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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page facebook, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 18:30

...et pour ne lèser personne, il aurait fallu ajouter à ce titre " The Ragtime Wranglers" ce que je fais ici. Ne dites jamais à ces joyeux nostalgiques qu'ils vivent de nos jours du coté de Rotterdam: eux sont persuadés d'être toujours dans les années 50 et aux Etats-Unis. Il y a des rêves qu'il serait dommage de détruire, surtout quand ils sont prétexte à une musique aussi tonique et revigorante que celle-ci.

Tout cela a déjà été fait depuis belle lurette ! me direz-vous... Exact, mais essayez un peu d'aller voir sur scène ceux qui en sont les premiers auteurs ! Que ce soit en solo ( Miss Mary Ann), en duo ( The Ranch Girls), ou en groupe ( The Ragtime Wranglers), ces swingants revivalistes ont un avantage de taille sur ceux qui les ont inspirés: ils sont toujours vivants.

 The Ranch Girls ( Miss Mary Ann à gauche)

MISS MARY ANN & THE RAGTIME WRANGLERS : " Don't believe" ( Argh ! Cette chanson indiquée " version complête" sur le site du groupe s'arrête en fait avant la fin ! )

THE RANCH GIRLS : " Move over rover"

Achetez les disques de Miss Mary Ann, The Ranch Girls et The Ragtime Wranglers.

Retrouvez les aussi sur un même site internet.

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Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 23:55

En ces temps de crise où les maisons de disques rognent sur leurs dépenses et ne lâchent leurs promos qu'au compte-gouttes, ce fût une vraie (bonne) surprise de découvrir ce matin dans ma boite aux lettres l'emballage caractéristique d'un disque vinyl. A l'intérieur, le premier 25 cm quatre titres d'un nouveau groupe Danois, Fallen Men. Après avoir joué au festival d'Aarhus à l'automne dernier, et donné quelques concerts (dont deux à la prison d'état de Nyborg), ce mystérieux trio (une fille et deux garçons) s'est finalement décidé à graver dans le vinyl son rock n'roll primitif et destructuré aux rythmes lents et aux vocaux déformés. Tout ça sonne très new-yorkais: on pense au Velvet, bien sûr, mais aussi aux débuts de Television (Little Johnny Jewel) et peut-être encore plus à la mouvance " No-Wave". "Whoops a daisy" est le morceau le plus accrocheur du lot, ce qui n'est pas une raison pour ignorer le reste, plus expérimental mais tout aussi intéressant. A suivre de près...

FALLEN MEN : "Whoops a daisy"

Achetez le 25 cm de Fallen Men (12 € port compris pour tous les pays)

J'en profite pour signaler que Helicopter Records, qui sort ce disque, est un passionnant label Danois sur lequel on peut trouver notamment l'album le plus audacieux de Speaker Bite Me ("Four days in september"), les débuts de Jomi Massage, les disques de Peter Laugesen & Singvogel, déjà évoqués dans ces pages, et l'excellent indie-rock de Traening.

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Published by J.P. Moya - dans Danemark
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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 23:44

C'est en cherchant des informations pour l'article sur First Floor Power paru hier que j'ai découvert tout à fait par hasard Blood Music. Le départ provisoire de Jenny Wilson mettant le groupe en vacances forcées, Karl-Jonas Winquist, auteur des chansons de First Floor Power à parts égales avec la chanteuse, en a profité lui-aussi pour développer son projet personnel. Le premier album de Blood Music " Sing a song fighter" est déjà paru, et si tous les morceaux sont du même coeur de meule que ce " There is a war in every corner" servi en guise d'apéritif, il ne serait peut-être pas superflu d'approfondir le sujet.

BLOOD MUSIC : " There is a war in every corner"

Achetez l'album de Blood Music.

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 23:53

Alors que le premier album solo de Jenny Wilson - déjà encensé à juste titre dans d'autres pages que celles-ci - vient de paraître en France, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que Jenny Wilson est aussi la chanteuse du groupe First Floor Power. Malgré les bonnes critiques reçues dans la presse musicale et les webzines Français, il semblerait que leur second album " Nerves" ( Telescopic), sorti chez nous au printemps 2005 deux ans après sa parution Suédoise, n'ait pas rencontré le succès qu'il méritait . Une bonne raison pour en remettre une couche et signaler de nouveau l'existence de ce très bon disque. D'autant plus que l'attrait de First Floor Power ne se limite pas seulement à leur pop élastique et décontractée: leurs textes méritent également l'attention. FFP font partie de cette catégorie plutôt rare des raconteurs d'histoires. Leurs chansons sont comme autant de nouvelles dont les albums seraient les recueils. Dans l'une d'elle un garçon hospitalisé en compagnie d'un vieil homme laisse vagabonder ses pensées en regardant miroiter les toits de la ville par la fenêtre de la chambre. Dans une autre, une femme trouve une pellicule de photo sur le trottoir et décide d'aller la faire développer. Que va-t-elle y découvrir ? Dans une autre encore, une jeune fille revient de funérailles à l'arrière de la voiture familiale. Le père est au volant, mais la place à coté de lui est vide. La chanson est intitulée " How I lost my juvenile smile". 

Ne croyez pas pour autant que tout soit noir dans l'univers de First Floor Power. D'ailleurs leur premier album ne s'appelait-il pas " There is hope" ? Dans la ( magnifique) chanson du même titre, on peut trouver la ligne suivante: " There is hope when music still touches your soul, oh yeah, and gives you strength to carry on". C'est justement l'effet que procure la musique de First Floor Power, et il n'est pas trop tard pour le vérifier.

FIRST FLOOR POWER : Session acoustique dans l'émission Planet Claire sur Aligre FM, enregistrée le 27 avril 2005 par Romain Martinez.

- " Take your pants off"

- " Eat the rich"

- " The dream"

- " Streetfighting"

Téléchargez la pochette.

La même session est disponible en vidéo sur le site de Planet Claire.

JENNY WILSON : " A brief story"

Achetez le dernier disque de First Floor Power. Achetez les autres disques de First Floor Power. Achetez l'album de Jenny Wilson.

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 19:55

Après l'envoûtement d'At The Close Of Everyday, que faire ? Essayer peut-être d'aller voir Racoon qui vont occuper dans quelques minutes la plus grande salle de l'Oosterpoort ? J'avais découvert Racoon il y a près de dix ans sur une compilation intitulée " Characters: singers and songs", destinée à promouvoir de jeunes artistes néerlandais débutants dans la veine " singer-songwriter". Racoon y contribuait avec deux jolis morceaux proches de REM dans leur veine la plus acoustique. En fait, leur participation à cette opération visait surtout à bénéficier des subsides du ministère de la culture et de l'effet promotionnel qui allaient avec. Dès la fin de la tournée accompagnant la sortie du disque, ils laissaient définitivement tomber leurs déguisements de folksingers et redevenaient ce qu'ils avaient toujours été: un groupe de rock. Cette petite supercherie leur a été bénéfique, semble-t-il, car aujourd'hui, la plupart des artistes présents sur "Characters" ont plus ou moins disparu, tandis que Racoon sont devenus de véritable stars locales. J'en ai la preuve lors de ce concert: alors que la salle semble déjà pleine à craquer, le public - de plus en plus chaud à cette heure avancée - continue à entrer et tangue en vagues incontrôlables. Je me fais joyeusement bousculer, piétiner, asperger de bière, et tandis que sur scène Racoon déroulent un rock plutôt banal avec leur chanteur fier-à-bras qui roule des mécaniques, je me dis qu'aller voir ailleurs serait peut-être une bonne idée.

 ( Racoon, 14.01.06, photo: www.eurosonic.nl )

Au moins je serai à l'heure pour ce qui sera - retour le lendemain oblige - mon dernier concert du festival, The Suicidal Birds. Soit deux filles, Jessie ( chant et guitare) et Chay ( basse), originaires de la Frise, la région la plus rurale et la moins peuplée des Pays-Bas où elles vivent dans une maison solitaire, au milieu de nulle-part. Leur nom leur a d'ailleurs été inspiré par les oiseaux qui viennent régulièrement se fracasser sur leurs fenêtres. A part ça, The Suicidal Birds jouent du rock n'roll. Du vrai. Du cru. Du saignant. Jessie a l'air de n'avoir pas mangé à sa faim depuis des lustres et de n'avoir pas aperçu le soleil depuis bien plus longtemps encore. Au jeu du portrait chinois, si c'était un animal, ce serait un chat de gouttière. Et sa musique lui ressemble. Elle vient des caves, des arrière-cours et des caniveaux: primitive, violente, décharnée, pas aimable. Jessie la défend comme si elle défendait son territoire. Elle crache, elle siffle, elle griffe, elle mord. Planquez vos abattis, The Suicidal Birds ne plaisantent pas !

Leur album " Z-list" ( Transformed Dreams), enregistré par Jessie toute seule en super lo-fi avec les potars dans le rouge du début jusqu'à la fin remettait déjà sérieusement les choses à leur place, mais c'est évidemment sur scène que la musique des Suicidal Birds prend tout son sens. Aprés une demi-heure à nous balancer pied au plancher ses courts morceaux comme autant de gifles cinglantes en pleine figure, Jessie un peu hébétée quitte la scène en titubant dans le public qui l'entoure, la congratule, veut la toucher, la serrer dans ses bras, l'embrasser. C'était mon dernier concert du festival. Je n'étais pas venu pour rien.

THE SUICIDAL BIRDS : " Summersetsun"

THE SUICIDAL BIRDS : " One music session " ( super session de quatre morceaux enregistrée pour la BBC, fichier zip, cliquer une fois à gauche, puis choisir " Free", le téléchargement commencera après une trentaine de secondes)

THE SUICIDAL BIRDS : " Another day" ( en écoute, avec un son gravement pourri)

THE SUICIDAL BIRDS : " Me animal" ( idem que le précédent)

Achetez l'album de The Suicidal Birds.

Merci à http://theperfumedgarden.blogspot.com pour la session radio.

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 23:57

Après les deux soirées internationales d'Eurosonic, c'est une programmation cent pour cent  Néerlandaise qui nous attend le samedi soir à Noorderslag. Contrairement aux journées précédentes, les concerts ne sont plus disséminés dans tout le centre-ville de Groningen, mais réunis en un seul et unique endroit, l'Oosterpoort, un grand bâtiment comprenant d'innombrables salles de concert, de conférence et de réunion ( c'est là notamment qu'ont lieu les séminaires attachés au festival). Noorderslag, c'est le grand raout rock n'roll annuel des habitants de Groningen. Toute la ville est là ou presque, se bousculant dans une ambiance à mi-chemin entre le festival de rock et la fête de la bière, de plus en plus débridée au fur et à mesure que la soirée avance et que les fûts se vident. Aucune idée de qui sont les groupes qui jouent en début de soirée, je tente donc le coup avec Taxi To The Ocean, en me fiant au programme qui annonce un groupe dans la lignée de dEUS, Motorpsycho, Sebadoh, et...AC/DC. Pas de chance, ce doit être justement leur coté AC/DC qui s'exprime lorsque j'arrive devant la scène, et c'est tellement mauvais que je fais aussitôt demi-tour. Direction le sous-sol où se produisent les heureux gagnants du " Grote Prijs van Nederland", en l'occurence Silence Is Sexy. Au bout de quatre morceaux, j'essaie toujours très fort de m'intéresser à la musique, mais rien à faire, je ne peux m'empècher de penser à autre chose. Par exemple, au nombre de secondes qui sépare deux envolées de mèche brune de leur bassiste tête-à-claques. Bon, retour à la salle 3FM-MTV ( merci les sponsors) pour le concert de Spinvis.

 ( Spinvis. 14.01.06, photo: www.eurosonic.nl )

Spinvis est un quadragénaire frisé et encore fringant, qui pratique une variété rock de qualité, style Maisons de la Culture, et rencontre un succès certain dans son pays. C'est loin d'être désagréable, son groupe - avec violoncelle et vibraphone - est excellent, mais j'imagine que la compréhension des paroles est un élément essentiel à l'appréciation de Spinvis, et il chante en Néerlandais. C'est également le cas d'Amigos Electricos que je retrouve en fin de set au sous-sol pour deux morceaux enlevés façon Joe Jackson première période. C'est gai, entrainant, et - comme dirait l'autre - ça ne mange pas de pain. J'avais espéré revoir zZz que j'avais bien aimé il y a deux ans, mais la salle où ils se produisent est pleine à craquer. En trois jours de festival, j'ai pourtant acquis une certaine aisance dans le maniement des coudes, mais là c'est niet, impossible de passer et encore moins de voir quelque chose derrière tous ces hollandais au gabarit de basketteur. Du coup, je retourne au sous-sol pour The Heights, première vraie bonne surprise de la soirée. Un groupe mené par une ancienne Seesaw ( Naomi van der Ven) et qui donne dans le power-pop. Bien que n'ayant plus beaucoup d'adeptes en Europe ( mis à part peut-être en Espagne), le power-pop est un genre moins facile qu'il n'y parait et The Heights satisfait pleinement aux deux exigences que requiert l'exercice: mélodies accroche-coeur et rythmes pugnaces. Ceux qui cherchent du nouveau iront voir ailleurs, mais taper du pied avec le sourire, hé, c'est pas mal non plus de temps en temps.... J'enchaine avec les excellents At The Close Of Everyday, l'un des très rares groupes vraiment calmes que j'aurais eu l'occasion de voir dans ce festival. Quoique... At The Close Of Everyday surprend en livrant un set beaucoup moins éthéré que ce que leurs deux premiers albums pouvaient laisser attendre. Il semblerait que ce nouveau style soit celui de leur tout nouveau disque " De geluiden van weleer", chanté pour la premère fois entièrement en Néerlandais. Le premier moment de surprise passé, le duo ( en fait ici un trio) impose très vite cette musique plus terrienne, plus organique, mais aussi plus chaleureuse que par le passé, et qui pour le coup évoque assez fortement celle de ces bons vieux Herman Düne. Ca y est : encore un album à ajouter sur ma liste de commissions !

 

AMIGOS ELECTRICOS : " Goed ontbijt"

AMIGOS ELECTRICOS : " Buttons"

AMIGOS ELECTRICOS : " Trieste situatie"

zZz : " Ecstasy"   D'autres morceaux à télécharger ici.

THE HEIGHTS : Quatre morceaux en écoute ( intégrale) ici.

AT THE CLOSE OF EVERYDAY : Nombreux extraits ( 1 minute) mp3's ici. 

Achetez les disques de zZz, The Heights et At The Close Of Everyday ici.

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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 23:50

Si je n'ai pas beaucoup parlé des showcases au magasin de disques Plato, c'est parce que, 1°) je n'y ai pas assisté avec beaucoup d'assiduité, 2°) je n'y ai rien vu de particulièrement extraordinaire cette année. Passons rapidement sur Woodface, le groupe de Gert Bettens, frère de la Sarah du même nom et ex-K's Choice: c'est propre, bien fait et passablement ennuyeux. Les Suédois de Shout Out Louds ne m'auront pas convaincu non plus et je m'interroge d'ailleurs encore sur la raison de leur présence aux dernières Transmusicales, alors qu'il y a tant de groupes scandinaves cent fois plus passionnants que celui-là. The Robocop Kraus étaient naturellement impecs, mais j'ai déjà largement évoqué leur concert " officiel" quelques pages plus tôt. Alors s'il ne faut retenir qu'un nom de ces "instore gigs" à Plato, que ce soit celui des Néerlandais LPG.

 ( LPG à Plato, photo: 3voor12 )

J'avais déjà vu ce groupe ( à l'époque encore totalement inconnu) l'année dernière en ouverture du festival et j'avais trouvé leur concert sympathique mais un peu brouillon. La différence un an plus tard, c'est que j'ai eu le temps d'écouter et de réécouter leur très réussi premier album " I fear no foe" ( Excelsior Recordings), et son mélange goûteux d'indie-pop américaine façon Pavement, de mélodies sucrées sur lit de choeurs fondants, et de coqs-à-l'âne à la mode d'Anvers. Les quelques chansons offertes sur la mezzanine de Plato devant une foule compacte de spectateurs, m'ont dés lors semblé un véritable régal. J'en ai presque regretté de n'être pas allé revoir le groupe à Shadrak le premier jour d'Eurosonic. Mais bon, à ce moment là, j'étais au concert de Barbara Morgenstern et c'était très bien aussi. C'est le problème de ces festivals aux programmes surchargés: il faut bien faire des choix ! Finalement, l'option Plato n'était pas si mauvaise. Le groupe nous a livré un " Multicolour world" aussi enchanteur que son titre le suggère, et un final absolument fabuleux pour lequel, quittant la mezzanine pour s'installer sur l'escalier qui y conduit, ils ont tous chanté magnifiquement en choeur et sans la moindre amplification. C'était très beau et très émouvant.

De toute façon, la gloire est proche pour LPG puisque leur chanson " Belly rollercoaster" vient d'être choisi par Nokia pour illustrer musicalement leur nouvelle campagne de pub internationale. On  souhaite que ce soit aussi bénéfique pour LPG que la pub Sony l'a été pour Jose Gonzalez ou celle du TGV pour Lady and Bird.

LPG: quatre titres de l'album en écoute ici.

D'autres titres ( parmi lesquels le délicieux " Multicolour world") sur www.myspace.com/lpgmusic

Achetez l'album de LPG.

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 18:23

A peine le concert de The Robocop Kraus terminé, hop, un petit sprint pour ne pas rater le début de celui des Liègeois Hollywood Porn Stars qui jouent à De Beurs. C'est quand même un peu fort d'avoir fait 600 kilomètres pour venir les applaudir à Groningen alors qu'ils avaient joué à Reims à peine quinze jours plus tôt. La différence, c'est qu'ici Hollywood Porn Stars ne sont pas vendus en package avec Aston Villa, ce qui a quand même son importance. J'avais déjà trouvé très réussi leur album " Year of the tiger" ( Naïve), mais sur scène c'est encore meilleur. Le groupe joue serré, compact, tendu. Pas un gramme de graisse dans ce rock rageur et déterminé. Seul le fait d'assister à ce concert APRES celui de The Robocop Kraus m'empèche peut-être de l'apprécier autant qu'il le mériterait. Mais soyons honnêtes: ce soir Hollywood Porn Stars sont très bons, et le public - de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l'heure avance - ne s'y trompe pas: c'est une véritable ovation qui salue le fin du concert.

 
 ( Hollywood Porn Stars à De Beurs, 13.01.06)

Pas plus de quelques centaines de mètres à faire pour rejoindre le Walrus, occupé toute la soirée par les groupes du label Transformed Dreams. Le Walrus, est un bar en forme de long couloir terminé tout au fond par une scène format boite d'alumettes. Mais il n'en faut pas plus pour acueillir les deux énergumènes de Zea qui se produisent là à minuit après leurs compagnons de label Zoppo, The Suicidal Birds, et Persil. Zea avaient été mon grand choc d'Eurosonic 2004, et il n'était pas question que je manque leur concert ce soir. Le fait d'arriver en avance me permet de voir Remko Mermans, l'homme aux claviers, installer son matériel, et c'est déjà tout un spectacle. Manifestement, il a un petit grain ce garçon ! Il s'agite fébrilement, s'arrête brusquement comme un automate qui viendrait de pèter un ressort, puis repart de plus belle dans son étrange ballet de déroulage de cables et de branchements de jacks. Et l'autre là, le petit blond bien peigné sagement assis en train de changer les cordes de sa guitare... Qui pourrait imaginer que quelques minutes plus tard il va se transformer en hurluberlu hirsute et gobeur de micro façon Lux Interior. Parce que c'est ça, Zea: le show le plus furieusement rock n'roll qu'il vous soit donné de voir actuellement. Le plus borderline aussi. A tout moment, on a l'impression que tout peut déraper, que la perte de contrôle est imminente, le crash inévitable. Le binoclard, agité par une furieuse danse de Saint-Guy, fracasse son clavier dont il arrive malgré tout - on ne sait par quel miracle - à tirer des sons relativement cohérents. L'autre cisaille maniaquement sa guitare et menace a tout instant de se liquéfier définitivement. Et tout ça sur une techno-pop survitaminée et complêtement foldingue qui peut s'apprécier également sur disques ( " Kowtow to an idiot" en 2000, " Today I forgot to complain" en 2003, plus quelques précieux singles comme l'indispensable " We buried indie-rock years ago"). Mais bon, quelle que soit la qualité des albums, c'est sur scène que ça se passe vraiment. Qu'on se le dise: Zea est la meilleure expérience de concert qu'on puisse faire actuellement ! I repeat in English for international readers: Zea is the best live experience you can have nowadays ! Faites passer l'info.

 ( Zea au Walrus, 13.01.05. photo: www.eurosonic.nl)

A une heure et demie du matin, un petit détour par De Spieghel s'impose, histoire de vérifier si les Finlandais Aavikko sont aussi bons qu'à Sonar ou à Tampere en octobre dernier. Malheureusement, le son laisse à désirer: toute la partie mélodique notamment est à peine audible, l'énergie n'y est pas, et pour preuve, le public ne danse pas, ce qui normalement est totalement im-pos-sible lors d'un concert d'Aavikko. Du coup, plutôt que d'aller revoir les anecdotiques Suédois Shout Out Louds au Vera ( j'avais déjà assisté à leur showcase à Plato l'après-midi même) ou d'affronter la foule compacte de Huize Maas pour Nouvelle Vague ( déjà vu en France), je préfère aller me coucher. Il n'y a pas loin à aller: l'entrée de ma chambre se trouve dans l'arrière cour de De Spieghel.

HOLLYWOOD PORN STARS : un morceau à télécharger ici.

L'album d'Hollywood Porn Stars est disponible partout en France.

ZEA : " Counting backwards leads to explosions"

D'autres morceaux de Zea à télécharger ici.

Achetez les disques de Zea.

Zea en tournée française en février 2006 ( à ne pas manquer, faut-il le préciser...):

- Le 21.02.06: La Malterie - Lille

- Le 22.0206: La Flèche d'Or - Paris ( avec les Earlies)

- Le 23.02.06: Le Caf'teur - Limoges ( avec Capush)

- Le 24.02.06: Le Bar'ouf - Cholet ( avec Capush)

- Le 25.02.06: Friche L'Antre Peaux - Bourges ( avec Capush)

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 23:45

A peine remis du choc Existensminimum, je me précipite vers Images pour le concert de Jose Gonzalez. Cela fait déjà deux fois que j'aurais pu le voir dans d'autres festivals et que ça ne s'est pas fait pour diverses raisons. Aussi, ce soir je suis bien décidé à ne pas le manquer et je me dépèche pour arriver à l'heure. Images est un nouveau lieu à Groningen, un mélange de brasserie et de cinéma d'art et d'essai. Le décor est sans doute un peu branchouille, mais n'empèche, il ne me déplairait pas d'avoir un endroit comme celui-là à Reims. Seulement, lorsque j'arrive à la porte de la salle après avoir traversé les tablées de dineurs bobos, le concert affiche déjà complet. L'effet pub Sony ? Pas impossible, mais ça me fait rater mon troisième rendez-vous avec Jose Gonzalez. Dommage...

Solution de repli, le Vera, la salle rock par excellence de la ville, où se produisent Dungen, d'autres Suédois précédés par une flatteuse réputation. Lorsqu'ils entrent en scène, c'est un peu comme si l'on tombait dans une faille de l'espace temps et qu'on se retrouve au début des années soixante-dix: chevelures luxuriantes, jeans pattes d'eph', instruments millésimés, visiblement ces garçons se sont trompés d'époque. Il y a même un gros orgue Hammond rafistolé au chatterton, copie conforme de celui de Keith Emerson, et dont on imagine qu'au cours de sa longue existence, il a du faire suer de la bière à quelques roadies. Evidemment, la musique s'accorde à l'image, un vrai festival de fuzz et de wah-wah dispensé au cours de longs passages instrumentaux semi-improvisés où chacun des musiciens, tête baissée sur son instrument, semble parti dans son petit trip personnel. Manque plus que le solo de batterie d'In-A-Gadda-Da-Vida et les odeurs de patchouli pour que la fête soit complête. Soupçonnant que tout ça pourrait fort bien ne pas tarder, je préfère m'éclipser discrètement.

 ( Dungen à Vera, 13.01.2005)

Finalement, ceci me permet d'arriver en avance au Minerva pour le concert que j'attends avec le plus d'impatience, celui de The Robocop Kraus. Minerva est un complexe culturel de construction récente située au sud du centre-ville. Et déception en y arrivant: la superbe grande salle est occupée par les très bourrins Gods Of Blitz ( ! ) tandis que The Robocop Kraus est relégué dans une sorte de hall sans profondeur et sur une scène de fortune. L'après-midi, j'avais vu le groupe interprêter quelques morceaux en showcase à Plato et c'était déjà formidable, mais j'avais eu le sentiment que le chanteur l'avait joué à l'économie, qu'il s'en était gardé un peu sous le coude. Et effectivement, dés qu'il arrive sur la scène du Minerva, on peut juger de la différence. Là, c'est tout de suite à fond et sans retenue. Comme ces cinéphiles qui se mettent toujours au premier rang pour se faire "avaler" par le film, lui se tient en permanence en équilibre à l'extrème bord de la scène, au plus près du public. Et quand ce n'est plus suffisant, il plonge carrément dedans, fendant la foule pour aller à la rencontre des spectateurs du fond de la salle. S'il n'y avait qu'un seul un mot pour définir The Robocop Kraus, ce serait  "générosité". Ces types vous en donnent plus. Et ils ne se la pètent pas, ce qui change agréablement de certains branlotins Britanniques. Le groupe, toujours au maximum, jouera ainsi de larges extraits de son fantastique dernier album ( Aaah, " All the young men" en live !!), mais aussi de nombreux titres tirés des disques précédents. Pour finir, Thomas Lang démontera sans ménagement la batterie - alors que son utilisateur est toujours en pleine action - arrêtant ainsi irrémédiablement le concert. Les musiciens sont à tordre, ce qui ne les empêchera pas de revenir saluer tous en rang, en se tenant par les épaules, comme au théâtre. Le genre de petit détail qui vous fait les aimer encore plus.

 
 ( Thomas Lang ne fait pas semblant à la Cantina du Minerva, 13.01.05)

JOSE GONZALEZ : quatre morceaux en écoute sur www.myspace.com/josegonzalezmusic

THE ROBOCOP KRAUS : trois morceaux en téléchargement libre sur www.myspace.com/therobocopkraus . D'autres sont toujours disponibles sur la page que j'avais consacrée au groupe il y a quelques temps et qui se trouve ici. Et puis aussi deux vidéos ici.

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 10:30

Ce que préfère dans un festival, c'est de me faire surprendre. Aller voir un groupe dont je n'avais jamais entendu parler ou dont je n'attendais rien, et rester scotché. L'édition 2006 d'Eurosonic m'aura encore offert ce petit frisson avec la découverte d'Existensminimum. Derrière ce drôle de nom se cache non pas un groupe mais une seule personne, en l'occurence le Suédois Magnus Henriksson, connu déjà pour être le batteur des très populaires ( dans son pays) Moneybrothers. Existensminimum est son projet solo. Enfin, solo, façon de parler, car suivant un courant très en vogue actuellement, notre homme s'est entouré d'une véritable tribu d'une bonne dizaine de musiciens. Un sacré personnage cet Existensminimum ! Imaginez un mélange de Bonaparte et de Dennis Hopper jeune, évoluant constamment sur un fil tendu entre candeur et arrogance. Son jeu de scène est parfois étrangement théatral, à d'autres moments complêtement déjanté. Et sa musique souffre de la même schizophrénie. La plupart du temps, Existensminimum pratique une pop bricolée mais sophistiquée , pour laquelle il utilise toutes les possibiltés de son groupe: cuivres ouatés, électronique discrète, fins entrelacs de guitare. On retrouve ici un son typiquement suédois, proche de groupes comme The Concretes, The Plan ou Jens Lekman, mais aussi l'influence des musiques de films 60's ou de la variété haut de gamme d'un Jim Webb ou d'un Burt Baccharah. Et puis en un instant, tout peut basculer dans le bruit et la fureur. C'est très déstabilisant. On est en train de flotter doucement sur une musique de John Barry et en l'espace une seconde on se retrouve plongé dans un fracas de guitares électriques et de saxes free.

 ( Existensminimum à De Beurs, le 13 janvier 2006)

C'est d'ailleurs dans un chaos indescriptible que se termine le concert. Après avoir escaladé les amplis, être tombé de scène la tête la première et avoir escaladé un poteau dans la salle jusqu'au plafond, Existensminimum disparait définitivement dans la foule. Son groupe continuera encore cinq bonnes minutes à dézinguer méthodiquement ses instruments avant de disparaître, lui aussi.

Revenant dans la même salle pour un autre concert quelques heures plus tard, j'eus la très bonne surprise d'y retrouver quelques singles que Existensminimum avait laissé derrère lui. Ils avaient manifestement servi de sous-verres et étaient un peu collés par la bière, mais restaient cependant très écoutables. D'ailleurs ils n'ont pas quitté mon lecteur CD depuis. Un album est prévu avant l'été. Je vous ferai signe à ce moment là...

EXISTENSMINIMUM : " Running down everyone" ( sur l'EP du même nom)

EXISTENSMINIMUM : " From me to you" ( sur l'EP " The on and on", 2004)

EXISTENSMINIMUM : " From me to you" ( vidéo)

Achetez les disques d'Existensminimum ( vivement conseillé, ne serait que pour le " Radio LXMBRG remix" de From me to you, très supérieur à la version proposée ici, et l'extraordinaire morceau électro qui referme le disque). L'ep est vendu en package avec deux autre productions du même label, mais pour vraiment pas cher. Sinon, on peut le télécharger légalement pour moins de trois euros ici.

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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