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  • : Rockomondo
  • : L'audio-blog des musiques rock, pop, folk, électro du monde entier.
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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

Ecoutez Rockomondo

Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

Enfin Rockomondo a une page facebook, où vous trouverez toute l'actualité de l'émission et où vous pourrez rejoindre nos amis.

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Les morceaux figurant sur ces pages vous sont proposés à titre promotionnel par les artistes ou par leurs maisons de disques sur leurs propres sites. Rockomondo ne vous fournit que les liens vous permettant d'y parvenir plus facilement. Si vous aimez ce que vous entendez ici, soutenez les artistes : achetez leurs disques. Si vous détenez les droits de fichiers audio ou photo figurant sur ces pages et souhaiteriez qu'ils n'y figurent pas, informez nous-en par un simple mail à rockomondo(at)hotmail.com. Votre demande sera immédiatement prise en compte.

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3 mars 2006 5 03 /03 /mars /2006 20:28

Mardigrah a jeté l'éponge un beau jour de 2004. Et c'est bien dommage, car ce combo d'Amsterdam à l'existence météoritique, après deux albums passionnants ("La moustique mystique" - sic - en 2000 et "LazyDrunkBlackDiamondSaid" deux ans plus tard) semblait loin d'avoir tout dit. Mais qui s'était seulement aperçu de leur existence hors des frontières de la Hollande? Proche musicalement de groupes comme Zita Swoon ou dEUS, Mardigrah n'a pas pu profiter de la vague qui a propulsé la scène anversoise. Ils avait le bon son, mais pas la bonne nationalité. Reste l'impression d'un beau rendez-vous manqué, et ces deux albums qui méritent amplement qu'on se donne du mal pour mettre la main dessus (Fount Music).

MARDIGRAH : "Go" ( extrait de "LazyDrunkBlackDiamondSaid")

MARDIGRAH : "Rik Rak" (extrait de "La moustique mystique")

MARDIGRAH : "Stonecoldpinocchio" (idem)

MARDRIGAH : "Raincoat" (idem)

MARDIGRAH : "Jigsaw Who" (idem)

MARDIGRAH : "Tank" (extrait de "LazyDrunk...")

Curieusement, alors que le groupe n'existe plus, leur site est resté sur la toile et continue à être alimenté en mp3's. D'autres morceaux, des raretés, des sessions radio et des titres live de plus en plus nombreux sont disponibles sur www.mardigrah.com . Une partie des musiciens de Mardigrah a continué de faire de la musique sous le nom de XLovers.

Achetez les albums de Mardigrah.

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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 22:44

L'alternative-country est un genre musical qui semble tellement enraciné au sol américain - d'ailleurs, ne l'appelle-t-on pas aussi " americana" ? - que je m'étonne toujours qu'il puisse en exister aussi dans les pays Européens. Et parfois avec des résulats étonnants, j'en veux pour exemple le suédois Christian Kjellvander qui, dans ce domaine, pourrait en remontrer à bien de ses homologues d'outre-Atlantique.

Le pays du gouda et des polders a lui aussi développé une scène alternative-country très vivante depuis quelques années avec des groupes comme Lazy Sunday Dream, The Yearlings, El Pino and the Volonteers et surtout Smutfish, à mon avis les plus intéressants du lot.

Smutfish, originaire de La Haye, pratique un très lent folk-rock, caractérisé par la voix de gorge de Melle de Boer, et le jeu de  guitare inspiré de Dick Zuilhof. Sur scène, où j'ai déjà eu la chance de les voir deux fois, ce sont surtout les interventions de ce dernier qui retiennent l'attention. Dick Zuilhof, en effet, pratique un jeu fort peu traditionnel, bien loin des canons habituels de la country, même alternative. Ses solos destructurés évoquent plus parfois le regretté Robert Quine, étonnant guitariste de Richard Hell, ou - pour rester dans le domaine traité ici - les derniers développements de Wilco. Bien que ces audaces soient quelque peu gommées sur disque, Smutfish y impose néanmoins un son bien particulier et une vraie personnalité.

 ( photo: www.arjen-van-de-merwe.nl )

Demain sortira aux Pays-Bas le second album de Smutfish, intitulé " Through a slightly open door" (Munich Records). Il sera intéressant de voir à cette occasion comment le groupe a évolué. Je vous en reparle dès que je l'ai écouté.

 

SMUTFISH : " Henry the vacuum cleaner" ( radio session)

SMUTFISH : " Gotta have a drink" ( radio session)

Téléchargez gratuitement "Limousine song" ainsi que le premier EP de Smutfish "The fish that couldn't swim" .

Achetez le nouvel album de Smutfish.

Achetez le premier album de Smutfish.

 

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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 23:49

Encore un artiste que j'ai découvert sur cette fabuleuse compilation "Characters", déjà évoquée à propos de Racoon dans les pages consacrées à Eurosonic. Edité aux Pays-Bas par le NPI ( National Pop Instituut) en 1997, ce disque était destinée à faire découvrir de jeunes artistes dans la catégorie " singer-songwriter" et éventuellement à leur faire décrocher un contrat discographique. Dommage qu'ils aient été si peu nombreux à émerger de cette promotion pourtant brillante. Il y a l'exception Racoon, bien sûr, mais la musique qu'ils jouent aujourd'hui est bien différente de celle qu'ils présentaient sur "Characters". Les autres ont connu des fortunes diverses: édulcorés par les majors, dissous au sein d'un groupe, ou tout simplement disparus corps et biens. Et puis, il y a Mummy's A Tree, qui s'est toujours un peu tenu à l'écart du grand cirque du business. Mummy's a Tree, que ce soit en groupe ou en solo, c'est avant tout le projet de Stefan van den Berg. Ses deux titres sur "Characters", encore sous l'influence manifeste de Jeff Buckley, constituaient pourtant l'un des sommets de l'album. Après cela il y eut quelques démos que je ne céderais pour rien au monde. Puis un premier album un peu raté, avec des arrangements trop alambiqués et un groupe trop appliqué, ne parvenant pas à retrouver la spontanéité des enregistrements antérieurs. Mais par contre, quelles chansons! Lorsque je les ré-écoute aujourd'hui - ce qui m'arrive encore assez souvent  - je me surprends toujours à imaginer ce qu'elles auraient pu donner entre les mains d'un véritable producteur.

 

Stefan passa même à Reims un été enregistrer une session acoustique pour Rockomondo. Et puis plus rien...  Le silence.... Je savais notre hollandais installé en Allemagne avec sa femme et son fils et pensais qu'il avait définitivement abandonné l'idée de faire de la musique autrement qu'en privé. Jusqu'à ce que me parvienne récemment dans le courrier ce CD orange intitulée "Loftmusic for millions ( yet unaware)" et portant cette signature bien connue: " Mummy's a Tree". Voilà ce qu'on appelle une très très bonne surprise !  Et même si cet album ne sera pas encore cette fois LE disque définitif de Mummy's a Tree dont je rêve, il n'en ajoute pas moins quelques joyaux inestimables au répertoire déjà sans prix de Stefan van den Berg. Un "Been to Spain by drinking wine", par exemple, pour lequel je donnerais volontiers toute la discographie de bien des artistes plus célèbres. Ou bien un "Hissing" bouleversant et à fleur de peau. Ou encore ce "Smiling now" où Stefan van den Berg évoque à demi-mots le drame personnel dont toute sa musique découle, et qui est aussi à l'origine du nom du groupe. Encore une fois ici, ce sont les titres les plus simplement arrangés qui sont aussi les plus touchants, la musique de Mummy's a Tree ne suscitant jamais autant l'émotion que lorsqu'elle se passe d'artifices.

Il n'est pas trop tard pour la découvrir.

Les titres proposés ici sont les toutes premieres démos enregistrées par Mummy's a Tree, il y a plus de 10 ans.

MUMMY'S A TREE : " Elusive life"

MUMMY'S A TREE : " Icarusa"

MUMMY'S A TREE : " Strange darling" ( extrait)

Achetez le nouvel album de Mummy's a Tree ( 12,50 €).

Achetez l'album vinyl des premiers titres de Mummy's a Tree.

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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 18:30

...et pour ne lèser personne, il aurait fallu ajouter à ce titre " The Ragtime Wranglers" ce que je fais ici. Ne dites jamais à ces joyeux nostalgiques qu'ils vivent de nos jours du coté de Rotterdam: eux sont persuadés d'être toujours dans les années 50 et aux Etats-Unis. Il y a des rêves qu'il serait dommage de détruire, surtout quand ils sont prétexte à une musique aussi tonique et revigorante que celle-ci.

Tout cela a déjà été fait depuis belle lurette ! me direz-vous... Exact, mais essayez un peu d'aller voir sur scène ceux qui en sont les premiers auteurs ! Que ce soit en solo ( Miss Mary Ann), en duo ( The Ranch Girls), ou en groupe ( The Ragtime Wranglers), ces swingants revivalistes ont un avantage de taille sur ceux qui les ont inspirés: ils sont toujours vivants.

 The Ranch Girls ( Miss Mary Ann à gauche)

MISS MARY ANN & THE RAGTIME WRANGLERS : " Don't believe" ( Argh ! Cette chanson indiquée " version complête" sur le site du groupe s'arrête en fait avant la fin ! )

THE RANCH GIRLS : " Move over rover"

Achetez les disques de Miss Mary Ann, The Ranch Girls et The Ragtime Wranglers.

Retrouvez les aussi sur un même site internet.

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 19:55

Après l'envoûtement d'At The Close Of Everyday, que faire ? Essayer peut-être d'aller voir Racoon qui vont occuper dans quelques minutes la plus grande salle de l'Oosterpoort ? J'avais découvert Racoon il y a près de dix ans sur une compilation intitulée " Characters: singers and songs", destinée à promouvoir de jeunes artistes néerlandais débutants dans la veine " singer-songwriter". Racoon y contribuait avec deux jolis morceaux proches de REM dans leur veine la plus acoustique. En fait, leur participation à cette opération visait surtout à bénéficier des subsides du ministère de la culture et de l'effet promotionnel qui allaient avec. Dès la fin de la tournée accompagnant la sortie du disque, ils laissaient définitivement tomber leurs déguisements de folksingers et redevenaient ce qu'ils avaient toujours été: un groupe de rock. Cette petite supercherie leur a été bénéfique, semble-t-il, car aujourd'hui, la plupart des artistes présents sur "Characters" ont plus ou moins disparu, tandis que Racoon sont devenus de véritable stars locales. J'en ai la preuve lors de ce concert: alors que la salle semble déjà pleine à craquer, le public - de plus en plus chaud à cette heure avancée - continue à entrer et tangue en vagues incontrôlables. Je me fais joyeusement bousculer, piétiner, asperger de bière, et tandis que sur scène Racoon déroulent un rock plutôt banal avec leur chanteur fier-à-bras qui roule des mécaniques, je me dis qu'aller voir ailleurs serait peut-être une bonne idée.

 ( Racoon, 14.01.06, photo: www.eurosonic.nl )

Au moins je serai à l'heure pour ce qui sera - retour le lendemain oblige - mon dernier concert du festival, The Suicidal Birds. Soit deux filles, Jessie ( chant et guitare) et Chay ( basse), originaires de la Frise, la région la plus rurale et la moins peuplée des Pays-Bas où elles vivent dans une maison solitaire, au milieu de nulle-part. Leur nom leur a d'ailleurs été inspiré par les oiseaux qui viennent régulièrement se fracasser sur leurs fenêtres. A part ça, The Suicidal Birds jouent du rock n'roll. Du vrai. Du cru. Du saignant. Jessie a l'air de n'avoir pas mangé à sa faim depuis des lustres et de n'avoir pas aperçu le soleil depuis bien plus longtemps encore. Au jeu du portrait chinois, si c'était un animal, ce serait un chat de gouttière. Et sa musique lui ressemble. Elle vient des caves, des arrière-cours et des caniveaux: primitive, violente, décharnée, pas aimable. Jessie la défend comme si elle défendait son territoire. Elle crache, elle siffle, elle griffe, elle mord. Planquez vos abattis, The Suicidal Birds ne plaisantent pas !

Leur album " Z-list" ( Transformed Dreams), enregistré par Jessie toute seule en super lo-fi avec les potars dans le rouge du début jusqu'à la fin remettait déjà sérieusement les choses à leur place, mais c'est évidemment sur scène que la musique des Suicidal Birds prend tout son sens. Aprés une demi-heure à nous balancer pied au plancher ses courts morceaux comme autant de gifles cinglantes en pleine figure, Jessie un peu hébétée quitte la scène en titubant dans le public qui l'entoure, la congratule, veut la toucher, la serrer dans ses bras, l'embrasser. C'était mon dernier concert du festival. Je n'étais pas venu pour rien.

THE SUICIDAL BIRDS : " Summersetsun"

THE SUICIDAL BIRDS : " One music session " ( super session de quatre morceaux enregistrée pour la BBC, fichier zip, cliquer une fois à gauche, puis choisir " Free", le téléchargement commencera après une trentaine de secondes)

THE SUICIDAL BIRDS : " Another day" ( en écoute, avec un son gravement pourri)

THE SUICIDAL BIRDS : " Me animal" ( idem que le précédent)

Achetez l'album de The Suicidal Birds.

Merci à http://theperfumedgarden.blogspot.com pour la session radio.

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 23:57

Après les deux soirées internationales d'Eurosonic, c'est une programmation cent pour cent  Néerlandaise qui nous attend le samedi soir à Noorderslag. Contrairement aux journées précédentes, les concerts ne sont plus disséminés dans tout le centre-ville de Groningen, mais réunis en un seul et unique endroit, l'Oosterpoort, un grand bâtiment comprenant d'innombrables salles de concert, de conférence et de réunion ( c'est là notamment qu'ont lieu les séminaires attachés au festival). Noorderslag, c'est le grand raout rock n'roll annuel des habitants de Groningen. Toute la ville est là ou presque, se bousculant dans une ambiance à mi-chemin entre le festival de rock et la fête de la bière, de plus en plus débridée au fur et à mesure que la soirée avance et que les fûts se vident. Aucune idée de qui sont les groupes qui jouent en début de soirée, je tente donc le coup avec Taxi To The Ocean, en me fiant au programme qui annonce un groupe dans la lignée de dEUS, Motorpsycho, Sebadoh, et...AC/DC. Pas de chance, ce doit être justement leur coté AC/DC qui s'exprime lorsque j'arrive devant la scène, et c'est tellement mauvais que je fais aussitôt demi-tour. Direction le sous-sol où se produisent les heureux gagnants du " Grote Prijs van Nederland", en l'occurence Silence Is Sexy. Au bout de quatre morceaux, j'essaie toujours très fort de m'intéresser à la musique, mais rien à faire, je ne peux m'empècher de penser à autre chose. Par exemple, au nombre de secondes qui sépare deux envolées de mèche brune de leur bassiste tête-à-claques. Bon, retour à la salle 3FM-MTV ( merci les sponsors) pour le concert de Spinvis.

 ( Spinvis. 14.01.06, photo: www.eurosonic.nl )

Spinvis est un quadragénaire frisé et encore fringant, qui pratique une variété rock de qualité, style Maisons de la Culture, et rencontre un succès certain dans son pays. C'est loin d'être désagréable, son groupe - avec violoncelle et vibraphone - est excellent, mais j'imagine que la compréhension des paroles est un élément essentiel à l'appréciation de Spinvis, et il chante en Néerlandais. C'est également le cas d'Amigos Electricos que je retrouve en fin de set au sous-sol pour deux morceaux enlevés façon Joe Jackson première période. C'est gai, entrainant, et - comme dirait l'autre - ça ne mange pas de pain. J'avais espéré revoir zZz que j'avais bien aimé il y a deux ans, mais la salle où ils se produisent est pleine à craquer. En trois jours de festival, j'ai pourtant acquis une certaine aisance dans le maniement des coudes, mais là c'est niet, impossible de passer et encore moins de voir quelque chose derrière tous ces hollandais au gabarit de basketteur. Du coup, je retourne au sous-sol pour The Heights, première vraie bonne surprise de la soirée. Un groupe mené par une ancienne Seesaw ( Naomi van der Ven) et qui donne dans le power-pop. Bien que n'ayant plus beaucoup d'adeptes en Europe ( mis à part peut-être en Espagne), le power-pop est un genre moins facile qu'il n'y parait et The Heights satisfait pleinement aux deux exigences que requiert l'exercice: mélodies accroche-coeur et rythmes pugnaces. Ceux qui cherchent du nouveau iront voir ailleurs, mais taper du pied avec le sourire, hé, c'est pas mal non plus de temps en temps.... J'enchaine avec les excellents At The Close Of Everyday, l'un des très rares groupes vraiment calmes que j'aurais eu l'occasion de voir dans ce festival. Quoique... At The Close Of Everyday surprend en livrant un set beaucoup moins éthéré que ce que leurs deux premiers albums pouvaient laisser attendre. Il semblerait que ce nouveau style soit celui de leur tout nouveau disque " De geluiden van weleer", chanté pour la premère fois entièrement en Néerlandais. Le premier moment de surprise passé, le duo ( en fait ici un trio) impose très vite cette musique plus terrienne, plus organique, mais aussi plus chaleureuse que par le passé, et qui pour le coup évoque assez fortement celle de ces bons vieux Herman Düne. Ca y est : encore un album à ajouter sur ma liste de commissions !

 

AMIGOS ELECTRICOS : " Goed ontbijt"

AMIGOS ELECTRICOS : " Buttons"

AMIGOS ELECTRICOS : " Trieste situatie"

zZz : " Ecstasy"   D'autres morceaux à télécharger ici.

THE HEIGHTS : Quatre morceaux en écoute ( intégrale) ici.

AT THE CLOSE OF EVERYDAY : Nombreux extraits ( 1 minute) mp3's ici. 

Achetez les disques de zZz, The Heights et At The Close Of Everyday ici.

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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 23:50

Si je n'ai pas beaucoup parlé des showcases au magasin de disques Plato, c'est parce que, 1°) je n'y ai pas assisté avec beaucoup d'assiduité, 2°) je n'y ai rien vu de particulièrement extraordinaire cette année. Passons rapidement sur Woodface, le groupe de Gert Bettens, frère de la Sarah du même nom et ex-K's Choice: c'est propre, bien fait et passablement ennuyeux. Les Suédois de Shout Out Louds ne m'auront pas convaincu non plus et je m'interroge d'ailleurs encore sur la raison de leur présence aux dernières Transmusicales, alors qu'il y a tant de groupes scandinaves cent fois plus passionnants que celui-là. The Robocop Kraus étaient naturellement impecs, mais j'ai déjà largement évoqué leur concert " officiel" quelques pages plus tôt. Alors s'il ne faut retenir qu'un nom de ces "instore gigs" à Plato, que ce soit celui des Néerlandais LPG.

 ( LPG à Plato, photo: 3voor12 )

J'avais déjà vu ce groupe ( à l'époque encore totalement inconnu) l'année dernière en ouverture du festival et j'avais trouvé leur concert sympathique mais un peu brouillon. La différence un an plus tard, c'est que j'ai eu le temps d'écouter et de réécouter leur très réussi premier album " I fear no foe" ( Excelsior Recordings), et son mélange goûteux d'indie-pop américaine façon Pavement, de mélodies sucrées sur lit de choeurs fondants, et de coqs-à-l'âne à la mode d'Anvers. Les quelques chansons offertes sur la mezzanine de Plato devant une foule compacte de spectateurs, m'ont dés lors semblé un véritable régal. J'en ai presque regretté de n'être pas allé revoir le groupe à Shadrak le premier jour d'Eurosonic. Mais bon, à ce moment là, j'étais au concert de Barbara Morgenstern et c'était très bien aussi. C'est le problème de ces festivals aux programmes surchargés: il faut bien faire des choix ! Finalement, l'option Plato n'était pas si mauvaise. Le groupe nous a livré un " Multicolour world" aussi enchanteur que son titre le suggère, et un final absolument fabuleux pour lequel, quittant la mezzanine pour s'installer sur l'escalier qui y conduit, ils ont tous chanté magnifiquement en choeur et sans la moindre amplification. C'était très beau et très émouvant.

De toute façon, la gloire est proche pour LPG puisque leur chanson " Belly rollercoaster" vient d'être choisi par Nokia pour illustrer musicalement leur nouvelle campagne de pub internationale. On  souhaite que ce soit aussi bénéfique pour LPG que la pub Sony l'a été pour Jose Gonzalez ou celle du TGV pour Lady and Bird.

LPG: quatre titres de l'album en écoute ici.

D'autres titres ( parmi lesquels le délicieux " Multicolour world") sur www.myspace.com/lpgmusic

Achetez l'album de LPG.

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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 23:51

Je ne l'ai pas fait exprès, mais ma chambre est coincée entre deux bars à musique où ont lieu des concerts d'Eurosonic: De Spieghel d'un côté, et Shadrak de l'autre. Je n'ai donc que quelques mêtres à faire pour rejoindre ce dernier où Audiotransparent est prévu à 23h30. Le Shadrak est une sorte de long couloir terminé par une scène minuscule où à mon arrivée se produit un groupe de rap. Mais de toute façon, c'est à l'étage que joue Audiotransparent, dans une seconde salle en tous points identique à la première. Le groupe n'a pas eu à voyager longtemps pour arriver là: ils habitent en ville. Si vous voulez rencontrer leur batteur ( qui est aussi celui des très pop Benjamin B.), ce n'est pas bien difficile: il fait partie de l'équipe de Plato, le magasin de disques dont je vous parlais hier. J'avais découvert Audiotransparent avec " Lowhigh", leur premier EP en 2002, et j'étais tombé instantanément sous le charme de cette musique lente et majestueuse, de la finesse de leurs arrangements, de la voix chaude et prenante du chanteur Bart Looman. Les deux albums qui avaient suivi ( "Audiotransparent" en 2003 et "Nevland" l'année passée, tous deux chez LVR ) avaient confirmé tout le bien que je pouvais penser de ce quintet trop discret.

Sur la scène exiguë du Shadrak, il n'était pas question de rééditer la formule avec quatuor à cordes et projections employée par le groupe lors de la sortie de son dernier album. C'est donc un Audiotransparent tout en simplicité qui se présente à nous. Pas de frime, pas d'effets inutiles, pas de recherche vestimentaire particulière. Juste cinq garçons qui pourraient être vos voisins de palier. Et leur musique...  Car c'est bien cela qui importe ici, pas vrai ? Une musique intense, habitée, vibrante, qui semble presque dépasser ceux qui la produisent. Une musique que devant ce public d'amis acquis à leur cause, ils délivrent comme s'il s'agissait d'inconnus à devoir encore convaincre. Talent, humilité, bon esprit: Audiotransparent à trop de qualités pour que seuls leurs compatriotes en profitent.

AUDIOTRANSPARENT : " The friday of our lives" ( extrait de " Nevland")

AUDIOTRANSPARENT : " Two sides" ( extrait de " Audiotransparent")

AUDIOTRANSPARENT : " Draw yourself a tree ( Machine Fabriek remix) "

AUDIOTRANSPARENT : " Fire engine red" ( vidéo)

Achetez les albums d'Audiotransparent.

Visitez aussi www.myspace.com/audiotransparent

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15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 23:05

Groningen ( en Français: Groningue), 180.000 habitants, cinq disquaires indépendants dans la proximité immédiate de mon B&B, un musée d'art moderne qui est un modèle du genre, aussi bien par son architecture que ses collections et sa scénographie, deux magazines culturels locaux gratuits qui sont loin d'être de simples supports de pub, pas loin de vingt-cinq salles susceptibles d'accueillir de la musique vivante en plein centre-ville... je continue ?.....

Parfois, en faisant simplement six cents kilomêtres, on a l'impression de débarquer sur une autre planête...

Premiers échos du festival demain. Ce soir, je suis un peu fatigué...

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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 22:14

Vous savez comment sont les enfants lorsqu'ils aiment une chanson : capables de l'écouter et de la ré-écouter toute la journée sans jamais s'en lasser. Il y a bien longtemps que j'ai quitté l'enfance,  et pourtant c'est l'effet que je me suis fait aujourd'hui avec l'album de Safe Home " The wide wide world and all we know" ( Now Here Records) que j'ai bien du écouter dans son intégralité quatre ou cinq fois ( six, vraiment ?) depuis que je l'ai reçu ce matin.

Et pourtant rien de spectaculaire dans cet album de 16 courts morceaux, emballé dans une jolie pochette cartonnée. Juste quelques chansons simples et belles, une guitare acoustique, de parcimonieuses notes de claviers, et la voix dénuée d'effets mais tellement touchante d'Esther Sprikkelman. Sans oublier quelques photos floues sur le livret pour mieux évoquer encore l'univers cotonneux du duo. Un univers dans lequel on se pelotonne comme dans une vieille doudoune, en se sentant vaguement mélancolique, mais aussi et bizarrement vaguement heureux de l'être.

 

Vous retrouverez ici le superbe " After the shock" déjà proposé sur la page que j'avais consacré à Safe Home le 7 octobre dernier, ainsi qu'un autre titre inédit extrait de ce nouvel album.

SAFE HOME : " After the shock"

SAFE HOME : " Suspended in gaffa"

L'album de Safe Home est disponible en avant première ( sortie officielle en janvier) et au prix très doux de 12 US$ ( port compris pour le monde entier) chez le label américain du groupe Now Here Records.

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