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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 20:28

HECTOR ZAZOU : "Beauty" (with Jane Birkin, extrait de "Strong Currents", 2003)

Achetez "Strong Currents".

Achetez les disques d'Hector Zazou.
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Published by J.P. Moya - dans France
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 09:46
La scène se passe avant l'amour. La fille est assise au bord du lit, face à l'objectif, en train de défaire les boutons de sa robe ultra-serrée. Ses jambes sont jointes et son attitude un peu tendue. Sa première fois ? Le garçon lui est au fond de la pièce, déjà à moitié nu, décontracté - ou feignant de l'être - avec son déhanché de statue grecque. Il tourne élégamment le dos à sa partenaire et fait mine de s'intéresser aux photos encadrées posées sur la coiffeuse (mais on soupçonne que ce n'est pas un hasard s'il s'est mis devant le miroir). Le mobilier est démodé et situerait volontiers l'action dans les années 40-50, s'il n'y avait l'allure contemporaine des deux protagonistes. Une chambre d'hôtel un peu cheap peut-être ? Mais dans ce cas il n'y aurait pas de photos sur la coiffeuse. La chambre des parents alors ? Pas des grands-parents quand même ?
Quoiqu'il en soit, on a envie d'en apprendre plus sur ces deux-là, et aussi d'écouter le disque qu'illustre cette jolie photo aux teintes dorées. "While I walk you home", premier album du norvégien Dylan Mondegreen (alias Børge Sildnes) avait été l'une des plus jolies réussites pop de l'année passée. Cinq de ses morceaux - dont l'indispensable "Wishing well" - viennent d'être proposés en téléchargement gratuits via Last.fm. pour une durée limitée. Profitez-en tant qu'il est encore temps.
 

DYLAN MONDEGREEN : "Wishing well" (extrait de "While I walk you home, 2007)

DYLAN MONDEGREEN : "Girl in grass" (idem)

DYLAN MONDEGREEN : "My favourite songs" (idem)

DYLAN MONDEGREEN : "Broken French" (idem)

DYLAN MONDEGREEN : "While I walk you home" (idem)

Retrouvez Dylan Mondegreen sur sa page Last.fm

Et aussi sur sa page MySpace.

Achetez l'album de Dylan Mondegreen.
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Published by J.P. Moya - dans Norvège
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 17:55

Mon ami Dominique est de bon conseil. Voilà bien longtemps que je ne l'avais pas vu, mais alors qu'il passait à la maison hier soir pour une visite express, il n'est pas venu les mains vides: il apporté avec lui l'album de The Rollo Treadway. Ne cherchez pas de traduction à ce nom bizarroïde: c'est celui que portait Buster Keaton dans son film "La croisière du Navigator" (1924). L'Homme-qui-ne-sourit-jamais est en effet l'un des héros de David Sandholm, figure de proue de The Rollo Treadway à qui il donna naissance en 2006 du côté de Brooklyn. A l'époque le groupe - aujourd'hui un quintet - consistait principalement en David Sandholm himself accompagné du batteur Blake Fleming (ex-Mars Volta). Et pourtant, bien malin qui pourrait deviner que c'est avec ce line-up minimal que The Rollo Treadway a enregistré son premier album. Voilà en effet un disque de pop baroque et psychédélique comme il ne s'en fait plus beaucoup de nos jours. David Sandholm avoue sans se faire prier qu'il doit sa première grande émotion musicale au "She's not there" des Zombies, et manifestement l'influence du groupe de Rod Argent et Colin Blunstone est évidente, tout comme celle d'une bonne partie de la scène psychédélique britannique de la fin des années '60. Car - et même si les Byrds et les Beach Boys sont aussi de la partie - c'est à une tradition anglaise, bien plus qu'américaine que se rattachent ces chansons un peu précieuses et discrètement excentriques, parfumées au thé, à la bergamotte et aux herbes qui font rire. Pour achever l'ancrage de cette musique dans les années 60, l'album de The Rollo Treadway est un... disque-concept, qui raconte l'histoire d'un rapt d'enfant vue selon ses différents protagonistes. Alors bon, tout n'est pas parfait sur cet album auquel on peut reprocher peut-être une certaine mollesse dans l'exécution et dans les vocaux due sans doute au fait que tout ait été fait en solo. Un défaut mineur qui devrait s'arranger très vite à présent que The Rollo Treadway est devenu un "vrai" groupe. On attend la suite avec impatience.


THE ROLLO TREADWAY : "Kidnapped" (chanson complête. Merci / Thanks to Eardrumsmusic ).

THE ROLLO TREADWAY : "Dear Mr. Doe" (extrait)

THE ROLLO TREADWAY : "All heads turn" (extrait)

Visitez la page MySpace de The Rollo Treadway.

Achetez l'album de The Rollo Treadway.
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Published by J.P. Moya - dans Etats-Unis
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:00
Quoi que je fasse, il n'y avait à peu près aucune chance pour que je puisse voir Hjaltalín à Spot. Même si j'étais arrivé à temps pour leur concert (ce qui n'était pas le cas), le groupe jouait en même temps que Jomi Massage version grand orchestre, et que Michael Møller, le chanteur de Moi Caprice: deux concerts auxquels j'avais très envie d'assister. Et à ce moment, je n'avais encore jamais entendu parler d'Hjaltalín. J'ai retrouvé leur nom sur l'un des nombreux flyers que j'avais rapporté chez moi afin de me renseigner sur tout ces groupes découverts à l'affiche du festival et que je n'avais pas pu voir. Dés mes premières recherches sur le net, je me suis trés vite aperçu que ces islandais s'étaient déjà fait remarquer en France (voir ici, ici, ici et , ) lors de la sortie de leur premier album "Sleepdrunk season" (Kimi, 2007). Comme beaucoup de groupe de ce début du 21e siècle, Hjaltalín est en fait une véritable tribu d'une bonne dizaine de personnes (et plus si affinités). Outre la traditionnelle configuration guitare-basse-claviers-batterie et les classiques violons et violoncelles, on y trouve aussi des instruments bien moins usités dans le rock, notamment des bois et des cuivres (basson, clarinette, clarinette basse, cor anglais, trompette, trombone) ainsi qu'un banjo et un accordéon. Tout ceci contribue à donner à Hjaltalín un son bien particulier que les critiques ont comparé comme un seul homme à celui d'Arcade Fire, ce qui n'est pas complètement faux si l'on ajoute que le groupe islandais fait également preuve d'une sensibilité toute scandinave, plus proche dans l'esprit de celle d'un Loney, Dear ou d'un Boy Omega que des grands raouts festifs de I'm from Barcelona. Les deux morceaux actuellement disponibles sur le net ("Goodbye July Margt ad Ugga" et "Traffic Music") sont en tout cas suffisamment convaincants pour que je me procure sans tarder l'album, et aussi le nouveau single ("thu komst vid hjartad i mer") qu'on pourra écouter dans Rockomondo - l'émission de radio - dés la rentrée.
 
 (Hjaltalín, photo: Leó Stefánsson)

HJALTALÍN : "Traffic music" (extrait de "Sleepdrunk season", 2007)

HJALTALÍN : "Goodbye July Margt ad Ugga" (idem, via MySpace)

Achetez l'albumde Hjaltalín.
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Published by J.P. Moya - dans Islande
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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 22:25

Beaucoup de nouveautés intéressantes lors de ce Spot 2008, mais aussi quelques-unes très désagréables. Par exemple, alors qu'on se trouve souvent devant un véritable dilemme lorsque deux ou trois bons groupes jouent à la même heure, on peut remarquer que les artistes qui se produisent à Officerpladsen - le grand chapiteau de 2000 places - sont seuls (ou presque) à jouer à ce moment. Le but serait d'attirer artificiellement les spectateurs pour ces concerts qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Lorsque les suédois Familjen entrent en scène ce samedi à 23h00, il n'y a donc rien d'autre au programme alors que pas moins de huit groupes se disputaient l'heure précédente. Inutile de vous dire que dans ces conditions Officerpladsen est littéralement bondé. J'avais déjà vu Familjen en janvier à Eurosonic pour un concert passablement raté devant quelques pékins égarés. Ce soir évidemment, l'ambiance n'est plus la même. Est-ce que c'est meilleur pour autant ? Pas en ce qui me concerne en tout cas. Autant j'avais adoré l'electro-pop façon New Order de leur album, autant je reste froid à l'option radicalement dance-floor choisie en concert. Question de culture, sans doute: celle-ci n'a rien à voir avec la mienne. Mais je constate que le public a l'air de bien s'éclater, même quand Familjen invite une calamiteuse chanteuse qui me pousse sans regret vers la sortie. Au moins, j'arriverai à l'heure pour le concert de The Elephants avec qui j'ai choisi de refermer le festival. 

(Familjen, photo: Andreas Lindbäck, Il ne s'agit pas de Spot, mais c'est tout ce que j'ai trouvé !)

Visitez la page MySpace de Familjen.

The Elephants jouent en dehors de l'enceinte du festival, à Svalegangen, un théatre de conception récente situé dans une des rues piétonnes du centre-ville. Le premier album de ce quintet (une fille - quatre garçons) de Copenhague m'avait suffisamment séduit pour que j'en fasse le disque du mois de Rockomondo en février dernier. Il faut dire que The Elephants synthétisent à merveille trois décennies de délices pop, sautant des années '60 (Beatles, Beach Boys) aux années '80 (Prefab Sprout, Aztec Camera) pour terminer en beauté avec les années '90 (Belle & Sebastian, l'écurie Elephant Six). Avec leurs mélodies qui font mouche à tous les coups, leurs arrangements raffinés tout autant que variés, leurs délicieuses harmonies vocales, ces Elephants là ont tout pour plaire et suffisamment de délicatesse pour ne rien abimer dans le fameux magasin de porcelaine. Et si le disque laissait apparaître un soupçon de raideur dans l'exécution, sur scène, c'est tout simplement parfait. Le groupe aligne ses pépites avec une décontraction et une assurance qui font naître de larges sourires sur le visage des spectateurs. Quand aux féministes, elles apprécieront sans doute le fait que - cas extrèmement rare ! - c'est la fille du groupe, Martine Madsen qui prend tous les solos de guitare. Vraiment un concert idéal pour clore ce très grand cru de Spot.
Voilà, c'est fini... En attendant Juin 2009, on pourra toujours s'occuper utilement en partant à la découverte de tous les groupes du festival qu'on n'a pas pu voir. Il serait bien étonnant de ne pas trouver parmi eux encore quelques petites merveilles.
 
 
 (The Elephants @ Svalegangen, 07/06/08, photos: rockomondo)

THE ELEPHANTS : "5 minutes" (extrait de "The Elephants", 2007).

Visitez la page MySpace de The Elephants.

Achetez l'album de The Elephants.
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 10:49
C'est en me rendant vers la tente "Way Up North" que je tombe sur Yebo et Jessica du label Crunchy Frog  qui comme moi vont au showcase de Thee Attacks. Même si le groupe n'est pas (encore ?) signé chez Crunchy, Yebo les soutient et a même donné un petit coup de main à la production de leur premier disque. Nés vraisemblablement au début des années '90, ces quatre garçons aux joues roses souffrent d'un mal étrange: ils sont persuadés de vivre en 1965 ! Costars cintrées, pantalons fuseaux, boots pointues, cravates étroites, ray-bans, toute la panoplie y est, et je ne parle même pas des guitares Dan-Electro vintage, ni des amplis Vox, Selmer et Epiphone. La musique est sans surprise à l'image exacte de leur look: sèche, nerveuse, garantie sans matière grasse, à mi-chemin entre beat groups britanniques et garage bands américains. Sur scène, l'énergie emporte tout et on jubile à se croire nous aussi revenus au milieu des glorieuses sixties. Sur disque - un CD ! Trahison ! - on remarque plus que le chanteur n'est ni Eric Burdon, ni Mitch Ryder, et qu'il devrait y aller mollo sur les hurlements. Mais bon, Thee Attacks sont encore très jeunes: tout devrait s'arranger en '66 ou '67 à supposer qu'ils ne virent pas psychédéliques d'ici-là.
 
 (Thee Attacks @ Way Up North tent, 07/06/08, photo: rockomondo)

Visitez la page MySpace de Thee Attacks.

Retour une dernière fois à VoxHall pour le concert de Said The Shark, que j'avais déjà vu en showcase l'année dernière dans ce même festival. Composé de la canadienne Maya Saxell (Voix, guitare, écriture des morceaux, production) et du danois Kim Oxlund (claviers, instruments divers, arrangements) le duo avait été mon gros coup de coeur de l'année 2006 avec son premier album "Always prattling on about wolves", superbe collection de chansons en apesanteur portées par la voix brisée ô combien émouvante de Maya Saxell et les mystérieuses textures sonores concoctée par son partenaire. Deux ans plus tard, Said The Shark - devenu entre-temps un vrai groupe de quatre musiciens - nous offre avec "Silly Killings" une suite comme on n'osait l'imaginer, Alors que bien des seconds albums se contentent de dupliquer - souvent avec moins de succès - la recette de leur prédécesseur, celui-ci est un véritable pas en avant qui nous confirme (si l'on en doutait...) que Said The Shark n'a pas fini de nous surprendre. Partant des bases établies sur son premier disque, le groupe y élargit sa palette, explore de nouvelles pistes, joue avec les rythmes, les ambiances, le volume sonore également (pour la première fois on l'entend réellement FAIRE DU BRUIT !) et signe une nouvelle fois un disque hors étoiles. Sur scène, on croirait voir un déballage de vide-grenier dominical: des guirlandes lumineuses qui clignotent un peu partout, un énorme anneau métallique suspendu devant la batterie, un pavillon de gramophone, des jouets musicaux en tous genres et tout un bric-à-brac d'objets hétéroclites. Ne manquent que les fameux ratons-laveurs de la poésie de Prévert.

 (Said The Shark, VoxHall, 07/06/08, photo: rockomondo)

Le groupe apparaît au son du "Beau Danube Bleu", version Portsmouth Sinfonia, et dés lors le ton est donné: autant le concert de Said The Shark en 2007 était intimiste et minimal, autant celui-ci sera extraverti et fantasque. Non pas que Maya Saxell se soit soudain trouvé des dons de performer: pâle et diaphane, elle bouge toujours aussi peu, le regard obstinément fixé au dessus de la tête des spectateurs. On dirait une de ces "Dames blanches" qu'on rencontre parfois dans les histoires de fantômes et on est presque surpris de l'entendre s'adresser au public et plaisanter avec ses musiciens entre les morceaux. Mais sur le répertoire varié de "Silly Killings", l'atmosphère ce soir est définitivement légère et ludique. On s'amuse à voir les musiciens restituer en direct et avec un plaisir enfantin le foisonnement sonore élaboré sur les albums. Ils font rebondir des billes sur le sol, laissent tomber des règles métalliques, et offrent plus ou moins au hasard le soin de décider à leur place. Le public, lui aussi, est mis à contribution: des instruments-jouets sont distribués au premier rang (parmi lequel l'inévitable Fredrik "A Kid Hereafter" Thaee, décidément partout lors de ce festival). Cela pourrait tourner au grand n'importe quoi et c'est tout le contraire: la musique est suffisamment forte pour supporter ce genre de fantaisies, et les morceaux qui rockent - il y a deux ans je n'aurais jamais imaginé écrire ça un jour de Said The Shark ! - le font avec encore bien plus de force que dans leur version enregistrée. Le final est mémorable avec "Shaky Heart", envoûtante déclinaison sharkienne de "I'm waiting for the man". Lors d'un moment d'accalmie, on entend soudain le son de batterie venir du fond de la salle. On se retourne alors pour découvrir un jeune tambour qui fend le public et s'approche de la scène en jouant de son instrument, avant que le groupe termine le morceau dans un grandiose crescendo. Hormis le fait d'avoir assisté à un excellent concert, je ressortais avec un sentiment de satisfaction sans doute un peu plus personnel: concernant Said The Shark, dés le début, je ne m'étais pas trompé.
 
 (Said The Shark, Maya Saxell @ Voxhall, 07/06/08, photo: rockomondo)

SAID THE SHARK : "No getting over you" (extrait de "Always prattling about love", 2006)

Visitez le site internet de Said The Shark.

Et aussi leur page MySpace.

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 10:40
Retour à Officerpladsen pour Choir Of Young Believers, le groupe de l'ex-Lake Placid Jannis Noya Makrigiannis qui - en version trio - m'avait littéralement scotché lors de sa première apparition télévisée (toujours disponible sur YouTube). Ce soir, ils sont huit sur scène parmi lesquels Cæcilie Trier au violoncelle (déjà remarquée chez Atoi et Jong Pang), Anders Rhedin (Jong Pang également) et un Jannis Noya Makrigiannis barbu qui ne ressemble plus du tout à celui que j'avais découvert précédemment sur les photos et les vidéos. Dans cette configuration élargie, le groupe restitue de façon grandiose l'élan épique de son premier EP sans perdre pour autant la sensibilité démontrée en trio. Intense, romantique, généreuse, passionnée, la musique de Choir Of Young Believers décolle en plus d'une occasion et l'on comprend mieux tout d'un coup pourquoi le groupe s'appelle ainsi: il règne réellement ici une ferveur presque religieuse, un investissement total qui dépasse de loin celui de simples musiciens pop. Il suffit de regarder l'état dans lequel se trouve Makrigiannis entre chaque morceau: on le croirait sorti de transe, le regard un peu désemparé, les mains tremblantes, tirant nerveusement sur sa cigarette. Manifestement, la musique est pour lui quelque chose de vital. Cette conviction farouche pousse le groupe à se dépasser et transforme ce qui était au départ un projet solitaire en superbe aventure collective. L'album sort le premier septembre (Tigerspring): il s'agira de ne pas le manquer.
 
 
 
 (Choir Of Young Believers @ Ofiicerpladsen, 07/06/08, photos: rokomondo)

CHOIR OF YOUNG BELIEVERS : Six morceaux à télécharger sur MySpace.

(Et dépéchez-vous: avec la sortie prochaine de l'album, il n'est pas dit qu'ils soient disponibles en téléchargement gratuit pour encore très longtemps !)

Visitez aussi www.tigerspring.net et www.myspace.com/tigerspring
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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 09:13
Retour à Officerpladsen pour le concert de The Floor Is Made Of Lava. TFIMOL (on va dire comme ça) est sans doute ce qui se fait aujourd'hui le plus proche d'un groupe punk sans pour autant afficher le look folklorique inhérent au genre: chansons courtes et cinglantes, provocs pas toujours très malines ("Do your sister !", ouh là là...), chainsmoking, bière et rots, et l'air de vouloir en découdre avec le monde entier. Surtout le groupe est l'auteur d'un morceau qui tue: "Told her I'm from Compton". Si l'on passe rapidement sur le fait que ces blancs-becs n'ont sans doute jamais mis le pied à Compton - quartier de L.A. connu pour ses guerres de gangs - et qu'on préfèrerait les voir traiter de sujets les concernant, force est de reconnaître qu'avec son riff tranchant et ses petits roulements de batterie vicieux leur chanson a plutôt de la gueule. Il est simplement dommage qu'ils se soient cru obligés de tailler tout le reste de leur répertoire sur le même modèle avec - forcément - un peu moins de succés. Du coup, une fois entendue la version originale, on se dit qu'on n'a plus beaucoup de raisons de rester et on va voir ailleurs.
 

 (The Floor Is Made Of Lava @ Officerpladsen, 07/06/08, photo: rockomondo)

Visitez le site de The Floor Is made Of Lava.

Et aussi leur page MySpace.

Ailleurs, en l'occurence, c'est la Rytmisk Sal où se produit la norvégienne Susanna, sans le Magical Orchestra avec lequel elle a déjà enregistré deux albums, mais en compagnie d'un guitariste pointilliste et d'un effleureur de fûts. Cette fois-ci, pas la moindre trace d'électronique dans cette exercice singer-songwriter de haute volée basé sur le répertoire de son album solo "Sonata mix dwarf cosmos" (Rune Grammofon, 2007). Assise à son piano, tournée de trois-quart dos au public, Susanna Wallumrød suspend le temps avec ses chansons en lévitation, presqu'immobiles. Elle chante magnifiquement, mieux sans doute que la plupart des chanteuses que j'ai pu entendre récemment. Et pourtant... et pourtant j'ai du mal à me sentir touché par sa musique. Toute cette perfection me séduit plus qu'elle ne m'émeut. C'est sans doute très beau, mais aussi un peu froid, dénué de ces petites imperfections, de ces accidents qui vous rendent la musique proche et humaine. Avis totalement subjectif bien sûr ! D'autres - l'envoyé d'Abus Dangereux par exemple - se sont montrés bien plus réceptifs que moi à ce concert un peu trop parfait. 

 (Susanna @ Rytmisk sal, Musikhuset, 07/06/08, photo: rockomondo)

  Visitez la page MySpace de Susanna.

  Et aussi celle de Susanna and The Magical Orchestra
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 19:37

Ooops ! J'ai dormi un peu trop longtemps le samedi matin et c'est en retard que j'arrive sur le site du festival, ratant du même coup Jomi Massage version Grand Orchestre, Michael Moller - le chanteur de Moi Caprice - en solo, et les islandais de Hjaltalin (ce qui m'évite un choix cornélien) et aussi un rendez-vous que j'avais en début d'après-midi. J'ai quand même le temps d'attraper au vol quelques morceaux de One-Eyed Mule sous la tente du DUP. Auteur déjà de deux albums, One-Eyed Mule est un quintet de Copenhague qui pratique une americana assez musclée à prédominance acoustique. Rien de follement original, mais ça rocke sans complexe et on passe un très bon moment avec eux.

'One-Eyed Mule @ DUP tent, 07/06/08, photo: rockomondo)

ONE EYED MULE : "Where you don't belong" (extrait de "From the Beats to the Bible", 2008)

(Merci à / Thanks to Capac)

Visitez la page MySpace de One-Eyed Mule.

En allant jeter un cour d'oeil à Officerpladsen, je tombe sur Maya Saxell et Kim Oxlund, les deux artisans de Said The Shark qui jouent un peu plus tard dans l'après-midi à Voxhall. Ils sont tout à fait charmants et me présentent leurs nouveaux musiciens (Said The Shark est devenu à présent un vrai groupe), alors que je suis tout intimidé comme à chaque fois que je me retrouve devant des gens dont le talent m'impressionne. Et décidément, c'est le jour des rencontres car en me rendant au Musikhuset, je croise la route de Jim Holm. On ne se connait physiquement que depuis l'année dernière, mais il y a une bonne quinzaine d'années que nous sommes en contact. Au début des anées '90, Jim Holm dirigeait Cloudland, l'un des premiers labels indépendants danois qui lança des artistes comme Nikolaj Nørlund, 18th Dye ou les frères Olesen et dont l'influence allait être déterminante pour la suite des évènements. Aujourd'hui, toujours curieux et défricheur, il s'occupe du label Merger (Marybell Katastrophy) et de l'agence du même nom qui réunit des valeurs sûres du rock danois (18th Dye toujours, Speaker Bite Me...) aussi bien que des nouveaux venus (1 2 3 4, The Late Parade, Bodebrixen...). Conseil du jour de Jim Holm: aller voir Slarrafenland à Store Sal, ce qui tombe bien, c'est justement là où je me rendais ! Slarrafenland est un quintet de Copenhague signé sur Rumraket, le label créé par Efterklang. Au départ uniquement instrumental et très orienté jazz, le groupe a évolué de façon radicale sur son dernier album "Private Cinéma" avec des compositions labyrinthiques qui rappellent à présent beaucoup - en plus électrique - ce que fait Efterklang sur scène. Et c'est là le problême, car ces derniers ont été tellement exceptionnels la veille au soir que Slaraffenland souffre inévitablement de la comparaison. Musicalement pourtant, les musiciens tiennent toutes leurs promesses. Mais desservis par un look discutable (avec son serre-tête rouge le chanteur-flûtiste moustachu évoque malencontreusement les deux crétins de la pub "118-218" !), il ne parviennent pas à faire surgir cet élément mystérieux et inexplicable qui sépare les bons des grands concerts: la magie ! Alors voilà, tout est question de contexte. J'imagine que si j'avais vu Slaraffenland en d'autres circonstances, je les aurais trouvé totalement enthousiasmants. Mais dans l'environnement haut-de-gamme de Spot 2008, ils ne furent "que" très bons.
 
(Slaraffenland @ Store Sal, Musikhuset, 017/06/08, photo: rockomondo)

SLARAFFENLAND : "Polaroïds" (extrait de "Private Cinema", 2007)

SLARAFFENLAND : "Shuto-uchi" (extrait de "Jinkalawa", 2005)

SLARAFFENLAND : "Cockaigne" (extrait de "Jinkalawa", 2005)

Visitez la page MySpace de Slaraffenland.
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 09:08

Il est une heure du matin lorsque je rejoins Store Sal pour le concert d'Efterklang qui referme cette seconde journée de festival. J'avais déjà vu le groupe au même endroit quelques années plus tôt: mais dans des circonstances bien différentes: le concert avait eu lieu l'après-midi devant un public plutôt clairsemé. Ce soir, la grande salle du Musikhuset est bondée. A cette heure tardive, tout le public du festival semble s'y être donné rendez-vous . Sur scène un capharnaüm d'instruments en tous genres attend les huit musiciens qui font leur entrée en arborant un look campagnard années 40: pantalons d'écuyers, bretelles, chemises blanches, gilets de flanelle, casquettes pour certains. Seule exception prévisible, Anna Brønsted aux claviers qui semble à présent avoir définitivement intégré le groupe (elle vient également de sortir son premier EP sous le nom de "Our Broken Garden"). Efterklang offre je crois le cas unique d'un groupe dont je n'aime pas les albums mais que j'adore cependant voir sur scène. Ce n'est pas tant la musique qui est en cause sur les disques que la façon dont elle est arrangée, cette manie d'additionner à n'en plus finir des intervenants extérieurs (orchestres, chorales) à tel point qu'on se demande parfois: "Mais où est passé le groupe derrière tout cela ?".

(Efterklang @ Store Sal, Musikhuset, 06/06/08, photo: rockomondo)
 
Sur scène, la question ne se pose pas, le groupe est là, serein, chaleureux, très en forme malgré la longue tournée américaine qu'il vient tout juste d'achever. Débarassés de leurs ornements superflus, leurs longs morceaux-gigogne vibrent comme jamais et les musiciens, galvanisés par l'accueil qu'ils reçoivent, les poussent vers des sommets insoupçonnés. L'harmonie qui règne entre eux est presque palpable: ils se complêtent, se répondent, s'échangent leurs instruments comme s'il s'agissait d'une cérémonie, d'un rite de partage. Ce soir, rien ne peut les arrêter. On aura ainsi droit à quelques moments d'anthologie. Quand par exemple (sur "Chapter 6" si je ne me trompe) trois des musiciens viennent s'accroupir au premier plan pour une extraordinaire séquence de percussions sur la barre de cuivre qui borde la scène. Faire d'un simple élément du décor un instrument de plus au service de la musique, quelle belle idée ! Autre passage inoubliable: le groupe au grand complet qui quitte la scène avec ses instruments pour partir à la queue leu leu parader dans les allées au milieu du public. A partir de ce moment, c'est toute la Store Sal avec ses 1500 spectateurs qui va littéralement quitter la terre. C'est un peu comme à la fin de "Rencontres du Troisième Type" lorsque le vaisseau-mère décolle en projetant autour de lui une myriade de lumières multicolores. Et nous, nous sommes à l'intérieur, heureux, confiants, prêts à suivre nos hôtes où ils voudront bien nous conduire avec l'absolue certitude que rien de mal ne peut nous arriver.... Presque trois mois plus tard, je ne suis toujours pas redescendu.

EFTERKLANG : "Mirror Mirror" (live Feb. 2008, St Gallen)

EFTERKLANG : "Jojo" (live Nov. 2005, Stockholm)

Visitez la page MySpace d'Efterklang.

Achetez les disques d'Efterklang.
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