Quoi que je fasse, il n'y avait à peu près aucune chance pour que je puisse voir Hjaltalín à Spot. Même si j'étais arrivé à temps pour leur concert (ce qui n'était pas le cas), le groupe jouait en même temps que Jomi Massage version grand orchestre, et que Michael Møller, le chanteur de Moi Caprice: deux concerts auxquels j'avais très envie d'assister. Et à ce moment, je n'avais encore jamais entendu parler d'Hjaltalín. J'ai retrouvé leur nom sur l'un des nombreux flyers que j'avais rapporté chez moi afin de me renseigner sur tout ces groupes découverts à l'affiche du festival et que je n'avais pas pu voir. Dés mes premières recherches sur le net, je me suis trés vite aperçu que ces islandais s'étaient déjà fait remarquer en France (voir
ici,
ici,
ici et
là, ) lors de la sortie de leur premier album "Sleepdrunk season" (Kimi, 2007). Comme beaucoup de groupe de ce début du 21e siècle, Hjaltalín est en fait une véritable tribu d'une bonne dizaine de personnes (et plus si affinités). Outre la traditionnelle configuration guitare-basse-claviers-batterie et les classiques violons et violoncelles, on y trouve aussi des instruments bien moins usités dans le rock, notamment des bois et des cuivres (basson, clarinette, clarinette basse, cor anglais, trompette, trombone) ainsi qu'un banjo et un accordéon. Tout ceci contribue à donner à Hjaltalín un son bien particulier que les critiques ont comparé comme un seul homme à celui d'Arcade Fire, ce qui n'est pas complètement faux si l'on ajoute que le groupe islandais fait également preuve d'une sensibilité toute scandinave, plus proche dans l'esprit de celle d'un Loney, Dear ou d'un Boy Omega que des grands raouts festifs de I'm from Barcelona. Les deux morceaux actuellement disponibles sur le net ("Goodbye July Margt ad Ugga" et "Traffic Music") sont en tout cas suffisamment convaincants pour que je me procure sans tarder l'album, et aussi le nouveau single ("thu komst vid hjartad i mer") qu'on pourra écouter dans Rockomondo - l'émission de radio - dés la rentrée.
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(Hjaltalín, photo: Leó Stefánsson)
HJALTALÍN : "
Traffic music" (extrait de "Sleepdrunk season", 2007)
HJALTALÍN : "
Goodbye July Margt ad Ugga" (idem, via MySpace)
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