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Je serais volontiers resté sur le formidable concert d'Oh No Ono, mais la soirée n'est pas encore finie. Retour à Shadrak histoire de choper quelques morceaux de Feverdream. Ce sera court de toute façon, car il ne reste plus beaucoup de temps avant le concert de Green Hornet à De Spieghel. Feverdream enregistre pour Coalition Records où l'on n'a pas l'habitude de traiter avec les pieds-tendres, et effectivement, ces trois Rotterdamois en no-look affiché ne donnent pas dans la berceuse. Leur rock nerveux et puissant évoque les grandes heures du hardcore américain (Fugazi, Shellac, l'écurie Touch & Go) et ils le délivrent avec une énergie et une force de conviction qui manquait cruellement aux The Je Ne Sais Quoi sur la même scène quelques heures plus tôt. De quoi donner envie de se pencher sérieusement sur leur dernier album en date, "You are happening".
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Mais il faut déjà que je parte si je ne veux pas manquer le concert de Green Hornet, autre trio néerlandais à haute-énergie. Je n'ai pas loin à aller: De Spieghel est juste à coté de Shadrak (enfin presque... entre les deux il y a la porte qui conduit à ma chambre: c'est vous dire si je suis au coeur de l'action !). Il est déjà presqu'impossible d'entrer dans la salle tellement il y a de monde. A cette heure avancée de la soirée (il est 1h15), le public commence à être très chaud, très gai, et à manquer quelque peu de stabilité en station debout. On est bousculé de toute part, on se fait baptiser à la bière et brûler aux cigarettes, le tout en foulant un tapis de verre pilé (incroyable: ici ils servent la bière dans de véritables verres !). Rock n' roll, baby ! Une ambiance tout à fait raccord avec ce qui se passe sur scène. Car Green Hornet sont de sérieux clients. Ce n'est pas pour rien s'ils ont été choisi par le vétéran André Williams ("Jailbait") comme backing-band de sa tournée européenne. Leur mélange de tradition (l'orgue vintage, prersque omniprésent) et de modernité (leur son compact et déterminé, plus proche des Hives que des groupes sixties) allié à l'irresistible énergie dont ils font preuve fait monter encore une température déjà proche de l'ébullition. Les premiers rangs se mettent à tanguer furieusement, et ça va être coton pour prendre des photos (les pros, plus malins, sont arrivés très en avance et ont trusté les perchoirs). Sur la longueur pourtant - et cela vaut aussi pour le disque - on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine lassitude le premier moment d'enthousiasme passé. L'inspiration du trio reste confinée dans un couloir bien trop étroit pour retenir l'attention plus de quelques morceaux. Et c'est dommage, car manifestement Green Hornet possède toutes les qualités pour devenir l'un des meilleurs groupes de rock n'roll du moment. Il leur manque peut-être le plus important: un répertoire qui soit à la hauteur de leurs capacités.
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Bilan de cette première journée très contrastée: Vainqueurs haut la main: les danois Oh No Ono. Seconds incontestables: les suédois Johnossi. Troisièmes: Peter Bjorn & John en showcase à Plato, avec un regret amer: celui d'avoir choisi Islaja au lieu de retourner les voir le soir.
FEVERDREAM : "60 seconds" (extrait de "Future directions", 2003)
FEVERDREAM : "This big" (idem)
FEVERDREAM : "It's OK to hate me"
FEVERDREAM : "America"
Les morceaux de Green Hornet sont disponibles sur les pages publiées précédemment ici et là.
Voyez aussi la page MySpace de Feverdream.
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