Avec No & The Maybes à Voxhall, c'est encore une découverte qui m'attend. Cela fait déjà quelque temps que j'entends parler de ce trio de Copenhague, mais je n'ai encore jamais eu l'occasion d'écouter leur musique. Il ne faut pas bien longtemps pour la définir lorsque le groupe commence à jouer: No & The Maybe's fait de la pop et de la bonne. Ici seules comptent les mélodies et les harmonies. Sur un lit de guitares ligne claire, déposez des choeurs qui font ouh ouh, haaa, et parfois même la la la, saupoudrez de claquements de mains ou de sifflotements ajoutez quelques discrètes notes de synthé : voilà la recette magique de No & The Maybes, à mi-chemin entre les 60's (les voix) et la fin des années '70 (les arrangements). Mais c'est avant tout grâce à la finesse de mélodies jamais racoleuses que tout fonctionne si bien. L'album prévu le 15 septembre (A:larm) devrait être épatant.
(No and the Maybes, VoxHall, 06/06/08, photo: rockomondo)
NO AND THE MAYBES ; "
Mouth" (demo)
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Changement total de registre avec Snöleoparden qui se produit à présent dans le cadre chicos de Kunstbygningen. Ce Léopard des neiges est en fait un danois d'origine pakistanaise, Jonas Stampe, autrefois élève de Ravi Shankar. Il compose sa musique à partir d'improvisations en utilisant des instruments traditionnels et d'autres qu'il fabrique lui même à base d'objets de récupération. A genoux au milieu de son exotique capharnaüm, il commence par un long solo de xylophone en bambou, puis un second qu'il fait accélérer au delà du possible. Passé cette introduction, il se lance ensuite dans de longues pièces hypnotiques et répétitives qui, dans d'autres circonstances, auraient sans doute pu m'envoûter et me faire décoller. Mais ce soir, rien à faire. Je ne suis définitivement pas dans l'ètat d'esprit nécessaire pour pouvoir apprécier ce genre de musique. Comme je commence à sérieusement à m'ennuyer, je décide de revenir à des choses plus péchues en allant voir Kim & The Cinders.
SNÖLEOPARDEN : "
Melissa, hvor er fuglen"
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(Kim Kix @ D.U.P. tent, 06/06/08, photo: rockomondo)
Lorsque j'arrive à la tente du D.U.P., leur showcase a déjà commencé et tout est déjà bondé. Je parviens néanmoins à me faufiler sur le coté, près d'un comptoir sympathique où l'on distribue à l'oeil d'excellents expressos. Kim & The Cinders, c'est le nouveau groupe formé par les frères Jeppesen, les deux Phil Defer de Powersolo, accompagnés aujourd'hui - et c'est peut-être ce qui explique aussi un auditoire aussi compact - par Howe Gelb, habitué des lieux et ami des musiciens. Si l'on en croit Yebo, le Grand Mogol du label Crunchy Frog chez qui Kim and The Cinders sortent leur premier album en août, ce projet personnel de Kim "Kix" Jeppesen est un retour aux sources du blues, de la country et du folk. Une manière aussi d'exprimer des sentiments qui n'ont pas lieu d'être dans un groupe garage et ouvertement fun comme Powersolo. Mais lors de ce showcase, le trio - Howe Gelb semble un peu en dehors du coup, assis à triturer sa guitare - a visiblement choisi la carte de l'efficacité avec des morceaux enlevés qui, malgré des problêmes de son récurrents, n'ont aucun mal faire monter la température dans le public. On a droit ainsi au très chaud "Kill kill kill" découvert sur le net, ainsi qu'à leur version réussie du "Hippie Hippie Hourra" de Jacques Dutronc, les deux bouts-de-chou de Howe Gelb viendront faire les choeurs (dommage que le micro ait été défectueux ) et pour terminer c'est Maria Timm (Maria & Metammit, Marybell Katastrophy), pieds nus et en pleine forme, qui viendra taper le duo avec Kim Jeppesen. Au final, un concert foutraque, bordélique et sympa, mais il faudra sans doute attendre l'album pour pouvoir vraiment apprécier les différences entre Kim & The Cinders et Powersolo.
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