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En descendant Vester Allé depuis l'esplanade du Musikhuset où se tiennent la plupart des manifestations du festival, on passe devant Aros, le superbe Musée d'Art Moderne, et on arrive au Voxhall, l'une des deux salles "rock" importantes de Aarhus. Je profite d'un léger creux dans la programmation (un quart d'heure ?) pour aller y jeter un coup d'oeil aux petits nouveaux 1 2 3 4. Et là, surprise, je reconnais dans le chanteur un type que je vois tous les ans à Spot et que, persuadé qu'il était musicien, j'avais abordé à un stand il y a quelques années en lui demandant s'il faisait bien partie d'un groupe. Ce jour-là la réponse avait été "non", mais je constate qu'elle aurait du être en fait "pas encore". C'est à croire que - hormis les gens des médias - tout le monde ici fait, a fait, ou fera partie un jour d'un groupe ! Loin d'être déplaisante, la pop à guitares de 1 2 3 4 peine néanmoins à susciter un grand enthousiasme. Leur CD-promo de quatre titres procure un peu la même impression aux premières écoutes, mais finit cependant par distiller un charme certain quoique volatil. Il faut bien que le groupe ait quelques qualités pour avoir rassemblé sur son berceau des parrains du calibre de Jim Holm, leur manager, pionnier du rock indé danois au début des années '90 avec son légendaire label Cloudland, et Nikolaj Nørlund (Rhonda Harris) qui vient de les signer sur son propre label Auditorium. Pas le genre de personne à s'engager à la légère. Du coup, on ferait bien de garder 1 2 3 4 à l'oeil pour leur album prévu à la rentrée.
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Pas moyen de rester jusqu'à la fin du concert de 1 2 3 4 si je ne veux pas louper le début de celui des Lionheart Brothers. Hop, un petit sprint jusqu'au Ridehuset (ça grimpe, la vache !) et j'arrive devant la scène juste au moment où les norvégiens y font leur entrée. Après leur très sophistiqué second album "Dizzy kiss", The Lionheart Brothers se trouvaient face à deux possibilités pour l'interprêter sur scène: soit le rejouer très proprement et note pour note (ce qui avait été l'option choisie l'année précédente par les Danois Diefenbach), avec le risque pas négligeable de délivrer un prestation un peu figée (Diefenbach encore). Soit d'en livrer une version brute de décoffrage, certes moins rafffinée que sur le disque, mais aussi bien plus vivante. C'est cette seconde solution qu'ont choisi à juste raison The Lionheart Brothers, et pourtant, rien à faire, ça ne décolle pas. Il faut dire que le son plutôt médiocre est loin de rendre justice à leurs qualités mélodiques et harmoniques. Mais il y a aussi autre chose qui vient du groupe, comme un manque d'implication. Ces garçons que j'avais déjà vu sur scène à fond dans leur truc au sein de projets personnels comme Serena Maneesh ou 120 Days semblent ici curieusement en retrait. Du coup, ce concert que j'attendais avec impatience se transforme très vite en semi-déception. Peut certainement mieux faire.
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THE LIONHEART BROTHERS : "Hero anthem" (extrait de "Dizzy kiss", 2007)