Ooops ! J'ai dormi un peu trop longtemps le samedi matin et c'est en retard que j'arrive sur le site du festival, ratant du même coup Jomi Massage version Grand Orchestre, Michael Moller - le chanteur de Moi Caprice - en solo, et les islandais de Hjaltalin (ce qui m'évite un choix cornélien) et aussi un rendez-vous que j'avais en début d'après-midi. J'ai quand même le temps d'attraper au vol quelques morceaux de One-Eyed Mule sous la tente du DUP. Auteur déjà de deux albums, One-Eyed Mule est un quintet de Copenhague qui pratique une americana assez musclée à prédominance acoustique. Rien de follement original, mais ça rocke sans complexe et on passe un très bon moment avec eux.
'One-Eyed Mule @ DUP tent, 07/06/08, photo: rockomondo)
ONE EYED MULE : "
Where you don't belong" (extrait de "From the Beats to the Bible", 2008)
(Merci à / Thanks to Capac) Visitez la page
MySpace de One-Eyed Mule.
En allant jeter un cour d'oeil à Officerpladsen, je tombe sur Maya Saxell et Kim Oxlund, les deux artisans de Said The Shark qui jouent un peu plus tard dans l'après-midi à Voxhall. Ils sont tout à fait charmants et me présentent leurs nouveaux musiciens (Said The Shark est devenu à présent un vrai groupe), alors que je suis tout intimidé comme à chaque fois que je me retrouve devant des gens dont le talent m'impressionne. Et décidément, c'est le jour des rencontres car en me rendant au Musikhuset, je croise la route de Jim Holm. On ne se connait physiquement que depuis l'année dernière, mais il y a une bonne quinzaine d'années que nous sommes en contact. Au début des anées '90, Jim Holm dirigeait Cloudland, l'un des premiers labels indépendants danois qui lança des artistes comme Nikolaj Nørlund, 18th Dye ou les frères Olesen et dont l'influence allait être déterminante pour la suite des évènements. Aujourd'hui, toujours curieux et défricheur, il s'occupe du label Merger (Marybell Katastrophy) et de l'agence du même nom qui réunit des valeurs sûres du rock danois (18th Dye toujours, Speaker Bite Me...) aussi bien que des nouveaux venus (1 2 3 4, The Late Parade, Bodebrixen...). Conseil du jour de Jim Holm: aller voir
Slarrafenland à Store Sal, ce qui tombe bien, c'est justement là où je me rendais ! Slarrafenland est un quintet de Copenhague signé sur Rumraket, le label créé par Efterklang. Au départ uniquement instrumental et très orienté jazz, le groupe a évolué de façon radicale sur son dernier album "Private Cinéma" avec des compositions labyrinthiques qui rappellent à présent beaucoup - en plus électrique - ce que fait Efterklang sur scène. Et c'est là le problême, car ces derniers ont été tellement exceptionnels la veille au soir que Slaraffenland souffre inévitablement de la comparaison. Musicalement pourtant, les musiciens tiennent toutes leurs promesses. Mais desservis par un look discutable (avec son serre-tête rouge le chanteur-flûtiste moustachu évoque malencontreusement les deux crétins de la pub "118-218" !), il ne parviennent pas à faire surgir cet élément mystérieux et inexplicable qui sépare les bons des grands concerts: la magie ! Alors voilà, tout est question de contexte. J'imagine que si j'avais vu Slaraffenland en d'autres circonstances, je les aurais trouvé totalement enthousiasmants. Mais dans l'environnement haut-de-gamme de Spot 2008, ils ne furent
"que" très bons.
(Slaraffenland @ Store Sal, Musikhuset, 017/06/08, photo: rockomondo)
SLARAFFENLAND : "
Polaroïds" (extrait de "Private Cinema", 2007)
SLARAFFENLAND : "
Shuto-uchi" (extrait de "Jinkalawa", 2005)
SLARAFFENLAND : "
Cockaigne" (extrait de "Jinkalawa", 2005)
Visitez la page MySpace de
Slaraffenland.