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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page facebook, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 08:34

C'est vendredi, et le vendredi, sur ce blog, on chante en français. La danoise Lise Westzynthius fait partie des artistes que j'ai eu le plaisir de recevoir dans Rockomondo (l'émission). Même si l'anglais est la langue qu'elle emploie le plus couramment dans ses chansons (que ce soit avec les défunts Luksus, avec Rhonda Harris, ou bien en solo), elle a aussi écrit quelques textes en français dont voici trois exemples: 

LISE WESTZYNTHIUS : "Based on a true story" (extrait de "Heavy dream", 2002)

LUKSUS : "Myrtilles" (extrait de "Repertoire", 1998)

LUKSUS : "Victoria" (extrait de "Repertoire", 1998)

(Fichiers musicaux disponibles pendant 72 heures seulement. Available for 72 hours only)

A noter que Lise a eu la délicate pensée de mettre une traduction française de sa biographie sur son site internet.

Achetez "Heavy Dream" et "Rock, you can fly" de Lise Westzynthius. La discographie de Luksus semble malheureusement ne plus être disponible.

 

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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 09:31

L'avantage, lorsqu'on aime la musique de Signe Hoirup Wille-Jorgensen (Jomi Massage), c'est qu'il ne faut jamais attendre très longtemps pour qu'elle nous livre un nouveau disque. Après deux albums de Jomi Massage en moins d'un an (dont le somptueux "Skandinaviske Klagesange" avec le grand orchestre de la Radio Nationale Danoise), voici le retour du groupe qui la fit connaître, Speaker Bite Me. Apparu au milieu des années '90, Speaker Bite Me a suivi jusqu'en 2001 une trajectoire imprévisible qui l'a mené de la pop d' "Inner Speed" (1998) jusqu'au rock expérimental de "Four days in September", enregistré - comme le titre l'indique - en quatre jours de studio alors que les musiciens n'avaient pas écrit la moindre ligne de texte ni une seule note de musique. Difficile de deviner quelle facette du groupe dévoilera leur prochain album, prévu début 2007. Les seuls à le savoir sont peut-être ceux qui ont eu la chance d'assister récemment à un concert des danois. Pour les autres - et aussi pour ceux qui auraient loupé les épisodes précédents - un petit cours de rattrapage vite fait bien fait:

SPEAKER BITE ME : "Neon" (extrait de "Inner Speed", 1997)

SPEAKER BITE ME : "Mejsen (for daggry) " (extrait de "Smukke kvinder...", 1998)

SPEAKER BITE ME : "Uh-Ah" (extrait de "If love is missing", 1999)

SPEAKER BITE ME : "Crackwhore (live) " (version en public d'un morceau de "Four days in september")

(Les trois premiers morceaux ne seront disponibles que pendant 72 heures. First three tracks available for 72 hours only)

Achetez les albums de Speaker Bite Me.

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6 août 2006 7 06 /08 /août /2006 11:56

On va dire que j'insiste (voir ici et ). On aura raison.

TYS TYS : "Baby's got a hole in her head" (l'ahurissant morceau qui ouvrait leur premier album "Tys Tys" en 2001).

(Attention: les fichiers musicaux de ces posts d'été ne resteront en ligne que 72 heures. Available for 72 hours only)

Le 10 juillet dernier, Maria Laurette Friis et Tys Tys augmentés de la joueuse de théremin américaine Pamelia Kurstin ont donné un concert à Copenhague sous le nom de Fritz Fontana Ensemble. Il s'agissait d'une création commandée par le Copenhagen Jazz Festival, et je regrette bien de n'avoir pas été là.

Achetez les albums de Tys Tys.

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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 08:53

Bonne nouvelle: le label indépendant danois Pony Rec. est maintenant distribué en France par Socadisc. Pony Rec, c'est la maison de disques des très réjouissants Gravy, dont je vous avais déjà parlé ici, mais aussi de Tenderloud (alt. country de haute volée) et de Halph (duo rock guitare/batterie et dernier projet en date de Thomas Nygaard, ex-Pluto et Wynona). En ce qui concerne nos chouchous Camilla Munck & Moogie Johnson, derniers locataires de cette maison petite mais bien fréquentée, ils devraient continuer à trouver le chemin des disquaires français via Ocean Music (leur second album arrive à la rentrée).

 (Tenderloud, photo: Pony Rec.)

On y goûte ?

GRAVY : "Behind my walls" (extrait de "Gravy")

GRAVY : "Meltdown" (idem)

TENDERLOUD : "1956" (extrait de "Shadow red hand)

TENDERLOUD : "Liquor eyes" (idem)

HALPH : "Calm" (extrait de "Answering machine")

HALPH : "Backdoor" (idem)

Achetez les disques Pony Rec. dans les magasins, ou par correspondance ici.

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 20:15

Le 23 novembre 2005, je m'étais donné beaucoup de mal pour essayer de vous décrire l'incroyable morceau "Derude" des danois Vildensky. Ce soir, je vais vous le faire écouter, çe sera beaucoup plus simple et efficace. A vous de me faire savoir maintenant si ma description se rapprochait de la réalité.

VILDENSKY : "Derude" (extrait de l'EP "Med al baest", 1996)

VILDENSY : "Groenne sten" (extrait de l'EP "Med al baest, 1996)

(Attention: les morceaux proposés dans ces posts d'été ne restent en ligne que 72 heures. Available for 72 hours only)

Achetez les disques de Vildensky.

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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 21:24

On démarre cette série de posts estivaux avec ce qui va rester probablement MON tube de l'été 2006, "Art director" par les danois Larsen & Furious Jane. Bien sûr, ça n'a rien d'un tube fier à bras, ce n'est pas le genre qui la ramène et qui roule des mécaniques. Mais méfiez-vous, car sous ses airs modestes, cette petite ritournelle toute simple pourrait bien vous toucher droit au coeur.

LARSEN & FURIOUS JANE : "Art Director" (extrait de "Tourist with a typewriter").

(Attention: ce fichier ne restera en ligne que 72h - available for 72 hours only)

LARSEN & FURIOUS JANE : "Tourist with a typewriter" (le morceau)

LARSEN & FURIOUS JANE : "Tourist with a typewriter" (tout l'album en stream)

Achetez "Tourist with a typewriter".

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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 18:13

Si je m'en tiens au programme que je me suis fixé, après le concert de Diefenbach il devrait être possible de profiter également de la moitié de celui des Norvégiens Serena Maneesh. Mais ayant beaucoup écouté leur premier album, je sais à quoi m'attendre: krautrock, envolées psychédéliques, rythmes hypnotiques, dérapages bruitistes, tout sauf de la musique de chambre, et après deux jours de concerts intensifs je ne suis pas sûr de pouvoir supporter ça. Tant pis, je zappe, non sans regret pour le groupe et pour leur label (HoneyMilk) que j'aime bien. Profitons-en pour recharger les batteries avec un menu festival: saucisse et petite mousse. De loin je surveille l'Officersplasden où se produisent Oh No Ono, le groupe le plus bizarroîde de l'écurie Morningside: cinq clones de Leo Sayer période "Pierrot lunaire" menés par un chanteur envapé à l'hélium et moulinant à toute vitesse de courts morceaux de pop surréaliste et déglinguée. Très original sans doute, encore faut-il se faire à la voix cartoonesque du chanteur, légèrement exaspérante au bout de quelques titres, mais j'en connais qui y arrivent très bien. Oh No Ono n'a sorti pour le moment qu'un EP et un single , on se fera certainement une idée plus précise de ces francs-tireurs lorsque sera paru leur premier album "Yes" (c'est son titre) prévu à la fin de l'été.

 (Oh No Ono @ Officerspadsen, 03-06-06, photo: Michael Boe Laigaard)

Il reste encore un peu de temps avant le concert d'Under Byen prévu à minuit, et qui voilà pour taper l'incruste dans le hall du Musikhuset sans y avoir été invité ? Le beau Erwin Thomas, revenu récemment dans son pays à la suite d'une courte tournée française organisée par LiziSays, l'association toulousaine qui se charge de promouvoir le rock danois en France. Difficile de reconnaître dans ce hobo survolté en chapeau mou et blouson de cuir rapé le jeune ténébreux romantique que nous révélait son premier album "Songs from my apartment". Aujourd'hui Erwin Thomas s'est réinventé en Dylan pré-électrique, retrouvant (avec un évident talent) les racines du folk américain dans ses formes les plus basiques, voix, guitare, hamonica, plus un tambourin confié à une spectatrice particulièrement enthousiaste. Et pas l'ombre d'une sono bien sûr. Les raisons de ce changement plutôt radical ? "Avant je me cherchais encore. J'ai expérimenté quinze styles pour finalement adopter le seizième". Un intermède inattendu et particulièrement sympathique.  

 (Erwin Thomas dans le hall du Musikhuset, 03-06-06, photo: rockomondo)

Mais une foule de plus en plus compacte se presse devant les entrées de la grande salle. Lorsque les portes s'ouvrent, c'est la bousculade; je suis emporté sans pouvoir résister et me retrouve à l'intérieur, ce qui était de toute façon le but du jeu. Là, mauvaise surprise: le parterre est déjà entièrement rempli, il ne reste plus une seule place de libre. Les portes de l'étage inférieur ont du être ouvertes avant celle du rez-de-chaussée. J'essaie de me faufiler près des premiers rangs. Peine perdue ! Un service d'ordre courtois mais ferme se charge de refouler tous ceux qui n'ont pas trouvé de siège. Du coup, je me hâte de rejoindre le balcon si je veux profiter d'une des dernières places libres. Vu d'en haut, la grande salle du Musikhuset remplie à craquer (1600 spectateurs) est impressionnante. D'en bas aussi d'ailleurs, comme le prouve cette photo prise par Lars Dideriksen, animateur du meilleur site internet consacré à Under Byen (www.larsdideriksen.com/underbyen).

 (La grande salle du Musikhuset, concert d'Under Byen, photo: Lars Kjaer Dideriksen)

Ce soir Under Byen, porté par cette salle comble va donner un concert d'anthologie. Je l'ai déjà dit, les conditions d'écoute au Musikhuset sont irréprochables, le son grandiose, l'éclairage et les light-shows superbes. Première surprise pour ceux qui comme moi avaient loupé le groupe lors de leur dernière tournée française: la nouvelle disposition scénique est tout à fait étonnante. Au premier plan de gauche à droite: piano, violoncelle, violon/scie musicale, les deux batteries en biais sur le coté droit, tandis que la bassiste et la chanteuse Henriette Sennenvaldt sont reléguées au fond de la scène. Je ne connais pas beaucoup de groupes qui accepteraient volontairement de se priver d'une figure de proue telle qu'Henriette Sennenvaldt. Mais les egos n'ont pas leur place chez Under Byen. Ici, c'est la musique qui prime. D'ailleurs, le groupe n'est jamais éclairé de front, mais toujours par l'arrière, ce qui transforme les musiciens en ectoplasmes bleutés évoluant au mileu des figures géométriques du  - trés beau - light-show. La setlist quand à elle, principalement centrée sur les titres des deux derniers albums, n'offrira pas ces surprises qu'Under Byen réserve habituellement aux concerts donnés dans sa ville d'origine. Mais la force irrésistible des morceaux, la dynamique incroyable du groupe, la qualité du son alliée à la puissance visuelle des projections et de l'éclairage ne feront pas moins de ce concert un des sommets de Spot 12, salué à juste titre par une standing ovation et suivi - cas exceptionnel dans ce festival où tout est minuté à la seconde - d'un substantiel rappel. On ne pouvait rêver meilleure manière de clôre ces trois folles journées.

 (Under Byen @ Musikhuset, 03-06-06, photo: Agata Foti)

OH NO ONO : "Keeping warm in cold city" (vidéo-clip)

Trois morceaux extraits de leur page MySpace:

OH NO ONO : "Fat Simon says"

OH NO ONO : "Ba ba baba ba ba well anyway"

OH NO ONO : "Am I right"

ERWIN THOMAS : "The father's song"

UNDER BYEN : "Plantage"

UNDER BYEN : "Samme stof som stof"

Achetez le nouveau single d'Oh No Ono.

Achetez l'album d'Erwin Thomas.

Achetez les disques d'Under Byen.

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8 juillet 2006 6 08 /07 /juillet /2006 19:11

Le fait d'être resté jusqu'à le fin du concert d'I Got You On Tape me fait manquer celui d'Hello Saferide qui chantait à Train au même moment. C'est le défaut de ce genre d'évènements: avec trois ou quatre concerts qui se déroulent en même temps, il est presque inévitable de louper des choses intéressantes. Et à ce rythme effréné, on a également vite fait de commencer à saturer. A ce stade du festival, je commence à ne plus trés bien faire la différence entre tout ce que j'entend. Tout se mélange en une sorte d'indéfinissable bouillie sonore. C'est dommage pour Sterling qui se produisent devant le public fourni d'Officerspladsen et qui ont pourtant l'air très bien, avec leur rock chanté en danois, classique mais rondement envoyé. Leur mini-album sur Crunchy Frog est une vraie réussite dont je reparlerai peut-être, et il faudra que je revoie ces garçons un jour où je serai un peu plus en condition.

 (Sterling @ Malmö, 2004. photo: Malle Gilbert)

Pour me reposer le corps et les oreilles, direction la grande salle du Musikhuset où les fauteuils sont moelleux, l'éclairage parfait et la sonorisation irréprochable. C'est là qu'a lieu l'un des concerts de Spot que j'attends avec le plus d'impatience, celui de Diefenbach. Leur 3eme album "Set & Drift" les voyait abandonner le post-rock et les musiques d'"atmosphère" pour une pop luxuriante et sophistiquée qui m'avait séduite à un tel point que je l'avais classé deuxième dans ma liste des meilleurs disques 2005. Il était donc trés intéressant de voir ce que le groupe allait bien pouvoir en faire sur scène. Le problême, c'est qu'il n'en fait pas grand chose. En public, Diefenbach rejoue son bel album note pour note avec application. C'est parfaitement exécuté, c'est propre, c'est lisse, c'est pas tout à fait décongelé, ça flatte les oreilles sans toucher le coeur. Et paradoxalement, c'est bien moins énergique que sur disque, à l'image du single "Favourite friend", irrésistible bombinette électro-pop dans sa version enregistrée, simple pétard mouillé ici. Finalement cette relecture "live" d'un album que j'adore m'a bien moins enthousiasmé que la prestation donnée par le groupe dans ce même festival il y a deux ans, alors qu'il était en plein dans sa période post-rock, un genre dont je ne suis pourtant pas trés friand. Petite déception donc...  mais je n'ai toujours pas changé d'avis concernant "Set & Drift".

 

STERLING : "Vinterfobi" (vidéo-clip)

DIEFENBACH : Quatre morceaux en écoute sur leur page MySpace.

Achetez "Estadio camp-let", le mini-album de Sterling.

Achetez "Set & Drift" de Diefenbach.

 

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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 21:16

Après Frida Hyvönen, mon idée était de revoir Lampshade, que j'avais découvert il y a deux ans dans ce même festival, peu de temps avant la sortie de leur premier album. Mais en arrivant au Voxhall,  c'est le scénario déjà tristement expérimenté pour Epo-555 qui se reproduit: la salle est archi-bondée, une foule compacte se presse devant l'entrée et l'espoir de pénêtrer dans la salle avant la fin du concert est quasi nul. Tiens, si on en profitait pour tenter une découverte ? I Got You On Tape, par exemple. Aucune idée de quoi il retourne, mais le groupe a été signé sur Auditorium, le label de Nikolaj Norlund, et le "parrain" du nouveau rock danois ne s'est pas trompé souvent depuis qu'il s'est lancé dans la production discographique. Eh bien, ce n'est pas avec I Got You On Tape que ça va commencer. Il ne me faut pas plus de quelques minutes pour tomber sous le charme de ce quintet pourtant fort peu spectaculaire. Prenez le chanteur, Jacob Bellens, par exemple: c'est sans doute le moins charismatique de tout le festival. Imaginez l'expressivité de Droopy, les lunettes d'Allen Ginsberg, la chemise de Colombo, bref, c'est pas gagné pour les groupies... Mais il y a cette douce fêlure dans sa voix qui vous serre le coeur. Et puis ces mélodies, toutes en retenue et en accords mineurs, que le goupe tisse délicatement derrière lui. Dans la presse, I Got You On Tape est comparé aux Tindersticks, à REM ou à Lambchop sans qu'aucune de ces références ne se révèle vraiment satisfaisante. En ce qui me concerne, c'est surtout aux australiens The Apartments que leur musique me fait penser (mais il est vrai que The Apartments est un groupe auquel je pense souvent). On peut seulement regretter que le concert ait eu lieu dans ce grand hangar impersonnel du Ridehuset, alors que la douce mélancolie d'I Got You On Tape aurait sans doute largement gagné à bénéficier d'un cadre plus intime. Néanmoins, ce furent quarante minutes totalement magiques, ce qui n'arrive pas souvent lorsqu'on voit un groupe pour la première fois sans connaître la moindre note de son répertoire. Dés le concert terminé, je fonçai d'ailleurs au stand le plus proche pour me procurer leur album. Avec Dùné - mais dans un tout autre style - la deuxième grande révélation du festival.

 

I GOT YOU ON TAPE : "Doctor watching" (démo)

I GOT YOU ON TAPE : "Medicine"

I GOT YOU ON TAPE : "Buzz on my block"

Achetez l'album d' I Got You On Tape.

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 09:08

On ne s'ennuie pas le vendredi à Spot, mais ce n'est rien cependant à côté du samedi ! Déjà, ce jour-là, il n'y a pas classe. Résultat: un public deux fois plus nombreux que la veille, et une moyenne d'âge en chute libre. Ca va pulser !

En ce qui me concerne, ça commence plutôt mal. J'ai passé la matinée à écumer les disquaires (il fallait se dépécher: les boutiques ferment à 14h00 le samedi au Danemark) et j'arrive trop tard sur le site du festival pour profiter du beau plateau électro (avec entre autres l'excellent Sofus Forsberg) proposé au Musikhuset. Dommage... Plan B: faire un tour au Ridehuset pour y voir Yellowish. J'avais beaucoup aimé leur premier album "Solid ground", dynamique concentré d'indie-rock à guitares et à deux voix (une fille, un garçon) influencé - beaucoup -  par l'Angleterre et - un peu - par les Etats-Unis. Mais ce sont les chansons de leur toute nouvelle parution "So bright" (Quartermain) que le groupe à choisi de privilégier ce soir-là. Mélodies accrocheuses, savoir-faire évident, Yellowish ne manque pas d'atouts, mais j'ai pourtant du mal à me passionner pour cette musique trop lisse et décorative, unidimensionnelle comme ces vieux décors hollywoodiens: une façade qui fait de l'effet et pas grand chose derrière.

Direction le Svalegangen, un théâtre utilisé pour la première fois cette année dans le cadre du festival et où se produisent Who Made Who. Le trio vient de terminer une tournée française et on m'avait dit beaucoup de bien de leurs prestations scéniques ainsi que de leur premier album bourré - paraît-il - de hits potentiels. Malheureusement, on n'en capte ici que quelques bribes, noyées dans d'interminables et éprouvantes digressions funky. On se croirait au début des années 70: chacun fait son truc dans son coin et rendez-vous au tas de sable. Dans ces conditions, les musiciens ont beau arborer de petites ailes d'ange, leur musique n'en reste pas moins désespérément clouée au sol.

 (Who Made Who @ Svalegangen, 04-06-06)

Aurais-je plus de chance avec Dùné qui jouent maintenant à Train ? Lorsque je pénètre dans la salle, les premiers rangs sont déjà trustés par une cohorte de sweet sixteens visiblement très excitées. Tout s'explique lorsque le groupe entre en scène: les musiciens ne sont pas plus vieux que leur public (quand on sait que cela fait plusieurs années que leurs morceaux trainent sur la toile, on se demande à quel âge ils ont commencé !), et le chanteur Mattias Kolstrop - gueule d'ange, boucles blondes, joues roses - est un fantasme vivant pour jeunes filles en fleur. Perdu au milieu de ces jouvencelles énamourées et mitraillant la scène avec mon appareil-photo à deux balles, j'imagine de quoi je peux avoir l'air: quelque chose comme le pervers pépère de service. Hep ! N'appelez pas la police: je ne suis là que pour la musique ! D'ailleurs elle est bonne cette musique. Pas renversante d'originalité sans doute, piochant allègrement au rayon garage, post-punk, et tout ce qui s'est fait de rythmé depuis les années soixante, mais en tout cas sacrément excitante et remuante. Et le show est encore meilleur. Ca démarre de manière spectaculaire par un martelage de caisses claires façon "Tambours du Bronx", exécuté par le chanteur et le guitariste (?) sur le devant de la scène. Une impressionnante entrée en matière qui n'est pourtant qu'un aimable hors d'oeuvre comparé à ce qui va suivre. Peut-être avez-vous déjà eu la chance de voir sur scène les Superheroes et leur survolté chanteur, Thomas Troelsen. Eh bien, Duné, c'est un peu la même chose: même nationalité, même étonnante jeunesse des musiciens, même recours aux synthés, sauf que Duné n'a aucune idée de ce qu'est un morceau lent, et que question survoltage, ici, c'est tout le groupe (pas moins de sept personnes) qui s'emploie à faire griller les fusibles. Ca bondit, ça saute, ça remue dans tous les sens, on ne sait plus de quel côté regarder. Et surtout qu'est-ce que c'est bon ! Pour la première fois depuis le début du festival, je ressens enfin ce délicieux picotement qui me chatouille l'échine, cette sensation égale à nulle autre quand on tombe sur un groupe dont on n'attendait rien de particulier et qui vous délivre un concert d'anthologie. Alors qu'importe de savoir si quelqu'un sera capable un jour de retranscrire l'incroyable énergie de ces Minikeums sur disque. Ce soir, pendant quarante minutes, Duné était le meilleur groupe du monde.

 (Dùné/Mattias Kolstrop @ Train, 03/06/06)

YELLOWISH : "This is my direction" (extrait de "So bright", 2006)

YELLOWISH : "Lisa could die for Elvis" (extrait de "Solid ground", 2004)

DUNE : "Turn this factory down"

D'autres titres de Dùné à télécharger ici.

Achetez les disques de Yellowish.

Achetez les disques de Who Made Who.

Achetez les démos de Dùné.

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