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Rockomondo

Rockomondo est une émission diffusée en direct chaque jeudi soir de 21h00 à 22h00 sur Radio Primitive (92.4, Reims et la région) et rediffusée le même jour à la même heure sur Euradio (101.3, Nantes) la semaine suivante. La programmation en est principalement rock, pop, folk et électro, en majeure partie indépendante (mais pas seulement), et surtout axée sur les productions de pays autres que l'Angleterre et les Etats-Unis.

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Rockomondo est aussi un site internet en anglais relatif à l'émission www.rockomondo.com actuellement en sommeil dans l'attente d'un nouveau design. Mais vous pouvez toujours y consulter de nombreuses archives.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 23:29
"Chamber Pop": le terme sonne plutôt bien en V.O., un peu moins dans sa traduction française, et pourtant c'est sans doute le plus indiqué pour qualifier la musique des islandais Hjaltalin. Il faut dire que ces huit musiciens ont tous un passé dans le domaine dit "classique". Au moment de former leur groupe, ils ont emmené avec eux  les instruments qu'ils avaient étudié au conservatoire: violons et violoncelle bien sûr, mais aussi - moins courants dans la pop - basson, hautbois et cor anglais. C'est avec cette configuration inhabituelle que le groupe a enregistré en 2007 son tourneboulant "Sleepdrunk seasons", un album découvert ici avec un peu de retard mais qui n'en n'a pas moins marqué les esprits à Rockomondo comme ailleurs.
Le Stadschouwburg est un très joli théatre à l'italienne, et le groupe semble tout à fait à sa place dans cet écrin de velours pourpres et d'ors rococos.. Ce concert, j'en avais rêvé mille fois. A chaque fois en fait que l'album revenait sur ma platine m'enivrer des ses mélodies vibrantes et de ses instrumentations capiteuses, à chaque fois que je retrouvais - toujours avec le même bonheur - ces joyaux ciselés que sont "Goodbye July - Margt ad Ugga", "Traffic Music" ou "The trees don't like smoke". J'avais espéré que sur scène Hjaltalin allait propulser plus haut encore ces chansons dont je connaissais la moindre note, leur donner un souffle inédit, provoquer ce frisson délicieux que je cherche toujours en allant voir un groupe en concert. Seulement, les choses ne se passent jamais vraiment comme on les avait imaginées. Certes, il y a bien la touche insolite du basson sur la gauche de la scène, mais le couple chanteur-chanteuse manque singulièrement de charisme tandis que les autres musiciens restent obstinément en retrait. L'ensemble ne manque pas de charme et se laisse voir / écouter avec plaisir, mais sans susciter cependant le grand moment d'émotion que j'avais imaginé. Il faut l'arrivée de "Goodbye July" suivi du dernier single "Thu komst vid hjartad i mer" et d'un "Trailer music" façon montagnes russes pour qu'on commence, enfin, à vibrer un peu. Mais - comme chez Marching Band un peu plus tôt - c'est plus la qualité des morceaux que l'interprétation, simplement honnête et soignée, qui en est la cause. On rêve que ces trop sages Islandais se lâchent pour de bon et donnent à leur musique l'ampleur qu'elle mérite. Un jour peut-être....
 
 (Hjaltalin @ Stadschouwburg, 15/01/09, photo: Gerrie van Barneveld)

HJALTALIN : "Goodbye July - Margt ad Ugga" (Merci a La Blogothèque, www.blogotheque.net)

A télécharger également ici.(Thanks to www.rcrdlbl.com )

HJALTALIN : "Traffic music" (extrait de "Sleepdrunk seasons")

Visitez la page MySpace de Hjaltalin.

Achetez "Sleepdrunk seasons".

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Published by J.P. Moya - dans Islande
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 18:28
Dans le rock comme ailleurs, il y a les disparitions dont on parle, et celles qui passent inaperçues. Depuis le début de l'année, les médias n'ont pas manqué de se faire l'écho des décès successifs de Ron Asheton, du folk-singer et guitariste anglais John Martyn, ou de Lux Interior, l'âme des Cramps. Mais qui, en dehors des Pays-Bas, va  pouvoir évoquer la disparition de Marcel Brand ? C'est vers le milieu des années '90 qu'on l'avait découvert avec son groupe, Club Diana. Avec leur esthétique lo-fi et une inspiration indie-rock typiquement américaine (Pavement en première ligne), Club Diana n'était pas du genre prise de tête. Leur seule ambition était de prendre du bon temps et d'en donner à tous ceux qui voulaient bien les suivre. Pour preuve, ces festivals estivaux que Marcel Brand organisait... dans son jardin, et dont la réputation allait grandissant d'année en année. Une démarche "think small" revendiquée qui n'empéchait pas les projets les plus fous. Le groupe avait ainsi entamé une série de trilogies consacrées aux quatre éléments, déja achevée en ce qui concerne l'eau (les albums "Sauna", "Basin" et "Costa") et actuellement en cours pour le feu ("Grill" et "Match"). C'est le 25 janvier dernier, quelques jours seulement avant la sortie de leur nouveau disque intitulé - justement - "Brand", que Marcel Brand a choisi de quitter ce monde. Il était agé de 43 ans. Beaucoup d'entre-vous vont sans doute le découvrir aujourd'hui avec ce très beau "Let tomorrow be today" que Club Diana avait enregistré en 2001 en guise de cadeau de Noël (on le retrouvera l'année suivante sur l'album "Match"). Que cela vous donne envie de découvrir le reste serait sans doute le plus bel hommage qu'on puisse rendre à Marcel.

CLUB DIANA : "Let tomorrow be today" (from "Match", 2002)

Visitez la page MySpace de Club Diana.

Achetez le nouvel album de Club Diana.


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Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 18:45

Les photos promotionnelles sont décidément trompeuses. Lorsque Russian Red - pseudonyme de la madrilène Lourdes Hernández - arrive sur scène, j'ai bien du mal à reconnaître celle que j'avais vu pourtant plus d'une fois en image sur la pochette de son album ou dans la presse musicale espagnole. Elle est toute petite - on ne lui donnerait pas plus de douze ans et demie - et disparait presque entièrement derrière sa guitare acoustique.  Son premier album "I love your glasses" (Eureka) avait connu un bon accueil critique l'année dernière en Espagne et il était intéressant de voir ce que cela donnait sur scène. Mais ce soir, la chanteuse semble paralysée par le trac. Totalement immobile, le regard obstinément fixé vers les cintres, elle semble bien trop crispée pour pouvoir faire passer la moindre émotion. La voix a beau être claire et d'une justesse toujours irréprochable - avec parfois quelques pointes nasales pas très agréables -, rien ne se passe. La faute aussi à un répertoire honnête mais sans éclat particulier. Alors on s'occupe comme on peut pour ne pas trop s'ennuyer. En se concentrant par exemple sur le joli travail à la guitare électrique de son accompagnateur. Mais bon... il y a trop de concurrence actuellement au rayon gentilles-chanteuses-folk pour qu'on puisse se montrer indulgent. Est-il normal de ressentir plus de frissons au visionnage d'une vidéo tronquée de Maria Solheim qu'à un concert entier de Russian Red  ? Uh ?

 

 (Russian Red @ Grand Theatre Up, 15/01/09, photo: rm)


RUSSIAN RED : "Los conciertos de Radio 3" (Session en public pour la Radio Espagnole)

Direction l'USVA pour un concert très attendu, celui des suédois Marching Band. Voilà encore un groupe qui m'avait beaucoup impressionné l'année dernière avec son premier album "Spark large", festival de mélodies limpides et de goûteuses harmonies vocales, le tout relevé d'épices africaines et caraïbes plutôt inattendues sur un disque scandinave. A l'origine un duo, c'est en quintet que Marching Band se présente au public de l'USVA. Le début de concert est un peu laborieux, mais le groupe, porté par ses chansons, finit enfin par décoller sur l'irrésistible "For your love" (le morceau d'ouverture de l'album) pour ne plus redescendre ensuite. Il faut dire qu'avec des mélodies du calibre de celles-ci, il est assez difficile de se planter. Néanmoins, je reste un peu sur ma faim. J'attendais autre chose de ce concert qui n'apporte finalement pas beaucoup plus que l'écoute de l'album. il reste encore à Marching Band version live à trouver une véritable cohésion qui propulserera ce répertoire irréprochable vers les sommets.

 
 (Marching Band @ USVA, 15/01/09, photo: rm)

MARCHING BAND : "Letters" (extrait de "Spark large" et de "EP 3")

Visitez la page MySpace de Russian Red.

Visitez la page MySpace de Marching Band.

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Published by J.P. Moya - dans Eurosonic 2009
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 15:08
OK, je veux bien l'admettre: je n'ai pas fait preuve d'une grande audace ni d'un esprit particulièrement défricheur en allant voir Zita Swoon en ouverture d'Eurosonic 2009. Mais bon: la concurrence n'était pas enthousiasmante, j'avais loupé - à mon grand regret - le concert qu'ils avaient donné à Reims l'an dernier, et le petit showcase délivré l'après-midi même par Stef Kamil Carlens à Plato m'avait sérieusement mis en appétit (les vidéos de ce showcase ont été ajoutées au post précédent, ne les manquez pas !)
Surprise en pénétrant dans le Grand Théatre: la scène est totalement vide ! Tous les instruments et la sonorisation ont été installés en cercle au mileu de la salle. On dirait que le groupe a décidé de conserver la configuration de la tournée "Band In A Box" et de jouer avec le public autour de lui. Sympa, mais dans un grand espace comme celui-ci, il s'agit de se trouver au plus près des musiciens si l'on veut voir quelque chose. J'ai bien calculé mon coup et je me retrouve juste à coté de Stef Kamil Carlens. A presque 40 ans, l'Anversois conserve un air étonnamment juvénile et arbore son habituelle panoplie exotique: casquette, chemise africaine, pantalon framboise, chaussures blanches laquées, gris-gris autour du cou et des poignets. Les autres paraissent à l'aise mais concentrés, tournés vers l'intérieur du cercle et se regardant de ce fait mutuellement. Par rapport à une configuration classique où le groupe domine l'audience et lui fait front, cela change complêtement les règles du jeu. Une connivence inhabituelle se crée non seulement entre les musiciens, mais aussi entre les musiciens et les spectateurs. Les frontières censées séparer le groupe du public s'effacent et les deux ne font plus qu'un. Je suis si proche de Stef Kamil Carlens que je pourrais le toucher, tandis que de l'autre côté du cercle les deux choristes me font face. Il y a des signes, des regards, des mimiques, des sourires échangés. C'est une expérience totalement différente de ce qu'on a l'habitude de vivre en concert et ça me plaît BEAUCOUP. Ceci d'autant plus que Zita Swoon se révèle ce soir au meilleur de sa forme.
 
 (Zita Swoon @ Grand Theatre, Eurosonic 15/01/09, photo: rm)

Le set commence en douceur avec "Thinking about you" ("A song about a girls") et navigue de manière inattendue dans la discographie du groupe, avec bien sûr de nombreux titres de la dernière période mais aussi quelques embardées inattendues vers des disques plus anciens (On aura même droit à "Moondance", période Moondog Junior !). Vers le milieu du set - était-ce sur "L'opaque paradis" ? -  tout s'emballe brusquement. A partir de ce moment, le concert connait un crescendo irresistible et embarque tout le monde sur un bateau ivre dont le capitaine lui-même semble ignorer les limites. Lorsqu'arrive "Hot, Hotter, Hottest" on peut comprendre de quoi il retourme sans même en connaître le titre: il fait effectivement très chaud ! Cela ne semble pas affecter Stef Kamil Carlens qui en profite pour se se lancer dans une dance zoulou comme on n'en avait pas vue depuis Johnny Clegg. Je m'autorise encore un "Everything is not the same" carrément torride (Depuis que j"écoute "Big Blueville", j'imaginais ce qu'un titre de cet acabit pouvait donner en live: c'est encore mieux que ce que je pensais ! ) et je quitte malgré moi la salle au début du dernier morceau de façon à trouver une place à l'étage pour le concert de Russian Red.
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Published by J.P. Moya - dans Eurosonic 2009
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 11:22
On pourrait résumer le festival Eurosonic/Noorderslag 2009 à quelques statistiques: 18000 spectateurs de 34 nationalités différentes, 2650 professionnels, 259 groupes et artistes en trois jours sur 41 scènes (32 pour Eurosonic, 9 pour Noorderslag)... On pourrait., mais ce serait passer à coté de l'essentiel: l'esprit de ce festival pas comme les autres qui réussit le pari de faire le plein chaque année - en plein hiver - avec un plateau garanti sans stars et sans têtes d'affiches. Et qui, même avec un cru moyen (ce qui était le cas cette année), vous assure son lot de découvertes et d'excellents moments. Avant même l'ouverture du festival, il est de tradition, dés le jeudi après-midi, d'aller faire un tour chez Plato - l'un des SIX (!) disquaires du centre-ville - histoire de, 1°) faire une petite razzia dans les bacs bien garnis, 2°) assister aux showcases que la magasin organise durant le festival  Coup de chance, c'est Stef Kamil Carlens qui s'y colle en solo pour l'ouverture des festivités. En seulement trois reprises - l"une de Neil Diamond, la seconde de Bonnie "Prince" Billy, la dernière de Joni Mitchell - le leader de Zita Swoon a tôt fait de captiver l'assistance avec ce répertoire mélancolique sur lequel sa voix si particulière fait merveille. Même lorsqu'il lit les paroles sur un cahier posé par terre (la chanson de Joni Mitchell), il parvient à rester émouvant. Du coup, on aimerait bien le voir poursuivre dans cette veine en parallèle à Zita Swoon. Un petit side-project en solitaire, Stef ?

 (Stef Kamil Carlens, showcase @ Plato, 15/01/09, photo: rm)


STEF kAMIL CARLENS : "Captain of a shipwreck" (Neil Diamond cover, live @ Plato, vidéo)

STEF KAMIL CARLENS : "Another day full of dread" (Bonnie Prince Billy cover, live @ Plato, vidéo)

STEF KAMIL CARLENS : "Tin angel" (Joni Mitchell cover, live @ Plato, vidéo)

Passons rapidement sur les Dirtyshambles, très jeune groupe néerlandais à la musique aussi originale que le nom et arrêtons-nous plutôt sur la session de John & Jehn, duo français basé à Londres. Ils ont du style, John & Jehn, lui visage en lame de couteau, chemise et cravate noire, boots, elle en fausse bourgeoise, gilet BCBG rouge, collier, basse Dan Electro. A terre une jolie collection de pédales qui va leur servir à distordre le son selon leur convenance. Car John & Jehn, en plus de leurs origines françaises et de leur localisation britannique, affichent des fantasmes musicaux 100% américains qui vont de Detroit (Stooges) à New-York City (Velvet, Sonic Youth). Leur drone-rock répétitif et noisy séduit sans réellement convaincre, manquant de rigueur lorsqu'ils jouent la retenue (ce que font remarquablement leurs homologues danois d'18th Dye), trop timide lorsqu'ils choisissent l'explosion sonique. Prometteur mais encore un peu brouillon.

 (John & Jehn @ Plato, 15/01/09, photo: rm)


JOHN AND JEHN : "Sister" (live @ Plato, vidéo)

Ce plateau de hors d'oeuvres se terminait - pour moi, car le programme continuait après mon départ - avec la suédoise Nina Kinert, brune, belle, glaciale avec un set encore plus court (deux chansons !!) que celui de Stef Kamil Carlens. Trop peu pour se faire une idée, surtout en l'absence du groupe qui devait l'accompagner le soir sur scène. Mais le très beau "I shot my man" (qu'on peut retrouver sur son estimable album "Pets and friends") donnait envie d'en découvrir plus.

NINA KINERT : "I shot my man" (live @ Plato, video)

Ztia Swoon sur MySpace.

John and Jehn sur MySpace.

Nina Kinert sur MySpace.

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Published by J.P. Moya - dans Eurosonic 2009
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 18:49
La première écoute a été terrible. TERRIBLE, je vous dis. Je me suis assis, effondré, en me demandant: "Mais comment, COMMENT a-t-elle pu nous faire ça ? Qu'est-ce que c'est que cette soupe ?!"  Et même pas une soupe légère et onctueuse comme en faisait ma grand-mère, nooon, une bien pâteuse de cantine scolaire, qui colle, avec des grumeaux.... Et puis je me suis repris. Parce que, tout de même, ce n'était pas le disque de n'importe qui, cet album. C'était celui de Nina. Ma-nina-à-moi-que-j'aimeuh. Alors j'ai insisté. J'ai réécouté. Encore et encore. Et j'ai fini par comprendre - enfin ! - où la belle suédoise voulait en venir: à rendre hommage à toute cette pop du début des années soixante, celle des girls-groups, de Phil Spector, des tandems Bacharach-David, Goffin-King, tous ces surdoués stylistes du Brill Building qui savaient si bien concilier art et commerce. Ou leurs homologues britanniques, ceux qui travaillaient dans l'ombre à composer les chansons à la fois futiles et inoubliables de Sandie Shaw, Tom Jones ou Cilla Black. Alors voilà, j'en suis à me demander aujourd'hui comment j'ai pu passer à coté de l'évidence de "Stronger than Jesus" (le single), comment j'ai pu rester insensible au pathos exacerbé du tandem avec Nicolai Dunger ("Silver teeth and golden medal", première place assurée pour la Suède si elle est assez futée pour envoyer ça au Grand Prix de l'Eurovision), comment j'ai pu ignorer la perfection pop spectorienne de "Here are many wild animals", les entrelacs de guitare façon Tom Verlaine de "Chinatown", la mélodie bleue imparable de "It's not easy to be human". Je ne sais pas. A vrai dire, je ne sais même pas si ce que j'écris aujour'hui vaudra encore dans les jours qui viennent. Alors faisons comme dans ces comédies romantiques américaines où les protagonistes se haïssent au début pour finalement tomber dans les bras l'un de l'autre: coupons juste après le happy end.

 

A CAMP : "Stronger than Jesus" (extrait de "Colonia", 2009).

Visitez la page MySpace de A Camp.

Pré-commandez "Colonia" de A Camp.

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Published by J.P. Moya - dans Suède
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 00:11
Jean Parlette fait partie des groupes dont j'ai manqué le concert avant-hier à Eurosonic (dont on reparle très vite, promis !). Ca me désole, mais avec 259 groupes et artistes programmés en 3 soirées - et là je ne compte que ceux du festival officiel - , difficile de ne pas en louper quelques uns. Au moins le festival m'aura permis de découvrir l'existence de ce quatuor de Leeuwarden et de leur folk mouillé d'électronique (certains disent "folktronica" ) à la fois ludique et gracieux. Ecouter leur album "Much younger" procure la même sensation jubilatoire et apaisante que de souffler vers le ciel un chapelet de bulles irisées et de les regarder s'envoler au vent. Tout est plaisant et délicat dans la musique de Jean Parlette: on y trouve une guitare flamenco, un violoncelle, de drôles d'instruments exotiques, un Fender Rhodes, un kazoo, des voix séparées ou bien en choeur, des sifflotements, des samples divers et variés, et puis évidemment ces trucs électro qui font szzboing, glitch, pop et parfois même wizzz. Tout ça par petites touches, à dose homéopatique, parce que c'est bien plus joli. Alors voilà: on peut télécharger gratuitement l'E.P. de Jean Parlette ("Much smaller": deux titres extraits de l'album et deux inédits) sur leur site internet, avec pour seule contrepartie de s'inscrire à leur mailing-list. Et une fois que vous y aurez goûté, je ne vois pas comment vous pourriez faire autrement que commander (pas cher) leur excellent album. On prend les paris ?

Commencez par écouter Jean Parlette sur leur page MySpace.

Puis téléchargez leur EP:

JEAN PARLETTE : "Much smaller E.P."

Achetez l'album de Jean Parlette.
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Published by J.P. Moya - dans Pays-Bas
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 12:01
... mais vous le saviez déjà bien sûr.
Triste nouvelle.
Ou peut-être pas.
Il faut dire qu'il n'avait plus très fière allure, le guitar-hero, avec son double-menton barbichu, sa bedaine sponsorisée par Budweiser et les treillis informes qui lui servaient de cache-misère.
Une icône du rock, ça ? On aurait dit plutôt une de ces silhouettes anonymes et imbibées qui hantent les terminus Greyhound dans les bouquins de Bukowski ou de Larry Brown.
Ce type-là, je ne le connais pas.
Non, le Ron Asheton dont je veux me souvenir, c'est cet adolescent plutôt beau gosse qui vous dévisage d'un regard indéchiffrable sur la pochette du premier album des Stooges. Ou celui à peine plus vieux, en futal blanc et cuir noir, qui pose allongé sur le tapis oriental de Funhouse. En arborant dans les deux cas sa bimbloterie nazie, le petit enfoiré.
D'ailleurs, contrairement à ce que j'écris plus haut, Ron Asheton n'avait rien d'un guitar-hero. Il se contentait d'appuyer à fond sur toutes les pédales que l'époque mettait à sa disposition et d'extraire de son instrument un flot continu de lave en fusion (les solos) ou d'envolées de gerbes électriques (les riffs). Une activité qui avait plus à voir avec le découpage de côtelettes au hachoir qu'avec les virtuoses chatouillages chers aux esthètes du manche.
Aujourd'hui encore, lorsque je ré-écoute "No Fun", je ressens encore et toujours ce délicieux picotement sur la nuque au moment ou Iggy, en pleine transe, se lance dans ses imprécations "Now lemme hear you tell 'em... lemme hear you tell tell 'em how IIII feel ! I say lemme hear you tell 'em hoow IIII feel !" et là, wham ! Asheton balance d'un seul coup son déluge de fuzz orgasmique et libérateur. Ou "1969": la guitare arrive d'abord en louçedé dans le canal gauche derrière la voix de l'iguane, puis après quelques hoquets la voilà qui explose dans une débauche de wah-wah en nous faisant toucher du doigt la beauté convulsive chère à André Breton.
J'écoute ça, et subitement je me retrouve à quinze ans, bondissant hors d'haleine sur mon matelas et mimant ces solos enfiévrés sur une guitare imaginaire. Ces solos, je pourrais vous les chanter si vous me le demandiez. Je m'en souviens à la note près. Invitez-moi à faire "No Fun" dans un concours d'Air Guitar et je gagne le prix haut la main...
Je me rappelle être entré il y a une paire d'années dans une petite échoppe qui vend du vinyle dans le quartier de Raval à Barcelone. Le disque qui passait sur la stéréo à ce moment-là était "Funhouse". Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas écouté et - alors que j'avais trouvé presqu'immédiatement le disque que je cherchais - je suis resté quand même dans le magasin à fouiller dans les bacs jusqu'à ce que la face se termine. Rien que pour le plaisir. Parce que c'était bien.
Ron Asheton.
Il est mort, ce con.
Merde.
 (Ron Asheton: meilleur à la guitare que dans le choix de ses fringues)
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 22:41
Ah oui, c'est sûr, j'avais passé un excellent moment en allant voir Loney, Dear il y a quelques années au festival Eurosonic. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et j'avais été immédiatement conquis par ces chansons simples et chaleureuses ainsi que par la personnalité généreuse d'Emil Svanängen et de son groupe de scène (sur disque, il fait tout en solo). Après le concert, il était venu lui-même - encore en sueur et le souffle coupé - nous vendre ses précieux CD-R's ("Citadel band" et "Sologne", que j'ai acheté, et "River Fontana Redux", que j'ai bêtement laissé: je suis un peu neuneu parfois...). Ensuite, il y a eu "Loney, noir" chez Sub-Pop qui a assuré à Loney, Dear une véritable reconnaissance critique et publique et deux ans plus tard, revoici Emil Svanängen avec "Dear John" un album annoncé belle lurette, enregistré comme à son habitude en solo dans son petit appartement de Stockholm et dans la maison de ses parents à Jonköping. Seuls quelques privilégiés savent déjà ce que nous réserve ce disque qui sortira le 16 janvier aux Etats-Unis et le 2 mars en Europe. Mais on peut déjà profiter de son titre d'ouverture "Airport surroundings" et noter qu'à partir de maintenant "Loney, Dear" s'écrit "Loney Dear".
 

LONEY DEAR : "Airport surroundings" (extrait de 'Dear John", 2008)

Visitez le site internet de Loney Dear.

Et aussi sa page MySpace.

Pré-commandez le nouvel album "Dear John".

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 18:39
Il y a ceux qui ajoutent, qui additionnent, qui entassent, qui empilent, qui agglutinent.
Et puis il y a les autres, ceux qui soustraient, qui donnent de l'air, qui vont à l'essentiel.
Picidae (c'est le nom latin du pivert) appartient clairement à la seconde catégorie. Leur musique évoque les paysages de leur pays, le calme miroir des fjords, là ou se reflètent les montagnes et le ciel changeant de Scandinavie. S'y rencontrent une (belle) voix féminine, quelques notes de trompette triste, des accords de lyre aux accents médiévaux, le tintement givré d'un glockenspiel. Et autour, le silence....
Sigrun Tara Øverland et Eirik Dørsdal avaient déjà participé à de nombreux projets musicaux avant de se rencontrer pour former Picidae. C'est sur les chansons apaisées, presqu'immobiles de leur E.P. "Yes make me dream" que se termine ici l'année 2008.
Avec l'espoir que 2009 vous apporte douceur et belles émotions. Bonne année à tous...

 
 (photo: Ann Iren Ødeby)

PICIDAE : "Bullitproof" (extrait de "Yes make me dream", 2008)

Avec l'aimable autorisation de Picidae.

On peut écouter aussi des chansons de Tara, l'un des autres projets de Sigrun Tara Øverland:

TARA : "Good bye"

TARA : "Dream of red jogging shoes"

Visitez la page MySpace de Picidae.

Achetez leur E.P.
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