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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 08:42

Quoi de mieux pour refermer ce festival qu'un concert de 18th Dye ? S'il y a un groupe que je pensais ne jamais voir sur scène, c'est bien celui-là: plus de nouvelles depuis 1995, date de leur dernier album "Tribute to a bus", et des musiciens impliqués dans leurs projets personnels respectifs qui semblaient parfois fort loin de leur groupe originel (l'électro de Test)... Alors, qu'est-ce qui les a poussé à se reformer après plus de dix ans d'absence ? Sans doute pas, comme beaucoup d'autres, l'opportunité de regarnir leurs portefeuilles: 18th Dye - malgré un noyau de fans purs et durs - n'a jamais connu qu'une très relative notoriété. Peut-être simplement le plaisir de se retrouver pour jouer à nouveau la musique qu'ils aiment ? Car contrairement à leurs collègues Speaker Bite Me, dont la reformation récente s'apparente à une nouvelle naissance, le trio germano-danois reprend les choses à l'endroit exact où il les avait laissées en 1995. Un concert de 18th Dye, c'est une virée nostalgique en chronosphère, manettes bloquées sur le début de la décennie 90, les années glorieuses du noisy-rock américain façon Sonic Youth, Hüsker Dü ou Pixies. D'ailleurs toute la vieille garde du rock danois est là, au premier rang du public, de Jim Holm (qui enregistra le groupe sur Cloudland) à Nikolaj Nørlund (leur ex-compagnon de label), en passant par Jesper "Yebo" Reginal (le Grand Mogol de Crunchy Frog). 

 (18th Dye @ Gran, 02/06/07, photo: rockomondo)

Il n'aura pas fallu longtemps aux musiciens de 18th Dye pour retrouver leurs marques. C'est soudés et au meilleur de leur forme qu'ils apparaissent ce soir. Piet Breinholm Bendtsen a sorti sa frappe sèche et cinglante des grands jours, les deux autres taillent dans le vif, nerveux, précis, mordants. L'électricité est presque palpable. Pour un peu, on s'attendrait à voir jaillir des étincelles des amplis et des instruments. En ce qui concerne le répertoire, J'ai toujours un peu de mal à me rappeler les titres des morceaux dans le feu de l'action. Mais je sais que tous les classiques des deux albums sont de la partie, y compris mon préféré, "Whole wide world", vieux de 15 ans et toujours aussi terrassant . Les nouveaux morceaux s'intègrent parfaitement aux anciens, signe qu'ils sont au moins aussi bons, mais qu'il ne faudra sans doute pas s'attendre à de grands bouleversements sur l'album qu'18th Dye est en train d'enregistrer. Personnellement, ça me va très bien comme ça. Quand on est les meilleurs dans sa catégorie, pourquoi irait-on faire le zouave sur la pelouse des voisins ? Anachronique, le noisy-rock de 18th Dye n'en est que plus précieux. Qui d'autre aujourd'hui serait capable de nous faire ce genre de musique avec une telle maîtrise et une telle efficacité ? Uh ? Des noms ?

Ecoutez 18th Dye sur leur page MySpace.

Après ce rêve devenu réalité, je pouvais mettre sans regret un terme à ce festival Spot 2007. En deux jours (+ la soirée d'ouverture), j'avais vu - en totalité ou partiellement - 24 concerts et vibré à beaucoup d'entre eux. Le prochain Spot aura lieu les 5, 6 et 7 juin 2008. J'y serai.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 08:43

Mais qu'est-ce que j'ai bien pu faire entre la fin du concert de Speaker Bite Me et le début de celui de Beta Satan ? Mystère ! Une heure et quart passée à la trappe, diparue dans une faille de l'espace-temps ! Bon, a vrai dire, il n'y avait rien de bien passionnant à ce moment là, mais j'aurais quand même pu aller jeter un coup d'oeil à William Hut, aux garage-rockers norvégiens The Goo Men, voire même aux finlandais Rubik. Impossible de me souvenir... Par contre je me rappelle très bien être arrivé à l'heure au concert de Beta Satan à Voxhall. Pas sûr que les ex-fans de Tiger Tunes adhèrent inconditionnellement à ce nouveau projet des anciens musiciens du groupe. Il y avait chez les Tunes un côté frais, ludique et bondissant qu'on a bien du mal à retrouver chez Beta Satan. Ici, fini la rigolade: c'est du dur, du sauvage, des poses rock n'roll et de la guitare électrique partout. Adieu l'électronique, l'humour et les mélodies à tiroir. A croire que le départ de Marie Højlund (aujourd'hui à la tête de Marybell Katastrophy) a poussé les garçons à se lâcher et à évacuer leur trop plein de testostérone. Ce n'est pas que je n'apprécie pas un bon petit choc électrique de temps en temps, mais encore faut-il que ce soit du nerveux, du serré, du cinglant. Avec Beta Satan, on donnerait plutôt dans le registre de la grosse bourrinade des familles. Pas mon truc, mais le groupe est bon dans son genre, le public semble apprécier sans retenue, et les démos déjà disponibles paraissent indiquer que Beta Satan sera sans doute moins monochrome sur disque que sur scène. A vérifier le moment venu.

 (Beta Satan / K.R. Hansen @ Voxhall, 02/06/07, photo: rockomondo)

BETA SATAN : "Sunken empire"

BETA SATAN : "Great moments of pleasure"

Visitez aussi leur page MySpace.

Je ne voulais à aucun prix manquer le concert de Band Ane, et j'arrive donc en avance à l'entrée de Filuren, la plus petite salle du Musikhuset, souvent bondée. Ane Østergaard est absolument craquante, toute blonde et les yeux rieurs, habillée d'un t-shirt de marin et d'une salopette dont les bretelles s'obstinent à tomber invariablement lorsque sa propriétaire se met à danser. Ce qui lui arrive souvent et qu'elle fait d'une façon absolument irrésistible. Il est totalement impossible de ne pas tomber sous le charme. D'autant plus que la première chose que fait Ane Østergaard en arrivant sur scène est de demander au public de quitter les gradins pour venir l'entourer, ce que je ne me fait pas prier pour accepter. J'avais adoré le premier album de Band Ane, "Anish music" (Jenka, 2006), petit miracle d'électronica légère, mélodique et ô combien féminine. Un disque cocon, douillet et confortable, dénué du moindre stress, mais jamais mièvre, toujours stimulant, inventif et espiègle, et je me réjouissais de voir Ane Østergaard le restituer sur scène. Seulement voilà, outre Ane et son laptop, Band Ane est ce soir là renforcé d'une section rythmique et d'une chanteuse. Et là, rien ne va plus. Imaginez un bassiste frimeur coiffé d'une casquette "Rubettes", archétype du musico mercenaire: le genre à avoir touché à tous les styles de musique avant d'être resté bloqué définitivement au rayon "jazz-rock". Derrière lui un batteur fier-à-bras et torse nu, frappant ses fûts environ trois fois plus fort qu'il est nécessaire de le faire. Et de l'autre côté une chanteuse, peut-être parfaite techniquement, mais sans âme et sans originalité, de la graine de choriste pour un Florent Pagny local. Pendant qu'Ane Østergaard s'ingénie à faire s'envoler sa musique en légères bulles de savon, les trois autres réussissent à la clouer au sol avec leurs grosses semelles de plomb. Une vraie catastrophe. Très vite, il apparaît que rien ne pourra y faire, que les trois tâcherons vont parvenir à gâcher la soirée avec une rare efficacité. Mieux vaut donc partir. On reverra avec beaucoup de plaisir Ane Østergaard un jour où elle sera en tête à tête avec Mr. Laptop. Pas autrement, parce que c'est vraiment trop triste de voir une artiste aussi douée et si mal entourée.

 (Band Ane / Ane Østergaard @ Filuren, 02/06/07, photo: rockomondo)

BAND ANE : "Wood delivery" (extrait de "Anish music")

Deux autres morceaux à télécharger gratuitement sur sa page Last.fm.

Voyez aussi sa page MySpace.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 21:33

Ah, Speaker Bite Me ! C'est peu de dire que ça faisait longtemps que j'attendais de les voir sur scène ! 10 ans déjà que je les suis à la trace, depuis leurs tous premiers EP's chez Ex-Libris jusqu'au pari risqué de "Four days in September" en 2001 (enregistrer un album en quatre jours sans en avoir écrit la moindre note ni le moindre mot au moment d'entrer en studio). Depuis, Speaker Bite Me s'était mis en stand-by, ses deux principaux protagonistes s'occupant avec succés de leurs projets personnels: Signe Høirup Wille-Jorgensen avec Jomi Massage, et Martin Ryum pour son album solo "Uden garanti". Sept longues années de silence avant que le groupe ne refasse enfin surface avec son line-up d'origine, un nouvel album ("Action painting", Morningside), et surtout une forme éblouissante. On sait que Speaker Bite Me n'est pas du genre à s'attarder longtemps au même endroit. Chacun de leurs disques sonne complêtement différemment du précédent: noisy à l'époque où le groupe se nommait encore Murmur, pop sur "Inner Speed", atmosphérique avec "If love is missing", expérimental pour "Four days in September". Avec "Action painting", c'est encore autre chose, mais bien malin qui pourrait dire quoi. On pourra toujours se creuser la tête pour trouver une étiquette à coller sur cet ovni: il n'en n'existe tout simplement pas. Speaker Bite Me s'avance bravement en terres inconnues et n'ira pas vous chercher la main pour les y accompagner. Alors tant pis, malgré le vertige, on se lance, en se raccrochant comme on peut aux branches qui dépassent: "Fistful of air" qui, sur d'autres arrangements, aurait pu intégrer sans trop de difficultés le répertoire de Jomi Massage, "Bongo bizarre" et sa belle mélodie amère, "Whataboutyou" seul titre à afficher clairement des influences dûment répertoriées (le krautrock), "Teach me tiger", l'impeccable single paru avant l'album et qui nous avait fait croire - innocents que nous sommes - à un retour de ces francs-tireurs aux canons du rock....

 (Speaker Bite Me, Store Sal, Musikhuset 02/06/07, photo: rockomondo)

Sur la vaste scène du Musikhuset, Speaker Bite Me nous sort le grand jeu. Au quatuor d'origine sont venus s'ajouter une percussionniste et deux choristes. Derrière eux, un écran géant accueille de superbes projections. Et comme toujours dans la Store Sal, le son et les éclairages sont parfaits. Le groupe attaque avec "Fistful Of Air", titre d'ouverture du nouvel album avec sa basse hypnotique et sa mélodie sinueuse, puis enchaine sur "Bongo bizarre", le très barré "Belle de Boskoop" et un "Teach me tiger" à couper le souffle (quel morceau !). Le ton est donné: il n'y aura pas ici de place pour la nostalgie. Seul "Punk the pam", le tout premier titre enregistré par les danois, échappera sous forme de clin d'oeil au répertoire du nouvel album. Le groupe, soudé comme jamais, interprête ces morceaux avec une précision implacable qui n'empêche jamais l'émotion. Parfois on perd pied. On se demande: "Mais qu'est-ce qui se passe, là ? Je suis en train d'écouter quoi au juste ?" Réponse: on est simplement en train d'écouter Speaker Bite Me, un des groupes les plus libres du moment. Presque déjà une légende...

 (Speaker Bite Me / Signe Høirup Wille-Jorgensen @ Musikhuset, photo: rockomondo)

SPEAKER BITE ME : "Teach me tiger" (extrait de "Action painting", 2007)

SPEAKER BITE ME : "Belle de Boskoop" (idem)

En prime, une paire de remixes:

SPEAKER BITE ME : "Belle de Boskoop (Oh No Ono remix) "

SPEAKER BITE ME : "Bongo bizarre (Junior Senior remix) "

Visitez la page MySpace de Speaker Bite Me.

Achetez les disques de Speaker Bite Me.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 19:35

Sitôt le concert de Munck//Johnson terminé, retour dans le cadre prestigieux de la grande salle du Musikhuset pour celui de Caroline Henderson. Pour la première fois depuis le début du festival, il ne s'agit pas d'un concert de rock. La chanteuse américano-suédoise est en effet cataloguée le plus souvent dans le jazz. Mais comme elle le dit elle même en ouverture de son dernier album "Love or nothing": "Jazz ain't nothing but soul..." Plus qu'un simple style musical, le jazz est d'abord chez elle un état d'esprit, une manière de vivre. On en a la preuve avec son repertoire éclectique qui - outre les compositions de la chanteuse et de son pianiste - aborde aussi bien les vieux standards des années quarante et cinquante (George Gershwin, Irving Berlin) que des compositions plus récentes signées Tom Waits, Grace Jones, James Brown et même... le Grateful Dead ou le Velvet Underground ! J'ai eu la chance de découvrir Caroline Henderson avec l'un de ses plus beaux disques, l'intimiste "Don't explain" (Stunt, 2003), recueil de ballades soyeuses accompagnées par un jeune trio - piano, contrebasse, batterie - à la sobriété exemplaire. Deux ans plus tard sort "Made in Europe", tout le contraire du précédent, un disque richement arrangé et moins homogène avec sa façon d'aborder un style musical différent à chaque morceau. Mais là encore une réussite: on n'oubliera pas de sitôt, par exemple, la chanson qui lui donne son titre, somptueuse composition qu'aurait pu écrire John Barry pour un "James Bond" des sixties. Ou cette incroyable reprise de "It's a man's man's world", transformé en brulôt féministe par un slam torride de la New-Yorkaise Staceyann Chin (sur un flow rappelant la Patti Smith de "Piss factory"). Fin 2006, c'est la parution du déjà cité "Love or nothing", moins convaincant, dans un style urban-jazz qui voit Caroline élargir encore sa palette en s'adjoignant cette fois-ci la collaboration de scratcheurs et de rappeurs. En fait, j'avoue ne pas très bien savoir quoi espérer en attendant l'entrée en scène de Caroline Henderson: on sait qu'elle a touché autrefois à une pop très commerciale avec le groupe Ray-Dee-Oh, et qu'elle a même flirté avec la disco: tout est donc possible.

 (Caroline Henderson @ Store Sal, Musikhuset, 02/06/07, photo:rockomondo)

Son groupe commence le concert seul, et le son est indéniablement très jazz, proche de celui de "Don't explain". Plutôt rassurant. Puis Caroline Henderson apparaît. Ce qu'on remarque en premier lieu, c'est ce qui occupe la distance séparant  le sommet de ses talons (qu'elle porte très haut) et l'extrémité inférieure de sa jupe (qu'elle porte très courte). Impressionnant. La chanteuse affiche le port altier de celles à qui on le la fait pas. Elle a beau être tout sourire, on ne s'y trompe pas: c'est le genre de femme à qui il ne viendrait à personne l'idée d'aller chercher des noises. Avec son abondante chevelure rejetée en arrière, on dirait - comme le fait remarquer à côté de moi Cyril, de l'association Lizi Says - une héroine de film Blackxploitation. Et dès qu'elle commence à chanter, on sait que c'est gagné. Il y a bien sûr une bonne part de nostalgie dans les sentiments qu'inspire Caroline Henderson: la sensation de retrouver ici une magie disparue en même temps que l'âge d'or des grandes chanteuses américaines, les Dionne Warwick ou les Shirley Bassey. Sa grande force - et la différence avec bon nombre de ses homologues moins talentueuses - c'est qu'elle n'utilise la réserve impressionnante dont elle dispose qu'avec parcimonie et toujours à bon escient. A l'évidence, Caroline Henderson se balade, mais n'est pas du genre à en faire la démonstration. Son truc, c'est plutôt la retenue: "Jazz ain't nothing but soul" encore... Elle va nous chanter ainsi quelques uns des plus beaux morceaux de son répertoire: "Made in Europe" bien sûr, aussi renversant dans cette version dépouillée que dans celle hyper-orchestrée figurant sur l'album, "Jesus", sa reprise inattendue du Velvet, qui serait capable de vous faire ouvrir aux Témoins de Jehovah la prochaine fois qu'ils sonneront à votre porte. "Keep on using me" en ouverture, reprise d'une pépite méconnue d'Ike and Tina Turner. Et sans doute quelques morceaux non-identifiés du dernier album que je connais moins, mais qui, dans la version jazzy qui en est donnée ce soir-là, passent tout à fait bien. Il y a du rêve et du glamour dans les concerts de Caroline Henderson. C'est ce que j'étais venu y chercher et je n'ai pas été déçu. Les programmateurs de festivals de Jazz français feraient bien de regarder un peu vers le nord avant de booker pour une énième fois l'insupportable Dee Dee Bridgewater.

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 10:54

Ridehuset, suite: un coup sur la scène de gauche (Murder), un coup sur la scène de droite (Love Is All). Et nous voilà de nouveau devant la scène de gauche pour les petits nouveaux Forest & Crispian. Originaire de Malmö, ce trio potache et chevelu m'avait charmé avec le vidéo-clip de leur single "Linda", mélange décontracté de XTC et de Talking Heads à la façon scandinave, et j'étais très impatient de les voir en concert. Sur scène, ils abandonnent le canotier et la canne en bambou de leurs photos de presse, mais arborent tous les trois un joli costume rouge orné de la rosette enrubannée qui leur sert de logo. "Linda" étant le seul morceau que je connais d'eux, c'est  là que je découvre pour la première fois les chansons de leur premier album "Modern sensation" (Capitol). Forest & Crispian pratiquent une pop décalée, très mélodique mais aussi truffée d'éléments bizarroîdes, d'appartés inattendus, de digressions foldingues. A priori tout ce que j'aime. Sauf que cette façon de procéder est à la fois leur force (leurs chansons sont toujours surprenantes et jamais ennuyeuses) et leur faiblesse (le côté systématique de ces brisures de rythme paraît souvent artificiel et on aimerait parfois profiter pleinement d'une mélodie sans qu'aucun détail incongru ne vienne l'interrompre). Péché de jeunesse: Forest & Crispian ne peuvent pas s'empêcher de faire les malins un peu plus qu'ils ne le devraient  (et l'écoute du disque confirme cette impression), mais leur inspiration bouillonnante et leurs dons mélodiques évidents devraient leur permettre d'évoluer rapidement dans la bonne direction. Rendez-vous au deuxième album: il est probable que d'ici là ils auront réussi à canaliser toutes ces bonnes idées.

 (Forest & Crispian @ Ridehuset, 02/06/07, photo: rockomondo)

Ecoutez Forest & Crispian sur leur page MySpace (où vous pourrez télécharger également le morceau "Panelhöns").

Revoyez le clip de "Linda" ici.

Aprés trois concerts enchainés dans la même salle, c'est bien agréable de ressortir un peu sur l'esplanade du Musikhuset. J'en profite pour aller voir les différents stands, dire bonjour aux connaissances, et acheter le nouveau single d'Oh No Ono où figure leur percutante (moins qu'en "live" cependant) version de "Subterranean homesick blues". Tout ça avant de retourner à la tente Enna Bella pour le showcase de Camilla Munck et Moogie Johnson. Ca doit faire combien ?... quatre ou cinq fois peut-être que je les vois sur scène, et à chaque fois c'est la même chose: je suis retourné, emporté par leur musique et par la voix de Camilla. Dernièrement, j'ai ré-écouté le premier album de Wynona, le précédent groupe de Munck et Johnson, et j'ai été stupéfait en constatant les progrès accomplis par la chanteuse depuis cette époque, combien sa voix a gagné en richesse, en nuance et en densité. Cette fois-ci, malgré un environnement peu propice à un art aussi intimiste et le bruit de fond persistant des concerts environnants, le duo donnera encore un concert magnifique, sensiblement plus tendu et nerveux qu'a l'accoutumée, Moogie Johnson grimacant convulsivement, à demi courbé sur sa mandoline, Camilla Munck, yeux mi-clos, ailleurs, perdue dans le monde parallèle de ses chansons. A la fin de chaque morceau, snap, c'est comme si d'autres personnages apparaissaient brusquement, espiègles et blagueurs, totalement différents de ceux qu'ils incarnent dans leur musique. Le vrai visage de Munck et et Johnson sans doute, aussi charmants et rieurs dans la vie qu'ils peuvent être bouleversants sur scène. A ne manquer sous aucun prétexte la prochaine fois qu'ils viendront jouer en France.

 (Munck//Johnson @ Enna Bella tent, 02/06/07, photo: rockomondo)

MUNCK // JOHNSON : "Sweet and lowdown (live) "

Retrouvez le même morceau dans une qualité bien supérieure (160 kbits/sec) ainsi que "Eyes wide open", tiré de la même session, à télécharger sur la page MySpace du duo. 

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 19:35

Après Murder, pas question de quitter le Ridehuset puisque sur la deuxième scène on nous annonce les suédois de Love Is All, et que de toute façon aucun autre groupe ne passe au même moment (ça arrive !). Les musiciens entrent en scène un peu hagards. Ils avaient calculé trois heures de route, ils en ont mis six ! Résultat: arrivés dix minutes avant le concert, ils ne prennent pas le temps de faire une balance, pas même celui de se changer (la chanteuse gardera son imperméable un bon moment) et hop, les voilà déjà en pleine action ! La musique de Love Is All est un mélange survitaminé de punk et de pop. C'est revigorant, joyeux, bondissant, et ça ne se prend pas la tête. Et puis ils ont ce truc reconnaissable immédiatement: la voix perce-oreilles de leur chanteuse Joséphine Olausson. On l'a souvent comparée à celle de Karen O des Yeah Yeah Yeahs mais - pour remonter plus loin dans le passé -  elle pourrait tout aussi bien évoquer celle de Poly Styrene d' X-Ray Spex. D'ailleurs la filiation est  encore plus évidente sur disque, où la présence d'un saxophone ajoute encore aux similarités avec le groupe proto-punk londonien. A Aarhus, le saxophoniste est absent (ils l'ont oublié sur une aire d'autoroute ou quoi ?), mais cela n'empèche pas Love Is All de délivrer un set bien péchu et très réussi, malgré la façon un petit peu abrupte dont il avait commencé. Seul bémol, au bout d'un petit moment on comprend mieux pourquoi leur premier album s'appelle "Nine times that same song". Mais comme le groupe - sur scène et sur disque - n'est pas du genre à s'apesantir ni à jouer les prolongations, tout se passe finalement très bien.

 (Love Is All / Josephine Olausson @ Ridehuset, 02/06/07, photo: rockomondo)

LOVE IS ALL : "Talk, talk, talk, talk" (extrait de "Nine times that same song")

LOVE IS ALL : "Busy doing nothing"

LOVE IS ALL : "Motorboat"

LOVE IS ALL : "Felt tip (demo)"

Visitez la page MySpace de Love Is All.

Achetez l'album de Love Is All.

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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 16:45

Le concert de Rhonda Harris m'a obligé à faire des choix déchirants. Celui par exemple de ne pas revoir Oh No Ono dont j'avais adoré le concert à Eurosonic en début d'année. Pire, j'ai du également zapper le passage de Lily Electric, jeune groupe très prometteur que je m'étais pourtant promis de ne pas manquer. Fatigué par la route de la veille et de l'avant-veille, je décide que pour une première journée, c'est déjà pas mal. Tant pis pour les groupes qui passent après: les Racetrack Babies dont j'irai voir quand même une paire de morceaux, le second set de Marybell Katastrophy, les suédois Deltahead, ou encore Duné, que j'aurais volontiers revu pour une troisième fois.

 (Murder, Jacob Bellens @ Ridehuset, 02/06/07, photo: rockomondo)

Le lendemain, début des festivités en tout début d'après-midi au Ridehuset avec Murder, l'autre groupe de Jacob Bellens, le chanteur de I Got You On Tape. C'est avec ces derniers que je l'avais découvert ici-même l'année dernière. Je ne connaissais rien d'eux mais j'avais été instantanément accroché par cette musique toute en accords mineurs et surtout par cette voix, sans doute l'une des plus émouvantes qu'on puisse écouter en ce moment. Depuis, leur premier album n'a pas cessé d'habiter mon lecteur CD, j'ai revu le groupe à Paris avec encore plus de plaisir que la première fois (à présent je connaissais leurs chansons), et j'ai donc été très heureux lorsque Bellens, associé au guitariste Anders Mathiasen, a sorti un nouveau disque sous le nom de Murder. Pour qui aime déjà I Got You On Tape, pas de révolution, on reste en terrain connu. En fait, Murder pourrait facilement passer pour une version acoustique d'I Got You On Tape: on y retrouve la même mélancolie prégnante, les mêmes tempos lents ou moyens et bien sûr la voix si caractéristique de Jacob Bellens qui, pour reprendre un vieux cliché, pourrait chanter l'annuaire du téléphone et le rendre bouleversant. Seul le répertoire m'avait semblé sensiblement plus inégal chez Murder en dépit de quelques morceaux hors-étoiles (le superbe "Daughters of heavy", "When the bees are sleeping", "No future", "Queen of calm").

 (Murder, Anders Mathiasen @ Ridehuset, 02/06/07, photo: rockomondo)

Sur scène, ces quelques réserves s'effacent instantanément. Augmenté d'invités parmi lesquels on repère quelques têtes connues (le violoncelliste d'Under Byen, le guitariste de Lampshade...) Murder se présente comme un vrai groupe, ses cinq musiciens sagement assis en arc de cercle (à l'exception évidente du contrebassiste, debout au milieu). Jacob Bellens arbore toujours son air de hibou mal réveillé, mais dés qu'il commence à chanter, la magie opère de nouveau: le peu intime Ridehuset se transforme alors en nef d'église, les projecteurs en mille flammes de bougies, et malgré la foule déjà nombreuse qui se presse devant la scène, un silence impressionnant se fait aussitôt parmi les spectateurs. Il ne cessera qu'après le tout dernier morceau pour se transformer alors en une ovation comme il y en aura peu lors de ce festival. Avec ce concert immobile - programmé qui plus est à un horaire plutôt ingrat - Murder, par la seule force de sa musique, à réussi l'exploit de faire croire à chaque spectateur qu'il était le seul à qui étaient destiné ces chansons, que le groupe ne jouait que pour lui. Il serait très étonnant qu'on réentende pas parler de ces garçons d'ici peu.

MURDER : "Daughters of heavy" (extrait de Stockholm syndrome, 2007)

Ecoutez aussi Murder sur leur page MySpace.

Achetez les albums de Murder.

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Published by J.P. Moya - dans Spot 2007
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 12:00

Sans même prendre le temps d'échanger quelques mots avec Said The Shark une fois leur concert terminé, je fonce au Musikhuset pour ne pas manquer le début de celui de Rhonda Harris. Formation à géométrie variable, Rhonda Harris ne comprend qu'un seul et unique membre permanent: Nikolaj Nørlund, pionnier du renouveau rock danois au début des années '90 et aujourd'hui figure tutélaire de la nouvelle scène locale. Aprés la séparation de Trains & Boats & Planes, le groupe qui l'avait fait découvrir, Nørlund poursuit de manière parallèle ses activités en solo (en danois) et avec Rhonda Harris (en anglais). Il dirige également le label Auditorium (Lise Westzynthius, I Got You On Tape, Superjeg) où l'on ne s'étonnera pas qu'il manifeste dans ses choix la même exigence artistique que celle qu'il impose à sa propre musique. Il y a deux ans, les programmateurs de Spot s'étaient montrés bien peu respectueux de ses irréprochables états de service en programmant Nørlund... dans la cafétéria ! Cette année, il retrouve enfin un cadre à la mesure de son talent dans la grande salle du Musikhuset.

 (Rhonda Harris @ Store Sal, Musikhuset, 01/06/06, photo: rockomondo) 

Rencontré à Paris il y a quelques mois lors de la soirée Spot #1 à la Fléche d'Or (où il avait accompagné I Got You On Tape), Nørlund nous avait confié sa satisfaction d'avoir réuni dans la dernière mouture de Rhonda Harris quelques uns des meilleurs musiciens danois du moment. Le concert de ce soir en apporte une confirmation éclatante. Loin de la prestation plutôt rock de 2005 basée en grande partie sur l'album solo "Tændstik", Rhonda Harris se cantonne cette fois-ci aux tempos lents et moyens, avec un son chaleureux et d'un élégant clacissisme. Le répertoire est issu des trois derniers albums du groupe, mais privilégie - et c'est bien normal -  le plus récent, "Tell the world we tried", passionnante relecture des chansons de Townes van Zandt. De ce répertoire si solidement ancré dans la tradition américaine, Rhonda Harris livre une version très personnelle et surtout totalement européenne. Soutenu par ses musiciens dont le talent n'a d'égal que la discrétion, Nørlund, apparemment très détendu, investit ces chansons comme si elles étaient les siennes. Sa voix, profonde et vibrante, toute en retenue, épouse les textes de van Zandt avec une telle assurance tranquille qu'on serait bien incapable de déceler la moindre différence avec ses propres morceaux (l'impeccable "Kæmpechok" pour n'en citer qu'un). Tout ça sans forcer, avec l'air de ne pas y toucher, en se permettant même des faux départs à répétition sur les deux derniers titres. Alors, old school, Rhonda Harris ? Peut-être, mais avec quelle classe !

RHONDA HARRIS : "Kæmpechok" (extrait de "The trouble with...", 2001)

RHONDA HARRIS : "Young girl and a cow-boy" (idem, feat. Lise Westzynthius)

RHONDA HARRIS : "Your best bet" (extrait de "Under the satellite", 2003, feat. Claus Hempler)

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 00:05

Retour à la tente Enna Bella pour ce qui restera sans doute la plus belle surprise de ce Spot 2007: le showcase inattendu de Said the Shark, projet de la canadienne Maya Saxell accompagnée du danois Kim Oxlund. Leur premier album "Always prattling on about wolves" avait été pour moi un (LE ?) sommet musical de l'année 2006, un disque qui n'a jamais quitté la proximité immédiate de ma platine depuis sa parution et dont je soupçonne qu'il va y rester encore pour longtemps. Comment résister en effet à ces morceaux en apesanteur, à la bouleversante félure dans la voix de Maya Saxell, aux étonnants paysages pointillistes crées par Oxlund pour les mettre en scène ? Le showcase de Said The Shark permet aussi de satisfaire une curiosité toute simple: savoir enfin à quoi ressemble Maya Saxell qui, sur toutes ses photos de presse, trouve le moyen de se cacher le visage.

(Said The Shark / Maya Saxell @ Enna Bella tent, 01/06/07, photo:rockomondo)

En fait, Maya Saxell ressemble à sa musique. Elle est telle qu'on se l'imaginait en écoutant ses chansons: blonde, fine, pâle, presque diaphane. Seule sa robe d'un rouge vif semble lui donner un semblant de matérialité. Et pourtant, quelle présence ! Maya Saxell chante presque sans bouger, un peu gauche, le regard obstinément fixé au dessus de la tête des spectateurs. Ses chansons sont d'une simplicité extrème: un tempo proche de l'immobilisme, quelques accords de guitare repétés encore et encore, et cette voix, ce presque murmure qui consume à petits feux tous ceux qui - inconscients ou  téméraires - ne craignent pas de s'y brûler. A ses côtés, privé de ses jouets de studio et confronté à une technique capricieuse, Kim Oxlund se contente de jouer les utilités en soulignant les mélodies de son glockenspiel ou bien en y ajoutant quelques notes de guitare acoustique. C'est tout. Et c'est simplement magnifique. Je serai bien incapable de vous dire quels morceaux à joué Said The Shark ce soir-là (le sublime "Runaround", j'en suis presque sûr et sans doute une bonne partie de l'album), ni combien temps ils sont restés sur scène et moi sans respirer (le savoir m'aurait sans doute permis de battre un record du monde d'apnée), pour un peu j'en aurai presque oublié de prendre des photo. J'ai dit "presque". La preuve plus haut que ce rêve n'en était pas tout à fait un.

SAID THE SHARK : "No getting over you" (extrait de "Always prattling on...", 2006)

Ecoutez aussi la musique de Said The Shark sur sa page MySpace

  

SAID THE SHARK : "Blame the view" (vidéo-clip réalisé par Jamie Tolagson). 

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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 19:20

Parmi les bonnes surprises découvertes en arrivant à Spot, deux tentes sur l'esplanade du Musikhuset abritant des petites scènes dont la programmation n'était pas répertoriée au programme officiel: celle du DUP (l'organisation qui fédère les labels indépendants danois, on en a déjà parlé ici) et celle de Enna Bella, une association qui oeuvre à la promotion d'artistes féminines indépendantes (pas seulement danoises). L'affiche que nous proposait Enna Bella durant ces deux jours de festival était plus qu'alléchante, jugez-en plutôt: Heidi Mortenson (DK), Wendy mcNeill (SE), Munck // Johnson (DK); Addicted to Ridge (DK) et surtout Said The Shark (CAN-DK) dont l'apparition inattendue relevait de la divine surprise après un premier album qui reste - au moins pour moi - un des sommets discographiques de l'année 2006. Pour l'instant, c'est Heidi Mortenson qui s'y colle, danoise de naissance mais élevée à Barcelone où elle a commencé à faire de la musique, et vivant à présent - comme tout le monde ici semble-t-il - à Berlin. Heidi Mortenson pratique une electronica ludique et malicieuse, bricolée à base d'un laptop et d'une multitude d'accessoires hétéroclites allant de la trompette de théatre au micro-téléphone en passant par un kazoo et des jouets en tout genre. Truffée de gimmick sonores et visuels, sa prestation en one-woman band n'ennuie pas une seconde, même lorsqu'elle s'oriente vers des morceaux plus délibérément orientés dance-floor. Impossible de rester jusqu'à la fin cependant car Moi Caprice se prépare au même moment à entrer en scène au Ridehuset. Mais je me promets de jeter une oreille sur son nouvel album "Don't lonely me" (paru depuis le 2 juillet chez Wired)

 (Heidi Mortenson @ Enna Bella tent, 01/06/07, photo: rockomondo)

Affluence prévisible de très jeunes filles aux cheveux blonds et aux joues roses devant la scène où se produit Moi Caprice. On y assiste en outre au retour de la fille aux bulles de savon, déjà repérée ici-même l'année dernière. Comme son nom l'indique, la fille aux bulles de savon ne se déplace jamais sans son flacon d'eau savonneuse et passe tout son temps à souffler de légères sphères irisées vers ses groupes préférés. Elle a même fait des émules cette année: ça envoie des bulles de tous les côtés, ce qui explique sans doute que les organisateurs du festival aient fait l'économie d'une machine produisant le même effet. Quand à Moi Caprice. ils exploitent à fond le style romantique qui leur va si bien: mélodies pur-sucre, arrangements early-eighties raffinés, paroles explorant encore et toujours les affres et les tourments des relations amoureuses, et par dessus tout ça la voix de velours de Michael Møller et son jeu de scène si curieusement théatral. Comme le répertoire actuel du groupe, basé en grande partie sur leur dernier album "The art of kissing properly", est bien meilleur que celui proposé il y a deux ans, tout fonctionne parfaîtement. Les filles adorent, ce qui était manifestement le but recherché, et même moi qui fait le malin au bar en sirotant un bière d'un air entendu, je dois bien admettre que je suis un peu jaloux et admiratif. 

 (Moi Caprice / Michael Møller, Ridehuset 01/06/07, photo rockomondo)

Ecoutez Heidi Mortenson sur sa page MySpace.

MOI CAPRICE : "For once in your life, try to fight for something you believe in" (extrait de "The art of kissing properly", 2007).

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