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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 18:44

Après le concert de Detektivbyran, c'est un véritable dilemme qui se présente. Je suis très tenté d'aller voir la norvégienne Hanne Hukkelberg qui - de plus - se produit dans les ors et velours rococo du somptueux Stadsshouwburg. Mais au même moment passe Erlend Ropstad, norvégien lui-aussi et auteur d'un album ("Bright late nights", Rec 90) qui n'a cessé de se bonifier au fil des écoutes, au point de figurer aujourd'hui en très bonne place dans mon palmarès 2007. Une voix vibrante, une instrumentation toute en retenue, un duo somptueux ("Passenger seat") avec Christine Sandtorv d'Ephemera, et surtout quelques-unes des meilleures chansons qu'il m'ait été donné d'écouter l'année dernière ("Rocket",  "Winona and I", The great CD robbery", pour ne pas les citer toutes...), voilà qui méritait qu'on s'intéresse de plus près à ce personnage. Et qu'on prenne peut-être quelques risques. Direction donc De Spieghel, un endroit que je connais bien puisque ma piaule se trouve dans leur arrière-cour. Petite inquiétude quand même: je me demande comment le norvégien va pouvoir imposer sa musique toute en finesse dans ce bouge enfumé et bruyant, habituellement dévolu aux groupes de rock. La réponse ne se fait pas attendre lorsqu'apparaît le chanteur, géant roux à barbiche en chemisette blanche et cravate noire, accompagné d'un bassiste et d'un batteur. Erlend Ropstad a opté pour la solution la moins risquée: jouer en majorité ses titres les plus rythmés et privilégier l'efficacité à l'émotion. Alors soit, ça fonctionne, les chansons sont de toute façon excellentes, mais Ropstad semble curieusement hors du coup, comme s'il était un acteur un peu roublard, amusé plus que vraiment concerné par ce qui est en train de se produire. Du coup - et à mon grand regret - l'étincelle tant espérée ne se produit pas. Je me demande ce qu'aurait pu donner ce concert dans un cadre différent, par exemple celui chaleureux et intimiste de l'USVA, où se produisent normalement à Eurosonic les formations acoustiques. Probablement quelque chose de totalement différent. Ou peut-être pas. Dans le doute, je regretterai quand même amèrement de n'être pas allé voir Hanne Hukkelberg.....

 (Erlend Ropstad @ De Spieghel Up, 10/01/08, photo: rockomondo)

ERLEND ROPSTAD : "Passenger seat" (version demo)

ERLEND ROPSTAD : "What do boys know ?"

ERLEND ROPSTAD : "So safe so sound"

Visitez le site internet d'Erlend Ropstad.

Ainsi que sa page MySpace.

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 17:27

Aîe, le temps de me dégager de la foule amassée pour le concert de I'm From Barcelona, et celui de Detektyvbyrån - à l'étage juste au dessus - est déjà commencé. La salle est pleine et Il me faut donc faire la queue à l'entrée en attendant que des spectateurs en sortent. Lorsque je parviens enfin à l'intérieur, une bonne moitié du concert s'est déjà écoulé. Detektivbyrån est un trio basé à Göteborg qui joue une musique mélodique et instrumentale à base d'accordéon, de piano-jouet, de glockenspiel et de percussions, le tout parfois souligné d'électronique. Difficile en l'écoutant de ne pas penser à Yann Tiersen, ce qui avait valu aux suédois un premier passage dans ce blog assorti d'un commentaire peut-être un peu lapidaire. Mais - pour évidentes qu'elles soient - les similitudes entre la musique du breton et celle des suédois ne gâchent en rien le réel plaisir qu'on prend à écouter ces derniers.  Et c'est bien la musique et elle seule qui provoque les sourires bienveillants du public et son attention presque palpable. Sans figure de proue, jouant assis, concentré sur ses instruments, Detektivbyrån n'est certes pas un groupe de showmen, et ce n'est d'ailleurs pas ce qu'on leur demande. On aurait bien aimé cependant que le trio insuffle à ses morceaux ce petit supplément de vie qui fait tout l'intérêt de la musique vivante, au lieu de se contenter d'une simple relecture appliquée du disque. J'apprendrai par la suite que les musiciens connaissaient ce soir-là des problêmes techniques, ce qui explique sans doute cette prestation honnête mais un peu crispée.  Séduit mais pas encore tout à fait convaincu, je demande à les revoir dans un bon jour.....

 (Detektivbyran @ Grand Théatre up, 10/01/08, photo: rockomondo)

DETEKTIVBYRÅN : "Lyckans Undulat"

DETEKTIVBYRÅN : "E 18" (extrait de "Hemvägen EP")

DETEKTIVBYRÅN : "Nattöppet" (idem)

DETEKTIVBYRÅN : "Dansbanan" (idem)

DETEKTIVBYRÅN : "Hemvägen" (idem)

Visitez le site internet de Detektivbyrån.

Et leur page MySpace.

Achetez leur disque. 

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Published by J.P. Moya - dans Eurosonic
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 16:39

Gag récurrent à Eurosonic: programmer au même moment plusieurs groupes tous aussi intéressants les uns que les autres. Lors de la soirée d'ouverture du festival par exemple, on avait le choix à 20 h. entre les néerlandais Alamo Race Track, les danois The Kissaway Trail et As In RebekkaMaria, et enfin les suédois I'm From Barcelona. J'avais déjà vu les premiers tout juste un an plus tôt à Eurosonic 2007 et les seconds à Spot en juin dernier,  je décide donc de partager mon temps entre les deux restants: 20 minutes chacun ! Commencons par As In RebekkaMaria que j'avais loupé à Spot (le concert était sold-out) et qui se produisent à "Huis de Beurs", une salle de danse pleine de charme au premier étage du plus chaleureux "Café brun" de la ville. As In RebekkaMaria est le projet personnel de Rebekka Maria Andersson, chanteuse du groupe Lampshade dont les deux albums ("Because trees can fly", 2003, et surtout "Let's away", 2006) étaient parus en France via Glitterhouse. Alors que Lampshade joue a fond sur les ambiances et les climats, As In RebekkaMaria délivre une électro-pop beaucoup plus structurée, dansante, dynamique et souvent accrocheuse même lorsque - ce qui était mon cas ici - on ne connait pas un seul morceau. Les musiciens affichent un look joyeusement hétéroclite: le guitariste porte une veste orange, des cheveux bouclés et s'est dessiné des moustaches en guidon de vélo, le type aux claviers arbore un T-shirt décoré de vu-mêtres dont les diodes s'allument au rythme de la musique, le batteur affiche le total look ninja, capuche relevée et bandes de sparadrap sur le front et le nez, quand à RebekkaMaria elle même, elle semble n'avoir pas pu se décider entre la squaw et la ballerine. Tout cela serait plutôt sympathique si la chanteuse ne se montrait pas aussi exaspérante sur scène. On aimerait, je ne sais pas moi... qu'elle donne un peu d'elle même, qu'elle montre un minimum de générosité dans son interprétation. A la place, elle se contente d'aligner un catalogue de poses toutes faites: RebekkaMaria boudeuse, RebekkaMaria séductrice, RebekkaMaria fachée, RebekkaMaria étonnée, et hop, on recommence depuis le début. Difficile de se sentir très concerné par ce qui se passe sur scène dans ces conditions. As In RebekkaMaria donne l'exemple assez rare d'un groupe qui gagne sans doute à n'être qu'entendu.

 (As In RebekkaMaria @ Huis De Beurs, 10/01/08, photo: rockomondo)

AS IN REBEKKAMARIA : "Part of the game"

AS IN REBEKKAMARIA : "Cowboy boy"

AS IN REBEKKAMARIA : "Cowboy boy (Supertroels remix) "

Visitez la page MySpace d'As In RebekkaMaria.

As In RebekkaMaria @ Eurosonic

Un petit sprint pour rejoindre le grand théatre où la fête bat son plein. Mais que se passe-t-il ? Il y a presque autant de monde sur scène que dans la salle. Une manif délocalisée d'intermittents du spectacle ? Evidemment, il n'en n'est rien: il s'agit tout simplement du concert de I'm From Barcelona. Le groupe suédois n'a pas convoqué ce soir les 29 musiciens et chanteurs qui figurent officiellement sur son site internet, mais ils sont quand même bien entre vingt et vingt-cinq à s'agiter (et d'ailleurs ce serait bien qu'ils bougent un peu moins pour qu'on puisse compter...) sur scène derrière le grand moustachu hirsute qui leur sert de leader. Indéniablement, lorsque tout le monde donne de la voix en choeur, l'effet est assez saisissant: on se sent comme soulevé du sol. Et comme les chansons du groupe n'engendrent pas la mélancolie, le spectacle est plutôt divertissant. Et pourtant, on a du mal à adhérer totalement à ce grand raout festif. Avec les ballons multicolores qui volent de tous côtés et les tombereaux de confettis et de serpentins déversés sur la public, on a un peu l'impression de se retrouver dans une émission de Patrick Sébastien matinée des "500 Choristes". Et quand le groupe agite les bras en l'air de gauche à droite, immédiatement imité par le public, on n'est plus très loin de "Faites tourner les serviettes". Au final, toute cette joie soigneusement programmée paraît bien artificielle. Les plus belles fêtes ne sont-elles pas celles auxquelles on s'attend le moins ? (le public: "Oooouuuh ! Rabat-joie !!! ).

 (I'm From Barcelona @ Grand Théatre, 10/01/08, photo: rockomondo)

Visitez la page MySpace de I'm From Barcelona.

I'm From Barcelona: "Treehouse" (live in London, 2006)

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 18:31

C'est un réel bonheur de retrouver Groningen. La ville est toujours aussi agréable, les habitants affables et accueillants, et l'idée d'y passer trois jours et trois nuits à voir des groupes sur scène plutôt du genre excitant.

A peine posé les valises, par quoi commencer ? Un petit showcase à Plato, peut-être. Plato est le principal disquaire local spécialisé en rock indé, et leurs fameux "Instore gigs" sont devenus à présent un complément indispensable au festival officiel, ne serait-ce que parce que ce dernier ne se déroule que le soir, alors que les concerts à Plato ont lieu l'après-midi. Les danois de The Kissaway Trail, qui devaient jouer normalement à 17h00 ne viennent pas, et c'est finalement aux néerlandaises The Cuties que revient l'honneur d'ouvrir le programme. Basées à Rotterdam, The Cuties sont exactement comme leur nom l'indique: quatre girls-next-door sympas et sans chichi . Il y a une grande blonde qui joue sur une Dan Electro à fleu-fleurs. La chanteuse - également aux claviers - a les joues roses, un petit haut avec des broderies indiennes et l'air d'avoir été élevée aux produits de la ferme. Une chose est sûre: The Cuties ne sont pas là pour nous entretenir de leurs problêmes existentiels. Leurs chansons s'appellent "We cut our hair short" "Pretty dresses" "Picnic in the park" "Video games" ou "Ugly boy". Il y a même un "Ice-cream man" qui n'est pas celui de Jojo Richman, mais qui aurait pu. En moins de temps qu'il ne faut pour dire "Twee", les Cuties ont l'art et la manière de vous trousser de délicieuses chansons pop, légères et primesautières, avec des choeurs qui font ooouh, aaaah, et parfois même Shala-ooh-aah. D'où, sans doute, le titre de leur album, "Ah-ah-aah" (LVR), qui en aligne quinze du même tonneau en tout juste 36 minutes. Deux écoutes suffisent pour en retenir toutes les mélodies. Et sur la pochette, le point sur le "i" de Cuties est fait d'un petit coeur. Ah, ces filles....

 (The Cuties @ Plato, 10/01/08, photo: Rockomondo)

THE CUTIES : "Ugly boy" (extrait de "Ah-Ah-Aah", 2008)

La moitié des Cuties chante un petit medley "Picnic in the parc / We cut our hair short" dans les toilettes d'une émission de télé.  

Visitez la page MySpace des Cuties. 

La chanteuse des Cuties, Maaike, a aussi sa propre page MySpace, où vous pourrez écouter ses titres en solo.   

Achetez l'album des Cuties. 

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 23:33

La journée du 13 janvier aura été bien chargée pour El Pino & The Volunteers avec un showcase l'après-midi, le concert du soir à Noorderslag, et - plus original - une aubade itinérante dans les rues de la ville pour quelques happy few embarqués avec le groupe dans leur van de tournée. Récente signature du label Excelsior sur lequel vient de sortir leur premier album "Molten City", El Pino & The Volonteers confirme en soirée l'excellente impression laissée par leur showcase à Plato quelques heures plus tôt. Le quintet de Rotterdam ne prétend en aucune façon révolutionner l'histoire de la musique, mais par contre, il sait brillamment rendre honneur au genre musical qu'il s'est choisi et qu'il qualifie lui-même de "Country-noir". Soit en fait de la bonne vieille pop couplets-refrains-ponts aux mélodies soignées, servie par une instrumentation semi-acoustique à base de guitares sèches, de banjos, de mandolines, et autres lap-steel. Malgré son apparente jeunesse, le groupe est excellent, passionné, visiblement impliqué à 100% dans ce qu'il fait, et la qualité des chansons achève de faire la différence. La chanteuse Ilse De Lange, grosse pointure locale (son dernier album a été certifié double platine en Hollande), viendra les rejoindre le temps d'une chanson. Aucune idée de ce qu'est sa musique (elle a enregistré un duo avec Zucchero, ce qui fait un peu peur...), mais avec El Pino, la collaboration fonctionne parfaitement, ajoutant en plus un intérêt visuel loin d'être négligeable. Au final, un concert très réussi, et une des révélations du festival.

 (El Pino & The Volonteers feat. Ilse DeLange, photo:rockomondo)

Dés la prestation d'El Pino terminée, je file dans un des halls assister à celle de Do The Undo. Do The  Undo est le nouveau projet musical d'Anne Soldaat (c'est un garçon) après la séparation de sa précédente formation, Daryll-Ann, qui fut pendant des années l'un des meilleurs groupes de Hollande avec Bettie Serveert et les Nits. Comme toujours lorsque des musiciens se séparent, on ne retrouve jamais dans leur travail en solo l'alchimie très particulière qui résultait de leur collaboration. Dans le cas de Daryll-Ann, le guitariste Janne Paulusma a emporté avec lui le côté le plus fragile et le plus sensible du groupe, laissant à Anne Soldaat la défense d'une pop à guitares bien troussée mais où l'émotion fait aujourd'hui défaut. Anne Soldaat paraît encore étonnamment juvénile en dépit de ses vingt années de musique, et ses chansons qui semblaient manquer de substance sur disque se parent de jolies couleurs chaudes en concert. De quoi passer finalement un très bon moment (même si la ré-écoute de l'album ne m'a toujours pas convaincu).

 (Do The Undo, 13.01.07, photo: rockomondo)

Enfin, c'est Johan qui referme la soirée (en ce qui me concerne, tout du moins) dans la plus grande salle de l'Oosterpoort. Je ne sais pas si le groupe est vraiment à ce point populaire en Hollande ou si c'est l'effet Noorderslag qui veut ça, mais cette salle vraiment immense est pleine à craquer, et dés que les musiciens attaquent leur première chanson, tous les spectateurs des premiers rangs en reprennent les paroles par coeur. Avec "THX JHN", le quatuor a sorti l'un des plus beaux albums pop de l'année passée, et le précédent ("Pergola", 2001) était presqu'aussi bien. Muni de ce répertoire en or massif qui évoque les grandes heures de R.E.M., il n'a aucun mal à enflammer un public visiblement déjà acquis à sa cause. Comme presque tous les groupes vus et entendus lors de cette soirée, Johan est composé de "musiciens" bien plus que de bêtes de scène. Leur chanteur-compositeur Jacob de Greeuw, tignasse rousse et chemise à carreaux, est d'une sobriété totale: il joue et chante, un point c'est tout. Pour compenser ce manque de présence physique, le groupe a choisi de disparaître, ou plutôt de n'apparaître qu'en ombre chinoise devant un grand écran où projections et vidéo-clips apportent un contrepoint visuel au concert. Une bonne solution: tout fonctionne parfaitement, ajoutant à la musique le plaisir du spectacle. C'est ce qui manquait justement l'après-midi à d'autres groupe tout aussi peu démonstratifs (Coparck, Alamo Race Track). Enfin, je tenais là un concert que j'avais attendu avec impatience et qui ne me décevait pas. Quelle meilleure façon de clore ce festival ? 

 (Johan @ Buma-Cultuur zaal, Oosterpoort, 13.01.07, photo: rockomondo)

Il était une heure du matin et bien que la fête dure jusqu'à 3 heures et demie, il était temps de regagner mes quartiers si je voulais être à peu près en forme pour faire le voyage de retour le lendemain. En trois soirées - et quelques extras l'après-midi - j'avais vu 27 groupes et artistes et passé quelques très bons moments. Dehors, il ventait et pleuvait comme le jour de mon arrivée.

Il y avait longtemps que j'avais l'intention de vous faire une page sur El Pino & The Volunteers. Mais suite à la parution de l'album, leur site a changé et tous les fichiers mp3's qui s'y trouvaient ont disparu, remplacés par un simple lecteur. Tant pis pour moi (et pour vous). Ca m'apprendra à remettre les choses à plus tard.

Tous les posts relatifs à ce festival ont été réunis dans un dossier "Eurosonic", accessible gràce au module "Catégories" sur la gauche de cette page. Pour respecter l'ordre chronologique, il faut le lire en commençant par la fin.

Ecoutez El Pino and The Volunteers sur leur page MySpace.

Ecoutez Do The Undo sur leur page MySpace.

Ecoutez Johan sur leur page MySpace.

Achetez les disques de El Pino & The Volunteers, Do The Undo et Johan.

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 18:46

Le samedi soir, Eurosonic devient Noorderslag, avec une programmation réservée aux seuls groupes hollandais. Les règles du jeu changent aussi: fini les concerts disséminés dans les 25 salles du centre-ville. Cette fois-ci, tout se passe dans un seul et unique lieu, l'Oosterpoort, à la fois palais des congrès (c'est là qu'ont lieu toutes les conférences du Séminaire) et complexe multi-salles (huit scènes au total). Noordeslag, c'est la soirée de folie du festival, celle qui est le plus vite sold-out (en général quelques jours seulement après la mise en vente des billets). Tout le public jusqu'ici éparpillé dans la ville se retrouve au même endroit, augmenté d'un nombre conséquent de simples curieux et de gens venus là pour faire la fête, dans une ambiance à mi-chemin entre le festival rock et la fête de la bière. Entrer dans les salles à moins d'être arrivé très en avance avant chaque concert devient un exploit, tout comme de se déplacer simplement d'un endroit à un autre. Au bout de quelques heures, d'impressionnantes montagnes de gobelets en plastique s'entassent aux quatres coins du bâtiment, tandis que les chaussures collent au sol dans une soupe peu ragoûtante de bière renversée.

C'est Coparck qui ouvre les festivités. Je suis très fan de ce quatuor amstellodamois, déjà responsable de deux beaux albums - le premier, "Birds, happiness and still not worried" était sorti en France chez Labels - à la croisée du rock belge (dEUS, Thou) et allemand (The Notwist). Une manière bien particulière d'aborder la pop par la bande, de préférer les digressions à la ligne droite, d'y injecter des éléments venus du jazz ou de l'électro pour un résultat toujours mélodique mais aussi riche de surprises et d'inattendu. Seulement voilà, après avoir semble-t-il beaucoup ramé pour sortir leur second opus, le groupe, récemment signé chez V2, semble bien décidé cette fois-ci à ne pas laisser passer sa chance. D'où ce troisième album ("The 3rd album", c'est son titre) paru le jour même du concert, et qui est un peu pour Coparck ce que "The ideal crash" avait été pour dEUS: un disque délibérément plus consensuel et rassembleur que ses prédécesseurs, quitte à ce que le groupe perde en partie ce qui faisait jusqu'ici son originalité. Rien de honteux dans cette métamorphose: tout ceci reste d'une qualité et d'un professionnalisme bien supérieurs à la moyenne. Mais le groupe - très statique et assez peu charismatique sur scène - peine à susciter l'enthousiasme avec ce nouveau répertoire basé sur une majorité de tempos médiums et débarrassé des multiples trouvailles qui autrefois tintaient joliment à l'oreille. Demi-déception, donc.

 (Coparck @ 3 FM zaal, 13.01.07, photo: rockomondo)

Une vingtaine de minutes pour changer le matériel, et c'est Alamo Race Track qui entre en scène. J'avoue rester un peu perplexe devant l'enthousiasme provoqué en France par leurs deux albums. C'est vrai que si l'on se place du point de vue d'un programmateur radio - j'en parle en connaissance de cause - ce sont des disques bien pratiques. Morceaux courts, mélodies entrainantes, variété de styles et de tempos: on peut pratiquement tout utiliser. Du beau travail d'artisan doué. Mais quitte à passer pour un rabat-joie, je ne peux m'empêcher de me demander où est vraiment Alamo Race Track au milieu de ce grand fourre-tout ? Dans le pastiche early-Beatles de "Kiss me bar" ? le post-punk de "Northern territory" ou de "Lee J. Cobb" ? le folkabilly de "Black cat John Brown" ? l'indie-pop de "The killing" ?  En ratissant large, Alamo Race Track manque à imposer sa propre personnalité. Sur scène, le groupe nous recrée ce juke-box hétéroclite avec une efficacité et un professionnalisme sans faille, mais sans que jamais ne surgisse cette petite étincelle supplémentaire, ce délicieux frisson qui est la marque des grands concerts. Alors soit, c'est bien fait, Ralph Mulder possède un sens mélodique et un savoir-faire évident, ça peut s'écouter sans problême à la radio ou dans la voiture, ça peut même remplacer une bonne compile d'indie-rock, ce qui devrait suffire à faire le bonheur de tout auditeur normalement constitué. Seulement voilà, chez moi, ça - ne - fonctionne - pas !

 (Alamo Race Track @ 3FM zaal, 13.01.07, photo: rockomondo)

COPARCK : Le nouvel album en écoute ici.

Egalement leur page MySpace.

ALAMO RACE TRACK : Des vidéos à foison ici.

Egalement leur page MySpace.

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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 23:26

Samedi après midi. Un petit tour à Plato où les showcases continuent à un rythme soutenu. Au programme aujourd'hui - entre autres - El Pino & The Volonteers, un très bon groupe d'Americana signé récemment chez Excelsior et qui joue également à Noorderslag ce soir (je vous en parlerai à cette occasion), et la toute jeune Roos Rebergen alias Roosbeef, dont je vous avais déjà parlé ici. Les joues presqu'aussi rouges que ses cheveux (l'effet du stress, sans doute), Roos Rebergen nous a interprété quelques morceaux de son premier EP autoproduit. L'occasion de constater que si elle se débrouille fort bien pour écrire des chansons, il lui reste encore quelques petites choses à apprendre dans la façon de les interprêter. L'art de la nuance, notamment, sans lequel il n'y a pas d'émotion. Et malheureusement, ce n'est pas son groupe plutôt balourd qui va l'aider dans ce domaine. Mais à 17 ans, Roosbeef a tout le temps de progresser. On lui donne rendez-vous dans une paire d'années.

A peine le showcase de Roosbeef terminé, je file vers les quartiers nords où doit se tenir un des fameux concerts en appartements "Live In the Living" de Rick Treffers. Cette fois-ci, le spectacle a lieu dans un des bateaux-appartements amarrés à l'année sur les canaux qui enserrent le centre-ville. Ce n'est pas la première fois que je vois un concert sur un bateau (La Guinguette Pirate, le Batofar), mais ça ne m'était jamais arrivé sur une maison-flottante. Exceptionnellement, pendant le festival, l'entrée est gratuite, et on se retrouve à une vingtaine de personnes dans la pièce principale d'une péniche, accueillis par la famille fort sympathique qui y vit.

La formule des concerts "Live In the Living" est toujours la même: trois groupes ou artistes - sans amplification - qui se succèdent pour de courts sets d'environ 20 minutes chacuns, le tout repété deux ou trois fois. C'est à Storybox (à ne pas confondre avec les belges Superbox) que revient l'honneur d'ouvrir les festivités. Storybox est un groupe d'Utrecht qui signe un folk-rock mélodique tout en délicatesses mélancoliques, un genre dans lequel les hollandais, de Mist à Brown Feather Sparrow en passant par Audiotransparent, semblent décidément exceller. De quoi donner envie de découvrir très vite leur second album "A fool's attempt" paru l'année dernière chez Munich. C'est la chanteuse américano-néerlandaise Signe Tollefsen qui prend la relève, dans une jolie formule voix-guitare-contrebasse. La demoiselle chante bien, ses chansons sont agréables, mais tout ceci souffre d'un certain manque de personnalité dans un genre où la concurrence est rude actuellement et où certaines (Frida Hyvönen, El Perro del Mar...) ont placé la barre assez haut. A voir cependant son très joli site internet à l'ambiance bien plus américaine que néerlandaise. Enfin, c'était à nos vieux amis King Me de refermer le set dans une version allégée en trio (deux guitares, un orgue à soufflet). Leur tout nouvel album "Guide Down" est une réussite à laquelle il faut donner le temps de se laisser apprivoiser. Pas le genre d'album où l'on va chercher la chanson accrocheuse, mais plutôt un disque qu'il faut laisser infuser longuement avant qu'il révèle toutes ses fragrances. Dans cette interprétaton totalement acoustique, les chansons plutôt électriques et parfois trés arrangées (sur disque) de "Guide Down" passent sans aucun problême. Et King Me apparaît pour ce qu'il est: un groupe qui - n'attendant pas ça pour vivre (le chanteur-auteur-compositeur Michael Milo est psychologue) - fait sa musique dans une totale liberté et une totale honnêteté. On reparlera d'eux ici-même bientôt.

SIGNE TOLLEFSEN : "It smells of you"

KING ME : "My Maria" (extrait de "Guide down", 2007)

STORYBOX : chansons en écoute sur leur page MySpace.

Achetez les albums de King Me.

Achetez les albums de Storybox.

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3 février 2007 6 03 /02 /février /2007 18:37

Après la claque Dùné, mon programme prévoyait de revoir zZz à De Spieghel. Mais là encore, impossible de rentrer. Dans la foule qui se presse devant l'entrée, j'ai la surprise de retrouver Jeroen Kleijn, batteur de Johan et boss du label Excelsior où enregistre justement zZz. Il m'explique que, venu tard avec des amis, il n'a pas pu entrer avec le groupe, et m'annonce la sortie prochaine sur son label du premier album de Moss, retour d'Excelsior à la guitar-pop qui leur est chère après l'embardée garage de Green Hornet. On avance décidément bien trop lentement pour pouvoir espérer arriver près de la scène avant la fin du concert. Tant pis, je laisse tomber zZz pour aller voir About au Simplon, la seule salle un peu excentrée du festival (mais très pratique pour ceux qui dorment à l'A.J.: c'est juste à coté).

About est un duo électro-rock formé de Rutger Hoedemaekers (laptop, synthés) et de l'ex-Seedling Marg van Eenbergen (guitare). Dès leur entrée en scène, les deux musiciens, habillés de blanc des pieds jusqu'à la tête, mettent tout de suite la barre très haut question énergie. Oubliez les tristounets tapoteurs de laptops courbés en deux presqu'immobiles, le visage éclairé par la lueur blafarde de leur écran. Ici, ça bouge et pas qu'un peu ! Car si Rutger Hoedemaekers vient de la techno, son show avec About est furieusement rock n'roll. A l'image de Marg van Eenbergen qu'on n'avait jamais vue aussi exubérante avec son propre groupe ! Ici, elle nous rejoue carrément Joan Jett à la puissance dix, occupant tout l'espace à elle seule et cisaillant sa guitare avec une détermination parfois presque effrayante. J'étais juste devant elle et je vous jure qu'à certains moments je n'en menais pas large. Cette fille n'avait manifestement plus tout à fait le contrôle de ce qu'elle faisait et le manche de son instrument passait parfois dangereusement près de ma mâchoire. C'est ce qui s'appelle être au coeur de l'action, mais avec ces deux énervés, inutile d'occuper le devant de la scène puisque c'est le groupe lui même qui descend dans le public, entamant un décoiffant face à face fille-garcon à qui impressionnera le plus l'autre. Un concert vraiment très très chaud qui s'est achevé par un triomphe prévisible. Et l'heure tardive aidant, le duo est même revenu pour un rappel, évènement tout à fait exceptionnel dans ce festival.

Il était deux heure et demie du matin, et temps peut-être de conclure cette seconde journée si l'on voulait profiter un peu de la troisième. Palmarès final pour ce vendredi 12 janvier: 1° Loney, Dear, vraiment LA révélation du jour, 2° ex-aequo Duné et About sans contestation possible.

 (About @ Simplon Up, 12.01.07, photos:rockomondo)

ABOUT : "Strike you as the enemy"

ABOUT : "Think Niles drink"

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Et celle de Gram, le projet personnel de Marg van Eenbergen (premier album prévu cette année)

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 21:48

Terrible cas de conscience à 23h45 ! Pas moins de trois concerts intéressants commencent au même moment: la suédoise Hello Saferide dans la petite salle du Grand Théatre, les danois Dúné à Vera (LA salle rock locale) et les Belges Das Pop - de retour après un long silence - au Simplon. Cette dernière salle étant la plus éloignée du centre, je tente Hello Saferide que j'avais loupé au dernier festival Spot. Mais une queue conséquente s'est formée à l'entrée du Grand Théatre: il y a au bas mot de 20 à 30 minutes d'attente. Trop long ! Je cours donc à Vera, situé à deux pas, pour Dúné que j'avais de toute façon très envie de revoir aprés leur enthousiasmant concert à Spot en juin dernier. Le groupe a le chic pour introduire ses concerts avec le petit gimmick qui tue. A Spot, c'étaient des percussions façon Tambours du Bronx. Ici, ce sont les deux guitaristes, l'un très petit, l'autre très grand, qui face à face installent un climat pesant. Ceci jusqu'à ce que les cinq autres membres du groupe envahissent la scène et que tout se libère dans une incroyable explosion d'énergie.

Car malgré des décennies de concerts en tous genres, je ne crois pas avoir jamais vu un groupe qui bouge autant sur scène que Dúné. La Mano Negra, à côté, c'était les Petits Chanteurs à La Croix de Bois ! L'extrême jeunesse des musiciens (17/18 ans) y est sans doute pour quelque chose: là où d'autres du même âge se défoulent en bondissant sur leur matelas avec une raquette en guise de guitare, eux font ça pour de vrai sur scène. Et je soupçonne fort ce joyeux délire d'être moins désorganisé qu'il n'y paraît au premier abord. Chaque personnage tient un rôle bien défini: le chanteur au visage angélique et aux cheveux blonds qui-fait-craquer-les-filles, le guitariste-robot qui plaque mécaniquement des accords sur son instrument, yeux fixes et dos raide, le joueur de claviers extraverti qui bondit dans tous les sens avec son Casio portable, escalade les baffles de retour en grimaçant et harangue la foule en faisant de grands gestes, sans oublier la craquante succube aux synthés, seule à rester immobile au milieu de cette folie furieuse, et qui d'un seul regard derrière sa mèche brune vous transforme en statue de glace. 

Il y a comme une sorte de chorégraphie spontanée dans cette manière qu'ont les 7 musiciens d'occuper l'espace dans ses moindres recoins, de se rejoindre par couple ou par trio avant de se séparer de nouveau pour tenter d'autres combinaisons ou bien reprendre leur délire personnel. L'effet est celui d'un coup de poing dans le plexus. D'ailleurs le spectacle est aussi dans la salle, avec des spectateurs bouche bée et yeux écarquillés, s'échangeant des regards incrédules où l'on peut lire: "Non mais tu as vu ce que j'ai vu ?". Eh bien oui, on a vu ! C'est Dúné sur scène, et ce concert hollandais m'a encore plus impressionné que la première fois que j'avais vu le groupe ! Bon, tout ça c'est bien beau, me direz-vous, mais la musique ? Quoi, la musique ? Franchement, qu'est-ce qu'on en a à faire de la musique quand on a un show comme celui-là ? Le premier single officiel du groupe, "Bloodlines", nous propose une bombinette dynamique (forcément !), à la croisée du post-punk et de la new-wave. Sympathique, pour sûr, mais faut pas rêver: ce n'est pas demain la veille qu'on réussira à enfermer l'énergie insensée de Dúné dans une rondelle de plastique.

 (Dùné @ Vera, 12.01.07, photos: rockomondo)

On peut écouter et télécharger plusieurs titres des premières démos de Dúné sur cette page.

Visitez aussi leur page MySpace.

Achetez "Bloodlines".

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 00:25

L'USVA est un espace culturel plutôt chicos et un peu excentré où se produisent les groupes les moins bruyants du festival. J'arrive en avance pour Loney, Dear, ce qui me permet ainsi de profiter des deux derniers morceaux de James Yorkston. En solo, la musique de l'écossais semble nettement plus mélancolique que lorsque je l'avais vu avec The Athletes il y a trois ans de cela, et l'ombre des grands folksingers anglais des sixties (Bert Jansch, Davey Graham, John Renbourn) semble planer au dessus de sa tête de plus en plus déplumée. Ecriture ciselée, voix chaude, joli jeu de guitare: de quoi imposer dans la salle un respectueux silence pas toujours de mise avec ce turbulent public festivalier.

Pas plus d'un petit quart d'heure pour changer les instruments (James Yorkston n'avait que sa seule guitare acoustique), et voilà les suédois Loney, Dear qui entrent en scène. Le groupe d'Emil Svanangen bénéficie déjà d'un joli bouche à oreille dans la blogosphère, et il suffit de quelques morceaux pour en comprendre la raison. Même si l'on n'en connaît pas la moindre note, la pop joyeusement triste des cinq suédois s'impose comme une évidence et vous touche droit au coeur. Nulle trace d'esbrouffe ici, pas de look tapageur, ni de jeu de scène exubérant. Mais une musique chaleureuse et inspirée, à l'électricité discrète, portée par des musiciens visiblement soudés autour de l'émouvant falsetto de leur leader. Tout ceci fonctionne même sans la moindre amplification, comme le démontre un passage totalement "unplugged" particulièrement réussi. Que ce soit dans le bleu des ballades acoustiques ou l'arc-en-ciel de leurs symphonies de poche, les chansons de Loney, Dear, sincères, authentiques, passionnées, ont fait plus d'un converti lors de ce précieux concert. A commencer par les programmateurs des festivals, qui dés la dernière note envolée se jetaient sur leurs portables (dixit Libé). Et votre serviteur qui retrouvait un Emil Svanangen encore ruisselant de sueur pour acheter illico du producteur au consommateur la discographie complête du groupe (trois albums à ce jour, dont deux sur CD-R. Le prochain, "Loney, noir" attend une sortie imminente chez Sub-Pop).

 (Loney, Dear @ USVA, 12.01.07, photo: rockomondo)

JAMES YORKSTON : "Song to the siren" (extrait de "Surf song" 7")

LONEY, DEAR : "I am John" (extrait de "Loney, noir", 2007)

LONEY, DEAR : "Hard days" (idem)

LONEY DEAR : "Saturday waits" (idem, extrait de 1'42")

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Achetez "Loney, noir".

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