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Pendant que leurs grands frères vibraient au décibels grunge, les pré-ados du début des années 90 s'éclataient au Club Dorothée en regardant les aventures sentimentalo-loufoques de Parker Lewis (celui qui ne perd jamais). Si le collégien au brushing acrobatique et aux chemises bariolées prète aujourd'hui son nom aux activités musicales d'Emil Johansson, ce n'est pas tout à fait un hasard: Le suédois avait en tête de retrouver la fraîcheur, l'innocence, la débrouillardise du héros de son enfance. Un pari plus que gagné sur son premier album sorti l'année dernière, goûteuse collection de chansons pop aux arrangements léchés et au charme surrané façon Jens Lekman. Pour sortir ce disque et les quelques E.P's qui l'ont précédé, Johansson a crée sa propre structure, Mad For It, un label internet qui met ses chansons à la libre disposition du public. "Le fait de gagner si peu d'argent avec ma musique ne me gène pas, explique le chanteur, les gens viennent me congratuler après les concerts, discutent le coup avec moi, me paient des bières, que pourrais-je demander de plus ?". Sur scène, Parker Lewis décline d'ailleurs sa musique en version alternative, plus spontanée et brute de décoffrage dans la lignée d'artistes aussi peu à la mode actuellement que Nick Lowe, Nine Below Zero ou The Style Council. Les italiens en font régulièrement l'expérience mais pour la France, il faudra patienter encore un peu. En attendant, il est plus que conseillé de télécharger l'album et les E.P.'s de Parker Lewis. En prime et pour pas plus cher, vous aurez droit à de jolies pochettes - un classieux portrait N&B de Gene Kelly pour l'album - au cas où l'envie vous prendrait de les matérialiser.
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