréquent d'instruments acoustiques, et les Brilliant Corners, pour l'évidence pop des mélodies, la trompette en résidence, et cette faculté qu'à le groupe à dissimuler des textes sombres derrière ses musiques joyeuses et ses rythmes enlevés. Les textes ! Justement, parlons-en: ils ne sont pas pour rien dans la réussite artistique de David & The Citizens, lequel David ( Fridlund, de son nom), à la fois chanteur et auteur de toutes les paroles, affiche une rare talent pour ciseler des joyaux noirs, durs et tranchants comme du diamant. Sur scène, le groupe se révèle - était-ce possible ? - encore meilleur que sur disque, défendant ce répertoire sans défaut avec passion et énergie, mené par un David Fridlund étonnamment juvénile malgré ses trente ans, et un trompettiste exubérant ( également manager du label Adrian Recordings) qui à lui seul serait capable d'assurer le show .

Après de nombreux EP's de haute volée ( tous les titres qui y figurent sont généralement aussi bons que le morceau principal), un second album ( " Until the sadness is gone") qui aurait pu passer pour une parfaite compilation de singles, et un disque solo de David ( j'en reparle demain) figurant aisément parmi les tous meilleurs de l'année 2005, le groupe se prépare actuellement à enregistrer son troisième opus - on nous l'annonce différent et musicalement plus lent et sombre que les deux précédents - qui devrait sortir si tout va bien avant la fin de l'année. Un espoir qui fait vivre.

DAVID & THE CITIZENS : " Song against life"

DAVID & THE CITIZENS : " Graycoated morning"

DAVID & THE CITIZENS : " Big chill" ( Attention ! Morceau disponible seulement pendant une période limitiée. Emprunté à la playlist du webzine américan www.itsatrap.com avec mes remerciements)

DAVID & THE CITIZENS : " Stop"

DAVID & THE CITIZENS : " Sore feet + blisters" ( live)

Achetez les disques de David & The Citizens.

Retrouvez également David & The Citizens sur leur page MySpace ( 4 morceaux en écoute).

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